Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

LE MOIS DU SAINT NOM DE JÉSUS – IXe JOUR.

LE MOIS DU SAINT NOM DE JÉSUS – IXe JOUR.

JÉSUS INSTRUIT LA SAMARITAINE.

Venit mulier de Samaría haurire aquam ; dixit ei Jesus : da mihi bibere.

Une femme vint de Samarie pour puiser de l’eau : Jésus lui dit.’ donne-moi à boire ». Jean 4.

D’après LE MOIS DE JÉSUS – Malines 1839

Ier Point.

IHS extrait des armes du Pape François
IHS extrait des armes du Pape François

Jésus ayant appris que son pré­curseur avait été conduit en prison par les ordres d’Hérode, ne voulut pas attirer sur lui la malice des pharisiens, qui le voyaient entouré d’un bien plus grand nombre de disciples que saint Jean ; c’est pourquoi il se décida à quitter la Judée pour retourner en Galilée.

Comme il traversait la Samarie, il arriva sur l’heure de midi dans une ville de cette province, nommée Sichar, et, se sentant fatigué, il s’assit sur le bord d’un puits qu’on appelait la fontaine de Jacob (ce patriarche avait donné autrefois cette terre à son fils Joseph). C’est là qu’il fit la rencontre de cette femme samaritai­ne, dans laquelle il voulut nous donner un exemple admirable de la conduite de la grâce à l’égard du pécheur.

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Retour médité sur l’Épiphanie

Retour médité sur l’Épiphanie

L’Épiphanie demeure comme célébration du mystère de la révélation du Christ, au monde, à l’histoire, à la civilisation.

Trois rois d'Orient visitent la Sainte Famille à Bethléem. Vitrail dans la cathédrale de Bruxelles 1866
Trois rois d’Orient visitent la Sainte Famille à Bethléem. Vitrail dans la cathédrale de Bruxelles 1866

Elle reste comme proclamation de la vocation de tous les hommes, de tous les peuples à la foi au Christ: elle demeure comme fête missionnaire universelle, comme reconnaissance de la fraternité générale des hommes, conduits au même bonheur du salut en Jésus Rédempteur.

L’Épiphanie est une fête trop significative pour la spiritualité religieuse et pour la mentalité civile du monde pour que nous puissions en négliger la célébration, même si celle-ci est déplacée de son berceau chronologique traditionnel [le 6 janvier].

Nous célébrons également l’Épiphanie dans le cadre théologique et historique de la manifestation du Verbe de Dieu sur la terre: glorifions-en la fête comme l’un des moments typiques et décisifs de l’orientation de l’humanité vers la Vérité et la réalité de sa destinée transcendante, et donc vers la paix et vers le progrès.

Et que vienne encore l’Épiphanie avec ses dons et ses lumières réjouir nos foyers, nos enfants et nos malades. Elle est une fête non seulement mystique et théologique, mais aussi pour tous les hommes; c’est une fête populaire du cœur. Que l’Épiphanie nous rende unis et bons; qu’elle nous refasse joyeux et croyants.

Écoutons l’invitation de la Vierge Marie. Ce n’est pas une fable, ce n’est pas de la mythologie. Elle nous présente le mystérieux et délicieux Enfant; qui est la lumière du monde.

SAINT PAUL VI – ANGELUS DOMINI – Dimanche 8 janvier 1978Fête de l’Épiphanie (sa dernière)


© Copyright – Libreria Editrice Vaticana

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Angélus de l’Épiphanie: tout donner à Dieu pour devenir «tisseurs d’espérance»

Angélus de l’Épiphanie:
tout donner à Dieu pour devenir «tisseurs d’espérance»

Après la célébration de la messe dans la basilique Saint-Pierre et la fermeture de la Porte Sainte, le Pape Léon XIV a récité la prière de l’Angélus depuis la loge centrale de la basilique vaticane, articulant ses propos sur la signification des offrandes des Mages à l’Enfant de Bethléem.
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SOLENNITÉ DE L’ÉPIPHANIE DU SEIGNEUR

PAPE LÉON XIV

ANGÉLUS

Loggia centrale de la basilique Saint-Pierre
Mardi 6 janvier 2026

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Chers frères et sœurs Bonjour !

nous avons célébré ces temps-ci plusieurs jours festifs ainsi que la solennité de l’Épiphanie qui, déjà par son nom, nous suggère ce qui rend la joie possible même dans les moments difficiles. Comme vous le savez, en effet, le mot “épiphanie” signifie “manifestation”, et notre joie naît d’un Mystère qui n’est plus caché.

La vie de Dieu s’est révélée : à plusieurs reprises et de différentes manières, mais avec une clarté définitive en Jésus, de sorte que nous savons maintenant, même au milieu de nombreuses tribulations, que nous pouvons espérer. “Dieu sauve” : il n’a pas d’autres intentions, il n’a pas d’autre nom. Seul ce qui libère et sauve vient de Dieu et est épiphanie de Dieu.

S’agenouiller comme les Mages devant l’Enfant de Bethléem c’est, pour nous aussi, confesser que nous avons trouvé la véritable humanité, dans laquelle resplendit la gloire de Dieu. La vraie vie est apparue en Jésus, l’homme vivant, celui qui n’existe pas pour lui-même mais qui est ouvert et en communion, ce qui nous fait dire : « Sur la terre comme au ciel » (Mt 6, 10).

Oui, la vie divine est à notre portée. Elle s’est manifestée pour nous impliquer dans son dynamisme libérateur qui détruit les peurs et nous permet de nous rencontrer dans la paix. C’est une possibilité, une invitation : la communion ne peut être une contrainte, mais que peut-on désirer de plus ?

Dans le récit évangélique comme dans nos crèches, les Mages offrent à l’Enfant Jésus des présents précieux : de l’or, de l’encens et de la myrrhe (cf. Mt 2, 11). Ces présents ne semblent pas très utiles pour un enfant, mais ils expriment une volonté qui nous fait beaucoup réfléchir, alors que nous arrivons à la fin de l’Année jubilaire. Celui qui donne tout donne beaucoup.

Souvenons-nous de cette pauvre veuve que Jésus remarqua alors qu’elle jetait dans le trésor du Temple ses dernières pièces de monnaie, tout ce qu’elle possédait (cf. Lc 21, 1-4). Nous ne savons pas ce que possédaient les Mages venus d’Orient, mais leur départ, leur prise de risque, leurs dons eux-mêmes nous suggèrent que tout, absolument tout ce que nous sommes et possédons, demande à être offert à Jésus, trésor inestimable.

Et le Jubilé nous a rappelé cette justice fondée sur la gratuité : en soi il appelle à réorganiser la coexistence, à redistribuer la terre et les ressources, à rendre “ce que l’on a” et “ce que l’on est” aux rêves de Dieu, plus grands que les nôtres.

Chers amis, l’espérance que nous annonçons doit être les pieds sur terre : elle vient du ciel, mais pour engendrer ici-bas une histoire nouvelle. Alors, voyons dans les dons des Mages ce que chacun de nous peut mettre en commun, ce qu’il ne peut plus garder pour lui mais partager, afin que Jésus grandisse parmi nous.

Que son Royaume grandisse, que ses paroles s’accomplissent en nous, que les étrangers et les adversaires deviennent des frères et des sœurs, que l’inégalité fasse place à l’équité, que l’industrie de la guerre cède la place à l’artisanat de la paix. Tisseurs d’espérance, mettons-nous en route vers l’avenir par une autre voie (cf. Mt 2, 12)

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À l’issue de l’Angélus

Chers frères et sœurs !

En cette fête de l’Épiphanie, qui est la Journée Missionnaire des Enfants, je tiens à saluer et à remercier tous les enfants et les jeunes qui, dans de nombreuses régions du monde, prient pour les missionnaires et qui s’engagent à aider leurs camarades les plus défavorisés. Merci, chers amis !

Mes pensées vont ensuite aux communautés ecclésiales d’Orient, qui célébreront demain Noël selon le calendrier julien. Chers frères et sœurs, que le Seigneur Jésus vous donne, ainsi qu’à vos familles, sérénité et paix !

Je salue avec affection tous les fidèles de Rome et les pèlerins venus de différents pays, en particulier les membres du Conseil de Présidence de l’International Rural Catholic Association, en leur adressant mes meilleurs vœux pour leur engagement.

Je salue les fidèles de Lampedusa avec leur curé, les jeunes du mouvement « Tra Noi » et les participants au traditionnel défilé historique et folklorique sur les valeurs de l’Épiphanie, qui cette année a pour protagoniste la Sicile.

Je salue les pèlerins polonais et les nombreux participants au « Défilé des Rois Mages » qui se déroule aujourd’hui à Varsovie et dans de nombreuses villes de Pologne, ainsi qu’à Rome !

Je souhaite à chacun le meilleur pour la nouvelle année, dans la lumière du Christ ressuscité.

Meilleurs vœux à tous. Bonne fête !

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse