Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

Notre Dame du Cénacle

Samedi après l’Ascension, Notre Dame du Cénacle

Bienheureuse Vierge Marie au Cénacle
Bienheureuse Vierge Marie au Cénacle

En certains lieux, on fait de ce samedi, de toutes façons consacré à la Sainte Vierge, la fête de Notre Dame du Cénacle. Les Actes mentionnent en effet expressément sa présence : après l’Ascension, les disciples revinrent à Jérusalem; « ils montèrent à la chambre haute où ils se tenaient habituellement… D’un même cœur, tous étaient assidus à la prière, avec quelques femmes dont Marie, mère de Jésus… » (Ac. 1, 13-14).

Marie est la mère. On ne la voit guère aux moments de grande activité, mais elle se trouve là où quelque chose demande à naître. Elle vient au Temple pour la purification; elle n’y reste pas au milieu des docteurs. Elle est aux noces de Cana, mais non point quand son Fils passe dans les foules en faisant des miracles. Elle ne suit pas les controverses avec les pharisiens, et ne se retrouve qu’au pied de la croix, debout.

Enfin, on ne nous parle jamais d’elle au temps des apparitions du ressuscité, mais elle est au Cénacle. Qu’y ferait-elle, sinon ce qui avait été son occupation depuis Bethléem : « Elle conservait avec soin tous ces souvenirs et les méditait en son cœur » (Le. 2, 19).

Il faut qu’à l’exemple de saint Jean et des Apôtres, nous sachions recevoir chez nous la mère de Jésus (Jn. 19, 27). En ces heures d’attente de la Pentecôte, Marie nous apprendra cette vie de prière et de charité qui fut celle du Cénacle, et qui prépare notre adhésion plus entière à l’Esprit formant l’Église du Christ.

D. CJN

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

LE SENS PROFOND DE NOTRE MÉDAILLE

28 MAI

LE SENS PROFOND DE NOTRE MÉDAILLE

Dieu ne fait rien sans raison.

Un signe de Lui indique toujours de grandes choses. Une médaille, en soi, n’est qu’un petit morceau de métal, oui ; la croix d’honneur aussi, et pourtant cette croix est éloquente sur la poitrine d’un brave. Le drapeau, en soi, n’est qu’un peu d’étoffe ; mais il incarne l’idée de la Patrie.

Médaille Miraculeuse dans la main
Médaille Miraculeuse dans la main

La Médaille doit donc avoir, elle aussi, son symbolisme. Nous le trouvons clairement exprimé dans l’ancien Introït de la messe de la Médaille Miraculeuse : « Ceci sera comme un signe dans votre main, comme un monument devant vos yeux, afin que la loi du Seigneur soit toujours dans votre bouche. »

Un signe dans votre main.

Oui, un signe, un gage, une alliance. Un signe d’appartenance à Marie Immaculée dont on porte les livrées ; un gage assuré de sa protection et une promesse de secours efficace ; une alliance enfin, alliance filiale de l’enfant avec sa Mère, alliance maternelle avec Celle qui donne à son enfant sa Médaille en signe d’adoption.

Un monument devant nos yeux.

C’est un mémorial, ou mieux un modèle à reproduire. Quels horizons, dès lors, se laissent entrevoir ! Ce modèle, c’est Marie elle-même : « FAITES FRAPPER UNÉ MÉDAILLE SUR CE MODÈLE », a dit l’Immaculée.

C’est donc bien un modèle vivant, et quelle vie surnaturelle et divine découle de la Vierge ! C’est la vie de grâce, gage et promesse de la vie éternelle de gloire, que nous vaudra l’imitation des vertus de Marie.

La loi de Dieu.

Toute la religion n’est-elle pas gravée sur cette Médaille, comme en un résumé, en un raccourci saisissant ? N’est-elle pas comme une miniature divine où ne manque aucun trait essentiel ?

Le dogme de l’Immaculée Conception, tel qu’il est rappelé dans la Médaille, ne contient-il pas, plus ou moins explicitement, les principales vérités de notre religion, depuis le péché originel jusqu’à l’objet précis de la fête instituée en l’honneur de Marie « Médiatrice de toutes grâces » ?

N’y voyons-nous pas, de plus, les plus efficaces moyens de salut ; la prière et la souffrance chrétiennement acceptées ?

Étant donné cette doctrine, car c’en est une, quoi d’étonnant qu’on ait trouvé dans l’étude de la Médaille Miraculeuse bien comprise un véritable remède providentiel aux plaies religieuses et morales de notre époque ?

Et combien ce remède, s’il était mieux connu, pourrait vite devenir populaire, pratique et tout-puissant !

POPULAIRE : il et à la portée de tous, même des plus humbles.

PRATIQUE : elle est et doit être d’un usage quotidien.

TOUT-PUISSANT : il est d’origine surnaturelle et divine. N’est-ce pas, aussi, un signe sensible et le canal céleste des grâces promises par la Sainte Vierge à ceux qui porteront sa Médaille avec foi et amour ?

PRIÈRE

Merci, ô mon Dieu, de nous transmettre ainsi, par les mains de ta divine Mère, un moyen si touchant et si simple de te faire connaître et de te faire aimer. N’est-ce pas là aussi, pour nous, l’occasion choisie d’être apôtres et de faire rayonner notre foi autour de nous ?

Désormais, nous nous servirons avec plus de confiance et plus de zèle encore de cette petite Médaille ; tous ceux qui, grâce à nous, pourront la porter, auront ainsi sur eux un mémorial qui leur parlera de Dieu et leur rappellera la foi peut-être oubliée.

Et nous nous souviendrons de cette parole du livre de la Sagesse, que l’Église a appliquée à ta Sainte Mère : « Ceux qui me font connaître, auront la vie éternelle. » Ainsi soit-il !

Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !

+P. BAETEMAN

Neuvaine de la Visitation 6

Sixième jour de la neuvaine

– Marie, Mère charitable de Dieu

Sainte Marie, à côté de la joie que, dans votre Magnificat, par les paroles et par le chant vous avez répandue dans les siècles, vous connaissiez également les affirmations obscures des prophètes, sur la souffrance du serviteur de Dieu en ce monde.

Visitation vitrail Saint-Leu-Saint-Gilles Paris
Visitation vitrail Saint-Leu-Saint-Gilles Paris

« Marie ne se laisse pas emporter par les événements, elle ne fait pas l’économie de l’effort de la décision. Et ceci non seulement lors du choix fondamental qui changera sa vie : « Je suis la servante du Seigneur… » (Lc 1,38), mais aussi dans les choix plus quotidiens mais riches aussi de signification. Il me vient à l’esprit l’épisode des noces de Cana (Jn 2,1-11) : là aussi, on voit le réalisme, l’humanité, le sens du concret de Marie, qui est attentive aux faits, aux problèmes. Elle voit et comprend la difficulté de ces deux jeunes mariés auxquels le vin de la fête vient à manquer, elle réfléchit, sachant que Jésus peut faire quelque chose, et elle décide de s’adresser à son Fils pour qu’il intervienne : « Ils n’ont plus de vin » (v.3). Elle décide. »
Pape François le 31 mai 2013

Je vous prie, charitable Mère de Dieu, de conduire chez moi votre Fils Jésus. Je vous supplie de me visiter avec Lui. Sainte Marie, Mère de Dieu, notre Mère, enseignez-nous à croire, à espérer et à aimer. Amen.

Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous !

Prières quotidiennes