Pas d’obstacle à la réconciliation

réconciliation du fils30-04-2016 source : Osservatore Romano

« Ne pas placer d’obstacle aux personnes qui veulent se réconcilier avec Dieu », c’est l’exhortation adressée par le Pape François aux confesseurs au cours de l’audience jubilaire dans la matinée du samedi 30 avril, sur une place Saint-Pierre à Rome.

En réfléchissant sur le lien entre miséricorde et réconciliation, après la proclamation du passage biblique tiré de la deuxième lecture aux Corinthiens (8, 17-21), le Pape est parti du présupposé que « Dieu n’a jamais manqué d’offrir son pardon aux hommes », parce qu’il « ne se résigne pas à la possibilité qu’une personne demeure étrangère à son amour, à condition toutefois de trouver en elle un signe de repentir. » Du reste, étant donné que « lorsque nous péchons », nous lui « tournons le dos », le Seigneur vient au secours des hommes. Comment ? Précisément à travers le confessionnal. Que « ce Jubilé de la miséricorde » soit « un temps de réconciliation pour tous. » «Tant de personnes voudraient se réconcilier mais ne savent pas comment faire. »

Pour cela, « la communauté chrétienne doit favoriser le retour sincère à Dieu. » Et cela vaut surtout pour « ceux qui accomplissent le ministère de la réconciliation. » D’où la demande, que « personne ne demeure éloigné de Dieu à cause d’obstacles placés par les hommes, en particulier par le confesseur qui « doit être un père. » Plus encore, « il est à la place de Dieu le Père » et pour cela « doit accueillir les personnes qui viennent à lui. » C’est « un ministère très beau : ce n’est pas une salle de torture, ni un interrogatoire. » D’où l’invitation à se laisser réconcilier avec Dieu, même dans la conscience que « dans le monde, il y a plus d’ennemis que d’amis. » Une invitation à construire des « ponts de réconciliation », à tous les niveaux de la société : de la famille – « combien de frères se sont disputés et se sont éloignés uniquement pour l’héritage », aux nations.