15 MAI
SAINTE CATHERINE LABOURÉ APRÈS LES APPARITIONS
Que devient Sœur Catherine après les grâces insignes dont elle avait été l’objet ? Placée après sa Prise d’Habit, en janvier 1831, à l’Hospice d’Enghien, rue de Reuilly, à Paris, elle allait y passer quarante-six ans dans l’obscurité la plus complète et dans un silence que le Pape Pie XI déclara plus tard « héroïque ». Dans son entourage, on ne sut jamais qu’elle était l’heureuse privilégiée de la Sainte Vierge.

Employée d’abord à la cuisine, puis à la lingerie, elle resta ensuite près de quarante ans dans la salle des vieillards, ajoutant à cet office celui de la basse-cour. Elle se plaisait dans ces humbles fonctions, et rien ne lui semblait préférable au bonheur d’être au service des pauvres de Jésus-Christ.
Sa piété était fervente, mais toute simple aussi ; elle ne laissait rien voir en elle qui pût la distinguer des autres. Une seule chose a été remarquée : l’importance qu’elle attachait à la fervente récitation du chapelet.
Depuis le début de l’année 1876, Sœur Catherine parlait souvent de sa mort, ajoutant que, sûrement, elle ne verrait pas l’année 1877. Pendant les derniers mois, elle fut obligée de garder le lit et de cesser cette vie si active qu’elle menait depuis tant d’années.
Le 31 décembre, elle eut, dans la journée, plusieurs faiblesses qui firent croire à sa fin prochaine. On lui proposa les dernières consolations de la religion, qu’elle accepta avec reconnaissance.
Elle reçut les sacrements avec un bonheur et un calme qu’on ne saurait décrire ; puis, sur sa demande, on lui récita les litanies de l’Immaculée Conception. Elle répétait souvent cette invocation : « Terreur des démons, priez pour nous ! » On l’entendit s’écrier avec un accent de profonde tendresse : « Ma chère Communauté, Ma chère Maison-Mère ! »
A 4 heures du soir, une nouvelle faiblesse réunissait toutes les Sœurs de la maison autour de la mourante. Ce n’était pas encore, cependant, le dernier moment. A 7 heures, elle parut s’assoupir davantage et, sans la moindre agonie, son âme se détacha de son corps pour aller contempler au ciel Jésus et sa Mère Immaculée.
PRIÈRE
Ô mon Dieu, toi qui choisis toujours les plus petits instruments pour accomplir tes grands desseins, donne-nous la simplicité d’esprit et de cœur de sainte servante Catherine Labouré, cette simplicité qui attire tes regards, afin que nous soyons les heureux bénéficiaires de la parole que prononça Jésus ton Fils :
« Je te remercie, Père, d’avoir caché ces choses aux grands et aux puissants et de les avoir révélées aux tout-petits ».
Donne-nous aussi de grandir de plus en plus dans la vertu d’humilité, comme Sainte Catherine Labouré, car tu résistes aux superbes et ne donnes tes grâces qu’aux humbles. Ainsi soit-il !
Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !
+P. BAETEMAN
Un soldat ne craint pas un ennemi, il l’aborde hardiment. Vous attaquez avec courage la bête féroce qui veut vous dévorer ; dans toutes les circonstances où il faut de la force, vous savez la déployer avec énergie, et un mot, une plaisanterie vous font reculer ! Quel mal peut donc vous faire ce mot ? Que peuvent les hommes contre vous ?
Si vous leur cédez maintenant, iront-ils vous défendre quand vous serez devant le souverain juge ? Que vous importe leur jugement ! Vous ne rendrez compte qu’à Dieu de toutes vos actions. N’ayez donc pas la honte d’avoir une bouche, et de ne pas oser proférer une bonne parole ; d’avoir une âme, et de la vendre pour une plaisanterie ; d’avoir un visage, et de rougir devant un sarcasme.
Ayez le courage de passer pour ce que vous êtes, et souvenez- vous de cette parole du divin Maître : Si vous rougissez de moi devant les hommes, je rougirai de vous devant mon Père. Adressez- vous à Marie pour obtenir, par son intercession, la force de résister aux attaques du respect humain.
PRIÈRE : Souvenez-vous…
