Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

Portée de la Sainte Croix

Portée de la Sainte Croix

Saint-Jean-Damascène-icône-grecque-Trypticon-fragment-Sinaï-14e-siècle.jpg
Saint-Jean-Damascène-icône-grecque-Trypticon-fragment-Sinaï-14e-siècle.jpg

Que nul n’ait honte des signes sacrés et vénérables de notre salut, de la Croix qui est le sommet et la somme de nos biens, par laquelle nous vivons et sommes ce que nous sommes. Portons partout la Croix du Christ, comme une couronne…

La Croix est le signe de notre salut et de la liberté commune du genre humain, elle est le signe de la miséricorde du Seigneur qui, par amour pour nous, s’est laissé mener comme une brebis à l’abattoir.» (Saint Jean Chrysostome – Photo DR).

Jésus, même crucifié, dans la souffrance et l’abandon, n’a jamais cessé de se donner avec confiance à Dieu le Père, devenant ainsi un modèle pour tout disciple, pour tout chrétien, dont Marie, sa Mère qui comprend les souffrances.

Il est pierre angulaire de l’espérance, proche des affligés et des démunis, présence vivante qui accompagne l’humanité aujourd’hui encore.

L’Église est appelée à être une communauté engagée, proche des pauvres, des exclus et des désespérés. Même face aux obstacles et aux échecs, c’est l’amour du Christ qui la fait avancer. Elle a pour mission d’écouter le cri de l’humanité, qui avance malgré ses imperfections et ses faiblesses et qui marche avec le Seigneur.

D’où l’urgence d’agir concrètement, en particulier auprès des pauvres, des malades, des personnes âgées et des marginalisés, d’agir à la manière de Dieu : avec proximité, compassion et tendresse.

Dans ces rencontres, ce sont souvent les plus démunis qui nous apprennent ce que signifie vivre dans l’espérance. Et ainsi, l’Évangile, vécu en communauté, peut faire de nous une humanité entière, saine, rachetée et reconnaissante. Rappelons-nous ainsi de la parole de Jésus au crucifié près de lui manifestant sa compassion : « aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis. » (Luc 23, 43).■

JDP

 

 

Portée

Neuvaine à la Nativité de Marie 3

Nativité de Marie – Troisième jour de la neuvaine
Sainte Marie, aurore resplendissante

Vierge Marie de Wadon
Vierge Marie de Wadon

Nous vous saluons, aurore resplendissante, qui annoncez le soleil de justice, et apportez à la terre le premier rayon de lumière.

De l’évangile (apocryphe) de la nativité de Sainte Marie :

Or, après quelque temps, l’Ange du Seigneur apparut à Joachim avec une immense lumière. Cette vision l’ayant troublé, l’ange calma sa crainte, lui disant :

« Ne crains pas, Joachim, et ne te trouble pas à mon aspect ; car je suis l’ange du Seigneur ; il m’a envoyé vers toi pour t’annoncer que tes prières sont exaucées, et que tes aumônes sont montées jusqu’en en sa présence. Car il a vu ta honte, et il a entendu le reproche de stérilité qui t’a été adressé injustement.

Or, Dieu punit le péché et non la nature; c’est pourquoi lorsqu’il rend quelqu’un stérile, ce n’est que pour faire ensuite éclater ses merveilles et montrer que l’enfant qui naît est un don de Dieu, et non pas le fruit d’une passion désordonnée.

Car Sara, la première mère de votre nation, ne fut-elle pas stérile jusqu’à l’âge de quatre-vingts ans ? Et cependant au dernier âge de la vieillesse elle engendra Isaac, auquel la bénédiction de toutes les nations était promise.

De même Rachel, si agréable au Seigneur et si fort aimée du saint homme Jacob, fut longtemps stérile, et cependant elle engendra Joseph, qui devint le maître de l’Égypte et le libérateur de plusieurs nations prêtes à mourir de faim.

Lequel de vos chefs a été plus fort que Samson, ou plus saint que Samuel ? Et cependant ils eurent tous les deux des mères stériles. Si donc la raison ne te persuade pas par mes paroles, crois à la force des exemples qui montrent que les conceptions longtemps différées et les accouchements stériles n’en sont d’ordinaire que plus merveilleux.

Ainsi ta femme Anne enfantera une fille et tu la nommeras Marie, elle sera consacrée au Seigneur dès son enfance, comme vous en avez fait le vœu, et elle sera remplie du Saint-Esprit, même dès le sein de sa mère.

Elle ne mangera ni ne boira rien d’impur ; elle n’aura aucune société avec la foule du peuple au dehors, mais sa demeure sera dans le temple du Seigneur, de peur qu’on ne puisse soupçonner ou dire quelque chose de désavantageux sur elle.

C’est pourquoi en avançant en âge, comme elle-même doit naître d’une mère stérile, de même cette Vierge incomparable engendrera le Fils du Très-Haut, qui sera appelé Jésus, et sera le Sauveur de toutes les nations selon l’étymologie de ce nom.

Et voici le signe que tu auras des choses que je t’annonce. Lorsque tu arriveras à la porte d’or qui est à Jérusalem, tu y trouveras Anne ton épouse, Anne qui viendra au devant de toi, laquelle aura autant de joie de te voir qu’elle avait eu d’inquiétude du délai de ton retour. » Après ces paroles, l’ange s’éloigna de lui.

Évangile (apocryphe) de la nativité de Sainte Marie, ch.3

« O Marie, choisie par l’auguste Trinité, et destinée de toute éternité pour être la Mère du Fils unique du Père, annoncée par les prophètes, attendue par les patriarches, désirée par toutes les nations : sanctuaire sacré, temple vivant du Saint Esprit ; soleil sans tache, parce que vous avez été conçue sans péché ; souveraine du ciel et de la terre, Reine des anges, nous vous honorons avec humilité, nous voulons célébrer avec allégresse la mémoire de votre heureuse naissance ; nous vous supplions de venir naître spirituellement dans nos âmes, de les captiver par votre douceur et par votre amabilité, afin qu’elles soient toujours unies à votre doux et aimable cœur. » (Dom Guéranger – Année liturgique – 8 septembre, la nativité de la Très Sainte Vierge)

Prières quotidiennes 

Neuvaine à la Nativité de Marie 2

Deuxième jour de la neuvaine – Sainte Marie, colombe de pureté

Vierge Marie enfant
représenter la Vierge Marie enfant

Nous vous saluons, enfant céleste, qui avez été conçue sans péché.

Nous poursuivons la lecture d’un texte très ancien, l’évangile (apocryphe) de la nativité de Sainte Marie, qui ne fait pas partie du canon des Saintes Écritures, mais qui a été très prisé notamment au Moyen-Âge :

« Or, il arriva que, comme la fête de la Dédicace approchait, Joachim monta à Jérusalem avec quelques-uns de sa tribu. C’était alors Isaschar qui était grand prêtre.

Lorsqu’il aperçut Joachim parmi les autres avec son offrande, il le rebuta et méprisa ses dons, en lui demandant comment étant stérile, il avait la hardiesse de paraître parmi ceux qui ne l’étaient pas, et disant que, puisque Dieu l’avait jugé indigne d’avoir des enfants, ses dons n’étaient nullement dignes de Dieu ; l’Écriture portant :« Maudit celui qui n’a pas engendré de mâle en Israël ; » et il dit que Joachim n’avait qu’à commencer d’abord par se laver de la tache de cette malédiction en ayant un enfant, et qu’ensuite il pourrait paraître devant le Seigneur avec ses offrandes.

Joachim, rempli de confusion de ce reproche outrageant, se retira auprès des bergers qui étaient avec ses troupeaux dans ses pâturages. »

Évangile (apocryphe) de la nativité de Sainte Marie, ch II

« C’est la naissance de la Vierge Marie; faisons-lui fête, en adorant le Christ son fils, le Seigneur. Telle est l’invitation que nous adresse aujourd’hui l’Église. Écoutons son appel ; entrons dans sa joie qui déborde : l’Époux est proche, puisque son trône est dès maintenant dressé sur terre ; encore un peu, et lui-même paraîtra sous ce diadème de notre humanité dont doit le couronner sa mère au jour de la joie de son cœur et du nôtre. Aussi, comme en la glorieuse Assomption, retentit à nouveau le Cantique sacré ; mais il est plus de la terre, cette fois, que du ciel. Voici qu’en vérité nous est donné mieux que le premier paradis à cette heure. » (Dom Prosper Guéranger  – Année liturgique – 8 septembre, la nativité de la Très Sainte Vierge)

Prières quotidiennes