BONNE ANNEE ET PAIX AVEC MARIE

extrait de l'Adoration des Mages - Frère François - chapelle St Vincent de Paul ParisEN ce premier Jour de l’An, trois thèmes sont proposés à notre prière : les souhaits de bonne année, l’intention de la paix, la maternité divine de Marie.

Au matin de l’an nouveau, l’Église nous réveille en nous adressant la formule dont se servait le grand-prêtre de Jérusalem pour bénir l’assemblée du peuple : « Que le Seigneur te bénisse et te garde! Que le Seigneur fasse rayonner sur toi son regard et t’accorde sa grâce ». Pourrions-nous, entre enfants d’une même famille de Dieu qu’est l’Église, nous offrir de meilleurs vœux ?

La bénédiction exprime l’abondance, la profusion, les largesses de Dieu, les cadeaux du Père pour ses enfants. Elle est un souhait et un gage de l’assistance divine. Au cœur de ce souhait, il y a la paix qui est la somme de tous les biens.

Puissions-nous aujourd’hui envelopper nos vœux de la bénédiction divine en les accompagnant d’une prière de louange et d’intercession !

Que cette année soit bonne ! Qu’elle nous rende meilleurs !

Sainte Marie, Mère de Dieu, apprends-nous à dire des paroles bonnes et constructives.

Que le premier Jour de l’An soit celui de la paix ! Est-il intention plus brûlante ? Le message de Benoît XVI, pour cette journée reconnue comme la journée mondiale pour la paix, nous invite à réfléchir sur le principe selon lequel « combattre la pauvreté, c’est construire la paix ».

La guerre rôde sans cesse sur notre terre et fait des victimes. La paix ne se maintient, en beaucoup de peuples, que par la peur. A qui faut-il s’adresser pour que règne « la tranquillité de l’ordre » ? Sans doute, aux responsables des peuples. Mais cela suffit-il ?

Tous, à notre niveau, nous sommes appelés à devenir des constructeurs de la paix, des artisans du dialogue, des chercheurs de liens.

Écoutons la conclusion du message du pape, en cette journée mondiale de la paix :

« Que chacun joue le rôle qui lui revient et qu’il ne tarde pas », écrivait en 1891 Léon XIII, en ajoutant : « Quant à l’Église, jamais elle n’abandonnera, en aucune manière, son œuvre ». Cette conscience accompagne encore aujourd’hui l’action de l’Église envers les pauvres, en qui elle reconnaît le Christ, et elle entend sans cesse résonner en son cœur le commandement du Prince de la paix à ses Apôtres: « Donnez-leur vous-mêmes à manger » (Lc 9,13).

Fidèle à cette invitation de son Seigneur, la Communauté chrétienne ne manquera jamais de donner à la famille humaine tout entière son soutien dans les élans de solidarité créative, non seulement pour donner le superflu mais surtout pour que changent « les styles de vie, les modèles de production et de consommation, les structures de pouvoir établies qui régissent aujourd’hui les sociétés ».

À chaque disciple du Christ, comme aussi à toute personne de bonne volonté, j’adresse donc en ce début d’année un chaleureux appel à élargir l’espace de son cœur vers les nécessités des pauvres et à faire tout ce qu’il est concrètement possible de faire pour leur venir en aide. »

Oui, la Paix sera là quand la communauté humaine prendra conscience de sa dignité vécue et partagée au-delà des différences et des conflits. « La véritable grandeur de l’homme, ce n’est pas de dominer, la véritable grandeur de l’homme c’est la générosité. » Maurice Zundel

Sainte Marie, Mère de Dieu, aide-nous à construire la paix
avec patience et persévérance.

Crèche de l'église paroissiale Saint-Germain de Fontenay-le-Fleury (Yvelines, France) | DRLe mystère de Noël, raconté par les évangélistes de l’enfance, nous révèle la dignité humaine dans la vulnérabilité de l’enfant, couché dans une mangeoire.

Luc et Matthieu ne séparent jamais l’enfant de sa mère. Jésus et Marie forment un même mystère d’amour, une même épiphanie du projet sauveur des trois divines Personnes.

Marie, Mère de Dieu, voilà le titre fondamental de Notre Dame.

Depuis le concile d’Ephèse, en 431, qui proclama le titre de Théotokos (Mère de Dieu), l’Eglise ne cesse de s’adresser à Marie avec ce terme prestigieux. Et d’abord, des millions de fois par jour, dans le « Je vous salue » : « Sainte Marie, Mère de Dieu ». Les litanies mariales s’ordonnent autour de ce titre.

Il met en valeur la principale mission de cette femme de Nazareth : introduire Dieu dans le monde. Il nous ennoblit. Comment ne serions-nous pas fiers de savoir que Dieu a choisi une femme de chez nous pour se faire l’un de nous, qu’elle lui a donné un peu de sa chair et de son sang, son cœur et sa vie !

La fête de la Théotokos est la célébration du Dieu-Homme, mais aussi celle de tout homme. Quelle dignité Dieu nous a réservé !

Sainte Marie, mère de Dieu,
femme entre toutes les femmes,

nous venons vers toi avec confiance et reconnaissance.

Tu es la confidente de nos joies et de nos peines.

Mère de tendresse, regarde avec bienveillance
tes enfants qui souffrent du chômage,
de la maladie, de la solitude ou de l’exclusion.

Soutiens le courage de ceux qui luttent pour la fraternité, la justice et la paix.

Marie, marche avec nous sur nos chemins de vie et guide nos pas
vers Jésus, ton Fils, notre Seigneur.

P. Bernard Schoepfer, cm