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sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

Catéchèse sur la prière – 29. L’Église, maîtresse de prière

Catéchèse sur la prière – 29. L’Église, maîtresse de prière

La lampe de la foi doit être maintenue allumée par «l’huile de la prière»

L’audience générale de ce mercredi 14 avril, donnée depuis la bibliothèque du Palais apostolique, portait sur l’Église comme «école de prière». Le Saint-Père, montrant combien la prière est centrale dans la vie du croyant, a dit qu’elle nous est enseignée par l’Église à travers ses membres, en particulier les familles et les communautés. Le souffle de la foi est prière, nous grandissons dans la foi autant que nous apprenons à prier.

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Bibliothèque du palais apostolique
Mercredi 14 avril 2021

Résumé

Chers frères et sœurs,

L’Église est une grande école de prière. Bon nombre d’entre nous ont appris les premières prières sur les genoux de leurs parents ou de leurs grands-parents. Ce don que nous avons reçu dans l’enfance avec simplicité est un patrimoine très riche, et l’expérience de la prière mérite d’être approfondie toujours plus.

La prière est la respiration de la foi et nous y grandissons tant que nous apprenons à prier, elle est notre force. Ainsi, fleurissent dans l’Église des communautés et des groupes consacrés à la prière. Ce sont des cellules vitales, pour le tissu ecclésial et pour la société, car prier et travailler en communauté fait avancer le monde. Tout dans l’Église naît dans la prière, et tout grandit grâce à la prière.

Les saints ont trouvé leur force dans la prière qu’ils puisent dans le « puits » inépuisable de la mère Église. Ils la soutiennent avec les armes de la prière. A cet effet, la lampe de la foi sera toujours allumée sur la terre tant qu’il y aura l’huile de la prière.

Le devoir essentiel de l’Église est de prier et d’éduquer à prier, de transmettre de génération en génération la lampe de la foi avec l’huile de la prière. Sans la foi, tout s’écroule ; et sans la prière, la foi s’éteint. C’est pourquoi l’Église, qui est maison et école de communion, est maison et école de prière.

AUDIENCE

Chers frères et sœurs, bonjour!

L’Église est une grande école de prière. Beaucoup d’entre nous ont appris à épeler les premières prières en se tenant debout sur les genoux de nos parents ou grands-parents. Peut-être chérissons-nous le souvenir de maman et papa qui nous ont appris à faire des prières avant de nous endormir.

Ces moments de recueillement sont souvent ceux où les parents entendent une certaine confiance intime de leurs enfants et peuvent donner leurs conseils inspirés par l’Évangile. Puis, sur le chemin de la croissance, d’autres rencontres ont lieu, avec d’autres témoins et maîtres de prière (cf. Catéchisme de l’Église catholique, 2686-2687). Il est bon de s’en souvenir.

La vie d’une paroisse et de chaque communauté chrétienne est marquée par les temps de la liturgie et de la prière communautaire. Ce don que nous avons reçu dans l’enfance avec simplicité, nous nous rendons compte que c’est un grand patrimoine, un patrimoine très riche, et que l’expérience de la prière mérite d’être de plus en plus approfondie (cf. ibid., 2688).

L’habitude de la foi n’est pas amidonnée, elle se développe avec nous; elle n’est pas rigide, elle grandit, même à travers des moments de crise et de résurrections; en effet, on ne peut pas grandir sans moments de crise, car la crise fait grandir: c’est un moyen nécessaire de grandir pour entrer en crise. Et le souffle de la foi est la prière: nous grandissons dans la foi autant que nous apprenons à prier.

Après certains passages de la vie, nous nous rendons compte que sans la foi nous n’aurions pas pu le faire et que la prière a été notre force. Non seulement la prière personnelle, mais aussi celle des frères et sœurs, et de la communauté qui nous a accompagnés et soutenus, des personnes qui nous connaissent, des personnes que nous demandons de prier pour nous.

Pour cette raison aussi, les communautés et les groupes consacrés à la prière fleurissent continuellement dans l’Église. Certains chrétiens ressentent même l’appel à faire de la prière l’action principale de leurs journées. Dans l’Église, il y a des monastères, il y a des couvents, des ermitages, où vivent des personnes consacrées à Dieu et qui deviennent souvent des centres de rayonnement spirituel.

Ce sont des communautés de prière qui rayonnent de spiritualité. Ce sont de petites oasis où se partage une prière intense et une communion fraternelle se construit jour après jour. Ce sont des cellules vitales, non seulement pour le tissu ecclésial mais pour la société elle-même.

Pensons, par exemple, au rôle que le monachisme a joué dans la naissance et la croissance de la civilisation européenne, ainsi que dans d’autres cultures. Prier et travailler en communauté permet au monde de continuer. C’est un moteur.

Tout dans l’Église naît dans la prière et tout grandit grâce à la prière. Quand l’Ennemi, le Malin, veut combattre l’Église, il le fait d’abord en essayant de drainer ses sources, l’empêchant de prier. Par exemple, on le voit dans certains groupes qui acceptent de mener des réformes ecclésiales, des changements dans la vie de l’Église …

Il y a toutes les organisations, il y a les médias qui informent tout le monde … Mais la prière ne se voit pas, nous ne prions pas. « Nous devons changer cela, nous devons prendre cette décision qui est un peu forte … ». La proposition est intéressante, elle est intéressante, uniquement avec la discussion, uniquement avec les médias, mais où est la prière? La prière est ce qui ouvre la porte au Saint-Esprit, ce qui nous inspire à avancer.

Les changements dans l’Église sans prière ne sont pas des changements dans l’Église, ce sont des changements de groupe. Et quand l’Ennemi – comme je l’ai dit – veut combattre l’Église, il le fait d’abord en essayant de drainer ses sources, en l’empêchant de prier, et en [l’incitant à] faire ces autres propositions.

Si la prière cesse, pendant un certain temps, il semble que tout peut continuer comme toujours – par inertie -, mais au bout de peu de temps, l’Église se rend compte qu’elle est devenue comme une coquille vide, qu’elle a perdu l’axe de soutien, qu’elle n’est plus possède la source de chaleur et d’amour.

Les saintes femmes et les saints hommes n’ont pas une vie plus facile que les autres, au contraire, ils ont ils aussi leurs problèmes à affronter et, de plus, ils font souvent l’objet d’opposition. Mais leur force est la prière, qu’ils puisent toujours dans le «puits» inépuisable de l’Église mère. Avec la prière, ils nourrissent la flamme de leur foi, comme cela a été fait avec l’huile des lampes.

Et ainsi ils continuent à marcher dans la foi et l’espérance. Les saints, qui comptent souvent pour peu aux yeux du monde, sont en fait ceux qui le soutiennent, non pas avec les armes de l’argent et du pouvoir, les moyens de communication, etc., mais avec les armes de la prière.

Dans l’Évangile de Luc, Jésus pose une question dramatique qui nous fait toujours réfléchir: « Quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur terre? » (Lc 18,8), ou trouvera-t-il uniquement des organisations, comme un groupe d ‘«entrepreneurs de la foi», tous bien organisés, qui font beaucoup de choses pour la charité…, ou trouvera-t-il la foi?

« Quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur terre? » Cette question est à la fin d’une parabole qui montre la nécessité de prier avec persévérance, sans se fatiguer (cf. vv. 1-8). Par conséquent, nous pouvons conclure que la lampe de la foi sera toujours allumée sur terre tant qu’il y aura de l’huile de prière. La lampe de la vraie foi de l’Église sera toujours allumée sur terre tant qu’il y aura de l’huile de prière.

C’est celui qui perpétue la foi et mène notre vie pauvre, faible et pécheresse, mais la prière la fait avancer avec certitude. C’est une question que nous chrétiens devons nous poser: est-ce que vous priez? Prions? Comment est-ce que je prie? Comme les perroquets ou est-ce que je prie avec mon cœur?

Comment est-ce que je prie? Est-ce que je prie pour que je sois dans l’Église et que je prie avec l’Église, ou est-ce que je prie un peu selon mes idées et que mes idées deviennent prière? C’est une prière païenne, pas chrétienne. Je le répète: nous pouvons conclure que la lampe de la foi sera toujours allumée sur terre tant qu’il y aura de l’huile de prière.

Et c’est une tâche essentielle de l’Église: prier et éduquer à prier. Transmettre la lampe de la foi de génération en génération avec l’huile de prière. La lampe de la foi qui illumine, qui arrange vraiment les choses telles qu’elles sont, mais qui ne peut continuer qu’avec l’huile de prière. Sinon, Elle s’éteint.

Sans la lumière de cette lampe, nous ne pourrions pas voir le chemin pour évangéliser, en effet, nous ne pourrions pas voir le chemin pour bien croire; nous ne pouvions pas voir les visages des frères à approcher et à servir; on ne pouvait pas éclairer la pièce où l’on peut se retrouver en communauté…

Sans la foi, tout s’effondre; et sans prière, la foi s’éteint. Foi et prière, ensemble. Il n’y a pas d’autre moyen. Pour cette raison, l’Église, qui est un foyer et une école de communion, est un foyer et une école de foi et de prière.

Salutations

Je salue cordialement les personnes de langue française. Frères et sœurs, demandons au Seigneur de répandre son Esprit sur les familles chrétiennes afin qu’elles deviennent des églises domestiques où les enfants sont formés par la prière, à un témoignage authentique de vie empreinte de foi, d’espérance et de charité. Que Dieu vous bénisse!

Je salue cordialement les fidèles anglophones. Dans la joie du Christ ressuscité, j’invoque sur vous et vos familles l’amour miséricordieux de Dieu notre Père. Que le Seigneur vous bénisse!

Chers frères et sœurs germanophones, en ce temps de Pâques, inspirons-nous de Marie et des apôtres réunis dans une prière unanime et prêts pour la descente du Saint-Esprit. La paix du Seigneur ressuscité soit avec vous!

Je salue cordialement les pèlerins hispanophones. Demandons au Christ ressuscité de nous aider à garder allumée la lampe de la foi, à la renouveler chaque jour avec l’huile de notre humble et persévérante prière, et à nous envoyer son Esprit pour que nous puissions apporter sa Lumière à tous. Que Dieu vous bénisse.

Je vous salue tous, chers auditeurs lusophones, et j’espère que les nuages ​​sur votre chemin ne vous empêcheront jamais de rayonner et de vanter la gloire et l’espoir que vous avez déposé en vous, toujours en chantant et en louant le Seigneur dans vos cœurs, vous remerciant pour tout Dieu le Père. Alors, que Dieu vous bénisse!

Je salue les fidèles arabophones. Tout comme la lampe a besoin d’huile pour éclairer, notre foi a aussi besoin de prière pour pouvoir voir le chemin pour évangéliser et voir les visages de nos frères dans le besoin. Sans foi tout s’effondre, mais sans prière la foi s’éteint, donc tirons toujours notre prière du «puits» inépuisable de l’Église mère. Le Seigneur vous bénisse tous et vous protège toujours de tout mal!

Je salue cordialement tous les Polonais. Je vous souhaite, en cette période de Pâques, que vos maisons deviennent des écoles de prière, dans lesquelles vous pourrez redécouvrir la présence du Christ ressuscité. Qu’il remplisse vos cœurs de ses cadeaux de Pâques: paix, espérance et joie. Je vous bénis de tout mon cœur.

* * *

J’adresse un salut cordial aux fidèles italophones. J’espère que, dans l’atmosphère de la joie pascale, vous pourrez vous mettre au service de l’Évangile et des frères.

Enfin, mes pensées vont, comme d’habitude, aux personnes âgées, aux jeunes, aux malades et aux jeunes mariés. J’encourage chacun à mener une existence généreuse, bâtie sur la roche, c’est-à-dire sur le Christ, notre seule et inébranlable espérance.

Ma bénédiction à tous!


© Copyright – Libreria Editrice Vaticana

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Actuels sont les écrits de sainte Thérèse d’Avila

Actuels sont les écrits de sainte Thérèse d’Avila

Sainte Thérèse d'Avila
Sainte Thérèse d’Avila

Le 27 septembre 1970, le Pape Paul VI faisait de sainte Thérèse d’Avila la première femme à recevoir le titre de Docteur de l’Église, avant sainte Catherine de Sienne une semaine plus tard, de même Jean-Paul II avec sainte Thérèse de Lisieux en 1997 et s et Benoit XVI avec sainte Hildegarde de Bingen en 2012.

À l’occasion d’un Congrès international organisé à Avila du 12 au 15 avril sous le titre « Une femme exceptionnelle. Les 50 ans du doctorat de sainte Thérèse de Jésus d’Avila », le Pape François rend hommage à la mystique espagnole, dont il rappelle qu’elle est un exemple marquant de la contribution des femmes à l’histoire de l’Église et de la société.

Dans ce message en espagnol, adressé à l’évêque d’Avila, le Pape François dresse un vibrant hommage à la réformatrice du Carmel en soulignant «son courage, son intelligence, sa ténacité» ainsi que sa «maternité spirituelle». «La sainte d’Avila continue à nous parler aujourd’hui à travers ses écrits et son message, pour qu’en le connaissant et en le contemplant nous nous laissions séduire par la beauté de la parole et par la vérité du contenu.»

Trouver le chemin pour monter dans le «château intérieur»

Son message ne concerne pas seulement ceux qui sont directement appelés à la vie religieuse, mais aussi «tous ceux qui désirent progresser dans un chemin de purification de toute mondanité, et qui conduit aux fiançailles avec Dieu, aux lieux élevés du château intérieur».

Il est «beau de se rappeler que toutes les grâces reçues l’ont conduite au ciel, et qu’elle a su amener le ciel sur la terre, en faisant de sa vie une demeure de Dieu, dans laquelle tout le monde avait sa place». Encore aujourd’hui, elle nous invite à «entrer en nous-mêmes» pour comprendre que «Dieu seul suffit» et en témoigner.

En cette année dédiée à saint Joseph, le Pape rappelle également la dévotion de sainte Thérèse d’Avila pour le père adoptif de Jésus, qu’elle considérait comme «maître, avocat et intercesseur». C’est avec une image de saint Joseph qu’elle parcourait les terres de Castille et d’Andalousie. «Les saints nous donnent toujours un coup de main, et nous soutiennent par la confiance placée en leur intercession.»


© Copyright – Libreria Editrice Vaticana

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Sans la miséricorde, la foi se meurt

Sans la miséricorde, la foi se meurt

Dimanche de la Miséricorde Divine
Dimanche de la Miséricorde Divine

Le Pape François a célébré la messe en l’église du Santo Spirito in Sassia, à Rome, en ce deuxième dimanche de Pâques, dit de la Divine Miséricorde. Il a expliqué, dans son homélie, que Jésus, en apparaissant aux Apôtres, les relève avec la miséricorde. Ils deviennent ainsi à leur tour miséricordieux. Ainsi a-t-il invité les fidèles à ne pas rester indifférents et à œuvrer avec miséricorde.

C’est la deuxième année que le Pape François célèbre la messe dans cette église, située à quelques centaines de mètres à peine du Vatican, et sanctuaire de la Divine Miséricorde. Après Pâques, Jésus apparaît aux disciples qui ont peur et qui se sont enfermés dans le cénacle. «Jésus les relève avec la miséricorde. Et eux, bénéficiaires de la miséricorde, deviennent miséricordieux.»

« Voyez si vous vous penchez sur les blessures des autres. Aujourd’hui est le jour pour nous demander: «Moi, qui ai reçu la paix de Dieu tant de fois, qui ai reçu son pardon et sa miséricorde tant de fois, suis-je miséricordieux envers les autres? Moi qui me suis nourri maintes fois du Corps de Jésus, est-ce que je fais quelque chose pour nourrir les pauvres? » Nous ne restons pas indifférents. Nous ne vivons pas une foi à moitié, qui reçoit mais ne donne pas, qui accueille le cadeau mais ne se fait pas un cadeau. »

Les trois dons pour devenir miséricordieux

Tout d’abord, Jésus offre aux Apôtres, «enfermés dans leurs remords», sa paix «qui répand la confiance à l’intérieur», «la paix du cœur». Les disciples, «découragés, sont réconciliés avec eux-mêmes», car ils passent «du remord à la mission», car cette paix suscite la mission en même temps qu’elle «rompt les chaînes qui retiennent le cœur prisonnier».

À cette paix, Jésus offre l’Esprit Saint, qu’il donne «pour la rémission des péchés». Seuls, nous ne pouvons pas effacer notre péché. Seul Dieu peut le faire car «il nous fait sortir de nos misères les plus profondes». «Comme ces disciples, nous avons besoin de nous laisser pardonner.»

Il nous faut comprendre qu’«au centre de la confession», il y a «Dieu avec sa miséricorde». Comme un père qui aide son enfant qui a chuté à se relever, «la main du Père est prête à nous remettre debout et à nous faire aller de l’avant. Cette main sûre et fiable est la confession». C’est le «sacrement de la résurrection», «pure miséricorde».

«Comme Thomas, nous touchons du doigt le fait que Dieu nous aime jusqu’au bout». «Les plaies sont des canaux ouverts entre lui et nous», en les adorant et les embrassant, «nous découvrons que chacune de nos faiblesses est accueillie dans sa tendresse.» «Ses plaies lumineuses percent les ténèbres que nous portons à l’intérieur.»

par les blessures de Jésus commence  le cheminement chrétien 

Le cheminement chrétien commence ici. Il n’y a qu’en accueillant l’amour de Dieu que «nous pourrons donner quelque chose de nouveau au monde» et non en nous basant sur nos capacités, nos structures ou nos projets.

Les Apôtres, après avoir reçu cette miséricorde, deviennent donc à leur tour miséricordieux. Ils mettent leur bien en commun, ce qui n’est pas du «communisme» mais «du christianisme à l’état pur».

« Nous avons été miséricordieux, nous devenons miséricordieux. Car si l’amour finit avec nous-mêmes, la foi se tarit dans une intimité stérile. Sans les autres, il se désincarne. Sans œuvres de miséricorde, il meurt » (cf. Jc 2, 17).

Frères, sœurs, laissons-nous ressusciter par la paix, le pardon et les blessures de Jésus miséricordieux. Et demandons la grâce de devenir des témoins de miséricorde. Ce n’est qu’ainsi que la foi sera vivante. Et la vie sera unifiée. Ce n’est qu’ainsi que nous annoncerons l’Évangile de Dieu, qui est l’Évangile de la miséricorde. »

Les disciples découvrent en fait «d’avoir en commun la mission, le pardon et le Corps de Jésus : partager les biens terrestres a semblé une conséquence naturelle».

«Ne vivons pas une foi à moitié, qui reçoit mais ne donne pas, qui accueille le don mais ne se fait pas don.» «Si l’amour finit avec nous-mêmes, la foi se dessèche dans un intimisme stérile. Sans les autres, elle devient désincarnée. Sans les œuvres de miséricorde elle meurt.» Il n’y a qu’en se penchant sur les blessures des autres que l’on recevra la preuve que Dieu a touché notre vie.

Regina Coeli

À l’issue de la messe, le Pape a récité la prière du Regina Coeli, saluant auparavant les fidèles présents à cette messe.

« Avant de conclure cette célébration, je tiens à remercier tous ceux qui ont collaboré pour la préparer et la diffuser en direct. Et je salue tous ceux qui sont connectés via les médias. Je vous adresse un salut particulier, à vous ici présents dans l’église de Santo Spirito à Sassia, Sanctuaire de la Divine Miséricorde: fidèles réguliers, infirmières, prisonniers, personnes handicapées, réfugiés et migrants, Hospitaliers de la Divine Miséricorde, volontaires de la Protection Civile. »

«Vous représentez quelques unes des réalités dans lesquelles la miséricorde se fait concrète, se fait proche, service, attention aux personnes en difficulté. Je vous souhaite de recevoir toujours la miséricorde pour être à votre tour miséricordieux. Que la Vierge Marie, Mère de la Miséricorde, obtienne cette grâce pour nous tous. »


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