FÊTE DU SAINT-SACREMENT

banners_CORPUS-DOMINICertes, on a déjà célébré l’institution eucharistique le Jeudi-Saint. Mais il y a aussi une logique du cœur, qui ne regarde pas aux répétitions ni à la surabondance : « Il surpasse toutes louanges; tu n’en feras jamais assez » (Séquence Lauda Sion).

D’ailleurs, la piété populaire en a déplacé l’accent. Les textes de la messe chantaient primitivement le Pain de Vie. Les chrétiens y célébrèrent la « Fête-Dieu », la présence de Dieu au milieu de nous en l’hostie consacrée. La cérémonie exprimant le mieux cette foi et cette joie, c’était la procession du Saint-Sacrement, au milieu des fleurs et des chants.

On aurait bien tort de s’en moquer à présent. Quoi de plus biblique et humain tout à la fois, que ce Dieu accompagnant son peuple, que ce triomphe analogue à celui des Rameaux ? Et que d’âmes ont trouvé et trouveront réconfort dans leur foi en la présence, réelle encore que sacramentelle, du Ressuscité en l’hostie du tabernacle !

Il est vrai que nos grandes villes ne prêtent plus à ces processions, et que l’on ne prend peut-être plus assez le temps de ces « visites » au Saint-Sacrement, Mais on communie davantage. Par là, c’est nous qui, plus assimilés au Christ, sommes appelés à perpétuer, où que nous allions ensuite, la présence aimante et aussi effective que possible du Christ au milieu des hommes.

D’après Dom Claude Jean-Nesmy