Regardez Marie selon Mère Teresa

En ces veilles du 8 septembre, la Nativité de Marie, méditons cette page de Mère Teresa sur la Mère du Christ, sur notre Sainte Mère.

Qu’il m’advienne selon ta parole ! Luc 1,38.

Marie nous enseigne l’humilité – pleine de grâce tout en n’étant que la servante du Seigneur, elle se tient au pied de la croix comme l’un de nous, comme un pécheur qui attend la rédemption. Comme elle, servons les mourants, les pauvres, les solitaires et les indésirables, selon les dons que nous avons reçus; ne rougissons pas de faire les travaux les plus humbles, et ne tardons pas à les accomplir. Combien nous avons à apprendre de Notre Dame! Si elle était si humble, c’est qu’elle était toute à Dieu. Elle était pleine de grâce, et elle se servait de la toute-puissance qui était en elle – la grâce de Dieu.

Le plus émouvant chez Notre Dame, c’est que, lorsque Jésus arriva dans sa vie, immédiatement elle se rendit en hâte chez Élisabeth pour lui donner Jésus, à elle et à son fils. Nous lisons dans l’Évangile que l’enfant «tressaillit d’allégresse» à ce premier contact avec le Christ. Notre Dame était le plus merveilleux des fils conducteurs. Elle permit à Dieu de la remplir totalement, et par son abandon – «Que tout se passe pour moi comme tu l’as dit»-, elle devint pleine de grâce, qu’elle alla transmettre à Jean. Aussi demandons à Dieu de se servir de nous maintenant, de nous envoyer par le monde entier et en particulier dans nos propres communautés, pour continuer à mettre en contact les fils conducteurs que sont les cœurs humains avec le courant qui est Jésus.

Marie peut nous enseigner le silence, comment garder toutes choses dans nos cœurs ainsi qu’elle le fit, comment prier dans le silence de nos cœurs.

Marie peut nous enseigner la bonté, elle qui se rendit en hâte chez Élisabeth pour la servir. «Ils n’ont pas de vin», dit-elle à Jésus aux noces de Cana. Soyons conscients, comme elle, des besoins des pauvres, que ces besoins soient matériels ou spirituels, et, comme elle, partageons généreusement l’amour et la grâce qui nous ont été accordés.

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Seigneur, dans son humilité, Marie a reconnu ta sagesse toute-puissante. Bien que troublée par le message de l’ange, et ignorante de sa pleine signification, elle l’a accepté comme la «servante du Seigneur».

Mais qu’en est-il de moi, Seigneur?

Est-ce que j’écoute ce que tu as à me dire, ou suis-je trop occupé à parler?

Est-ce que je cherche à savoir quel est ton dessein pour moi, ou suis-je trop soucieux de donner forme à ma propre destinée?

Et lorsque je reçois la réponse à mes prières, est-ce que je m’y dérobe et fuis, ou est-ce que je m’abandonne entre tes mains, et dispense sans compter les dons que tu m’as accordés?

Seigneur, entre tes mains, je remets mon esprit.

Mère Teresa, Dans le silence du cœur, Éditions du Cerf, 2003