La fécondité est une bénédiction

Dieu est fécond et veut que nous le  soyons tous, en vivant pour les autres et en donnant la vie. A la messe de mardi matin, le Pape nous a invité à regarder le berceau vide attendant l’Enfant et à regarder notre cœur pour qu’il ne reste pas fermé comme un objet de musée.

Stérilité  et fécondité furent les deux mots clé de l’homélie du Pape François. Les lectures du jour présentent l’annonce, faite par l’ange, de la naissance de Samson et de Jean-Baptiste à deux femmes stériles ou trop avancées en âge, comme l’était Élisabeth.

A cette époque, la stérilité est une honte alors que la naissance d’un enfant est une grâce, un don de Dieu, explique François qui souligne combien dans la Bible, les femmes stériles qui désirent ardemment la naissance d’un enfant, sont nombreuses, tout comme les mères qui pleurent la perte de leur enfant parce qu’elle sont restées sans descendance : Sara, Noémie, Anne, Élisabeth…

La fécondation dans la Bible est une bénédiction

«Remplissez la terre, soyez féconds ! » « Ce fut le premier commandement que Dieu donna à nos pères.  Or,  certains pays ont choisi la voie de la stérilité et pâtissent de cette maladie si laide de l’hiver démographique. Nous en connaissons, ceux qui ne font pas d’enfant invoquant le bien-être ou autre chose… Des pays vides d’enfants. Cela n’est pas une bénédiction. »

« Qu’elle soit matérielle ou spirituelle, la fécondité est toujours une bénédiction de Dieu. » Une personne peut faire le choix de ne pas se  marier, comme les prêtres et les consacrés, mais elle doit vivre en donnant sa vie aux autres. « Attention à nous si nous ne sommes pas féconds avec les bonnes œuvres. »

Le désert aussi fleurira, telle est la promesse de Dieu

Les prophètes ont choisi de «si beaux » symboles, les déserts.  Il n’y a rien de plus stérile qu’un désert, et pourtant les prophètes disent que même eux fleuriront, que l’aridité se remplira d’eau. Telle est la promesse de Dieu.

Alors que Dieu veut que chacun vive pour donner vie, physique ou spirituelle, « le diable veut la stérilité ». Elle est incarné par ceux qui vivent pour eux-mêmes : les égoïstes ou vaniteux. « Le diable est celui qui fait grandir la zizanie de l’égoïsme et il ne nous rend pas fécond. »

La fécondité est une grâce qu’il faut demander à Dieu

C’est une grâce d’avoir des enfants qui nous ferment les yeux à notre mort,  comme un vieux missionnaire de Patagonie qui, à 90 ans passés, disait que sa vie avait duré le temps d’un souffle, mais qui avait tant d’enfants spirituels autour de lui lors des derniers moments de sa maladie.

Noël approche : « il y a là un couffin vide à regarder. Cela peut être le symbole de l’espérance parce que l’Enfant va naître, mais aussi un objet de musée, vide toute sa vie. Notre cœur est un berceau. » Chacun doit s’interroger sur l’état de son propre cœur. Est-il toujours vide ou est-il ouvert pour recevoir continuellement la vie et donner la vie ?

Pour pourvoir recevoir et être fécond ? Sera-t-il un cœur conservé comme un objet de musée qui n’a jamais été ouvert à la vie ? Le Pape suggère de se tourner vers son cœur et de s’adresser au Seigneur pour lui demander de remplir le couffin, de remplir notre cœur et nous pousser à donner la vie, à être fécond.