Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

Neuvaine à la Nativité de Marie 2

Deuxième jour de la neuvaine – Sainte Marie, colombe de pureté

Vierge Marie enfant
représenter la Vierge Marie enfant

Nous vous saluons, enfant céleste, qui avez été conçue sans péché.

Nous poursuivons la lecture d’un texte très ancien, l’évangile (apocryphe) de la nativité de Sainte Marie, qui ne fait pas partie du canon des Saintes Écritures, mais qui a été très prisé notamment au Moyen-Âge :

« Or, il arriva que, comme la fête de la Dédicace approchait, Joachim monta à Jérusalem avec quelques-uns de sa tribu. C’était alors Isaschar qui était grand prêtre.

Lorsqu’il aperçut Joachim parmi les autres avec son offrande, il le rebuta et méprisa ses dons, en lui demandant comment étant stérile, il avait la hardiesse de paraître parmi ceux qui ne l’étaient pas, et disant que, puisque Dieu l’avait jugé indigne d’avoir des enfants, ses dons n’étaient nullement dignes de Dieu ; l’Écriture portant :« Maudit celui qui n’a pas engendré de mâle en Israël ; » et il dit que Joachim n’avait qu’à commencer d’abord par se laver de la tache de cette malédiction en ayant un enfant, et qu’ensuite il pourrait paraître devant le Seigneur avec ses offrandes.

Joachim, rempli de confusion de ce reproche outrageant, se retira auprès des bergers qui étaient avec ses troupeaux dans ses pâturages. »

Évangile (apocryphe) de la nativité de Sainte Marie, ch II

« C’est la naissance de la Vierge Marie; faisons-lui fête, en adorant le Christ son fils, le Seigneur. Telle est l’invitation que nous adresse aujourd’hui l’Église. Écoutons son appel ; entrons dans sa joie qui déborde : l’Époux est proche, puisque son trône est dès maintenant dressé sur terre ; encore un peu, et lui-même paraîtra sous ce diadème de notre humanité dont doit le couronner sa mère au jour de la joie de son cœur et du nôtre. Aussi, comme en la glorieuse Assomption, retentit à nouveau le Cantique sacré ; mais il est plus de la terre, cette fois, que du ciel. Voici qu’en vérité nous est donné mieux que le premier paradis à cette heure. » (Dom Prosper Guéranger  – Année liturgique – 8 septembre, la nativité de la Très Sainte Vierge)

Prières quotidiennes

Marie Médiatrice

Prière à Marie Médiatrice

Le 31 août, c’est la fête de Marie Médiatrice de toutes grâces, que nous célébrons aujourd’hui.

Marie médiatrice de toutes grâces - Béatitudes
Marie médiatrice de toutes grâces – Béatitudes

Refuge Maternel, Ô Reine de l’Univers et Médiatrice entre les hommes et Dieu, Mère d’Amour, de Douleur et de Miséricorde, Consolation et Refuge de tous nos espoirs, qui, bien qu’ayant le cœur brisé par tant de mépris et d’outrages, daignez encore nous être propice.

Obtenez pour nous, filles et fils indignes et ingrats, nous vous en prions, avec une grande foi et une filiale confiance, la Grâce d’être délivrés du péché qui tue les âmes et conduit le monde à la ruine.

Ô clémente et miséricordieuse Mère, nous reconnaissons avoir couronné d’épines votre Divin Fils, Jésus, notre Rédempteur, et avoir déchiré par d’innombrables blessures votre tendre cœur. De ce fait, nous  méritions l’épreuve de la Justice Divine ; mais, maintenant repentants, nous invoquons votre protection et votre aide en nous réfugiant dans votre cœur maternel, si bon abri dans le tourbillon qui ravage le monde.

A la prière pour notre salut, acceptez d’ajouter notre fervente supplique de réparation pour les nombreuses offenses que commettent à toutes les heures du jour et de la nuit tant de filles et de fils ingrats afin que, éclairé(e)s et attiré(e)s par votre maternel amour, ils (elles) puissent trouver, eux (elles) aussi, refuge et salut.

Ô Marie, Reine du Ciel et de la Terre, Mère de Dieu, notre Mère et notre Médiatrice, vous qui êtes toute-puissante auprès de Dieu et qui voulez notre salut, en cette heure triste et sombre qui submerge notre humanité tourmentée, parmi les forces croissantes et menaçantes du mal, faites descendre, nous vous en prions avec toute notre foi, la lumière de votre amour maternel sur le monde entier, et en particulier, dans les cœurs infidèles et endurcis par le péché, afin que tous unis comme en un seul cœur dans la foi et dans l’amour du Divin Cœur de Jésus, nous puissions chanter sur toute la terre le triomphe de votre Miséricorde maternelle. Ainsi soit-il.

« Reine de l’Univers, Médiatrice des hommes, refuge de tous nos espoirs, faites-nous miséricorde ! »

*****

Pour notre méditation, le sermon des 12 étoiles de Saint Bernard et dans Lumen Gentium ce qui suit page 2 :

Le Pape, lors de l’Angélus, exhorte à accepter les voies de Dieu

Le Pape, lors de l’Angélus, exhorte à accepter les voies de Dieu

Ne jamais interrompre le dialogue avec le Seigneur et ne jamais juger l’œuvre de Dieu: c’est ce que Pierre nous enseigne quand il manifeste son désaccord et réprimande Jésus lors de la révélation de la Pâque imminente. Lors de la prière de l’Angélus, à Castel Gandolfo, Léon XIV a demandé aux fidèles d’être sincère avec Dieu et de cultiver leur docilité envers Lui.
logo-Vatican
logo-Vatican

PAPE LÉON XIV

ANGÉLUS

Place de la Liberté (Castel Gandolfo)
Dimanche 30 août 2026

___________________________________

Chers frères et sœurs, bonjour et bon dimanche !

Aujourd’hui, l’Évangile nous parle de Jésus qui révèle à ses disciples le Mystère de sa Pâque imminente : le Messie – dit-il – devra « partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter » (Mt 16, 21).

Ce qu’il affirme est très loin de leurs attentes d’un Messie triomphant et puissant, avec l’aide duquel ils pourraient vaincre et piétiner leurs ennemis (cf. Ps 108, 14). Ils avaient déjà eu l’occasion, au cours du temps passé avec Lui, de s’étonner de ses nombreux gestes et paroles.

Ce dernier message, cependant, dépasse véritablement toutes leurs prévisions. Pierre, en particulier, manifeste son désaccord et réprimande Jésus en lui disant : « Dieu t’en garde, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas » (v. 22).

Peu avant, il avait reconnu en Lui « le Christ, le Fils du Dieu vivant » (v. 16). Or, à présent, surpris et peut-être déçu par ce qu’il entend, en contradiction avec la très belle profession de foi qu’il vient de faire, il le réprimande. Il semble Lui dire : “Oui, je crois que tu es le Messie, mais ce n’est pas ainsi que l’on sauve le monde”. Son élan de zèle, certes animé par un amour sincère, nous donne néanmoins matière à réflexion.

Pour nous aussi, il n’est pas toujours facile de comprendre et d’accepter les voies de Dieu, surtout lorsqu’elles sont éloignées des nôtres. Nous sommes alors tentés de penser, à l’encontre de toute logique de foi, que c’est le Seigneur qui se trompe, ou pire encore, qu’il ne nous écoute pas ou ne s’intéresse pas à nous. Face à cette incertitude, Pierre, malgré son impulsivité, nous enseigne deux choses importantes.

La première est de ne jamais interrompre, même dans ces moments-là, le dialogue avec le Seigneur, mais au contraire de lui exprimer avec confiance notre difficulté à comprendre ce qu’il nous demande.

La deuxième est de ne jamais juger l’œuvre de Dieu, mais plutôt de nous mettre à l’écoute, avec humilité et dans la prière, de ce qu’il nous révèle à travers son action, même lorsque cela ne correspond pas à nos attentes.

Et la grandeur du Premier des Apôtres se manifeste aussi en cela.

Jésus lui répond : « Passe derrière moi, Satan ! » (v. 23), et lui explique ainsi qu’aux autres disciples que, pour marcher sur ses traces, ils devront renoncer à eux-mêmes, prendre leur croix et le suivre (cf. v. 24). Pierre le fera : après l’avoir écouté, il relèvera le défi et restera fidèle aux paroles du Christ qu’il reconnaîtra comme son Rédempteur, tout au long de son existence, jusqu’au martyre.

Demandons au Seigneur d’avoir, nous aussi, dans notre vie de foi et dans notre prière, la même sincérité que Pierre, pour Lui dire humblement ce que nous ressentons vraiment, même lorsque notre cœur est troublé, et, en même temps, de savoir cultiver sa même docilité, en acceptant ce qu’Il nous demande au-delà de nos attentes.

Que Marie, qui a été obéissante aux desseins de Dieu jusqu’au pied de la croix de son Fils Jésus, nous aide.

______________________________

À l’issue de l’Angélus

Chers frères et sœurs,

des nouvelles dramatiques nous parviennent d’Haïti concernant le grave massacre perpétré à Kenscoff, au cours duquel de nombreuses personnes ont perdu la vie tandis que d’autres ont été prises en otage.

J’exprime ma proximité dans la prière aux victimes et à leurs familles, et je demande que tous les otages soient libérés sans délai. Je lance un appel pressant à tous les responsables, afin qu’ils s’engagent concrètement à garantir la sécurité de la population et à mettre fin à toute forme de violence.

J’assure de ma prière les personnes touchées par la terrible inondation qui s’est produite au Népal et au Tibet. Prions pour ceux qui ont perdu la vie, pour les blessés et les disparus, pour les familles, ainsi que pour les secouristes. Puisse la sollicitude de tous contribuer à soulager les souffrances et à apporter l’aide nécessaire à la population.

Continuons à prier pour la paix. Saint Augustin, dont nous avons célébré la mémoire ces derniers jours, disait que « la paix […] ressemble à cet aliment qui se multipliait entre les mains des disciples à mesure qu’ils le rompaient et le distribuaient » (Sermo 357, 2).

Puissent se multiplier dans le monde ceux qui, avec courage, rompent et distribuent le pain de la paix, en surmontant les divisions, en promouvant la justice, en pratiquant le pardon, pour le bien de tous.

Ce mardi, nous célébrons la Journée Mondiale de Prière pour la Sauvegarde de la Création. Cet événement marque le début du Temps de la Création – observé par les chrétiens de diverses confessions – dont le thème cette année est « L’eau vive ».

Comme je l’ai rappelé dans le Message consacré à cette journée, prendre soin de notre maison commune exige une conversion du cœur, afin que ce qui a servi à semer la destruction puisse désormais être mis au service de la vie. J’invite chacun à se joindre à nous dans la prière et l’action, pour que nous devenions des canaux de l’eau vive de la paix de Dieu, rafraîchissant notre monde meurtri.

Je vous salue tous, fidèles de Castel Gandolfo et pèlerins venus de différents pays ! Je souhaite tout particulièrement la bienvenue aux participants à la course caritative “Run to Rome”, aux jeunes qui ont vécu le chemin itinérant de la Via Lucis, au groupe des dévots de Notre Dame des Miracles de Corbetta et aux motards présents pour leur traditionnel rassemblement annuel.

Je remercie les forces de l’ordre et tous ceux qui ont contribué à mon séjour estival ici à Castel Gandolfo, ainsi qu’à la sécurité lors des rencontres avec les pèlerins. Merci beaucoup !

Copyright © Dicastère pour la Communication – Libreria Editrice Vaticana

Texte proposé par l’Association de la Médaille Miraculeue