Reine de l’Avent, douce mère de Dieu

Mère de Miséricorde – Basilique Saint Pierre

Ici en particulier, et plus qu’ailleurs peut-être,
un grand modèle nous est proposé. Une créature
humble et merveilleuse respire et prie le long
de ces jours, Une virginité maternelle domine,
éclaire et chauffe ces muettes semaines qui précédèrent
les commencements terrestres de Jésus.
Elle reste assez proche de nos épreuves et de
nos peines, pour que Dieu l’offre en exemple à
nos imitations, cette vie sans exemple et sans
imitation possible.

Ignorée, méconnue, silencieuse, un instant suspectée,
suprêmement obéissante, ce que nous
entrevoyons d’Elle, ce qui la marque parmi tant
d’autres marques, c’est cet abîme d’abandon à
Dieu et de docilité, cette fusion filiale et absolue
qui passe toute obéissance humaine. Ainsi dut-elle
s’enfoncer, la Servante du Seigneur, dans le grand
recueillement du premier Avent. Ainsi dut-elle
attendre cette pluie du ciel de minuit, cette nuée
chaude et pleine de chants d’où descendit le Juste.

O vous qui illuminez de votre pure fête blanche
ces vestibules de la Nativité, priez pour nous,
Reine de l’Avent, douce mère de Dieu, Immaculée!