l’idéal qui doit nous orienter

Le devoir d’observer les obligations sociales est sacré

Il en est de même ailleurs. Par exemple: « Que tous prennent très à cœur de compter les solidarités sociales parmi les principaux devoirs de l’homme d’aujourd’hui, et de les respecter » (ibid. n. 30).

Et partout le Concile propose au chrétien un sage humanisme, qui, sans oublier les grandes lois de la perfection évangélique, telles que les renoncements qui nous rendent meilleurs et plus spirituels, le sacrifice, qui imprime le signe rédempteur de la croix dans notre vie, élève le chrétien à la stature de l’homme intégral, à la plénitude des dons reçus de Dieu avec la vie, à l’équilibre hiérarchique de ses facultés, à l’utilisation inlassable et harmonieuse de ses forces, au sens communautaire de ses réalisations humaines concrètes, à la dignité de sa propre conscience, et cela non comme critère de vérité objective, mais comme principe d’une conduite morale libre et responsable.

N’est-il pas beau qu’en notre temps, si troublé par les confusions idéologiques et sociales, l’Église de Dieu parle à tous et à chacun de perfection humaine, morale et vécue. Écoutons-la; et que notre Bénédiction Apostolique renforce notre invitation paternelle et généreuse.

PAUL VI AUDIENCE GÉNÉRALE mercredi 17 juillet 1968


© Copyright – Libreria Editrice Vaticana