Le Pape Paul VI béatifié le 19 octobre

10-05-2014 source : Radio Vatican

Paul VILe pape Paul VI, à la tête de l’Église catholique de 1963 à 1978, sera béatifié le 19 octobre prochain. Vendredi après-midi, le pape François a reçu le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints et a autorisé la Congrégation à promulguer plusieurs décrets. L’un d’eux concerne le miracle attribué à l’intercession du Vénérable Serviteur de Dieu Paul VI, Giovanni Battista Montini, né le 26 septembre 1897 à Concesio et mort le 6 aout 1978 à Castelgandolfo.

C’est Paul VI qui mena à son terme le Concile Vatican II (1962/65), initié par son prédécesseur Jean XXIII. Un concile œcuménique qui a plus ouvert l’Église catholique aux autres religions et à la société.

Il en sera le principal artisan, et c’est de ce travail considérable que le pape italien est remercié par le pape François, qui, comme prêtre, a été formé par la pensée de ce même Concile. On se souvient de Paul VI se rendant à Jérusalem en 1964 avec le patriarche de Constantinople Athénagoras. C’était il y a cinquante ans, et fin du mois de mai, le pape François célèbrera cette rencontre, en retrouvant à Jérusalem le Patriarche Bartholomée.

La Vierge Marie, merveille de l’humanité véritable (Paul VI)

Cet idéal fascinant d’un christianisme plénier, humblement et profondément vécu, ramène notre pensée vers la Vierge Marie, qui l’accueillit avec une fidélité merveilleuse ; bien plus, qui l’a vécu dans son existence terrestre et qui maintenant, au ciel, en goûte tout l’éclat et le bonheur. Dans l’Église d’aujourd’hui, le culte de Notre-Dame est heureusement florissant, et nous sommes heureux d’y reporter aujourd’hui notre pensée pour admirer dans la Sainte Vierge, Mère du Christ et donc Mère de Dieu et notre Mère, le type de la perfection chrétienne, le miroir des vertus pures de tout alliage, la merveille de l’humanité véritable. Le culte de Marie est, à notre sens, une source d’enseignements évangéliques ; lors de notre pèlerinage en Terre sainte, c’est d’elle, la bienheureuse, la très douce, la très humble, l’immaculée, que nous avons voulu recevoir les leçons de l’authenticité chrétienne, d’elle qui eut le privilège de présenter au Verbe de Dieu l’offrande de la réalité humaine et charnelle dans la beauté de son innocence première. Et c’est encore vers Notre Dame, comme vers une éducatrice pleine d’affection, que nous tournons nos regards suppliants, tandis que nous nous entretenons avec vous, vénérables frères, de la régénération spirituelle et morale à promouvoir dans la vie de l’Église.

Extrait d’ Ecclesiam suam, n° 59 (1964)