le pardon donné au paralytique et sa guérison

Les temps liturgiques ne sont pas les temps des hommes et, comme premier exemple, le dimanche n’est pas pour le chrétien le dernier jour de la semaine, mais le premier ! Mais quel rapport avec l’Évangile d’aujourd’hui ? (Lc5, 17-26)

C’est le fait que ce qui compte pour Dieu n’est pas d’abord de guérir les malades, mais de sauver les âmes de leurs péchés.

Or, ce paralytique, tout abimé qu’il était dans son corps, quels graves péchés a-il pu commettre pour que le premier mouvement de Jésus soit de lui dire: « Tes péchés sont pardonnés » ? Le péché contre l’espérance ? Quoiqu’il en soit, Jésus lui pardonne donc ses péchés avant de le faire se lever.

« C’est tout aussi facile », dit-il aux scribes et aux pharisiens. Mais en parlant ainsi, en disant ce qui est le plus facile, il s’en prend à leur logique, qui est d’enfermer Dieu dans leurs rites et leurs pratiques – et ici nous pouvons nous reporter à la façon dont l’homme considère sa vie sur la terre.

Bref, avec Jésus, ce qui change, c’est que le temps de Dieu prévaut toujours sur le temps des hommes. Ceux qui l’auront désiré connaîtront un semblable relèvement. Mais c’est d’abord Dieu qui doit être servi pour que l’homme puisse accéder au vrai bonheur.

Cela nous invite au sacrement de réconciliation, à voir dans cet Évangile le germe de ce sacrement ; ainsi une grande force peut nous être donnée devant les événements qui viennent à nous. Nous ne devons rien craindre. Notre Seigneur pense à tout, il est à notre écoute. Il n’y a donc vraiment rien à redouter de l’avenir si l’on place sa confiance d’abord en Dieu !

Homélie du Pape François lors de la messe à Sainte-Marthe, ce lundi 11 décembre 2017 (page 2)