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Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens 2022 – JOUR 3

Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens 2022 – JOUR 3

« Lorsque le roi Hérode apprit cela, il fut troublé, et tout Jérusalem avec lui » (Mt 2, 3)
La présence du Christ, bouleversant le monde

Lectures

Néhémie 4:18-21 Nous avons donc travaillé… depuis l’aube jusqu’à ce que les étoiles soient sorties
Psaume 2:1-10 Pourquoi les nations conspirent-elles… ?
2 Thessaloniciens 2:13-3 ; 5 Mais le Seigneur est fidèle, il vous fortifiera
Matthieu 2:1-5 Il fut troublé, et tout Jérusalem avec lui

Réflexion

semaine-de-priere-unité-des-chrétiens-2022
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Le Seigneur est venu parmi nous. La venue du Christ perturbe les voies du monde. Contrairement à tant de dirigeants nationaux, le Seigneur vient avec humilité dénoncer le mal de l’injustice et de l’oppression qui accompagne l’ambition de pouvoir et de statut. La venue de Jésus appelle un changement de cœur et une transformation de vie, afin que les hommes soient libérés de tout ce qui les déshumanise et les fait souffrir.

Jésus nous montre que Dieu est avec ceux qui souffrent parce que chaque personne a la dignité d’enfant bien-aimé de Dieu. Ainsi, la présence de Jésus crée des troubles précisément parce qu’il berce la barque des riches et des puissants qui ne travaillent que pour leurs propres intérêts et négligent le bien commun. Mais, pour ceux qui travaillent pour la paix et l’unité, la venue du Christ apporte la lumière de l’espérance.

Aujourd’hui, nous sommes invités à nous engager dans l’action constructive pour faire de la justice une réalité dans notre monde. Cela implique la nécessité de réfléchir et de reconnaître les cas où nos voies ne sont pas les voies de justice et de paix de Dieu. Lorsque les chrétiens travaillent ensemble pour la justice et la paix, nos efforts sont plus puissants.

Et lorsque les chrétiens travaillent ensemble de cette manière, la réponse à notre prière pour l’unité des chrétiens est rendue visible de telle sorte que d’autres reconnaissent en nous la présence du Christ dans le monde d’aujourd’hui.

Par nos paroles et nos actions, nous pouvons apporter la lumière de l’espoir à tant de personnes qui vivent encore dans l’obscurité des troubles politiques, de la pauvreté sociale et de la discrimination structurelle.

La Bonne Nouvelle est que Dieu est fidèle et qu’Il est toujours celui qui nous fortifie et nous protège du mal, et nous incite à travailler pour le bien des autres, en particulier ceux qui vivent dans les ténèbres de la souffrance, de la haine, de la violence et de la douleur.

Prière

O Seigneur, tu nous as guidés hors des ténèbres vers Jésus. Tu as illuminé l’étoile de l’espoir dans nos vies. Aide-nous à être unis dans notre engagement à réaliser ton Règne d’amour, de justice et de paix et à être ainsi la lumière d’espérance pour tous ceux qui vivent dans les ténèbres du désespoir et de la désillusion.

Prends notre main, Seigneur, afin que nous puissions te voir dans notre vie quotidienne. Alors que nous te suivons, supprime notre peur et notre anxiété. Fais sur  nous briller ta lumière et enflamme nos cœurs pour que ton amour nous enveloppe de chaleur. Élève-nous vers toi, toi qui t’es vidé pour nous, afin que nos vies te glorifient, Père, Fils et Esprit Saint. Amen.

Texte traduit et présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Et, de notre côté, confions l’unité des Chrétiens à l’intercession  de notre Sainte Mère :

Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous !

La tendresse, un moyen de toucher ce qui est fragile en nous

La tendresse, un moyen de toucher ce qui est fragile en nous

Le Pape François a continué sa catéchèse sur la figure de Saint Joseph lors de l’audience générale ce mercredi 19 janvier, s’arrêtant en particulier sur le «père de tendresse». «Cela nous fait du bien de nous refléter dans la paternité de Joseph.»

 

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Salle Paul VI
Mercredi 19 janvier 2022

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Catéchèse sur saint Joseph – 8. Saint Joseph père dans la tendresse

Résumé

Aujourd’hui, nous approfondissons la figure de saint Joseph comme père de tendresse. Dans les évangiles, Jésus utilise souvent la figure du Père pour parler de Dieu et de son amour. Ainsi, la parabole du Père miséricordieux (Lc 15, 11-32) insiste sur la manière dont le pardon atteint celui qui a péché.

Le fils prodigue s’attend à une punition, ou à une justice qui lui aurait donné tout au plus la place d’un des serviteurs, mais il se retrouve dans les bras de son père. La tendresse est quelque chose de plus grand que la logique du monde, elle est une façon inattendue de rendre justice.

Il y a une grande tendresse dans l’amour de Dieu, et il est beau de penser que la première personne à transmettre cela à Jésus fut Joseph lui-même. Il est essentiel de faire nous-même l’expérience de cette tendresse de Dieu pour en devenir les témoins. Ce n’est pas une question d’émotion ou de sentiment, mais la conviction de se sentir aimé et accueilli précisément dans notre pauvreté et notre misère.

Le sacrement de la réconciliation est ainsi le lieu par excellence pour faire l’expérience de cette tendresse de Dieu pour nous, en toute vérité. C’est en nous laissant aimer que nous devenons à notre tour capable d’aimer davantage.


Catéchèse

Chers frères et sœurs, bonjour !

Aujourd’hui, je voudrais approfondir la figure de Saint Joseph comme père de tendresse.

Dans ma Lettre Apostolique Patris corde (8 décembre 2020), j’ai eu l’occasion de réfléchir à cet aspect de la tendresse, un aspect de la personnalité de saint Joseph. En effet, même si les Évangiles ne nous donnent aucun détail sur la manière dont il a exercé sa paternité, nous pouvons être sûrs que le fait qu’il soit un homme « juste » s’est également traduit dans l’éducation donnée à Jésus.

« Joseph a vu Jésus grandir jour après jour « en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes. » (Lc 2, 52) : C’est ce que dit l’Évangile. Comme le Seigneur le fit avec Israël, il lui a « appris à marcher, a Jésus, en le tenant par la main ; il était pour lui comme le père qui soulève un nourrisson tout contre sa joue ; il se penchait vers lui pour le nourrir » (cf. Os 11, 3-4) » (Patris corde, 2).

Elle est belle cette définition de la Bible qui fait voir la relation de Dieu avec le peuple d’Israël. Et nous pensons que c’est la même relation celle de St Joseph avec Jésus.

*

Les évangiles témoignent que Jésus a toujours utilisé le mot « père » pour parler de Dieu et de son amour. De nombreuses paraboles ont comme protagoniste la figure du père [1].  L’une des plus célèbres est certainement celle du Père miséricordieux, racontée par l’évangéliste Luc (cf. Lc 15, 11-32).

Cette parabole met l’accent par-delà l’expérience du péché et du pardon, sur la manière dont le pardon atteint la personne qui a commis une faute. Le texte dit : « Comme il était encore loin de la maison – le fils pécheur qui s’était éloigné – quand il était encore loin son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. » (v. 20).

Le fils s’attendait à une punition, une justice qui, tout au plus, aurait pu lui donner la place d’un des serviteurs, mais il se retrouve enveloppé dans l’étreinte de son père. La tendresse est quelque chose de plus grand que la logique du monde. C’est une façon inattendue de rendre justice.

C’est pourquoi nous ne devons jamais oublier que Dieu n’est pas effrayé par nos péchés : mettons-nous cela bien en tête. Dieu n’est pas effrayé par nos péchés, il est plus grand que nos péchés. Il est père, il est amour, il est tendre. Il n’est pas effrayé par nos péchés, nos erreurs, nos chutes, mais il est effrayé par la fermeture de notre cœur – cela oui le fait souffrir – il est effrayé par notre manque de foi en son amour.

Il y a une grande tendresse dans l’expérience de l’amour de Dieu. Et c’est beau de penser que la première personne à transmettre cette réalité à Jésus a été Joseph lui-même. Car les choses de Dieu nous parviennent toujours par la médiation d’expériences humaines.

Il y a quelque temps – je ne sais pas si je vous l’ai déjà raconté – un groupe de jeunes gens qui font du théâtre, un groupe de jeunes gens pop, « en avance sur leur temps », a été frappé par cette parabole du père miséricordieux et a décidé de faire une œuvre de théâtre pop avec ce sujet, avec cette histoire. Et ils l’ont bien fait.

Et tout l’argument est, à la fin, qu’un ami écoute le fils qui s’est éloigné de son père, qui voulait rentrer à la maison mais qui avait peur que son père le mette dehors et le punisse et toutes ces choses. Et l’ami lui dit, dans cet opéra pop : « Envoie un messager et dis que tu veux rentrer chez toi, et si le père le reçoit, qu’il mette un mouchoir à la fenêtre, la fenêtre que tu verras dès que tu prendras le dernier chemin ».

Cela a été donc fait. Et l’opéra, avec des chants et des danses, continue jusqu’au moment où le fils emprunte le chemin final et l’on voit la maison. Et quand il lève les yeux, il voit la maison pleine de mouchoirs blancs : pleine. Pas une, toutes les fenêtres, trois ou quatre par fenêtre.

C’est ça la miséricorde de Dieu. Il n’a pas peur de notre passé, de nos mauvaises choses : non. Il a seulement peur de la fermeture. Donc… nous avons tous des comptes à régler ; mais régler ses comptes avec Dieu est une très belle chose, car nous commençons à parler et Lui nous embrasse. La tendresse.

*

Nous pouvons donc nous demander si nous avons nous-mêmes fait l’expérience de cette tendresse, et si nous en sommes devenus à notre tour les témoins. Pensons. Car la tendresse n’est pas d’abord une affaire d’émotion ou de sentiment : non. C’est l’expérience de se sentir aimé et accueilli précisément dans notre pauvreté et dans notre misère, et ainsi transformé par l’amour de Dieu.

Dieu ne compte pas seulement sur nos talents : non, mais aussi sur notre faiblesse rachetée. Notre faiblesse est rachetée et Lui s’appuie sur cela. Ce qui fait dire à saint Paul, par exemple, qu’il y a un plan aussi pour sa fragilité.

En effet, il écrit à la communauté de Corinthe : « Pour m’empêcher de me surestimer, j’ai reçu dans ma chair une écharde, un envoyé de Satan qui est là pour me gifler […] C’est pourquoi par trois fois, j’ai prié le Seigneur d’écarter cela de moi. Et il m’a déclaré : « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. » (2 Cor 12, 7-9).

Le Seigneur ne supprime pas toutes les faiblesses, mais il nous aide à marcher avec les faiblesses, en nous prenant Lui-même par la main. Mais comment ? Oui, Il prend nos faiblesses par la main, nous avec les faiblesses, près de nous. Et c’est ça la tendresse.

L’expérience de la tendresse consiste à voir la puissance de Dieu traverser précisément ce qui nous rend plus fragiles ; à condition toutefois de nous convertir du regard du Malin qui « nous pousse à regarder notre fragilité avec un jugement négatif », tandis que l’Esprit Saint « la met en lumière avec tendresse » (Patris corde, 2).

« La tendresse est le meilleur moyen de toucher ce qui est fragile en nous. […] Voyez comment les infirmières et les infirmiers touchent les plaies des malades : avec tendresse, pour ne pas les blesser davantage. C’est ainsi que le Seigneur touche nos blessures, avec la même tendresse.

C’est pourquoi il est important de rencontrer la Miséricorde de Dieu, notamment dans le Sacrement de la Réconciliation, dans la prière personnelle avec Dieu, en faisant une expérience de vérité et de tendresse. Paradoxalement, le Malin aussi peut nous dire la vérité : lui, c’est un menteur, mais il s’arrange pour nous dire la vérité afin de me conduire au mensonge. Mais s’il le fait, le malin le fait et c’est pour nous condamner.

Le Seigneur nous dit la vérité et nous tends la main pour nous sauver. Nous savons cependant que la Vérité qui vient de Dieu ne nous condamne pas, mais qu’elle nous accueille, nous embrasse, nous soutient, nous pardonne » (Patris corde, 2). Dieu pardonne toujours : mettez cela dans la tête et le cœur. Dieu pardonne toujours. C’est nous qui nous fatiguons à demander le pardon. Mais il pardonne toujours. Les choses les plus laides.

*

Cela nous fait donc du bien de nous contempler dans la paternité de Joseph qui est un miroir de la paternité de Dieu, et de nous demander si nous permettons au Seigneur de nous aimer avec sa tendresse, transformant chacun de nous en hommes et en femmes capables d’aimer de cette manière.

Sans cette « révolution de la tendresse » – une révolution de la tendresse est nécessaire ! – et sans cette révolution de la tendresse nous risquons de rester emprisonnés dans une justice qui ne nous permet pas de nous relever facilement et qui confond la rédemption avec la punition.

C’est pourquoi, aujourd’hui, je veux me souvenir d’une façon particulière de nos frères et sœurs qui sont en prison. Il est juste que qui a commis une faute paie pour son erreur, mais il est encore plus juste que qui a commis une faute puisse se racheter de son erreur.

Il ne peut y avoir de condamnations sans une fenêtre d’espérance. Toute condamnation comporte toujours une fenêtre d’espérance. Pensons à nos frères et sœurs en prison, pensons à la tendresse de Dieu pour eux, et prions pour eux, afin qu’ils trouvent dans cette fenêtre d’espérance un passage vers une vie meilleure.

Et nous concluons avec cette prière :

Saint Joseph, père dans la tendresse,
apprends nous à accepter d’être aimés précisément dans ce qui en nous est plus faible.
Accorde-nous de ne placer aucun obstacle
entre notre pauvreté et la grandeur de l’amour de Dieu.
Suscite en nous le désir de nous approcher de la Réconciliation,
pour être pardonnés et aussi rendus capables d’aimer avec tendresse
nos frères et sœurs dans leur pauvreté.
Sois proche de ceux qui ont fait le mal et qui en paient le prix ;
Aide-les à trouver ensemble avec la justice également la tendresse pour pouvoir recommencer.
Et apprends leur que le premier moyen pour recommencer
est de demander sincèrement pardon, pour sentir la caresse du Père.

Merci.

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[1] Cfr Mt 15,13; 21,28-30; 22,2; Lc 15,11-32; Jn 5,19-23; 6,32-40; 14,2;15,1.8.


SALUTATIONS

Je salue cordialement les personnes de langue française présentes aujourd’hui. Ce matin, prions tout particulièrement pour ceux qui sont en prison. Que la tendresse de Dieu les rejoigne dans leur chemin de réparation et de réinsertion dans la société, et qu’elle suscite en chacun d’entre nous un grand désir de conversion. Que Dieu vous bénisse !

Je salue les pèlerins et visiteurs anglophones, en particulier ceux des États-Unis d’Amérique. Je salue également les prêtres de l’Institut de formation théologique continue du Collège pontifical nord-américain. En cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens, prions pour que tous les disciples du Christ persévèrent sur le chemin de l’unité. Sur vous tous et sur vos familles, j’invoque la joie et la paix du Seigneur. Que Dieu vous bénisse!

Je salue les fidèles germanophones. Nous avons tous besoin de la miséricorde de Dieu et des autres. Nous aussi, nous sommes donc appelés à être miséricordieux et prêts à pardonner. Que Saint Joseph, père dans la tendresse, vous enseigne cette attitude de miséricorde et vous accompagne de son intercession.

Je salue cordialement les fidèles hispanophones. Je vous invite à aborder une attitude de Réconciliation pour expérimenter la miséricorde et la tendresse de Dieu, qui nous aide à surmonter nos chutes, à nous relever et à apprendre à aimer selon la mesure de son Cœur paternel. Que Dieu vous bénisse. Merci beaucoup.

Avec des sentiments d’estime fraternelle, je vous salue chers frères et sœurs qui professez, en portugais, la foi dans l’unique Seigneur de tous les peuples et de toutes les langues. Je vous encourage, en bannissant toute forme d’indifférence, de confusion et de rivalité haineuse, à collaborer avec tous les chrétiens pour l’amour du Christ. Unissons-nous tous en son Nom ! Moi aussi, en son nom, je vous bénis, souhaitant que vous portiez beaucoup de fruits dans la paix, la coopération et l’unité entre votre famille et vos compatriotes.

Je salue les fidèles arabophones. Nous demandons à saint Joseph, père dans la tendresse, de susciter en nous le désir de nous approcher du sacrement de la réconciliation, d’être pardonnés et rendus capables d’aimer nos frères et sœurs dans leur pauvreté, et d’être proches de ceux qui ont tort, en leur apprenant que la première façon de recommencer est de demander sincèrement pardon. Que le Seigneur vous bénisse tous et vous protège toujours de tout mal !

Je salue cordialement tous les Polonais. Hier, nous avons commencé la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens. C’est le devoir de chaque baptisé de s’engager dans ce que Jésus a voulu : que tous soient un. Je vous invite à prier pour que tous les chrétiens, découvrant la tendresse de l’amour de Dieu, s’aiment les uns les autres. Je vous bénis de tout mon cœur !


APPEL

Ma pensée va aux populations des îles Tonga, qui ont été touchées ces derniers jours par l’éruption du volcan sous-marin qui a causé d’importants dégâts matériels. Je suis spirituellement proche de toutes les personnes affligées, implorant Dieu de les soulager de leurs souffrances. J’invite tout le monde à se joindre à moi pour prier pour ces frères et sœurs.

***

Je souhaite une cordiale bienvenue aux pèlerins de langue italienne. En particulier, je salue les participantes au Chapitre général des Filles des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie (Institut Ravasco), les Sœurs de la Mère de Dieu venues de Roumanie, les élèves des Inspecteurs et Surintendants de la Guardia di Finanza de L’Aquila, et membres de la Fondation « Davida » de Leinì (Turin).

Je vous exhorte tous à être, à l’exemple de saint Joseph, témoins de la tendresse et de la miséricorde du Seigneur. Ensuite, je salue les travailleurs de la compagnie aérienne AirItaly, et j’espère que leur situation de travail pourra trouver une solution positive, dans le respect des droits de tous, en particulier des familles.

Enfin, mes pensées vont de manière particulière aux personnes âgées, aux jeunes, aux malades et aux jeunes mariés. La Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, qui a commencé hier, nous invite à demander au Seigneur avec insistance le don de la pleine communion entre les croyants. Ma bénédiction à tous.


Copyright © Dicastero per la Comunicazione – Libreria Editrice Vaticana

Texte présenté (et traduit pour les Salutations) par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens 2022 – JOUR 2

Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens 2022 – JOUR 2

« Où est l’enfant qui est né roi des Juifs ? » (Mt 2:2)
Une autorité humble fait tomber les murs et construit avec amour

Lectures

Jérémie 23:1-6 Il régnera comme roi et agira avec sagesse
Psaume 46 Il fait cesser les guerres jusqu’au bout de la terre
Philippiens 2:5-11 Qui… ne considérait pas l’égalité avec Dieu comme quelque chose à exploiter
Matthieu 20:20-28 Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir

Réflexion

semaine-de-priere-unité-des-chrétiens-2022
semaine-de-priere-unité-des-chrétiens-2022

Jérémie dénonce la mauvaise direction des rois d’Israël qui ont divisé et dispersé le peuple. C’était un gouvernement qui a détruit des nations et conduit leurs citoyens à l’exil. En revanche, le Seigneur promet un roi-berger qui « exercera la justice et la justice dans le pays » et rassemblera les membres de son troupeau. Notre monde a soif d’un bon un gouvernement et recherche constamment quelqu’un qui satisfera ce désir.

Où peut-on trouver un tel chef ? Ce n’est qu’en Christ que nous avons vu l’exemple d’un roi ou d’un chef selon le cœur de Dieu. Comme nous sommes appelés à le suivre, nous sommes également appelés à imiter sa manière de servir-royauté dans le monde et dans l’Église. En Christ, nous rencontrons celui qui ne détruit pas et ne divise pas, mais construit et guérit pour la gloire du nom de Dieu.

Son règne n’est pas intéressé et il n’utilise pas la force. Nous rencontrons plutôt en Lui un serviteur humble et aimant qui ne considère pas l’égalité avec Dieu comme quelque chose à exploiter. C’est quelqu’un qui vient pour servir plutôt que pour être servi, et ses disciples sont appelés à faire de même.

*

Aujourd’hui, le Moyen-Orient est en train de perdre son peuple en exil alors que « la droiture et la justice » deviennent des denrées rares, non seulement là-bas mais partout dans le monde. Pourtant, nous avons un espoir qui ne sera pas ébranlé même si « les nations sont en effervescence » et « les royaumes chancellent » autour de nous.

Les dirigeants, à la fois dans le monde et dans l’Église, ont la responsabilité de rassembler plutôt que de disperser ou de diviser le peuple de Dieu. Tant de divisions dans le monde et dans l’Église sont causées par le désir de position, de pouvoir et d’avantage personnel.

Plus les chrétiens imitent fidèlement le  Christ serviteur,  plus la division dans le monde et dans l’Église sera surmontée. Alors que nous travaillons pour la justice, la justice et la paix pour le bien-être de tous, nous rendons humblement témoignage au roi-berger et attirons les autres en sa présence.

Prière

Dieu, notre seul refuge et force, nous te glorifions car tu es un Dieu juste et juste. Nous confessons devant toi que nous convoitons souvent des modèles mondains d’autorité. Aide-nous à chercher notre Seigneur Jésus-Christ non dans les palais des puissants mais dans l’humble crèche et à l’imiter dans sa douceur.

Encourage-nous à nous remettre pendant que nous nous servons les uns les autres dans ton obéissance.
Prions au nom du Christ qui avec toi et avec le Saint-Esprit règne éternellement dans la gloire. Amen.

Texte traduit et présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Et, de notre côté, confions l’unité des Chrétiens à l’intercession  de notre Sainte Mère :

Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous !