le mois de Marie, saint Joseph et la fête du travail

Georges de La Tour – saint Joseph charpentier – 1645 environ

1. Aujourd’hui, premier mai, nous célébrons la Fête du travail. Pour nous, chrétiens, celle-ci est placée sous la protection de saint Joseph travailleur. Cet événement important est souligné par diverses initiatives qui tendent à mettre en évidence l’importance et la valeur du travail, à travers lequel l’homme, en transformant la nature et en l’adaptant à ses propres besoins, se réalise lui-même en tant qu’homme.

L’invitation à dominer la terre (cf. Gn 1, 28), placée au début de l’histoire du salut, revêt à ce propos un intérêt déterminant et toujours actuel. La création est un don de Dieu confié à la créature humaine afin que, en la cultivant  et  en  la  conservant avec soin, celle-ci puisse pourvoir à ses nécessités. C’est du travail que provient le « pain quotidien », que nous invoquons dans la prière du Notre Père.

On pourrait dire, dans un certain sens, qu’à travers le travail, l’homme devient plus homme. Voilà pourquoi le goût du travail est une vertu. Mais pour  que  le goût du travail permette effectivement à l’homme de devenir plus homme, il faut qu’il soit toujours accompagné par l’ordre social du travail. Ce n’est qu’à ces conditions que sont sauvegardées la dignité inaliénable de la personne et la valeur humaine et sociale de l’activité du travail. Confions à la protection attentive de saint Joseph travailleur ceux qui, partout dans le monde, appartiennent à la grande famille du travail.

2. Aujourd’hui commence le mois consacré à la Madone, qui est très cher à la piété populaire. De nombreuses paroisses et familles, dans le sillage de traditions religieuses désormais consolidées, continuent à faire du mois de mai un mois « marial », en multipliant avec ferveur les initiatives liturgiques, catéchétiques et pastorales!

Que ce soit partout un mois d’intense prière avec Marie! Tel est le souhait que je forme de tout cœur pour chacun de vous, très chers frères et sœurs, en vous recommandant encore une fois la récitation quotidienne du saint Rosaire. Il s’agit d’une prière simple, apparemment répétitive, mais plus que jamais utile pour pénétrer les mystères du Christ et de sa Mère, qui est aussi la nôtre. C’est, dans le même temps, une façon de prier que l’Église sait être agréable à la Madone elle-même. Nous sommes invités à y avoir recours également dans les moments les plus difficiles de notre pèlerinage sur terre.

3. En ce début de mois marial, je vous invite tous à vous unir à moi dans une prière pour les travailleurs, et en particulier pour ceux qui ont des difficultés à trouver un emploi. Ensuite, nous ne pouvons qu’intensifier notre prière confiante et incessante pour la paix en Terre Sainte… Que par leur intercession, la Sainte Vierge et son époux saint Joseph, gardien du Rédempteur, obtiennent cette grâce pour nous.

JEAN PAUL II AUDIENCE GÉNÉRALE mercredi 1er mai 2002