Archives de catégorie : Billet

sur la Médaille Miraculeuse, l’Église dans le monde

Pentecôte

Duccio di Buoninsegna Pentecôte
Duccio di Buoninsegna Pentecôte

Ce dimanche, nous célébrons la PENTECÔTE (détail de l’image), le jour où les apôtres, représentant l’Église, avec Marie, la Mère de Jésus, ont reçu l’Esprit Saint sous l’aspect des langues du feu. Ils ont reçu la capacité de communiquer avec tous les peuples de la terre en leur langue maternelle.

Ce don des langues est un signe clair de la nature universelle de l’Église et de sa mission. Dieu a voulu que les apôtres et les premiers membres de l’Église prêchent l’évangile à toutes les nations. Il n’y a aucune nation ni aucune personne qui n’ait pas besoin de ce message. C’est la volonté de Dieu que de le proclamer à tous.

L’Esprit Saint parle au cœur de tous ceux que le Christ nous appelle à rapprocher de lui. Prions souvent notre grand avocat : « Ô Esprit Saint, inspire-moi ce que je dois penser, ce que je dois dire, ce que je dois taire, ce que je dois écrire, ce que je dois faire, comment je dois agir pour amener le bien à tous les hommes, l’accomplissement de ma mission, et le triomphe du Règne du Christ. »

quatre méditations du Pape François
et quatre du Pape Benoît XVI
pour la Pentecôte

Sainte Louise de Marillac

Co-fondatrice de la Compagnie des Filles de la Charité

Voir LETTRE(s) n° 535455565758 : Louise de Marillac et Marie

Sainte Louise de Marillac
Sainte Louise de Marillac

Nous célébrons la fête de Sainte Louise de Marillac désormais le 9 mai, jour de sa béatification.

Née le 12 août 1591, Louise de Marillac n’a jamais connu sa mère. Très jeune, elle est placée chez les Dominicaines de Poissy. Louise aurait aimé devenir Religieuse Capucine, mais son tuteur, le Garde des Sceaux, Michel de Marillac, s’y opposa alléguant son peu de santé. En 1613, elle épouse Antoine Le Gras et la naissance de leur fils Michel est une joie.

La longue maladie de son mari va provoquer chez elle trouble, angoisse et nuit de la foi. Le dimanche 4 juin 1623, jour de la Pentecôte, comme Paul sur le chemin de Damas, la Lumière de Dieu l’envahit. «En un instant, mon esprit fut éclairci» écrira-t-elle. Elle comprend alors qu’elle sera un jour consacrée à Dieu, avec d’autres mais sans vivre dans un monastère.

Veuve le 21 décembre 1625, Louise de Marillac, sur l’invitation de Vincent de Paul, visite les pauvres. Décentrant son regard d’elle-même pour le centrer sur ceux qui souffrent, elle retrouve son équilibre. Vincent de Paul l’engage dans l’œuvre des Confréries de la Charité et fait d’elle sa collaboratrice.

Le 29 novembre 1633, elle fonde avec Vincent de Paul la Compagnie des Filles de la Charité. Elle assure la formation des Sœurs, l’organisation du travail. Le 25 mars 1642, elle se consacre totalement à Dieu par les vœux de pauvreté, de chasteté, d’obéissance et celui du service des pauvres.

La vie de Louise de Marillac comme celle de Vincent de Paul est orientée vers tous ceux qui souffrent: les malades, les réfugiés, les enfants abandonnés, les galériens, les personnes âgées et celles atteintes de troubles psychiques, etc. Toute l’action de Louise de Marillac trouve sa source et son dynamisme dans sa relation à Dieu et son amour de Jésus vivant au milieu des hommes.

Michel Le Gras, son fils, épouse en janvier 1650 Gabrielle Le Clerc. Leur fille, Louise Renée, fera la joie de sa grand-mère.

Louise de Marillac meurt à Paris où elle a toujours vécu, le 15 mars 1660. Son testament spirituel insiste sur la fidélité au service des pauvres, et l’union communautaire. Elle est béatifiée le 9 mai 1920 par le pape Benoît XV et canonisée le 11 mars 1934 par le pape Pie XI. Le 10 février 1960, Jean XXIII la déclare patronne de tous les travailleurs sociaux chrétiens.

En Prière avec la Famille Vincentienne, page 62

Nicodème, disciple de Jésus

Rencontre de nuit entre Jésus et Nicodème - Crijn Hendricksz. Volmarijn, première moitié du XVIIe siècle
Rencontre de nuit entre Jésus et Nicodème – Crijn Hendricksz. Volmarijn, première moitié du XVIIe siècle

L’évangile de ce jour met en scène Jésus et un certain Nicodème. Contemporain de Jésus, dans les années 30, Nicodème est pharisien, c’est-à-dire notable juif. Il est l’un des rares représentants de l’élite juive à reconnaître l’autorité du Christ. De tous les pharisiens, docteurs de la Loi et membres du Grand Conseil, le Sanhédrin, c’est l’un de ceux qui inspirent le respect et l’amitié. Dès que Jésus parut, il vit en lui  » un envoyé de Dieu ». (Jean 3. 1 à 15)

À Jérusalem, retrouvant Jésus en cachette, la nuit, il est encore craintif, mais sa foi est si grande que le Christ lui révèle les splendeurs de la nouvelle naissance par la grâce du Baptême. Il a le courage après la fête des Tabernacles, quelques mois plus tard de défendre publiquement le Seigneur devant le Sanhédrin. Il dénonce courageusement le procès truqué qui condamne son Maître : « Notre loi condamne-t-elle un homme avant qu’on l’ait entendu ? » (Jn 7,50) »

Plus tard,  Lui et son ami Joseph d’Arimathie participent à l’ensevelissement de Jésus. Le corps du Seigneur ne sera pas jeté dans la fosse commune des malfaiteurs et, pour l’embaumer, ils achètent ensemble cent livres de myrrhe et d’aloès, en l’attente de la résurrection trois jours plus tard.

Ayant écouté et médité les paroles de Jésus sur les sens de cette « élévation du Fils de l’homme », sur l’efficacité de sa mort, source de vie pour celui qui croit et accepte de renaître dans l’eau et dans l’Esprit, il demande et reçoit le baptême et participe à l’évangélisation des païens avec les apôtres après la Pentecôte.

Le culte de saint Nicodème se répand dans toute la chrétienté dès les premiers siècles. Une chapelle et une fontaine lui sont dédiées à Pluméliau, en Bretagne.