Le 15 septembre, au lendemain de la fête de la Sainte Croix, faisons mémoire de la compassion de Marie. Cette piété mariale qui, au Moyen-Âge, aimait à énumérer les sept douleurs de la Vierge répond à la place que l’Évangile donne à Marie dans le mystère du salut accompli par son Fils.
Dès la Présentation de Jésus au Temple, le vieillard Siméon avait prédit à Marie qu’un glaive de douleur allait transpercer son cœur maternel.
Cette prédiction se réalisa d’abord par la fuite en Égypte ; Notre-Dame eut ensuite la douleur de rechercher son Fils pendant trois jours, lors du pèlerinage à Jérusalem. La séparation, au début de la vie publique, fut pour elle une nouvelle souffrance.
Mais la prophétie de Siméon s’accomplit principalement pendant la Passion : Jésus rencontre sa Mère, sur la route qui le conduit au Calvaire ; Marie est présente, au pied de la Croix, près de son Fils agonisant ; enfin, ultime compassion, elle reçoit dans ses bras le corps inanimé de Jésus.
Jésus oblige à un choix : face à la révélation qu’il leur fait de l’amour du père et de ses exigences, les hommes se divisent. Crucifié par ceux qui le contredisent, le Christ sauve ainsi ceux qui croient en lui. Marie a le cœur déchiré par cette division des hommes.
Elle communie à la passion de son Fils. Debout au pied de la croix, Marie « souffrit cruellement avec son Fils unique, associée d’un cœur maternel à son sacrifice, donnant à l’immolation de la victime, née de sa chair, le consentement de son amour » (IIe Concile du Vatican). C’est pour avoir communié intimement à la passion de Jésus que Marie a été associée d’une manière unique à la gloire de sa résurrection.
Si son assomption découle de sa maternité divine, il convient de souligner que Marie n’a jamais été plus mère qu’au pied de la croix : c’est là que son cœur a été transpercé comme par le glaive à la vue des souffrances de Jésus ; là aussi que la maternité de Marie s’est étendue à tous les membres du corps du Christ, qui allait naître de son côté ouvert.
C’est ainsi qu’elle enfante les élus que Jésus sauve et auquel il l’a donné pour mère. Car c’est avec tout son amour maternel que Notre-Dame a participé aux souffrances rédemptrices de son Fils, pour l’Église, son Corps Mystique.
Dans sa compassion, comme en sa conception immaculée et son assomption, Marie est la figure de l’Église. Dans l’Église qui souffre au long des âges et sur toute la surface de la terre, la passion du Christ continue.
Mais si l’Église accepte de s’unir à la passion du Christ, elle est appelée, comme Marie, à partager la gloire de sa résurrection. Aussi les chrétiens doivent-ils se réjouir d’être appelés à porter la Croix du Seigneur, car « lorsque se manifestera sa gloire, leur joie ne connaîtra plus de limites. » ( I Pierre 4, 13)
Le Pape François nous invite « à nous tourner avec confiance vers ‘Notre Dame des Douleurs’, pour qu’elle accompagne chacun dans sa marche et lui obtienne le don de la réconciliation et de la paix. » (jeudi 3 avril 2014)
Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse
Neuvième jour de la neuvaine – Lumière des nations
Isaïe 49,6 : « Je t’ai établi lumière des nations pour que tu apportes le salut aux extrémités de la terre. »
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Psaume 144, 2-6 : «Chaque jour je te bénirai, je louerai ton nom toujours et à jamais. Il est grand, le Seigneur, hautement loué ; à sa grandeur, il n’est pas de limite. D’âge en âge, on vantera tes œuvres, on proclamera tes exploits. Je redirai le récit de tes merveilles, ton éclat, ta gloire et ta splendeur. On dira ta force redoutable ; je raconterai ta grandeur. »
La prophétie de Siméon annonçait non seulement que Jésus serait un signe en butte à la contradiction, mais qu’il serait aussi la lumière des nations (Lc 2,32).
Si nous méditons la douleur, c’est parce qu’elle est le lieu de la rédemption.
La mort de Jésus est suivie par sa résurrection et sa seigneurie sur l’univers. Jésus est alors annoncé et reçu dans le monde entier.
Prière
Très affligée et très Douloureuse Vierge Marie, ma Souveraine, déjà Votre Fils unique, mon Seigneur Jésus-Christ demeure enseveli, et Vous, Souveraine, Vous vous en retournez seule, sans la lumière de Vos yeux et sans la vie de Votre Cœur. Tous les Esprits du ciel Vous accompagnent, ô Marie, très douloureuse!
Qu’il m’est pénible d’être la cause de tant d’oppression par mes péchés! J’ai été, Mère très affectionnée, un malfaiteur et cruel homicide; j’ai, par mes fautes, arraché la Vie à Votre très Doux Fils.
Je me prosterne à Vos pieds, pour mériter Votre Pitié, après avoir été si cruel envers Vous; je me confie en Votre suprême Miséricorde, pour espérer, par ces mêmes Douleurs que je Vous ai causées, le pardon que je ne mérite pas.
Je me propose, ô ma Souveraine, et ma très affligée Mère, de m’amender sincèrement, et de commencer une nouvelle vie, pour me rendre digne de Votre refuge, et, par ce moyen, jouir en votre compagnie de l’Éternité avec cette faveur que je sollicite, si elle tend à la plus grande gloire de Dieu et au salut de mon âme. Amen.
Neuvième jour : O Mère du Perpétuel Secours, me voici arrivé au terme de cette neuvaine où, chaque jour, je suis venu me prosterner à vos pieds. Aujourd’hui plus que jamais, ma supplication monte vers vous, ardente et confiante. Je ne puis en douter, vous avez entendu le cri de ma prière : vous m’accorderez ce que je sollicite, ou une grâce plus précieuse encore.
Par votre Fils crucifié pour nous, par vos douleurs unies aux siennes, par votre amour miséricordieux, par votre titre de Mère du Perpétuel secours, exaucez-moi si telle est la volonté de Dieu !
O ma Mère, ma confiance est si grande que, dès à présent, je vous dis merci ! Merci pour les grâces du passé ; merci pour celles que j’attends de votre inépuisable amour ! O Mère secourable, comme Jésus vous a donnée à nous, maintenant donnez-nous Jésus pour toujours, car c’est Lui la Grâce des grâces ! Amen.
Priez pour nous, Mère très affligée.
Afin que nous soyons dignes des promesses de Jésus-Christ.
+ Oraison : Nous vous en prions, Seigneur Jésus-Christ, qu’intercède pour nous auprès de votre clémence, maintenant et à l’heure de notre mort, la Bienheureuse Vierge Marie votre Mère, dont l’âme très sainte fut transpercée d’un glaive de douleur à l’heure de votre Passion. Ô Vous qui vivez et régnez avec le Père, dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu pour les siècles des siècles.
Seigneur, prends pitié de nous. Jésus-Christ, prends pitié de nous. Seigneur, prends pitié de nous. Père céleste qui es Dieu, prends pitié de nous. Fils Rédempteur du monde, qui es Dieu, prends pitié de nous. Esprit Saint qui es Dieu, prends pitié de nous. Trinité Sainte qui es un seul Dieu, prends pitié de nous
Marie, mère des douleurs, priez pour nous.
Marie, qui avez éprouvé une douleur si sensible d’être forcée, à la naissance de votre divin Fils, de le coucher sur la paille entre deux animaux,
Marie, qui avez ressenti jusqu’au fond du cœur la plaie faite à votre divin Fils lors de la circoncision,
Marie, qui avez consenti à supporter l’opprobre de passer aux yeux des hommes pour une femme ordinaire lors de la Purification,
Marie, dont l’âme fut pénétrée des plus vives appréhensions par la prophétie de Siméon
Marie, qui avez éprouvé une douleur amère lorsqu’il fallut soustraire le divin Enfant à la fureur d’Hérode,
Marie, dont le cœur compatissant fut vivement affligé par le massacre des Innocents,
Marie, qui fut agitée de mille inquiétudes pour le divin Jésus, dans le retour d’Égypte à Bethléem,
Marie, qui fut livrée aux plus grandes angoisses durant les trois jours où votre divin fils resta à votre insu dans le Temple,
Marie, qui avez éprouvé une solitude amère quand votre divin Fils se retira au désert,
Marie, qui avez ressenti jusqu’au fond de l’âme les injures et les menaces qu’on proférait contre votre divin Fils,
Marie, dont le cœur fut percé d’un glaive de douleur, lorsque Jésus demanda votre consentement pour aller à la mort,
Marie, qui avez été profondément affligée lorsque vous avez appris qu’on s’était saisi de Jésus,
Marie, qui avez ressenti cruellement la douleur de la flagellation du Sauveur,
Marie, qui avez été plongée dans l’affliction la plus cruelle lorsque Jésus sanglant et défigurée fut montré au peuple par Pilate,
Marie, qui malgré le torrent d’amertume qui inondait votre âme, avez eu le courage héroïque de suivre Jésus jusqu’au Calvaire,
Marie, dont le cœur fut attaché à la croix avec les mêmes clous qui y attachèrent votre divin fils,
Marie, qui avez vu avec douleur les soldats se partager les vêtements de Jésus,
Marie, qui avez éprouvé la plus vive compassion lorsque Jésus demandant à boire, vous n’avez pu lui procurer ce faible soulagement,
Marie, qui au dernier soupir de Jésus avez éprouvé un saisissement tel que, sans un miracle, vous auriez dû vous-même en mourir,
Marie, dont le cœur fut transpercé par la même lance qui ouvrit le cœur de votre divin Fils,
Marie, dont l’affliction fut plus grande encore lorsqu’on déposa sur votre sein maternel, Jésus sans vie couvert de plaies et de sang,
Marie, dont le comble de la douleur fut de remettre Jésus à Nicodème pour l’ensevelir,
Marie, qui avez passé dans les larmes et les abîmes dans la plus profonde tristesse les trois jours que Jésus passa dans le sépulcre,
O Marie ! Mère des douleurs ! Reine des martyrs !
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez nous Seigneur.
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez nous Seigneur.
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.. Jésus-Christ, ayez pitié de nous.. Seigneur, ayez pitié de nous.
Prions : Faites, Seigneur Jésus, que la bienheureuse Vierge Marie, votre mère, dont l’âme très sainte a été percée d’un glaive de douleur pendant votre Passion, nous assiste maintenant et à l’heure de notre mort, en implorant ton infinie miséricorde, ô Sauveur du monde, qui étant Dieu, vis et règne avec le Père et le Saint Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il !
Stabat materdolorosa
Debout, la Mère des douleurs,
Près de la croix était en larmes,
Quand son Fils pendait au bois.
Alors, son âme gémissante,
Toute triste et toute dolente,
Un glaive le transperça.
Qu’elle était triste, anéantie,
La femme entre toutes bénie,
La Mère du Fils de Dieu !
Dans le chagrin qui la poignait,
Près de la croix était en larmes,
Quand son Fils pendait au bois.
Alors, son âme gémissante,
Toute triste et toute dolente,
Un glaive le transperça.
Qu’elle était triste, anéantie,
La femme entre toutes bénie,
La Mère du Christ Jésus.
Textes présentés par l’Association de la Médaille Miraculeuse
Angélus : Léon XIV exhorte à la culture du pardon, source de libération et de paix
Ce dimanche 13 septembre, peu avant la récitation de la prière mariale de l’Angélus, depuis l’une des fenêtres des appartements pontificaux, le Pape Léon XIV a exhorté au pardon les 15 000 pèlerins rassemblés place Saint-Pierre. Pour lui, «le pardon est indispensable». S’il fait défaut, «on ne peut vivre en paix». Aussi, il est impossible de vivre en paix sans s’y exercer.
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PAPE LÉON XIV
ANGÉLUS
Place Saint-Pierre
Dimanche 13 septembre 2026
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Chers frères et sœurs, bon dimanche !
Aujourd’hui, l’Évangile (cf. Mt 18, 21-35) nous parle d’une valeur fondamentale de la vie chrétienne : le pardon. Jésus l’a enseigné et en a témoigné jusqu’à la croix, où il a prié le Père pour ses persécuteurs avec ces paroles que nous connaissons tous : « Pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23, 34).
Dans le passage d’aujourd’hui, Pierre interroge le Maître précisément sur ce thème : « Seigneur, lui demande-t-il, si mon frère commet des fautes contre moi, combien de fois devrai-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » (Mt 18, 21).
Ses paroles révèlent un cœur généreux : en effet, dans la Bible, le chiffre sept symbolise la plénitude, et « pardonner sept fois » signifie pardonner avec une grande générosité. La réponse de Jésus va cependant plus loin : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois – affirme-t-il –, mais jusqu’à soixante-dix fois sept » (v. 22), c’est-à-dire au-delà de toute limite, sans mesure.
Et pour mieux clarifier sa pensée, le Sauveur raconte la parabole d’un serviteur qui avait, envers son maître, une dette si grande qu’elle était pratiquement irrécouvrable. Ayant obtenu l’annulation de cette dette par pure miséricorde, il n’avait cependant pas fait preuve de la même clémence envers l’un de ses compagnons, et c’est pour cela qu’il avait été réprimandé et sévèrement puni (vv. 23-30).
Par ces paroles, Jésus nous rappelle que le don et le pardon sont à la base de notre existence. Tout nous est donné par Dieu par pur amour, et aucun d’entre nous ne peut se dire parfait dans sa réponse à tant de bonté. C’est pourquoi la gratuité, qui est la source de notre vie même, est aussi la meilleure règle pour notre vie en communauté.
Nous en faisons l’expérience chaque jour. Le pardon est indispensable et, s’il fait défaut, on ne peut vivre en paix : tôt ou tard, dans les cœurs et entre les personnes, naissent des conflits, des accusations, des rancunes, des vengeances qui détruisent les relations, divisent les familles, déclenchent des guerres.
Seul le pardon libère et ramène la lumière, même là où la pauvreté matérielle et morale de l’homme, l’espace d’un instant, a assombri l’horizon et rendu le chemin incertain. Le pardon, tel un vent bienfaisant, dissipe même les nuages les plus épais, jusqu’à faire réapparaître le soleil.
Saint Pierre lui-même en a fait l’expérience à plusieurs reprises au cours de sa vie ; notamment lorsque, après avoir renié et abandonné Jésus pendant la Passion, il le rencontra ressuscité, au bord du lac, et qu’il entendit cette seule question : « Simon […], m’aimes-tu ? » (Jn 21, 15), accompagnée d’une invitation : « Suis-moi ! » (v. 19).
Tout comme au début, le jour de leur première rencontre, comme si rien ne s’était passé. Et cette charité, qui oublie et guérit, marquera pour le premier des Apôtres la confirmation de sa mission.
Demandons donc à la Vierge Marie, Mère de Miséricorde, de nous aider à pardonner, toujours, même lorsqu’il est difficile de faire le premier pas, et à répandre, avec courage et constance, la lumière sereine et apaisante de l’amour qui triomphe de la haine et désarme toute rancœur.
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À l’issue de l’Angélus
Chers frères et sœurs !
Il y a deux jours, nous avons commémoré le vingt-cinquième anniversaire des attentats terroristes du 11 septembre aux États-Unis d’Amérique. Je renouvelle mes prières pour ceux qui ont perdu la vie et pour ceux qui continuent de porter les blessures de cette journée tragique.
À une époque où les conflits et la violence affectent tant de nos frères et sœurs, j’invite chacun à prier pour que le Seigneur accorde au monde son don de la paix.
Le souvenir de ce tragique événement survenu il y a vingt-cinq ans nous pousse à renouveler notre engagement en faveur de la paix, avant tout par la prière, que nous confions à l’intercession de la Vierge Marie.
Et maintenant, je vous salue tous avec affection, Romains et pèlerins !