Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

guérir de la peur du marginalisé

guérison d'un sourd-muet
guérison d’un sourd-muet

S’appuyant sur l’épisode de l’Évangile selon Saint-Marc – 7, 31-37 – qui raconte la guérison miraculeuse d’un sourd-muet par Jésus, le Pape François a délivré ce dimanche 9 septembre une réflexion sur la guérison, matérielle et spirituelle, lors de son Angélus dominical, place Saint-Pierre.

 

Lorsque Jésus guérit le sourd-muet, il ne le fait pas pour «impressionner» la foule, ni par recherche de popularité ou de succès.

«Il veut seulement faire du bien aux gens. À travers cette attitude, il nous enseigne que le bien doit être fait sans clameur et sans ostentation.»

S’ouvrir à la guérison

C’est par «Effata» «Ouvre toi» que Jésus parvint à guérir l’homme. Le récit évangélique met en relief deux types de guérison: «La guérison de la maladie et de la souffrance physique pour restaurer la santé du corps», et une autre guérison «plus difficile» à atteindre: «celle de la peur» qui nous pousse à marginaliser les malades, les souffrants ou les handicapés.

Les malades, exemples de solidarité  

Cette peur du marginalisé peut se traduire par une «pseudo-pitié» ou la volonté «de supprimer le problème.» Les malades ou les souffrants, par exemple, devraient plutôt «être l’occasion d’exprimer sollicitude et la solidarité d’une société envers les plus faibles».

Éviter égoïsme et fermeture de cœur

Le secret du miracle de Jésus réside en cette parole «Effata», ce mot «Ouvre toi». Il s’agit donc de s’ouvrir aux besoins des souffrants et des personnes dans le besoin «en évitant l’égoïsme et la fermeture du cœur». Car c’est précisément le cœur, c’est-à-dire le noyau profond de la personne, que Jésus est venu «ouvrir et libérer» pour nous permettre de vivre pleinement la relation avec Dieu et avec les autres.

Jésus s’est fait homme pour que l’homme, rendu intérieurement sourd et muet par le péché, soit bien en capacité d’entendre la voix de Dieu, la voix de l’Amour qui parle à son cœur, et d’apprendre ainsi à parler à son tour «le langage de l’amour», et «le traduire en gestes de générosité et de don de soi.»

À l’issue de la prière de l’Angélus, le Pape François a également eu quelques mots pour mère Alphonse Marie, fondatrice de la congrégation des sœurs du Très Saint Sauveur, béatifiée le 8 septembre en la cathédrale de Strasbourg. «C’était une femme courageuse qui, en souffrant, en se taisant et en priant, a témoigné de l’amour de Dieu surtout près de ceux qui étaient malades, de corps ou d’esprit.»

sur les scandales d’abus dans l’Église

L’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, a publié une lettre à l’intention des fidèles de son diocèse, dont la Chapelle Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse,  rue du Bac, fait partie. Il nous détaille la portée du message qu’il nous adresse.

Chers frères et sœurs,

La fin de l’été a été marquée par la révélation d’une enquête de grande ampleur autour d’abus sexuels divers qui ont blessé profondément des personnes et qui ont fragilisé la confiance des fidèles envers l’Église.

Le pape François a choisi de s’adresser à tous dans une « Lettre au Peuple de Dieu ». Elle marque une étape supplémentaire dans un combat engagé résolument depuis le pontificat de Benoît XVI. J’ai demandé à tous les curés de Paris de bien vouloir vous transmettre ce message.

Comment allons-nous répondre à cet appel ?

« L’ampleur et la gravité des faits exigent que nous réagissions de manière globale et communautaire » (Pape François, Lettre au Peuple de Dieu, 2).

J’appelle chaque fidèle du diocèse, laïcs, prêtres, diacres et consacrés, à prendre le temps de lire attentivement cette lettre.

« Il est urgent de réaffirmer une fois encore notre engagement pour garantir la protection des mineurs et des adultes vulnérables » (Lettre au Peuple de Dieu, introduction).

Je voudrais vous redire combien le diocèse de Paris est pleinement engagé dans ce processus depuis des années, avec un dispositif renforcé pour l’écoute des personnes blessées, l’accompagnement, la pleine collaboration avec les autorités civiles et la prévention.

À la suite du pape François, j’appelle chacun à ne jamais choisir un silence complice avec le mal, en gardant toujours le sens de la responsabilité : « Rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu » (Matthieu 10, 26).

« Dire non aux abus, c’est dire non, de façon catégorique, à toute forme de cléricalisme. » (2, §4)

Voyons dans ces paroles du pape un appel à une conversion profonde pour en finir avec une « culture de l’abus » qui concerne aussi bien les abus sexuels, de pouvoir et de conscience.

Au mois de juin, lors de la messe d’ordination des nouveaux prêtres, je rappelais combien « ce qui nous est remis, c’est l’autorité qui consiste à faire grandir, en les respectant, ceux vers qui nous sommes envoyés » (Homélie du 24 juin 2018).

Le prêtre est au service de la vie des baptisés. Pasteurs et laïcs, en nous soutenant les uns les autres dans nos missions propres, puissions-nous porter au monde la vie du Christ, pauvre, chaste et obéissant.

Je demande aux conseils pastoraux et à tous les responsables de communautés, à partir de ce qui a déjà été mis en œuvre dans le diocèse, de travailler aux moyens concrets d’éviter de tels scandales.

En portant ensemble la souffrance des victimes, dans l’espérance invincible que Dieu nous donne, je vous bénis en cette rentrée et me confie à votre prière.

+ Michel Aupetit
Archevêque de Paris

vers le Paradis de la Vie éternelle

la Croix, le M et les deux Coeurs
la Croix, le M et les deux Cœurs

Ce caractère inépuisable du
passé donne sa profondeur
à l’œuvre de Jésus qui,
semblant fermer devant lui
l’avenir même, en passant
par la mort sur la Croix
(14 septembre), a fait de
la recherche du temps
perdu un temps retrouvé,
une véritable expérience
de l’éternité.

Nul n’a
mieux vécu que lui cette
miraculeuse transfiguration,
cette lumière surnaturelle
qui éclaire notre passé
dès que nous essayons
de le saisir en lui-même
et que nous le détachons
de tout intérêt présent.

Grâce a Lui désormais le
moindre événement devient
chargé de signification
et nous découvre une
infinité toujours présente
et toujours nouvelle.

Vivons-le en cette reprise
de septembre où le cycle
du temps déjà par la
Nativité de Marie nous
permet de méditer sur le
commencement de celle qui
a amené le Sauveur à la vie
pour que nous retrouvions le
Paradis de la Vie éternelle. ■

P. Jean-Daniel Planchot cm
Aumônier et directeur national
de l’Association de la Médaille Miraculeuse