Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

Louez le nom du Seigneur

Louez le nom du Seigneur

Lecture:  Ps 112, 1-4.7.9

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Donnée il y a 21 ans exactement, relisons avec profit la méditation de ce psaume de louange  faite par le Pape Benoît XVI. 

Chers frères et sœurs,

  1. Le Psaume 112 vient de retentir dans sa simplicité et sa beauté, constituant une véritable porte d’entrée à un petit recueil de Psaumes allant du 112 au 117, conventionnellement appelé le « Hallel égyptien ». C’est l’alléluia, c’est-à-dire le chant de louange, qui exalte la libération de l’esclavage du pharaon et la joie d’Israël à servir le Seigneur en liberté sur la terre promise (cf.Ps 113).

Ce n’est pas pour rien que la tradition juive avait relié cette série de Psaumes à la liturgie pascale. La célébration de cet événement, selon ses dimensions historiques, sociales et surtout spirituelles, était ressentie comme un signe de la libération du mal, dans la multiplicité de ses manifestations.

Le Psaume 112 est un bref hymne qui, dans l’original hébreu, ne comporte qu’une soixantaine de paroles, toutes empreintes de sentiments de confiance, de louange, de joie.

  1. La première strophe (cf. Ps 112, 1-3) exalte le « nom de Yahvé » qui – comme on le sait – indique dans le langage biblique la personne même de Dieu, sa présence vivante et agissante dans l’histoire humaine.

A trois reprises, avec une insistance passionnée, retentit « le nom de Yahvé » au centre de la prière d’adoration. Tout l’être et le temps tout entier – « du lever du soleil à son coucher », dit le Psalmiste (v. 3) – participe à une unique action de grâce. C’est comme si un souffle incessant s’élevait de la terre vers le ciel pour exalter le Seigneur; Créateur du cosmos et Roi de l’histoire.

  1. C’est précisément à travers ce mouvement vers le haut que le Psaume nous  conduit au mystère divin. La deuxième partie (cf. vv. 4-6) célèbre, en effet, la transcendance du Seigneur, décrite par des images verticales qui dépassent le simple horizon humain. On proclame:  le Seigneur est « très haut », il « s’élève pour siéger », et personne ne peut l’égaler; même pour regarder les cieux il doit se « baisser » car « plus haut que tous les cieux, sa gloire » (v. 4).

Le regard divin se dirige sur toute la réalité, sur les êtres terrestres et sur les êtres célestes. Toutefois, ses yeux ne sont pas hautains et détachés, comme ceux d’un empereur distant. Le Seigneur – dit le Psalmiste – « s’abaisse pour voir » (v. 6).

  1. On passe ainsi au dernier mouvement du Psaume (cf. vv. 7-9), qui déplace l’attention des hauteurs célestes jusqu’à notre horizon terrestre. Le Seigneur se baisse avec prévenance sur notre petitesse et notre indigence, qui nous inciterait à nous replier avec crainte. Il va directement, avec son regard plein d’amour et son engagement efficace, vers les derniers et les misères du monde:  « De la poussière il relève le faible, du fumier il retire le pauvre » (v. 7).

Dieu se penche donc sur les indigents et ceux qui souffrent pour les réconforter et cette parole trouve sa dernière force, son dernier réalisme dans le moment où Dieu se penche au point de s’incarner, de devenir l’un de nous, et précisément l’un des pauvres du monde. Il confère au pauvre le plus grand honneur, celui de s' »asseoir au rang des princes »; oui, « au rang des princes de son peuple » (v. 8).

A la femme seule et stérile, humiliée par la société de l’Antiquité comme si elle était une branche sèche et inutile, Dieu donne l’honneur et la grande joie d’avoir de nombreux enfants (cf. v. 9). Le Psalmiste loue donc un Dieu bien différent de nous dans sa grandeur, mais en même temps très proche de ses créatures qui souffrent.

Il est facile de découvrir dans ces versets finaux du Psaume 112, la préfiguration des paroles de Marie dans le Magnificat, le cantique des choix de Dieu « qui a jeté les yeux sur l’humilité de sa servante ». Plus radicale que notre Psaume, Marie proclame que Dieu « a renversé les potentats de leur trône et élevé les humbles » (cf. Lc 1, 48-52; cf. Ps 112, 6-8).

  1. Un « Hymne vespéral » très ancien, conservé dans ce qu’on appelle les Constitutions des Apôtres (VII, 48), reprend et développe le début joyeux de notre Psaume. Nous le rappelons ici, au terme de notre réflexion, pour mettre en lumière la relecture « chrétienne » que la communauté des débuts faisait des Psaumes:
  2. « Louez, enfants, le Seigneur, / louez le nom du Seigneur. / Nous te louons, nous te chantons, nous te bénissons / pour ta gloire immense. / Seigneur roi, Père du Christ agneau immaculé, /qui enlève le péché du monde. / A toi revient la louange, à toi l’hymne, à toi la gloire, / à Dieu le Père, par l’intermédiaire du Fils dans l’Esprit Saint / pour les siècles des siècles. Amen ! » (S. Pricoco – M. Simonetti, La prière des chrétiens, Milan 2000, p. 97).

* * *

Vous aussi, faites monter vers le Seigneur votre action de grâces, car il n’oublie aucun de vous!

BENOÎT XVI AUDIENCE GÉNÉRALE Mercredi 18 mai 2005

Copyright © Dicastero per la Comunicazione – Libreria Editrice Vaticana

Avant de commencer une brève interprétation du Psaume qui vient d’être chanté, je voudrais rappeler que c’est aujourd’hui l’anniversaire de notre bien-aimé Pape Jean-Paul II. Il aurait fêté 85 ans et nous sommes sûrs que, d’En-haut, il nous voit et il est avec nous. En cette occasion nous voulons profondément remercier le Seigneur pour le don de ce Pape et nous voulons dire merci au Pape lui-même pour tout ce qu’il a fait et souffert. [nous pouvons faire mémoire à cette occasion du Pape Benoit XVI et aussi du Pape François].

REGARDONS LE M DE NOTRE MÉDAILLE

25 MAI

REGARDONS LE M DE NOTRE MÉDAILLE

Remarquons que la Croix repose en quelque sorte sur le M de la Médaille, le monogramme de Marie. On ne peut les séparer. Quel émouvant symbole ! Notre Rédemption est due à Jésus, mais Marie y est présente. Le Christ a voulu que sa Mère fût intimement mêlée à ce mystère de la Rédemption comme elle avait participé largement à celui de l’Incarnation.

Quoi d’étonnant dès lors que la Sainte Vierge soit si puissante ? Nous l’avons contemplée les mains chargées de grâces ; nous la voyons maintenant à la source même de l’acquisition de toutes ces grâces. Non seulement elle les dispense avec son Fils, mais elle les acquiert avec lui sur le Calvaire. Voilà la raison profonde pour laquelle elle a voulu fixer l’initiale de son nom au-dessous du signe de notre Rédemption.

Ne participons jamais au la sainte eucharistie sans nous unir profondément à la Vierge Marie. Par elle, avec elle, nous comprendrons mieux les saints mystères, nous y participerons plus activement, nous en profiterons doublement. Que le nom de Marie soit gravé dans notre cœur comme sur notre Médaille ; qu’il soit toujours prêt à jaillir de nos lèvres, toujours présent à notre souvenir !

PRIÈRE

O ma Mère, votre monogramme fixé tout auprès de la Croix de votre Fils me prouve éloquemment que vous êtes toujours là pour m’accueillir avec amour, surtout aux heures pénibles de la vie où je sens moi-même le poids de la Croix peser sur mes épaules.

Faites-moi comprendre que vous attendez de chaque chrétien une participation au grand travail de la Rédemption du monde et que vous recueillez chacune des souffrances acceptées dans un esprit chrétien pour les offrir vous-même à votre Fils et préparer notre place dans le ciel.

Que ces pensées si consolantes illuminent toujours chacun de mes pas jusqu’au dernier jour de ma vie. Ainsi soit-il !

Ô MARIE, CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !

+P. BAETEMAN

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

 

l’Esprit ouvre les portes

l’Esprit ouvre les portes

« L’Esprit du Ressuscité est l’Esprit de la paix, l’Esprit de la mission et l’Esprit de vérité»,
qu’il nous sauve de la guerre, de la misère et du péché. (Léon XIV, messe du jour)

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PAPE LÉON XIV

REGINA CAELI

Place Saint-Pierre
Dimanche 24 mai 2026

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Chers frères et sœurs, bon dimanche !

En cette solennité de la Pentecôte, nous sommes appelés à contempler le don du Saint-Esprit, répandu en abondance sur l’Église naissante et, aujourd’hui, de nouveau offert à ses membres, comme lumière et force qui les accompagnent dans toutes les situations de la vie.

Nous pouvons nous attarder sur une image de l’Esprit que nous offre la liturgie d’aujourd’hui : l’Esprit ouvre les portes. L’Évangile nous dit en effet que « les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs » (Jn 20, 19).

Et, dans le même temps, le Livre des Actes des Apôtres nous relate que l’Esprit arrive comme un vent impétueux (cf. Ac 2, 2), qu’il ouvre ces portes, pousse les disciples à sortir et à annoncer la Bonne Nouvelle du Christ ressuscité.

Nous pouvons encore nous demander aujourd’hui : quelles portes le Saint-Esprit ouvre-t-il ?

La première porte est celle de Dieu lui-même, en ce sens qu’elle nous ouvre l’accès au mystère de Dieu, tel qu’il s’est révélé en Jésus-Christ. Par le don de son Esprit, Dieu nous donne la vraie foi, nous fait comprendre le sens des Écritures, se fait connaître comme un proche et nous permet de participer à sa propre vie.

Le Saint-Esprit nous aide à faire une expérience personnelle de Dieu, à le rencontrer en Jésus et non seulement dans l’observance d’une loi, à le reconnaître en nous et à découvrir les signes de sa présence dans la vie quotidienne.

La deuxième porte est celle du Cénacle, c’est-à-dire celle de l’Église. Sans le feu de l’Esprit, l’Église reste prisonnière de la peur, craintive face aux défis du monde, repliée sur elle-même et incapable d’entrer en dialogue avec une époque en mutation.

L’Esprit ouvre les portes de l’Église afin qu’elle soit accueillante envers tous, même envers ceux qui ont fermé leurs portes à Dieu, aux autres, à l’espérance, à la joie de vivre. Comme le rappelait le Pape François, nous sommes appelés à être « une Église qui bénit et encourage […]. L’Église des portes ouvertes à tous » (Homélie de la messe d’ouverture de l’Assemblée Générale Ordinaire du Synode des Évêques, 4 octobre 2023).

Enfin, le Saint-Esprit ouvre les portes de nos cœurs, en nous aidant à surmonter les résistances, les égoïsmes, les méfiances et les préjugés, et en nous rendant capables de vivre comme des enfants de Dieu et des frères les uns pour les autres. Là où réside l’Esprit du Seigneur, naît la fraternité entre les personnes, les groupes, les peuples de la Terre, et tous parlent la seule langue de l’amour qui unit et harmonise les diversités.

Frères et sœurs, aujourd’hui encore, et tout particulièrement en ce jour de Pentecôte, nous devons invoquer le Saint-Esprit afin qu’il ouvre toutes les portes qui restent encore fermées. Nous avons besoin de redécouvrir Dieu comme un Père qui nous aime, d’édifier une Église où chacun se sente chez soi et de faire croître un monde fraternel, dans lequel règne la paix entre tous les peuples.

Comme les premiers disciples, ayons confiance dans l’intercession de la Vierge Marie, Demeure de l’Esprit Saint et Mère de l’Église.

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À l’issue de l’Angélus

Chers frères et sœurs,

nous célébrons aujourd’hui la Journée de Prière pour l’Église en Chine, en la mémoire liturgique de la Bienheureuse Vierge Marie, Secours des chrétiens, vénérée avec une très grande dévotion au sanctuaire de Sheshan, à Shanghai. Unissons notre prière à celle des catholiques chinois, en signe de notre affection pour eux et de leur communion avec l’Église universelle et avec le Successeur de Pierre.

Que l’intercession de la Reine du Ciel obtienne à la communauté des croyants en Chine la grâce de l’unité et donne à tous la force de témoigner de l’Évangile dans leurs efforts quotidiens, afin d’être une semence d’espérance et de paix. En particulier, j’invoque la paix éternelle pour les victimes de l’accident survenu ces derniers jours dans une mine au Nord de la Chine.

Confions également à la Très Sainte Vierge Marie, Secours des chrétiens, les communautés chrétiennes de la Terre Sainte, du Liban et de tout le Moyen-Orient qui souffrent à cause de la guerre.

Et maintenant, j’adresse mon salut à vous tous, fidèles de Rome et pèlerins venus de différents pays !

Je salue tout particulièrement le groupe de personnes en situation de handicap venu de Pologne, ainsi que les pèlerins qui sont venus à vélo depuis Kelmis, en Belgique. Bravo !

Je souhaite à tous un bon dimanche de Pentecôte.

Texte proposé par l’Association de la Médaille Miraculeuse