l’espérance de la Résurrection

au-cimetiere-de-prima-porta-au-nord-de-rome
Au cimetière de Prima Porta au nord de Rome

Le Pape François a présidé ce mercredi après-midi, 2 novembre 2016, la messe de commémoration des fidèles défunts au cimetière romain de Prima Porta (appelé aussi le cimetière de Flaminio), au nord de Rome. C’est la première fois qu’il se rendait dans ce cimetière, après s’être rendu les années précédentes, pour cette même commémoration liturgique, au cimetière du Verano. Devant quelques centaines de personnes, dont la maire de Rome Virginia Raggi, le Pape François a développé, lors d’une courte homélie, une réflexion sur le lien paradoxal entre tristesse et espérance qui marque le souvenir de nos défunts.

«La commémoration des défunts a un double sens : un sens de tristesse. Le cimetière est triste. Il nous rappelle la mort de nos proches, et notre propre mort. Mais dans cette tristesse nous portons des fleurs comme un signe d’espérance, et même comme un signe de fête. La tristesse se mélange avec l’espérance.»

Le Pape a donc orienté son homélie autour de cette espérance, de cette confiance en la Résurrection, en s’appuyant sur la première Lecture tirée du chapitre 25 du Livre de Job :

«Job était dans l’obscurité, il était au seuil de sa mort. Mais à ce moment-là d’angoisse, de douleur, de souffrance, Job proclame l’espérance : ‘Je sais, moi, que mon libérateur est vivant, et qu’à la fin il se dressera sur la poussière des morts; avec mon corps, je me tiendrai debout, et de mes yeux de chair, je verrai Dieu. Moi-même, je le verrai, et quand mes yeux le regarderont, il ne se détournera pas’.»

«Tous, nous ferons ce chemin. Tôt ou tard, avec plus ou moins de douleur, nous ferons ce chemin. C’est Jésus qui a fait le premier ce chemin et qui a ouvert la Porte, sur la Croix, pour que nous puissions entrer, là où nous pourrons contempler Dieu. Il faut donc vivre avec la mémoire du passé, de nos proches qui sont décédés, mais aussi la mémoire du futur.»

Après cette célébration, le Pape est retourné au Vatican, pour se recueillir en privé, dans la crypte de la basilique vaticane, sur les tombes des papes défunts.