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L’abbé de Pradt

Connaissez-vous la fin de vie du baron Dominique de Riom de Frolhiac de Fourt de Pradt, qu’on nommait plus simplement l’abbé de Pradt (1759-1837) ?

Après sa vie « d’opportuniste », – c’est bien peu dire -, après son mépris de l’autorité pontificale, nommé par Napoléon à l’évêché de Poitiers, puis à l’archevèché de Malines en Belgique, il contribua cependant à la chute de ce même Napoléon et à la restauration des Bourbons.

Cumulant les pensions, acquises par « d’habiles manoeuvres », il s’occupait d’agriculture en Auvergne et rédigeait des écrits contre l’Église. A la fin de sa vie, aux portes de la mort, il avait refusé de recevoir Mgr de Quélen.

Mais celui-ci, peu confiant dans ses propres mérites, se munit pour une ultime démarche de la « Médaille miraculeuse ».

Finalement, l’abbé de Pradt reçut Mgr de Quélen, confessa ses torts, regretta ses exemples déplorables et mourut saintement dans les bras de l’archevêque, à la grande déception des ennemis de l’Église.