l’idéal qui doit nous orienter

La foi et la grâce, vie du christianisme

Cependant, dans la recherche d’une humanité typique et idéale, il y a aussi des idées positives, spécialement dans le milieu privilégié de notre vie ecclésiale.

Toute la doctrine sur la perfection de la vie religieuse et de la prédestination à la sainteté issue de la vocation chrétienne, l’affirmation des valeurs non seulement du domaine surnaturel de la grâce, mais aussi de l’ordre temporel et de l’activité naturelle, que le Concile a réitérée dans ses documents, nous poussent à croire que le disciple du Christ peut et doit, encore aujourd’hui, avoir sa grandeur morale propre.

Grandeur héritée, il est vrai, mais vivante et durable; et si le chrétien n’en atteint pas toujours la plus haute qualité, il n’en a pas moins le secret, la formule juste dans le domaine doctrinal. Le chrétien, s’il est vraiment tel, est l’homme qui se réalise lui-même librement et pleinement.

Il le fait en s’inspirant d’un modèle d’infinie perfection et d’inégalable humanité: le Christ Notre-Seigneur, imitable en quelques formes nécessaires que réclament la foi et la grâce, et en beaucoup d’autres que lui suggèrent son sens chrétien et la conscience de son élection (cf. S. Th. I-II, 108, 1).

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