bonnes et heureuses vacances

Voici la chaleur, voici l’été, et nous voudrions ajouter ici, ce sont les vacances, pour augurer que tout le monde ait la possibilité de les apprécier pendant une période raisonnable, ce qui est nécessaire pour une pause dans les occupations ordinaires, tout d’abord pour un retour physique nécessaire. Nous souhaitons à tous santé et sérénité (cf. Eccl 3, 1 et suiv.).

Pour les écoles, les familles, le travail, voici deux buts particuliers ; le premier, que chacun retrouve ses pensées, ses sentiments, sa liberté, le sens de sa vie. Le reste du rythme ordinaire du travail n’est pas pur loisir, divertissement ou amusement extérieur, mais ce peut être un bon temps pour la conscience, pour la formation de sa personnalité, pour monter sur les hauteurs de l’âme.

Ce peut peut être, et à vous tous je le souhaite, le temps de repenser l’intérieur de soi, et surtout l’heure de la prière, le temps pour quelque «exercice spirituel», un voyage intelligent; un pèlerinage, par exemple, ou un moment de silence extérieur et d’approfondissement intérieur, comme cela se produit dans des retraites avec un thème religieux. Nous recommandons à tous cette festive vacance des esprits.

Le second but: admirer la nature, trouver le contact avec cette scène toujours ouverte, toujours nouvelle, toujours merveilleuse, qu’est la nature dans son expression authentique : l’espace, l’atmosphère, les animaux, les choses; la mer, les montagnes, les plaines, le ciel avec ses aurores boréales, ses midis, ses couchers de soleil, et surtout avec ses nuits étoilées, profondes et belles toujours.

La nature aussi est le livre de Dieu. Elle est un livre ouvert, beau, mystérieux. Sachons la lire et prier. N’oublions pas l’hymne de Daniel (cf. Dan 3. 57 et suiv.), ou le franciscain Cantiques des Créatures. La poésie de l’être, la poésie de la beauté naturelle, l’admiration auquel l’Évangile nous invite.

Nous devons rendre attrayantes et rafraîchissantes les vacances; Nous vous en souhaitons de bonnes et heureuses, avec les ailes de l’esprit. Que Notre-Dame veuille nous faire goûter son chant secret.

PAUL VI, Angelus, dimanche 10 juillet 1977