Résumé du discours du pape Léon XIV à l’UNESCO
(Paris, 25 septembre 2026)
Avec un peu de recul, nous proposons le discours prononcé le premier jour de son voyage apostolique en France. Ce discours dense (environ 30 minutes, en français et en anglais) marque la première visite d’un pape au siège de l’UNESCO depuis celle de Jean-Paul II en 1980. Léon XIV s’y présente comme « témoin de la paix » et renouvelle l’engagement du Saint-Siège (observateur permanent depuis 1952 ; 75e anniversaire en 2027).

Thèmes principaux
1. Construire ensemble un monde juste
Le pape cite l’Acte constitutif de l’UNESCO : contribuer à la paix par l’éducation, la science et la culture, pour le respect de la justice, des droits de l’homme et des libertés fondamentales. L’UNESCO est présentée comme un interlocuteur privilégié au service du bien commun et un lieu où l’humanité réfléchit sur elle-même, son histoire et son avenir.
2. Que signifie être humain ?
Question centrale posée à toutes les cultures. Être humain, c’est d’abord être un enfant : personne n’a choisi de naître ; nous sommes tous frères et sœurs.
Nous naissons pauvres et vulnérables (besoin de pain, de paroles, d’affection). Oublier cela transforme la vie en marchandise au lieu d’un don.
Être humain implique une responsabilité devant l’histoire : cultiver ou défigurer, créer ou détruire. La guerre est « la plus terrible des œuvres humaines », car elle met la science au service d’une volonté inhumaine de destruction.
3. La paix ne se construit pas par les seuls traités
Rappel du préambule de la Constitution de l’UNESCO (« les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes… »). Les traités sont nécessaires mais insuffisants ; la paix authentique jaillit de la justice et d’une volonté droite qui reconnaît en l’autre un frère ou une sœur. Le progrès scientifique sans sagesse, la culture soumise à l’idéologie et l’éducation sans vérité deviennent des instruments de destruction ou de manipulation.
4. Intelligence artificielle et risque de déshumanisation
Alors que l’« intelligence » est attribuée aux machines, on peine à reconnaître la dignité inaliénable des personnes jugées selon le critère d’efficacité et mises au rebut quand elles ne sont plus productives.
Les technologies doivent rester au service de la personne humaine, non devenir un instrument de domination. L’IA traite des données mais ne répond pas aux questions de sens (« le sens est l’oxygène de l’esprit »).
Appel fort à protéger les enfants et les jeunes dans l’environnement numérique, et soutien aux initiatives de l’UNESCO (éducation aux médias et à l’information).
5. Éducation, science et culture au service de la dignité
Aucune éducation n’est complète sans la question du sens. Éduquer, c’est aider à « être » davantage et non seulement à « avoir » plus (citation de Jean-Paul II). La dignité humaine n’est pas détruite par la maladie ou la souffrance et ne dépend pas des capacités ; elle exige une attention bienveillante à chaque étape de la vie.
6. De Babel à la Pentecôte
Deux images bibliques pour illustrer l’unité de la famille humaine :
Babel (unité imposée, sans fraternité)
et son contraire :
Pentecôte (unité dans la diversité des langues et des cultures, dans le dialogue et l’harmonie).
Conclusion
Léon XIV appelle à une coopération internationale renouvelée, à une culture de la paix et à une harmonie d’action pour que la conscience d’appartenir à une seule famille humaine devienne plus vivante, active et juste. Il défend le multilatéralisme face à sa « crise d’efficacité » et invite les hommes et femmes de science à travailler ensemble pour le bien commun.
Le discours s’inscrit dans la continuité de son encyclique Magnifica Humanitas et des appels de ses prédécesseurs (Paul VI, Jean-Paul II, François).
Texte résumé du discours du Pape, proposé par l’Association de la Médaille Miraculeuse

