Tuer au nom de Dieu est un blasphème

hommage aux victimes bougie à sa fenêtreLors de la prière de l’Angélus, ce dimanche 15 novembre 2015 à midi, le Pape François a pris la parole pour dire toute sa compassion et son émotion suite aux attentats qui ont frappé Paris vendredi soir, faisant environ 130 morts et 300 blessés.

« Chers frères et sœurs, je voudrais exprimer ma douleur pour les attaques terroristes qui dans la soirée de vendredi ont ensanglanté la France, en causant de nombreuses victimes. Au président de la République française, et à tous les citoyens, j’apporte l’expression de mes condoléances les plus fraternelles. Je suis proche en particulier des proches de ceux qui ont perdu la vie et des blessés. »

« Tant de barbarie nous laisse effarés, et on se demande comment le cœur de l’homme peut imaginer et réaliser des évènements aussi horribles, qui ont bouleversé non seulement la France mais le monde entier. Face à de tels actes, on ne peut pas ne pas condamner l’inqualifiable affront à la dignité de la personne humaine. Je veux réaffirmer avec vigueur que la voie de la violence et de la haine ne résout pas les problèmes de l’humanité. Utiliser le nom de Dieu pour justifier cette voie est un blasphème !»

« Je vous invite à vous unir à ma prière. Confions à la miséricorde de Dieu les victimes sans défense de cette tragédie. Que la Vierge Marie, Mère de miséricorde, suscite dans les cœurs de tous des pensées de sagesse et des intentions de paix. Demandons-lui de protéger et de veiller sur la chère Nation française, la première fille de l’Église, sur l’Europe et sur le monde entier. » « Tous ensemble prions en silence. »

Lors de la prière de l’Angélus, le Pape François avait d’abord livré une méditation sur l’Évangile de ce dimanche 15 novembre, 33e dimanche du temps ordinaire.

Dans sa réflexion, qui semblait faire écho aux attentats de Paris, le Pape a évoqué le discours que Jésus avait fait à Jérusalem avant son ultime Pâque, un discours qui contient « certains éléments apocalyptiques comme des guerres, des guerres, des famines, des catastrophes cosmiques : « le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel et les puissances qui sont dans le ciel seront bouleversées ». » (Mc 13, 24-25)

L’objectif final du chrétien est la rencontre avec le Christ, et «le problème n’est pas « quand » arriveront les signes prémonitoires des derniers temps, mais de se tenir prêts à la rencontre. Et il ne s’agit pas non plus de savoir comment arriveront ces choses, mais comment nous devons nous comporter, aujourd’hui, dans l’attente de cela. Nous sommes appelés à vivre le présent, en construisant notre futur avec sérénité et confiance en Dieu.» Il faut cultiver «cette vertu si difficile à vivre : l’espérance, la plus petite des vertus, mais la plus forte.»

Le Christ qui incarne cette espérance, «est toujours à nos côtés, il chemine avec nous, il nous aime. Il veut soustraire ses disciples de chaque époque à leur curiosité pour les dates, les prévisions, les horoscopes, et concentre notre attention sur l’aujourd’hui de l’histoire». Le Pape a invité à regarder Jésus, dont la présence «appelle à l’attente et à la vigilance, qui excluent tant l’impatience que l’assoupissement, tant les fuites en avant que le fait de rester prisonniers dans le temps actuel et dans la mondanité.»

Au milieu des évènements et des drames, qui ne manquent pas, il faut donc toujours prêter attention au Seigneur. « Il est seulement nécessaire de le regarder et il nous change le cœur. »

Je vous invite à vous joindre à moi dans la prière: nous confions à la miséricorde de Dieu les victimes impuissantes de cette tragédie. Que la Vierge Marie, Mère de Miséricorde inspire dans les cœurs toutes pensées de sagesse et intentions de la paix. Nous lui demandons de protéger et de veiller sur la bien-aimée nation française, la première fille de l’Église, l’Europe et le monde entier. Que tous prient ensemble un peu en silence, puis récite le Je vous salue Marie.