Archives de catégorie : Méditation

sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2020 – Jour 5

Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2020 – Jour 5

Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2020
Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2020

22 JANVIER 2020

La force : Rompre le pain pour le voyage

  • Actes 27, (33-34) 35-36 (37-44)

« En attendant que le jour se lève, Paul exhortait tout le monde à prendre de la nourriture : ‘Voilà aujourd’hui le quatorzième jour que vous restez dans l’expectative, sans manger ni rien prendre. Je vous exhorte donc à prendre de la nourriture, car il y va de votre salut : aucun de vous ne perdra un cheveu de sa tête.’ »

« Il (Paul) a pris du pain, a rendu grâce à Dieu en pré­sence de tous, l’a rompu et s’est mis à manger. Tous alors, reprenant courage, se sont alimentés à leur tour. »

« Nous étions en tout deux cent soixante-seize personnes sur le bateau. Une fois rassasiés, on cherchait à alléger le bateau en jetant les vivres à la mer. Quand il fit jour, on ne reconnaissait pas la terre, mais on apercevait une baie avec une plage, vers laquelle on voulait, si possible, faire avancer le bateau. Les matelots ont alors décroché les ancres pour les abandonner à la mer, ils ont détaché les câbles des gouvernails et hissé une voile au vent pour gagner la plage.
Mais ayant touché un banc de sable, ils ont fait échouer le navire. La proue, qui s’était enfoncée, restait immobile, tandis que la poupe se disloquait sous la violence des vagues. Les soldats ont eu alors l’intention de tuer les prisonniers pour éviter que l’un d’eux s’enfuie à la nage.
Mais le centurion, voulant sauver Paul, les a empêchés de réaliser leur projet ; il a ordonné de gagner la terre : à ceux qui savaient nager, en se jetant à l’eau les premiers, aux autres soit sur des planches, soit sur des débris du bateau. C’est ainsi que tous sont parvenus à terre sains et saufs. »

  • Réflexion

Après ce repas de pain les passagers du bateau, cessent de désespérer et reprennent courage. De même, l’Eucharistie ou le Repas du Seigneur nous nourrit et nous fortifie en vue du chemin qui nous attend, en nous recentrant sur la vie en Dieu. Nous aspirons au jour où tous les chrétiens partage­ront le repas du Seigneur à la même table.

Dans nos communautés, il est important de prier pour l’unité, même si toutes les confessions ne sont pas présentes. C’est manifester visiblement l’unité spirituelle de tous ceux qui sont unis au Christ par une même foi et un même baptême. Toute l’année, des personnes se retrouvent ensemble pour partager la parole de Dieu et vivre l’œcuménisme quotidiennement, parce que l’unité des chrétiens passe en premier lieu par une connaissance et une fraternité entre églises chrétiennes.

  • Prière

Dieu d’Amour,
Ton Fils Jésus-Christ a rompu le pain et bu à la même coupe avec ses amis la veille de sa passion. Fais que nous grandissions ensemble dans une com­munion plus étroite

Nous n’avons pas payé pour être chrétien, c’est un don de Dieu

Nous n’avons pas payé pour être chrétien, c’est un don de Dieu

Onction de David par Samuel, fresque sur bois, Synagogue de Doura Europos, IIe siècle
Onction de David par Samuel, fresque sur bois, Synagogue de Doura Europos, IIe siècle

L’élection de Dieu ne vient pas de nos mérites, elle est un don gratuit de sa grâce. Le Pape l’a souligné lors de son homélie ce mardi matin 21 janvier 2020, lors de la messe célébrée dans la chapelle de la Maison Sainte Marthe.

 

Être chrétien, prêtre ou évêque est un don gratuit du Seigneur. Cela ne s’achète pas. Et la sainteté consiste précisément à «garder» ce don reçu gratuitement et non en fonction de nos propres mérites. La réflexion est partie du psaume responsorial (Psaume 88) et de la première lecture (1Sam 16,1-13) de la liturgie d’aujourd’hui.

Le psaume 88 rappelle l’, après que l’Éternel eut rejeté Saül pour sa désobéissance. Dans la première lecture, le Seigneur envoie ensuite Samuel pour oindre le roi, l’un des fils de Jessé de Bethléem. L’onction indique l’élection de Dieu et elle est également utilisée aujourd’hui pour consacrer les prêtres, les évêques.

Nous, chrétiens, sommes également oints d’huile lors du baptême. Dieu invite Samuel à ne pas s’arrêter à l’aspect physique car, dit-il, «Dieu ne regarde pas comme les hommes: les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur».

Les frères de David ont combattu les Philistins pour défendre le royaume d’Israël, «ils avaient des mérites», mais le Seigneur a choisi le dernier d’entre eux. «Un garçon agité» qui, quand il le pouvait, allait voir ses frères se battre, mais était renvoyé pour faire paître le troupeau. Il s’appelait donc David, et «il était beau». Et l’Éternel dit à Samuel de lui administrer l’onction, et «l’Esprit du Seigneur s’empara de David dès ce jour-là».

La gratuité de l’élection de Dieu

Cette histoire fait réfléchir et amène à se demander pourquoi le Seigneur a choisi un garçon normal, qui a peut-être «fait quelques bêtises, comme tous les jeunes» ; il n’était pas un garçon pieux, «qui priait tous les jours», il avait sept bons frères, «qui avaient plus de mérites que lui».

Pourtant c’est bien lui, «le plus petit, le plus limité, qui n’avait aucun titre, qui n’avait rien», qui n’avait pas combattu à la guerre, qui a été élu. Cela nous montre la gratuité de l’élection de Dieu.

«Quand Dieu choisit, il montre sa liberté et sa gratuité. Pensons à nous tous qui sommes ici: mais pourquoi le Seigneur nous a-t-il choisis ? “parce que nous sommes d’une famille chrétienne, d’une culture chrétienne…”. Non. Beaucoup de familles de culture chrétienne rejettent le Seigneur, elles n’en veulent pas. Mais alors pourquoi sommes-nous ici, élus par le Seigneur? Et bien par gratuité, sans aucun mérite. Le Seigneur nous a élus gratuitement. Nous n’avons rien payé pour devenir chrétiens… Être chrétien, être baptisé, être ordonné prêtre et évêque procède d’une pure gratuité. Vous ne pouvez pas acheter les cadeaux du Seigneur.»

Garder le don

L’onction du Saint-Esprit est gratuite. «Nous, que pouvons-nous faire ?» «Être saint» et la sainteté chrétienne, c’est «garder le don, rien de plus», en se comportant de telle manière «que le Seigneur reste toujours» celui qui fait le don et que je n’en fasse pas «mon mérite».

«Dans la vie ordinaire, dans les affaires, dans le travail, combien de fois, pour avoir une place plus élevée, parle-t-on à ce fonctionnaire, à celui-ci, à celle-là…(…) Ce n’est pas un cadeau, c’est de l’escalade. Mais être chrétien, être prêtre, être évêque n’est qu’un don. C’est ainsi qu’on comprend l’attitude d’humilité que nous devrions avoir: nous n’avons aucun mérite. Nous devons seulement veiller à ce que ce don ne soit pas perdu. Nous sommes tous oints par l’élection du Seigneur; nous devons garder cette onction qui a fait de nous des chrétiens, des prêtres, des évêques. C’est cela la sainteté. Les autres choses ne servent à rien. L’humilité de garder le don. Quel est le grand don de Dieu? Le Saint-Esprit! Quand le Seigneur nous a élus, il nous a donné le Saint-Esprit. Et c’est de la pure grâce».

Oublier le peuple, c’est nier le don de Dieu

David a été pris «derrière le troupeau», «du peuple». «Si nous, les chrétiens, oublions le peuple de Dieu, -même les non-croyants-, si nous, les prêtres, oublions notre troupeau, si nous, les évêques, oublions tout cela et nous sentons plus importants que les autres, nous nions le don de Dieu. C’est comme dire à l’Esprit Saint: «Mais toi, va tranquillement dans la Trinité, repose-toi, je me débrouillerai tout seul». Et ce n’est pas chrétien. Ce n’est pas garder le don. Demandons aujourd’hui au Seigneur, en pensant à David, de nous donner la grâce de rendre grâce pour le don qu’il nous a fait, de prendre conscience de ce don, si grand, si beau, et de le garder, -cette gratuité, ce don-, de le garder avec notre fidélité.»

Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2020 – Jour 4

Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2020 – Jour 4

21 JANVIER 2020

semaine de prière - unité des chrétiens 2020
semaine de prière – unité des chrétiens 2020

Confiance : faire confiance à Dieu

  • Actes 27,25

«Courage, donc, mes amis! Je fais confiance à Dieu : il en sera comme il m’a dit. »

« Nous devons échouer sur une île. Or, la quatorzième nuit que nous dérivions sur la mer Adria, vers minuit, les matelots ont pressenti l’approche d’une terre. Ils ont lancé la sonde et trouvé vingt brasses ; un peu plus loin, ils l’ont lancée de nouveau et trouvé quinze brasses. Craignant que nous n’allions échouer sur des rochers, ils ont jeté quatre ancres à l’arrière, et ils appelaient de leurs vœux la venue du jour.
C’est alors qu’ils ont cherché à s’enfuir du bateau, et qu’ils ont descendu la chaloupe à la mer sous prétexte d’aller tirer les ancres de la proue. Paul a dit alors au centurion et aux soldats : ‘Si ces gens-là ne restent pas sur le bateau, vous ne pouvez pas être sauvés.’ À ce moment, les soldats ont coupé les filins de la chaloupe et l’ont laissé partir. »

  • Réflexion

Alors que la tempête fait rage, les encouragements et l’espérance de Paul sont en contraste avec la peur et le désespoir de ses compagnons. Dans un monde déchiré par l’anxiété, nous sommes appelés à être des témoins de l’espérance.

  • Prière

PSAUME 107 8-9.19-22.28-32

R. Le Seigneur a réduit la tempête au silence et les vagues se sont tues.

Qu’ils rendent grâce au Seigneur de son amour, de ses merveilles pour les hommes :
car il étanche leur soif, il comble de biens les affamés !

Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur, et lui les a tirés de la détresse :
il envoie sa parole, il les guérit, il arrache leur vie à la fosse.

Qu’ils rendent grâce au Seigneur de son amour, de ses merveilles pour les hommes ;
qu’ils offrent des sacrifices d’action de grâce à pleine voix qu’ils proclament ses œuvres !

Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur, et lui les a tirés de la détresse,
réduisant la tempête au silence, et les vagues se sont tues.
Ils se réjouissent de les voir s’apaiser, d’être conduits au port qu’ils désiraient.

Qu’ils rendent grâce au Seigneur de son amour, de ses merveilles pour les hommes ;
qu’ils l’exaltent à l’assemblée du peuple et le chantent parmi les anciens !

Dieu Tout Puissant, Affermis notre confiance en ta providence lorsque nous nous sentons perdus au milieu des tempêtes de la vie. Dans nos souffrances personnelles, nous crions notre douleur et nous tremblons de peur devant la maladie, l’angoisse, ou la mort d’un être cher. Apprends-nous à mettre notre confiance en Toi. Fais de nos Églises des signes de Ta sollicitude.