l’Église a besoin de communion

«Nous avons tant besoin de communion aujourd’hui, dans l’Église et dans le monde» a dit le Pape François, ce jeudi 16 novembre 2017, aux participants de l’Assemblée internationale de la confédération de l’Union apostolique du clergé, réunis à Rome pour réfléchir sur le rôle des pasteurs dans les Églises particulières.

Un rôle qui ne peut se penser sans une «spiritualité de communion» calquée sur «la communion trinitaire», qui demeure le modèle de référence de la communion ecclésiale.

On devient «expert de la spiritualité de communion» grâce à la «conversion au Christ, l’ouverture docile à l’action de l’Esprit, et l’accueil des frères». Car «la fécondité de l’apostolat ne dépend pas seulement de l’activité et des efforts d’organisation, mais avant tout de l’action divine».

Joseph Asal – le bon Pasteur – chapelle du Carmel Marienthal Alsace

Les baptisés sont appelés à la sainteté, à plus forte raison, les ministres consacrés. «Mondanité, tentation de la mondanité spirituelle, tant de fois cachée dans la rigidité : l’une appelle l’autre, elles sont sœurs.»

Les ministres ordonnés doivent au contraire, à l’exemple du Bon pasteur, ceindre «le tablier du service», se «pencher sur le vécu de leurs communautés, comprendre leur histoire, vivre leurs joies et leurs peines». Il est fondamental que les pasteurs «cultivent des relations fraternelles, participent au cheminement pastoral de leur église diocésaine, à ses projets et à ses initiatives.»

Et c’est cette unité pastorale, autour de l’évêque, qui fera l’unité dans l’église. «C’est très triste, quand, dans un presbytère, cette unité n’existe pas, ou n’est qu’apparente.»

«Frères prêtres : nous voyons toujours les choses négatives, mais je vous le recommande, n’en arrivez pas aux commérages, (…) ils sont le ver qui ronge le vêtement de l’Église, (…), de l’unité entre nous ».

La communion et la mission sont des «dynamiques corrélatives». «On devient ministre pour servir sa propre Église particulière, dans la docilité à l’Esprit Saint et à son évêque, en collaboration avec les autres prêtres, mais avec la conscience de faire partie de l’Église universelle».

«La mission, en effet, n’est pas un choix individuel, (…), mais un choix de l’Église particulière, qui se fait protagoniste dans la communication de l’Évangile à tous les peuples.»