Archives de catégorie : Méditation

sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

La paix de Jésus comme le calme d’une mer profonde

La paix est le don de Jésus ressuscité à ses disciples Une paix ne venant donc pas du monde mais de l’Esprit-Saint, qui soutient l’homme dans ses tribulations et lui permet de garder le sens de l’humour. C’est le thème de l’homélie du Pape François, ce mardi matin 21 mai,  lors de la messe célébrée en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe.

 

Pour aujourd’hui, d’une part, la lapidation de Paul et les «épreuves» sont mentionnées dans le livre des Actes des Apôtres, au chapitre 14 . D’autre part, Jésus laisse sa «paix» aux disciples avant de monter vers le Père. «Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé», leur demande-t-il, selon saint Jean (Jn 14, 27-31a). Deux aspects apparemment opposés.

Une paix des profondeurs

«La vie de persécutions et d’épreuves semble être une vie sans paix.» Dans les Béatitudes, Jésus promet  : «Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi» (Mt 5,11).

La paix de Jésus va donc de pair avec «cette vie de persécutions, de tribulations». Elle est «plus profonde que toutes ces choses». C’est une paix «que nul ne peut enlever, une paix qui est un don, comme la mer qui, dans ses profondeurs, est tranquille, et en surface se trouvent les vagues..» «Vivre en paix avec Jésus, c’est avoir cette expérience à l’intérieur, qui dure pendant toutes les épreuves, toutes les difficultés.»

Pas d’anxiolytiques

Tant de saints «n’ont pas perdu la paix», même lors d’une mort douloureuse; des témoins purent parfois dire qu’«ils allaient au martyre comme des invités à une noce».  Le don de la «paix de Jésus» ne peut pas s’obtenir à travers des moyens humains, «en allant par exemple chez le médecin, ou en prenant des anxiolytiques.»

Elle vient «de l’Esprit-Saint à l’intérieur de nous», qui porte avec lui la «force». La paix de Jésus «nous enseigne à aller de l’avant dans la vie. Elle nous enseigne à supporter. Supporter: un mot dont nous ne comprenons pas bien la signification, un mot très chrétien, c’est “porter sur les épaules” (…) la vie, les difficultés, le travail, tout, sans perdre la paix». «Cela se comprend seulement lorsqu’il y a l’Esprit-Saint en nous qui nous donne la paix de Jésus.»

Le sens de l’humour, venant de l’Esprit

Le cœur rempli de ce «don promis par Jésus», nous pouvons alors affronter les pires difficultés. La paix divine est même capable de «faire sourire le cœur.» «La personne qui vit cette paix ne perd jamais le sens de l’humour. Elle sait rire d’elle-même, des autres, et même de sa propre ombre, elle rit de tout…»

«Ce sens de l’humour est si proche de la grâce de Dieu. La paix de Jésus dans la vie quotidienne, la paix de Jésus dans les tribulations et avec cette pointe de sens de l’humour qui nous fait bien respirer. Que le Seigneur nous donne cette paix qui vient de l’Esprit-Saint, cette paix qui est vraiment de Lui et qui nous aide à supporter, à l’emporter sur tant de difficultés de la vie.»

REGARDONS NOTRE MÉDAILLE : la Vierge aux rayons

21 MAI

REGARDONS NOTRE MÉDAILLE

La Vierge aux rayons

Avers et envers de la Médaille Miraculeuse
Avers et envers de la Médaille Miraculeuse

Nous avons dit que lorsque la Sainte Vierge eut offert le globe du monde au Seigneur, Sœur Catherine la vit tout à coup abaisser les mains et les étendre dans un grand geste de miséricorde et d’accueil. Le globe avait disparu, mais des mains de Marie s’échappaient des faisceaux de lumière ruisselant en rayons éblouissants sous lesquels disparaissait tout le bas de son corps.

Les mains de la Vierge semblaient fléchir sous le poids de ces rayons de grâces, dont elle est la dispensatrice. C’est dans cette attitude qu’elle est reproduite sur sa Médaille. Quelle consolation pour nous de la contempler ainsi !

Tout à l’heure, Marie offrait au Seigneur nos prières, nos mérites. Maintenant, tout se transforme entre ses mains. Dieu pourrait-il refuser ce qui monte vers Lui par l’intermédiaire de sa Mère ?

Ces mêmes mains maternelles qui s’étaient chargées de nos offrandes vont nous transmettre les grâces d’En-Haut, mais non pas au hasard. La Sainte Vierge connaît chacun de ses enfants. Elle entend chacune de leurs supplications. Elle voit chacun de leurs besoins. Elle donne à qui lui demande, nous rappelant par-là l’importance de la prière, ce lien qui nous relie par elle à son divin Fils.

En effet, Catherine Labouré s’est bien aperçue que certains anneaux, certaines pierreries ne donnaient aucun rayon. Quel dommage de les laisser pour ainsi dire stériles entre les mains de celle qui est la Toute-Suppliante. Quel dommage aussi de la prier mal, de lui offrir des chapelets médiocrement récités ! Que de grâces dont nous nous privons ainsi !

Rien n’égale les charmes, la grâce, l’expression de tendresse, renfermés dans l’attitude de cette Vierge abaissant avec bonté ses regards et ses mains chargées de bienfaits sur tous ceux qui veulent se confier à son intercession miséricordieuse. Regardons souvent la Vierge aux rayons de notre Médaille ! Apprenons avec elle à bien prier !

PRIÈRE

Obtenez-nous, ô Marie, cette vaillante simplicité, et surtout cette paisible confiance en votre Médaille ! La confiance attire toujours votre protection. Jusqu’’ici, la mienne n’a pas été assez forte ; je crois, mais je n’espère pas selon l’étendue de ma foi. On dirait presque que j’hésite, ô Marie, devant votre puissance venue de Dieu et votre bonté.

De vous, comme de Dieu, on obtient tout, autant qu’on en espère. Je veux donc, désormais, moi aussi, porter votre Médaille avec confiance et avec fierté, sûr d’avance que vous m’en bénirez à votre manière, c’est-à-dire en Mère toute-puissante et toute bonne. Ainsi soit-il ! 

Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !

+ P. BAETEMAN

LES LEÇONS QUE NOUS DONNE SAINTE CATHERINE : la vie de silence

20 MAI

LES LEÇONS QUE NOUS DONNE SAINTE CATHERINE suite

La vie de silence

Sœur Catherine Labouré, sauf à son confesseur et dans deux rapports écrits par obéissance, en 1856 et 1876, n’a jamais laissé entendre qu’elle fût la privilégiée d’un secret. Autour d’elle on parlait de la Médaille. Ni alors, ni après, Sœur Catherine ne révéla que ce fut elle, la novice de 1830.

Dans la vie, fais confiance à Dieu qui voit ces trois choses : ta peine, ton amour et la raison de ton silence
Dans la vie, fais confiance à Dieu qui voit ces trois choses : ta peine, ton amour et la raison de ton silence

Mêlée à ses compagnes, du ton le plus naturel, à l’occasion elle disait son mot. Mais cette Sœur mystérieuse dont tous, au-dehors comme au-dedans, eussent voulu savoir le nom, on ne le révéla jamais de son vivant. Ses lèvres restèrent hermétiquement closes sur l’instrument de la Vierge. Qu’importe un nom, devait-elle penser comme Jean-Baptiste qui ne se proclamait qu’une « voix » !

Ce sont là les grandes profondeurs de l’humilité et du silence de l’âme. Or, Catherine Labouré, sans jamais en sortir, les vécut quarante-six ans. Et c’est là ce qui fait sa grandeur et sa sainteté. Quarante-six ans d’effacement dans un hospice de vieillards alors que partout l’on cherche votre nom, ô humble Sœur !

Quarante-six ans de silence sur soi, sur des grâces ineffables ! Quarante-six ans pendant lesquels, repliée sur le don divin, elle laissa aller le vain bruit des recherches curieuses ! Cela sans jamais se trahir, pour être mieux à Dieu, à la charité, à son perfectionnement, voilà l’extraordinaire mérite de Catherine Labouré, l’héroïsme qui l’a conduite à être reconnue sainte.

Leçon profonde pour nos orgueils et nos glorioles, même dans notre piété, notre apostolat, notre dévouement qui cherchent si souvent les louanges humaines ! Leçon des grands et vivifiants silences : des silences extérieurs autant qu’ils sont possibles, des intérieurs qui attirent Dieu en nous.

PRIÈRE

O Sainte Catherine Labouré, votre amour du silence est une grande leçon pour nos vies superficielles et enfiévrées. Apprenez-nous à rentrer souvent en nous-mêmes pour y trouver Dieu, pour le consulter, pour vivre en sa présence et par là même éviter le péché et accomplir sa divine volonté.

Les âmes trop dispersées ne peuvent être des âmes intérieures. Que nous sachions à votre exemple, et à celui de la Sainte Vierge, vivre davantage au-dedans de nous-mêmes et aimer ce silence qui fait rencontrer Dieu. Ainsi soit-il !

Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !

+P. BAETEMAN