Archives de catégorie : Méditation

sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

Saint Bruno

Saint Bruno

Saint Bruno peint par Girolamo Marchesi 1471 - 1540
Saint Bruno peint par Girolamo Marchesi 1471 – 1540

Bruno naît en 1030 dans une noble famille allemande de Cologne, en Lotharingie. Nous sommes dans une période de grande fermentation et mobilité dans toute l’Europe, c’est pourquoi on ne doit donc pas s’étonner que la vie de Bruno se déroule entre l’Allemagne, la France et l’Italie.

Il fréquente l’école de saint Cunibert; et il est vite remarqué par l’évêque qui le fait chanoine de son église; puis, il s’établit à Reims pour d’abord étudier, ensuite, enseigner. Ici il se trouve face à face avec la simonie, la plaie de la vente-achat des charges ecclésiastiques au sein de l’Église; et c’est ici aussi que commence à naître en lui le dégoût du monde.

Vaut mieux être ermite qu’évêque

Alors qu’il dirige avec succès l’école qui l’a vu élève, meurt l’évêque de Reims, Gervais Belleme. Bruno en serait le successeur naturel comme beaucoup le pensent, mais c’est Manassès de Gournay, que Bruno avait accusé de simonie, qui est choisi.

Ce sera la rupture totale avec ce nouvel archevêque qui finalement le contraint à l’exil; mais Bruno décide plutôt de quitter définitivement le monde séculier; dans un premier temps il se met sous le guide de saint Robert dans l’ermitage de Molesme, ensuite, il comprend que le Seigneur l’appelle ailleurs.

Avec six compagnons qui ont les mêmes idées que lui il se présente à l’évêque de Grenoble, saint Hugues de Châteauneuf qui, faisant fi de sa renommée, lui donne quelques terres sauvages inaccessibles à Chartreuse, à presque 1200 mètres d’altitude.

Pierre et paille

Bruno est content de cet endroit inaccessible. Avec ses compagnons il commence la construction des baraques toutes faites de pailles, où ils vont vivre, et celle de l’église, l’unique édifice en pierre, comme l’exigent les conditions pour la consécration d’un édifice; la consécration a lieu en 1085.

Maintenant Bruno peut passer sa vie dans le silence, en parlant seul à seul avec Dieu, qu’il rencontre dans la prière et le recueillement, tandis que la vie communautaire, quoique présente, est réduite au minimum. Lui, et ses compagnons, ne sont pas conscients de fonder quelque chose de nouveau; ce n’est pas leur intention, ils veulent seulement rester loin des marchands du sacré et vivre radicalement l’Évangile.

Mais c’est la volonté de Dieu qui doit être faite; c’est ainsi que leur expérience se transformera en un nouvel Ordre monastique: les Chartreux. Même si Bruno écrira beaucoup de lettres et réflexions, pour la rédaction de la Règle en bonne et due forme, on devra attendre le cinquième Prieur, Guigues.

A Rome ce n’est pas la même chose

Six ans seulement après la naissance de la Chartreuse Bruno est appelé à Rome; en effet, un de ses anciens élèves est élu Pape sous le nom d’Urbain II et veut avoir à ses côtés comme conseiller son ancien professeur. Bruno n’ose pas désobéir au Pontife, mais il lui coûte beaucoup d’abandonner la vie monastique.

A Rome, en effet, il résiste seulement quelques mois, puis réussit à obtenir du Pape d’aller s’établir en Calabre; Urbain croit pouvoir le faire nommer évêque de Reggio, mais Bruno, au contraire, reçoit en don d’un noble local un territoire dans la localité de Torre où il crée une nouvelle communauté érémitique, qui est exactement aujourd’hui le pays qui porte son nom: Serra Saint Bruno.

Il y passe les derniers jours de son existence en vivant comme il l’avait toujours voulu, jusqu’à sa mort, en 1101.

Le culte de saint Bruno

Bruno est officiellement canonisé en 1623 par Grégoire XV, mais son culte avait déjà été autorisé par Léon X en 1514 . Le 9 octobre 2011 Benoît XVI, à l’occasion de son pèlerinage à la Chartreuse de Serra Saint Bruno, a ainsi évoqué sa mémoire:

«Le moine en abandonnant tout, prend des risques, pour ainsi dire; il s’expose à la solitude et au silence pour ne rien vivre d’autre que de l’essentiel, et justement, en vivant de l’essentiel, il trouve aussi une profonde communion avec ses frères, avec tout homme».

Copyright © Dicastère pour la Communication – Libreria Editrice Vaticana

Proposé par l’Association de la Médaille Miraculeuse

MOIS DU ROSAIRE – jour 6 – explication de l’AVE MARIA – fin

MOIS DU ROSAIRE – jour 6 – explication de l’AVE MARIA – fin

mois du Rosaire 06 Marie et le Rédempteur
mois du Rosaire 06 Marie et le Rédempteur

Les grâces que nous sollicitons regardent la vie présente où nous courons de si grands dangers, mais surtout à l’heure de notre mort qui doit décider de notre éternité.

C’est, en effet, dans le dernier moment que le démon renouvelle ses efforts avec plus de fureur ; il profite de la faiblesse du corps et de l’esprit ; il cherche à nous effrayer par le souvenir de notre passé ; enfin, nous nous trouvons alors dans des circonstances si critiques, que nous avons plus besoin que jamais d’une grâce puissante et de la protection de celle qui est le refuge des affligés.

Le mot amen, que nous rendons par ainsi soit-il, est une répétition et une confirmation de notre prière. Comme le cœur, emporté par l’ardeur de ses affections, va facilement au-delà de ce que les paroles expriment, il n’est pas non plus borné par les paroles dans l’étendue et la variété de ses actes ; aussi arrive-t-il souvent qu’un seul mot renferme les actes des plus héroïques vertus.

On comprend par là comment l’amen est une répétition des demandes contenues dans l’Oraison dominicale et dans la Salutation angélique. Plusieurs personnes y ont trouvé la matière des plus ferventes aspirations pendant la journée ; elles se proposaient, en le répétant, de ratifier toutes les louanges qu’elles avaient données à Dieu, de renouveler tous leurs actes de religion, et de s’unir à ceux par lesquels les Esprits bienheureux glorifient et glorifieront le Seigneur pendant toute l’éternité.

Le moyen de se pénétrer de pareils sentiments non seulement sur le mot amen ou ainsi soit-il, mais encore sur chacune des paroles qui composent, soit la Salutation angélique, soit les autres prières que nous disons fréquemment, c’est d’en méditer chaque mot.

Saint Ignace et saint François de Sales recommandent ce moyen comme étant très-efficace pour ne pas contracter la funeste habitude de réciter ces prières par routine : en les méditant on accoutume son cœur à les goûter.

Je vous salue, Marie, pleine de grâces. — C’est en cette qualité que l’archange Gabriel vous a saluée de la part de Dieu. Eh ! comment ne seriez-vous pas pleine de grâces, puisque vous étiez destinée à devenir la mère de l’auteur même de la grâce. Je crois donc fermement que, dès l’instant de votre conception immaculée, vous avez reçu la grâce sanctifiante ; que dès lors vous avez fixé les regards du Tout-Puissant et de la cour céleste.

Je crois que le Seigneur était avec vous, qu’il régnait avec empire sur votre esprit et sur votre cœur ; que vous ne viviez, que vous ne respiriez que pour lui plaire et accomplir ses saints commandements.

Le Seigneur est avec vous. — Oui, le Seigneur est avec vous, non-seulement comme il est avec tous les justes, mais il y est d’une manière plus intime, plus étroite, plus par faite, parce que vous écoutez sa voix et l’aimez sans réserve et sans partage. Il est aussi avec moi quand je suis exempt de péché. Que ne puis-je mériter que les Anges disent de moi ce qu’ils disaient de vous : le Seigneur est avec vous !

 Vous êtes bénie entre toutes les femmes. — Parce que vous êtes plus pure, plus parfaite, plus fidèle, et parce que le Saint des saints a purifié, sanctifié et embrasé votre cœur par sa présence. C’est pour cela que toutes les générations vous loueront, vous béniront et célébreront vos louanges jusqu’à la fin des siècles. Et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni. — Et comment ne le serait-il pas, puisqu’il est le Fils du Très-Haut et qu’il porte avec lui toutes les bénédictions.

Qu’il soit donc à jamais béni, loué et remercié, ce Fils adorable, cet aimable Sauveur que vous avez donné au monde pour être le Dieu d’Israël, le libérateur de son peuple, le Rédempteur du genre humain, le Sauveur de tous les hommes.

Sainte Marie, etc. Ce n’est pas pour vous seule, Vierge sainte, que vous avez reçu la grâce ; vous en êtes devenue la dépositaire et la dispensatrice pour la répandre sur nous. Oui, c’est par vos mains que Dieu veut la faire couler sur nous.

Daignez-nous l’aire part de vos trésors en proportion de nos besoins. Plus nous sommes faibles, plus nous devons exciter la compassion de votre tendre cœur ; qu’il nous soit même permis de le dire, Vierge sainte ! plus nous sommes pécheurs, plus nous avons droit à votre générosité.

Oui, nous y avons droit, parce que c’est aux pécheurs que vous êtes redevable de la plus belle de toutes vos prérogatives. Jamais, non jamais, vous n’auriez été la mère du Fils de Dieu, si les pécheurs n’avaient pas eu besoin d’un Sauveur !

 Maintenant et à l’heure de notre mort. — Daignez donc, Vierge sainte, vous intéresser pour nous dès à présent ; demandez pour nous des grâces de conversion et de persévérance ; demandez surtout la plus précieuse de toutes les grâces, la grâce dont nous aurons besoin dans ce moment suprême qui doit décider de notre sort éternel. Toute notre vie nous implorons votre protection puissante ; mais c’est au moment de la mort qu’elle nous sera plus nécessaire.

Ainsi soit-il. — Oui, Vierge sainte, c’est la faveur que nous vous conjurons de nous accorder, vous rappelant la salutation de l’ange Gabriel et votre qualité ineffable de mère de Dieu. L’Église pour engager les Fidèles à dire fréquemment et dévotement la Salutation angélique, a attaché à sa récitation soixante jours d’indulgence.

Naguère beaucoup de personnes pieuses la disaient toutes les fois que l’heure sonnait. C’est une pratique très utile, qui rappelle la présence de Dieu et attire les regards et la protection puissante de Marie.

L’Angélus, vulgairement appelé les Pardons, est une pratique de dévotion qui consiste à dire trois fois la Salutation angélique avec les versets que les Fidèles connaissent et qui se trouvent dans la plupart des livres de prières.

Cette pratique a été introduite par Saint Ignace pour nous faire souvenir d’élever au moins trois fois le jour notre esprit et notre cœur vers Dieu, de l’adorer, de le remercier de tous ses biens, et surtout du grand bienfait de l’incarnation, de nous recommander à la sainte Vierge qui a eu tant de part à ce mystère.

Tous ceux qui, le matin, ou à midi, ou le soir, récitent dévotement l’Angélus, gagnent l’indulgence. Ceux qui seront fidèles à cette pratique, c’est-à-dire qui la réciteront au moins une fois par jour, pendant un mois, gagneront l’indulgence le jour qu’ils choisiront pour se confesser, communier et prier pour les fins ordinaires.

Résolution.

Ne négligeons pas un moyen si facile d’honorer la sainte Vierge, de renouveler la pensée de la présence de Dieu et d’élever notre esprit vers lui pour le remercier de nous avoir donné pour Rédempteur son divin Fils. Nous l’emploierons surtout avec ferveur si, en méditant le sens des paroles de la Salutation angélique, nous nous sommes bien pénétrés des sentiments que celle belle prière doit faire naître dans notre cœur.

Oraison de l’Angélus.

Priez pour nous, sainte Mère de Dieu, afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Jésus-Christ. Seigneur, nous vous supplions de répandre votre divine grâce dans nos âmes, afin qu’ayant connu par la voix de l’Ange l’incarnation de votre Fils bien-aimé, nous arrivions par sa passion et par sa croix, à la gloire de sa résurrection. Par le même Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.

manuel de Liège 1847

Angélus: «l’Église est la vigne à cultiver avec justice»

Angélus: «l’Église est la vigne à cultiver avec justice»

Ce dimanche 4 octobre, lors de la prière mariale de l’Angélus, place Saint Pierre, Léon XIV a appelé les fidèles,comme saint François d’Assise, à prendre soin de l’Église avec justice. Commentant l’Évangile du jour, le Pape l’a comparé  à la vigne du Seigneur que chacun a la responsabilité de construire.

le Christ et le pape
le Christ et le pape

PAPE LÉON XIV

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre
Dimanche 4 octobre 2026

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Chers frères et sœurs, bon dimanche !

La parabole évangélique proclamée lors de la liturgie de ce dimanche évoque la vie de Jésus et met en lumière le sens de sa mission (cf. Mt 21, 33-43). Il est le Fils de Dieu envoyé dans le monde, mais il est rejeté par ceux qui auraient dû l’accueillir à bras ouverts.

Celui qui est venu apporter le salut est condamné ; Celui qui veut donner la vie est mis à mort. Tout en nous invitant à réfléchir aux nombreuses cruautés qui ravagent le monde et l’histoire des peuples, l’enseignement du Christ révèle la miséricorde infinie de son Père.

Ce rejet violent ne brise pas la volonté de Dieu qui, dans son infinie justice, transforme le mal en rédemption : « La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle » (Mt 21, 42 ; cf. Ps 118, 22).

Jésus lui-même rappelle ces paroles du psaume qui célèbrent l’œuvre merveilleuse accomplie par le Seigneur : c’est précisément ce rejet qui devient le fondement qui soutient tout. Voilà comment le Tout-Puissant guide l’histoire en nous secourant dans toutes nos chutes. Dieu ne rejette jamais notre vie !

Selon l’image utilisée dans la parabole, la vigne à cultiver avec justice, c’est l’Église que nous construisons ou détruisons par nos choix. À cet égard, aujourd’hui même, en ce huitième centenaire de sa mort, je souhaite évoquer un ouvrier qui a œuvré avec fruit dans la vigne du Seigneur : saint François d’Assise, à qui Jésus demanda de réparer son Église.

Inspiré par le Crucifié, François a d’abord bâti sa propre vie sur le fondement du Christ, en partageant sa pauvreté, sa joie et ses souffrances, jusqu’au signe mystique des stigmates.

Homme de prière ardente, plein de charité envers tous, il a été un exemple pour les premiers frères qui ont partagé son ascèse, comme condition authentique de la réforme de l’Église. Saint François l’a restaurée par sa foi dans le Seigneur Jésus, en comblant les fissures de la discorde par le témoignage de l’amour fraternel.

Chers amis, le charisme de saint François porte encore ses fruits aujourd’hui, après huit siècles : en témoignent non seulement la grande et vivante famille franciscaine, mais aussi les nombreux dons que son héritage spirituel répand au sein du Peuple de Dieu. Alors que nous célébrons l’année jubilaire franciscaine, demandons avec persévérance le don de la paix et engageons-nous sincèrement à construire la concorde entre les peuples.

Que l’intercession de la Très Sainte Vierge Marie, notre Mère, nous accompagne toujours dans cette œuvre ; c’est vers elle que nous nous tournons maintenant, spirituellement unis aux fidèles rassemblés au sanctuaire de Pompéi, pour élever la Supplique à la Vierge du Saint Rosaire.

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À l’issue de l’Angélus

Chers frères et sœurs,

dimanche dernier, à Lourdes, j’ai invité à prier le saint Rosaire durant ce mois d’octobre, avec l’intention particulière que cessent les guerres et que s’instaure la paix. Les enfants ont été parmi les premiers à le mettre en pratique et continuent de le faire : du 1er au 7 octobre, la Fondation « Aide à l’Église en détresse » promeut l’initiative « Un million d’enfants récitent le Saint Rosaire », pour la paix et l’unité dans le monde.

Je remercie de tout cœur tous les petits garçons et toutes les petites filles qui, dans de nombreuses régions du monde, se joignent à cette prière. Suivons tous leur exemple, en invoquant l’intercession de la Vierge Marie pour que les peuples soient libérés du fléau de la guerre. Prions en particulier pour la Terre Sainte et pour les victimes innocentes de la violence.

Dans les prochains jours, à l’occasion du dixième anniversaire de l’Exhortation apostolique Amoris laetitia, se tiendra au Vatican une rencontre à laquelle j’ai convoqué les chefs des Églises catholiques orientales et les présidents des Conférences épiscopales du monde entier.

Ce sera un moment de discernement synodal pour identifier les pas à accomplir afin d’annoncer l’Évangile aux familles et aux jeunes générations. Je confie à votre prière cet engagement et surtout les familles qui, avec l’aide de Dieu, sont un signe d’espérance et une richesse inestimable pour l’Église et pour la société.

Je me réjouis des nombreuses initiatives célébrant le huitième centenaire de la mort de saint François d’Assise. Je pense notamment à celles qui se sont déroulées à Assise, en présence des plus hautes autorités de l’État italien. Je salue également les radioamateurs d’Assise et de Foligno qui diffusent le message de paix de saint François.

J’adresse maintenant mes salutations à vous tous qui êtes aujourd’hui présents sur cette place Saint-Pierre!

Je bénis de tout cœur les fidèles qui, aujourd’hui, partiront de cette place en pèlerinage vers le sanctuaire de la Vierge de la Révélation, sur la Via Laurentina, perpétuant ainsi la tradition instaurée par le Pape    Pie XII.

Je vous souhaite à tous un bon dimanche !

Texte proposé par l’Association de la Médaille Miraculeuse