Archives de catégorie : Méditation

sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

Pourquoi je t’aime Ô Marie !

Pourquoi je t’aime, Ô Marie !

Sainte Thérèse de Lisieux
Sainte Thérèse de Lisieux

Nous fêtons sainte Thérèse, le 1er octobre.

Quelques mois avant sa mort, Thérèse de Lisieux compose son poème « Pourquoi je t’aime Ô Marie ! » Elle y exprime tout ce qu’elle pense de la Vierge Marie. « J’ai encore quelque chose à faire avant de mourir », confie Thérèse à sa sœur Céline : « J’ai toujours rêvé d’exprimer dans un chant à la Sainte Vierge tout ce que je pense d’elle. »

Elle nous invite à nous tourner vers la Mère de Dieu et notre Mère en méditant sa vie telle que l’Évangile nous la révèle avec discrétion et profondeur. Tout au long du poème sont les textes de l’Évangile auxquels Thérèse fait allusion.

Pourquoi je t’aime Ô Marie !

(Sainte Thérèse de Lisieux)

« Oh ! je voudrais chanter, Marie, pourquoi je t’aime !
Pourquoi ton nom si doux fait tressaillir mon cœur
Et pourquoi la pensée de ta grandeur suprême
Ne saurait à mon âme inspirer de frayeur.

Si je te contemplais dans ta sublime gloire
Et surpassant l’éclat de tous les bienheureux
Que je suis ton enfant je ne pourrais le croire
O Marie devant toi, je baisserais les yeux !…

Il faut pour qu’un enfant puisse chérir sa mère
Qu’elle pleure avec lui, partage ses douleurs
O ma Mère chérie, sur la rive étrangère
Pour m’attirer à toi, que tu versas de pleurs !…

En méditant ta vie dans le saint Évangile
J’ose te regarder et m’approcher de toi
Me croire ton enfant ne m’est pas difficile
Car je te vois mortelle et souffrant comme moi …

Lorsqu’un ange du Ciel t’offre d’être la Mère
Du Dieu qui doit régner toute l’éternité.

« Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu l’appelleras du nom de Jésus. Il sera grand, et sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père ; il régnera sur la maison de Jacob pour les siècles et son règne n’aura pas de fin. » (Lc 1, 31-33)

Je te vois préférer, ô Marie, quel mystère !
L’ineffable trésor de la virginité.

Je comprends que ton âme, ô Vierge Immaculée
Soit plus chère au Seigneur que le divin séjour.
Je comprends que ton âme, Humble et Douce Vallée
Peut contenir Jésus, l’Océan de l’Amour !…

« Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes.  » (Mt 11, 29)

Oh ! je t’aime, Marie, te disant la servante
Du Dieu que tu ravis par ton humilité
Marie dit alors : « Je suis la servante du Seigneur ;
qu’il m’advienne selon ta parole ! » (Lc 1, 38)

Cette vertu cachée te rend toute-puissante
Elle attire en ton cœur la Sainte Trinité
Alors l’Esprit d’Amour te couvrant de son ombre
L’ange lui répondit :

« L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ;
c’est pourquoi l’être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. »Lc 1, 35)

Le Fils égal au Père en toi s’est incarné
De ses frères pécheurs bien grand sera le nombre
Puisqu’on doit l’appeler : Jésus, ton premier-né !

Elle enfanta son fils premier-né,  l’enveloppa de langes
et le coucha dans une crèche,
parce qu’ils manquaient de place dans la salle. (Lc 2,7)

O Mère bien-aimée, malgré ma petitesse
Comme toi je possède en moi Le Tout-Puissant
Mais je ne tremble pas en voyant ma faiblesse :
Le trésor de la mère appartient à l’enfant.

Et je suis ton enfant, ô ma Mère chérie
Tes vertus, ton amour, ne sont-ils pas à moi ?
Aussi lorsqu’en mon cœur descend la blanche Hostie
Jésus, ton Doux Agneau, croit reposer en toi !…

Auprès de toi, Marie, j’aime à rester petite,
Des grandeurs d’ici-bas je vois la vanité,
Chez Sainte Élisabeth, recevant ta visite,
J’apprends à pratiquer l’ardente charité.

En ces jours-là, Marie partit et se rendit en hâte
vers la région montagneuse, dans une ville de Juda.
Elle entra chez Zacharie et salua Élisabeth. (Lc, 39-40)

Là j’écoute ravie, Douce Reine des anges,
Le cantique sacré qui jaillit de ton cœur.

Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon sauveur, parce qu’il a jeté les yeux sur l’abaissement de sa servante. Oui, désormais toutes les générations me diront bienheureuse, car le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses. Saint est son nom, et sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.

Il a déployé la force de son bras, il a dispersé les hommes au cœur superbe. Il a renversé les potentats de leurs trônes et élevé les humbles, Il a comblé de biens les affamés et renvoyé les riches les mains vides.
Il est venu en aide à Israël, son serviteur, se souvenant de sa miséricorde, selon qu’il l’avait annoncé à nos pères en faveur d’Abraham et de sa postérité à jamais ! » (Lc, 46-55)

Tu m’apprends à chanter les divines louanges
A me glorifier en Jésus mon Sauveur
Tes paroles d’amour sont de mystiques roses
Qui doivent embaumer les siècles à venir.

En toi le Tout-Puissant a fait de grandes choses
Je veux les méditer, afin de l’en bénir.
Quand le bon Saint Joseph ignore le miracle
Que tu voudrais cacher dans ton humilité.

Or telle fut la genèse de Jésus Christ.
Marie, sa mère, était fiancée à Joseph :
or, avant qu’ils eussent mené vie commune,
elle se trouva enceinte par le fait de l’Esprit Saint.

Joseph, son mari, qui était un homme juste et ne voulait pas la dénoncer publiquement, résolut de la répudier sans bruit. Alors qu’il avait formé ce dessein, voici que l’Ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ta femme : car ce qui a été engendré
en elle vient de l’Esprit Saint.(Mt 1, 17-19)

Tu le laisses pleurer tout près du tabernacle
Qui voile du Sauveur la divine beauté !

Oh ! que j’aime, Marie, ton éloquent silence,
Pour moi c’est un concert doux et mélodieux
Qui me dit la grandeur et la toute-puissance
D’une âme qui n’attend son secours que des Cieux …

Plus tard à Bethléem, ô Joseph et Marie !
Je vous vois repoussés de tous les habitants
Nul ne veut recevoir en son hôtellerie
De pauvres étrangers, la place est pour les grands.

La place est pour les grands et c’est dans une étable
Que la Reine des Cieux doit enfanter un Dieu.
O ma Mère chérie, que je te trouve aimable
Que je te trouve grande en un si pauvre lieu !

Quand je vois L’Éternel enveloppé de langes
Quand du Verbe Divin j’entends le faible cri
Au commencement était le Verbe
et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu.(Jn1,1)

O ma Mère chérie, je n’envie plus les anges
Car leur Puissant Seigneur est mon Frère chéri !
Que je t’aime, Marie, toi qui sur nos rivages
As fait épanouir cette Divine Fleur !….

Que je t’aime écoutant les bergers et les mages
Et gardant avec soin toutes choses en ton cœur !…

Et il advint, quand les anges les eurent quittés pour le ciel, que les bergers se dirent entre eux : « Allons jusqu’à Bethléem et voyons ce qui est arrivé et que le Seigneur nous a fait connaître. » Ils vinrent donc en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la crèche.

Ayant vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit de cet enfant ; et tous ceux qui les entendirent furent étonnés de ce que leur disaient les bergers. Quant à Marie, elle conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur. (Lc 2, 15-19)

Je t’aime te mêlant avec les autres femmes
Qui vers le temple saint ont dirigé leurs pas
Je t’aime présentant le Sauveur de nos âmes
Au bienheureux Vieillard qui le presse en ses bras,

D’abord en souriant j’écoute son cantique
Mais bientôt ses accents me font verser des pleurs.
Plongeant dans l’avenir un regard prophétique
Siméon te présente un glaive de douleur

Et lorsque furent accomplis les jours pour leur purification, selon la loi de Moïse, ils l’emmenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon qu’il est écrit dans la Loi du Seigneur : Tout garçon premier-né sera consacré au Seigneur, et pour offrir en sacrifice, suivant ce qui est dit dans la Loi du Seigneur, un couple de tourterelles ou deux jeunes colombes.

Et voici qu’il y avait à Jérusalem un homme du nom de Syméon. Cet homme était juste et pieux ; il attendait la consolation d’Israël et l’Esprit Saint reposait sur lui. Et il avait été divinement averti par l’Esprit Saint qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ du Seigneur.

Il vint donc au Temple, poussé par l’Esprit, et quand les parents apportèrent le petit enfant Jésus pour accomplir les prescriptions de la Loi à son égard, il le reçut dans ses bras, bénit Dieu et dit : « Maintenant, Souverain Maître, tu peux, selon ta parole, laisser ton serviteur s’en aller en paix ; car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples, lumière pour éclairer les nations et gloire de ton peuple Israël. »

Son père et sa mère étaient dans l’étonnement de ce qui se disait de lui. Syméon les bénit et dit à Marie, sa mère : « Vois ! cet enfant doit amener la chute et le relèvement d’un grand nombre en Israël ; il doit être un signe en butte à la contradiction, et toi-même, une épée te transpercera l’âme ! afin que se révèlent les pensées intimes de bien des cœurs. » (Lc 2, 22-35)

O Reine des martyrs, jusqu’au soir de ta vie
Ce glaive douloureux transpercera ton cœur
Déjà tu dois quitter le sol de ta patrie
Pour éviter d’un roi la jalouse fureur.

Après leur départ, voici que l’Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte ; et restes-y jusqu’à ce que je te dise. Car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. » Il se leva, prit avec lui l’enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Égypte ; et il resta là jusqu’à la mort d’Hérode ; pour que s’accomplît cet oracle prophétique du Seigneur : D’Égypte j’ai appelé mon fils. (Mt 2, 13-15)

Jésus sommeille en paix sous les plis de ton voile
Joseph vient te prier de partir à l’instant
Et ton obéissance aussitôt se dévoile
Tu pars sans nul retard et sans raisonnement.

Sur la terre d’Égypte, il me semble, ô Marie
Que dans la pauvreté ton cœur reste joyeux,
Car Jésus n’est-il pas la plus belle patrie
Que t’importe l’exil, tu possèdes les Cieux ?…

Mais à Jérusalem, une amère tristesse
Comme un vaste océan vient inonder ton cœur
Jésus pendant trois jours se cache à ta tendresse
Alors c’est bien l’exil dans toute sa rigueur !..

Ses parents se rendaient chaque année à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Et lorsqu’il eut douze ans, ils y montèrent, comme c’était la coutume pour la fête. Une fois les jours écoulés, alors qu’ils s’en retournaient, l’enfant Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents. Le croyant dans la caravane, ils firent une journée de chemin, puis ils se mirent à le rechercher parmi leurs parents et connaissances.

Ne l’ayant pas trouvé, ils revinrent, toujours à sa recherche, à Jérusalem. Et il advint, au bout de trois jours, qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant ; et tous ceux qui l’entendaient étaient stupéfaits de son intelligence et de ses réponses. A sa vue, ils furent saisis d’émotion, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois ! ton père et moi, nous te cherchons, angoissés. »

Et il leur dit : « Pourquoi donc me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père ? » Mais eux ne comprirent pas la parole qu’il venait de leur dire. Il redescendit alors avec eux et revint à Nazareth ; et il leur était soumis. Et sa mère gardait fidèlement toutes ces choses en son cœur. Quant à Jésus, il croissait en sagesse, en taille et en grâce devant Dieu et devant les hommes. (Lc 2, 41-52)

Enfin tu l’aperçois et la joie te transporte,
Tu dis au bel Enfant qui charme les docteurs :
« O mon Fils, pourquoi donc agis-tu de la sorte ?
« Voilà. ton père et moi qui te cherchions en pleurs. »

Et l’Enfant Dieu répond (oh quel profond mystère !)
A la Mère chérie qui tend vers lui ses bras :
« Pourquoi me cherchiez-vous ?… Aux œuvres de mon Père
« Il faut que je m’emploie ; ne le savez-vous pas ? »

L’Évangile m’apprend que croissant en sagesse
A Joseph, à Marie, Jésus reste soumis
Et mon cœur me révèle avec quelle tendresse
Il obéit toujours à ses parents chéris.

Maintenant je comprends le mystère du temple,
Les paroles cachées de mon Aimable Roi.
Mère, ton doux Enfant veut que tu sois l’exemple
De l’âme qui Le cherche en la nuit de la foi.

Puisque le Roi des Cieux a voulu que sa Mère
Soit plongée dans la nuit, dans l’angoisse du cœur ;
Marie, c’est donc un bien de souffrir sur la terre ?
Oui souffrir en aimant c’est le plus pur bonheur !

Tout ce qu’Il m’a donné Jésus peut le reprendre
Dis-lui de ne jamais se gêner avec moi
Il peut bien se cacher, je consens à l’attendre
Jusqu’au jour sans couchant où s’éteindra ma foi…

Je sais qu’à Nazareth, Mère pleine de grâces
Tu vis très pauvrement, ne voulant rien de plus
Point de ravissement, de miracle et d’extase
n’embellisse ta vie ô Reine des Élus !

Le nombre des petits est bien grand sur la terre
Ils peuvent sans trembler vers toi lever les yeux
C’est par la voie commune, incomparable Mère
Qu’il te plaît de marcher pour les guider aux Cieux.

En attendant le Ciel, ô ma Mère chérie,
Je veux vivre avec toi, te suivre chaque jour
Mère, en te contemplant, je me plonge ravie
Découvrant dans ton cœur des abimes d’Amour.

Ton regard maternel bannit toutes mes craintes
Il m’apprend à pleurer, il m’apprend à jouir.
Au lieu de mépriser la joies pures et saintes
Tu veux les partager, tu daignes les bénir.

Des époux de Cana voyant l’inquiétude
Qu’ils ne peuvent cacher, car ils manquent de vin
Au Sauveur tu le dis dans ta sollicitude
Espérant le secours de son pouvoir divin.

Jésus semble d’abord repousser ta prière
« Qu’importe », répond-Il, « femme, à vous et à moi ? »
Mais au fond de son cœur, Il te nomme sa Mère
Et son premier miracle, Il l’opère pour toi…

Le troisième jour, il y eut des noces à Cana de Galilée, et la mère de Jésus y était. Jésus aussi fut invité à ces noces, ainsi que ses disciples. Or il n’y avait plus de vin, car le vin des noces était épuisé. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » Jésus lui dit : « Que me veux-tu, femme ? Mon heure n’est pas encore arrivée. » Sa mère dit aux servants : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. »

Or il y avait là six jarres de pierre, destinées aux purifications des Juifs, et contenant chacune deux ou trois mesures. Jésus leur dit : « Remplissez d’eau ces jarres. » Ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit : « Puisez maintenant et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent.

Lorsque le maître du repas eut goûté l’eau changée en vin — et il ne savait pas d’où il venait, tandis que les servants le savaient, eux qui avaient puisé l’eau — le maître du repas appelle le marié et lui dit : « Tout homme sert d’abord le bon vin et, quand les gens sont ivres, le moins bon. Toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à présent ! »

Tel fut le premier des signes de Jésus, il l’accomplit à Cana de Galilée et il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui. Après quoi, il descendit à Capharnaüm, lui, ainsi que sa mère et ses frères et ses disciples, et ils n’y demeurèrent que peu de jours. (Jn 2, 1-11)

Un jour que les pécheurs écoutent la doctrine
De Celui qui voudrait au Ciel les recevoir
Je te trouve avec eux, Marie, sur la colline
Quelqu’un dit à Jésus que tu voudrais le voir,

Alors, ton Divin Fils devant la foule entière
De son amour pour nous montre l’immensité
Il dit :« Quel est mon frère et ma sœur et ma Mère,
« Si ce n’est celui-là qui fait ma volonté ? »

Comme il parlait encore aux foules, voici que sa mère et ses frères se tenaient dehors, cherchant à lui parler. A celui qui l’en informait Jésus répondit : « Qui est ma mère et qui sont mes frères ? » Et tendant sa main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Car quiconque fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là m’est un frère et une sœur et une mère. » (Mt 12, 46-50)

O Vierge Immaculée, des mères la plus tendre
En écoutant Jésus, tu ne t’attristes pas
Mais tu te réjouis qu’II nous fasse comprendre
Que notre âme devient sa famille ici-bas

Oui tu te réjouis qu’Il nous donne sa vie,
Les trésors infinis de sa divinité !
Comment ne pas t’aimer, ô ma Mère chérie
En voyant tant d’amour et tant d’humilité ?

Tu nous aimes, Marie, comme Jésus nous aime
Et tu consens pour nous à t’éloigner de Lui.
Aimer c’est tout donner et se donner soi-même
Tu voulus le prouver en restant notre appui.

Le Sauveur connaissait ton immense tendresse
Il savait les secrets de ton cœur maternel,
Refuge des pécheurs, c’est à toi qu’Il nous laisse
Quand Il quitte la Croix pour nous attendre au Ciel

Or près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. « Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit comme sienne. (Jn 19, 25-27)

Marie, tu m’apparais au sommet du Calvaire
Debout près de la Croix, comme un prêtre à l’autel
Offrant pour apaiser la justice du Père
Ton bien-aimé Jésus, le doux Emmanuel

Un prophète l’a dit, ô Mère désolée,
« Il n’est pas de douleur semblable à ta douleur ! »
O Reine des Martyrs, en restant exilée
Tu prodigues pour nous tout le sang de ton cœur !

La maison de Saint Jean devient ton seul asile
Le fils de Zébédée doit remplacer Jésus
C’est le dernier détail que donne l’Évangile
De la Reine des Cieux il ne me parle plus.

Mais son profond silence, ô ma Mère chérie
Ne révèle-t-il pas que le Verbe éternel
Veut lui-même chanter les secrets de ta vie
Pour charmer tes enfants, tous les Élus du Ciel ?

Bientôt je l’entendrai cette douce harmonie
Bientôt dans le beau Ciel, je vais aller te voir
Toi qui vins me sourire au matin de ma vie
Viens me sourire encor… Mère…. voici le soir !…

Je ne crains plus l’éclat de ta gloire suprême
Avec toi j’ai souffert et je veux maintenant
Chanter sur tes genoux, Marie, pourquoi je t’aime
Et redire à jamais que je suis ton enfant !……
(PN 54))

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

MOIS DU ROSAIRE – Jour 1 – prière merveilleuse

MOIS DU ROSAIRE – Jour 1 – prière merveilleuse

le Rosaire - oraison mentale et vocale
le Rosaire – oraison mentale et vocale

Tous les catholiques sont invités à prier davantage en ce mois d’octobre, particulièrement pour l’Église et contre ce qui divise.

« »Si un membre souffre, tous les autres souffrent avec lui »… Lorsque nous faisons l’expérience de la désolation que nous causent ces plaies ecclésiales, avec Marie il nous est bon de donner plus de temps à la prière, cherchant à grandir davantage dans l’amour et la fidélité à l’Église.» (Lettre au Peuple de Dieu, du 20 août 2018)

Nous sommes invités à conclure le Rosaire avec une des plus anciennes invocations à la Sainte Mère de Dieu, «Sub tuum praesidium» : «Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu. Ne méprise pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers délivre-nous toujours, Vierge glorieuse et bénie. Amen.»

*

« Le Rosaire est ma prière préférée. C’est une prière merveilleuse. Merveilleuse de simplicité et de profondeur. Dans cette prière nous répétons de multiples fois les paroles de l’Archange et Élisabeth à la Vierge Marie. Toute l’Église s’associe à ces paroles. Cette prière si simple et si riche, de tout cœur, je vous exhorte à la réciter. » (Saint Jean-Paul II, Angélus du 29-10-1997)

La formule du Saint-Rosaire a été composée de telle manière par saint Dominique, que les mystères de notre salut y sont rappelés dans leur ordre successif, et que cette manière de méditation est entremêlée et comme entrelacée par la prière de la Salutation angélique, et par une oraison jaculatoire à Dieu, le Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Nous qui cherchons un remède à des maux semblables, nous avons le droit de croire qu’en nous servant de la même prière qui a servi à saint Dominique pour faire tant de bien à tout le monde catholique, nous pourrons voir disparaître de même les calamités dont souffre notre époque.

Non seulement nous engageons vivement tous les chrétiens à s’appliquer soit en public, soit dans leur demeure particulière et au sein de leur famille, à réciter ce pieux office du Rosaire et à ne pas cesser ce saint exercice, mais nous désirons que spécialement LE MOIS D’OCTOBRE de cette année soit consacré entièrement à la Sainte Reine du Rosaire. (LÉON XIII sur le Rosaire, à Rome près Saint-Pierre, 1er septembre 1883)

Durant le mois d’octobre, le peuple fidèle a coutume d’offrir la récitation du rosaire comme autant de couronnes à la Mère de Dieu. A l’exemple de nos Prédécesseurs, nous approuvons vivement cette pratique. Ainsi donc, durant le prochain mois d’octobre, dédié à Notre-Dame du Rosaire, qu’on redouble de prières et de supplications !

Que par l’intercession de Marie brille enfin pour le monde entier l’aurore de la véritable paix, – la paix dans tous les domaines y compris celui de la pratique religieuse ; actuellement, hélas ! la liberté de professer la religion n’est point assurée partout. Dans le ferme espoir que la Sainte Mère de Dieu accueillera notre humble demande, nous vous accordons de tout cœur la Bénédiction apostolique. (Pape PAUL VI à Rome, près Saint-Pierre, le 15 septembre 1966)

Octobre est le mois du Rosaire, et, en ce premier dimanche, il est de tradition de réciter la Supplique à la Vierge de Pompéi, à la bienheureuse Vierge Marie du Saint-Rosaire. Unissons-nous spirituellement à cet acte de confiance dans notre Mère, et recevons de ses mains le chapelet : le chapelet est une école de prière, le chapelet est une école de la foi ! (Pape FRANÇOIS, Angélus, place Saint-Pierre, dimanche 6 octobre 2013)

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

voir : prières-mariales : rosaire

Aujourd’hui Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, docteur de l’Église (+1897)

La «renaissance», le fil conducteur du voyage apostolique en France

La «renaissance», le fil conducteur du voyage apostolique en France

Comme de tradition après un voyage apostolique, Léon XIV a consacré la catéchèse de ce mercredi 30 septembre à sa visite en France et au siège de l’UNESCO qui s’est achevée lundi dernier. Venu dans le pays tricolore ‘‘bleu, blanc, rouge’’, comme apôtre du Christ «pour que le monde ait la vie», le Souverain pontife a rendu grâce à Dieu pour l’enthousiasme rencontré. Aussi, il a souhaité que ce voyage, «événement de grâce, porte des fruits abondants et durables».

LÉON XIV

AUDIENCE GÉNÉRALE

Mercredi 30 septembre 2026

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Catéchèse. Le voyage apostolique en France et à l’UNESCO

Chers frères et sœurs, bonjour et bienvenue !

Logo Pape France
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Aujourd’hui, je souhaite vous parler du voyage apostolique en France que j’ai effectué ces derniers jours. Ce fut un grand don pour moi et pour le peuple de Dieu dans ce pays, et j’en rends grâce au Seigneur. J’exprime à nouveau ma gratitude à tous ceux qui m’ont accueilli, aux autorités civiles et aux pasteurs de l’Église, ainsi qu’à tous ceux – et ils étaient très nombreux – qui ont souhaité rencontrer le Pape ou simplement le saluer dans les rues, en tant qu’apôtre du Christ et messager de paix. Merci à tous !

Je voudrais rassembler les réflexions et les impressions – encore très vives – de cette visite pastorale autour d’un seul et même grand symbole : la cathédrale Notre-Dame de Paris. C’est là, l’après-midi du premier jour, que nous avons célébré les vêpres de la Bienheureuse Vierge Marie, une liturgie solennelle et en même temps festive, où la musique, le chant et la beauté du temple faisaient vibrer les cœurs unis dans la prière.

Précisément Notre-Dame, avec le drame qu’elle a vécu, peut symboliquement éclairer tout ce voyage apostolique, en offrant une clé de lecture que je résumerais en un mot : renaissance. La cathédrale de Paris, qui semblait encore il y a sept ans à peine mortellement blessée par un immense incendie, est aujourd’hui reconstruite et plus resplendissante que jamais. Cette catastrophe a suscité une réaction positive à tous les niveaux, certains plus visibles et concrets, d’autres plus cachés, d’ordre spirituel.

Sa restauration a été la preuve qu’une collaboration est possible entre l’Église, l’État, les institutions publiques et la société civile. Cette approche a permis de mettre pleinement en valeur tant la générosité des bienfaiteurs que les compétences des professionnels et des artisans. La synergie au service du bien commun devrait être la norme pour les institutions, les forces politiques et sociales, ainsi que pour tous ceux qui assument des responsabilités civiles et économiques.

C’est le message que j’ai voulu transmettre aux autorités françaises, ainsi qu’aux membres de l’UNESCO, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, dont le siège est à Paris, en indiquant quel est le critère fondamental sur lequel fonder cette collaboration : la dignité de la personne humaine. Mais surtout, Notre-Dame est l’image de l’Église faite de pierres vivantes, du peuple saint de Dieu.

Il est intéressant de mettre en parallèle la célébration des vêpres dans la cathédrale et la veillée des jeunes qui s’est déroulée le soir même au grand Stade de France à Paris. Deux lieux complètement différents, et pourtant deux événements complémentaires, presque unis spirituellement. Qu’est-ce qui les unissait ? L’Église, qui n’est pas faite de pierres ou de béton, mais de personnes qui aiment Jésus-Christ parce qu’elles ont été aimées par Lui.

À Notre-Dame, il y avait les prêtres et les diacres, les personnes consacrées, les animateurs pastoraux ; au stade, il y avait la nouvelle génération française : nouvelle – dirais-je – non seulement par son âge, mais plus encore par son esprit, par la liberté de son cœur et de sa foi. Des jeunes qui ont chanté, crié, mais qui sont aussi restés silencieux, à l’écoute. Des visages attentifs et émus, qui témoignaient de cœurs avides de vérité et d’amour. Je leur ai dit avec joie : « Vous êtes les saints de France ! ». Cette veillée a été un grand signe d’espérance.

Tout comme l’a été – dans la petitesse que Dieu affectionne – la rencontre à la Maison Bakhita, foyer d’accueil pour diverses personnes en difficulté : l’un des nombreux lieux, fruits de l’Évangile, où l’on s’engage quotidiennement à servir avec amour la dignité de la personne humaine.

Il y a cependant dans l’Église de France un signe de renaissance qui perdure depuis quelques années, à savoir le nombre remarquable et croissant de jeunes et d’adultes qui demandent le baptême. À propos de cette belle “surprise” de Dieu, une Assemblée synodale provinciale se tient actuellement à Paris, au cours de laquelle j’ai pu intervenir pour encourager le cheminement des catéchumènes et des néophytes, ainsi que celui des communautés auxquelles ils appartiennent.

Le moment fort de ma visite dans la capitale a été la messe sur la Place de la Concorde. Là, le signe de la renaissance s’est manifesté de manière surprenante : l’assemblée liturgique, qui rassemblait sur cette vaste place les prêtres, le chœur et une foule considérable, s’étendait sur toute l’Avenue des Champs Élysées jusqu’à l’Arc de Triomphe et au-delà. Au moment de la communion, tous ont pu s’approcher de l’Eucharistie, distribuée partout. Voilà la véritable reconstruction, la restauration de l’Église que seul Dieu peut accomplir, par l’intercession de la Vierge Marie.

Il était donc naturel et nécessaire qu’après Paris, je me rende en pèlerinage à Lourdes, pour vénérer la Mère de l’Église, Marie, celle qui, à l’heure de la passion et de la mort, maintient allumée la lampe de la foi et de l’espérance. À Lourdes, le Seigneur, par la sollicitude maternelle de la Vierge Marie, adresse à tous, pèlerins et surtout malades dans leur corps et dans leur esprit, un message d’espérance et de renaissance.

Un message que j’ai voulu relancer ouvertement : toute vie humaine, quelle que soit sa condition, même dans la plus grande fragilité, conserve sa dignité inviolable et mérite d’être soignée, accompagnée, soulagée de ses souffrances avec une compassion humaine et à l’aide des moyens offerts par la science. C’est pourquoi Lourdes représente pour le monde entier un sanctuaire de la civilisation de l’amour.

Dans ce contexte, j’ai rencontré certaines personnes victimes d’abus et je leur ai demandé de m’aider à exprimer, également à d’autres victimes, ma volonté et celle de toute l’Église de les écouter et de les accompagner dans leur cheminement vers la guérison, en reconnaissant la souffrance causée dans leur vie et en œuvrant à la prévention des abus.

La troisième et dernière étape de ce voyage apostolique a été la ville de Metz, située dans une région de France et d’Europe meurtrie par la Seconde Guerre mondiale. C’est là qu’a œuvré Robert Schuman, l’un des principaux inspirateurs du processus de l’unification européenne. L’Europe contemporaine est née précisément comme un projet de paix après les ravages de la guerre. On peut dire que ce qui s’est passé à Notre-Dame de Paris avec l’incendie s’était produit en Europe avec la Seconde Guerre mondiale.

Et l’Europe est née de nouveau, sur la base de ces principes de démocratie, de solidarité et de fraternité entre les peuples qui doivent beaucoup à ses racines chrétiennes. Aujourd’hui encore, c’est sur ces fondements et grâce à cette « sève » vitale que le projet européen peut se renouveler, dans un monde bien plus globalisé, où le dialogue interreligieux revêt un rôle de première importance. C’est pourquoi, à Metz, j’ai rencontré les représentants des différentes traditions religieuses, qui ont lu et signé en ma présence l’“Appel de Metz” pour le dialogue et la paix.

Très chers amis, le thème de ma visite pastorale en France était “Pour que le monde ait la vie” (cf. Jn 6, 51). Ce sont là les paroles de Jésus, qui résument toute sa mission de salut et qui, tout au long de ce voyage, exprimaient pleinement le sens évangélique de chaque rencontre. Qu’elles inspirent désormais notre prière, en demandant à Dieu que cet événement de grâce porte des fruits abondants et durables.

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Je salue cordialement les pèlerins de langue française venus du Canada, de France, et du Luxembourg. J’ai été émerveillé par la ferveur et l’enthousiasme de l’accueil reçu en France. Je rends grâce à Dieu et prie afin que les pasteurs continuent à répondre aux attentes des fidèles, en particulier à celles des jeunes.

Je vous bénis de tout cœur !

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APPEL

Je lance maintenant un appel en faveur de la région du Tigré, en Éthiopie : Je suis avec une profonde inquiétude la situation au Tigré et dans les régions voisines de l’Afar et de l’Amhara, où les hostilités ont de nouveau éclaté. J’adresse un appel sincère à toutes les parties pour qu’elles choisissent la voie du dialogue.

Les conflits armés ne résolvent jamais les problèmes, mais ne font que les aggraver, laissant dans leur sillage une traînée de mort, de destruction et de ressentiment. Seul un engagement sincère peut jeter les bases d’une paix durable. J’espère ardemment que la communauté internationale apportera sa contribution généreuse et opportune afin de garantir que toute l’aide humanitaire soit acheminée à ceux qui en ont besoin.

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Résumé de la catéchèse du Saint-Père

Chers frères et sœurs, bonjour !

Au retour du Voyage apostolique effectué en France où je suis venu comme apôtre du Christ « pour que le monde ait la vie », je rends grâce à Dieu pour l’enthousiasme rencontré. Que ce soit dans la splendeur retrouvée de Notre Dame de Paris pour la célébration solennelle des vêpres, lors de la veillée inoubliable au Stade de France avec les jeunes – les nouveaux saints de France ! – le long des rues ou devant l’immense foule à la Concorde et aux Champs Elysées, la joie et la ferveur du peuple de Dieu – avec ses nombreux catéchumènes –, se sont largement manifestées. Cette foule capable de silence et de recueillement, propres aux cœurs désireux de vérité et d’amour, représente un grand signe de renaissance et d’espérance.

La dignité humaine comme critère fondamental de toute collaboration au service du bien commun, déjà rappelée devant les Autorités françaises comme devant les membres de l’UNESCO, a été également au cœur des rencontres avec les plus vulnérables à Paris et à Lourdes, lieu béni où la Vierge Marie offre, de la part de son Fils à tous les pèlerins qui souffrent dans leur corps et dans leur âme, un message d’espérance. J’y ai rappelé avec force que toute vie humaine, y compris dans les situations de plus grande fragilité, conserve son inviolable dignité et mérite d’être soignée, accompagnée et soulagée.

Enfin Metz, lieu symbolique dans la construction de la paix en Europe avec le vénérable Robert Schuman au lendemain de la 2e guerre mondiale, a été l’occasion de rappeler les racines chrétiennes de l’Europe et son attention aux principes de dialogue et de paix entre les nations et entre les diverses traditions religieuses.

Texte proposé par l’Association de la Médaille Miraculeuse