Archives de catégorie : Billet

sur la Médaille Miraculeuse, l’Église dans le monde

LES SACREMENTS DE L’INITIATION

LES SACREMENTS DE L’INITIATION

Le baptême, la confirmation et l’Eucharistie sont les sacrements de l’initiation chrétienne.

Le baptême est la porte introduisant dans la vie et le royaume de Dieu ; il purifie du péché, et nous rend participants de la vie même de Dieu, en faisant de nous les enfants adoptifs de Dieu. Nul ne peut entrer au royaume des cieux à moins d’être baptisé.

En plus du baptême sacramentel de l’eau, l’Église reconnaît aussi le « baptême de sang » et le « baptême de désir ». De même que la confirmation et les ordres sacrés, le baptême imprime un caractère ou signe permanent. Le Christ marque les siens de son empreinte, et nous sommes à Lui.

La confirmation est le sacrement dans lequel le don de l’Esprit reçu à la Pentecôte est communiqué aux fidèles. Les confirmés sont doués d’une force spéciale de l’Esprit-Saint et sont plus strictement tenus de répandre et de défendre la foi en paroles et en actions.

d’après « L’enseignement du Christ »

L’EUCHARISTIE ET SES MINISTRES

L’EUCHARISTIE ET SES MINISTRES

En instituant le sacrement de l’Eucharistie, le Christ a créé ce qui serait une représentation vivante de sa propre mort et de sa propre résur­rection. En même temps, Il en a chargé certains de veiller à ce que ce ministère sacré soit accompli désormais en mémoire de Lui.

Ses ministres et le grand sacrifice pascal sont inséparables. En recevant les ordres, le prêtre devient un signe de la présence et de la puissance de Dieu dans le monde. Le prêtre — prêtre pour toujours — est intimement identifié au Christ. Tout comme le Christ est maître, témoin et instru­ment du sacrifice sauveur, de même aussi le prêtre.

Dans l’Église d’au­jourd’hui le sacrement de l’Ordre a trois degrés ou ordres. Il se trouve dans sa plénitude chez les évêques, d’une manière seconde chez les prêtres, et enfin dans le diaconat. Nul ne peut exiger l’ordina­tion. Seuls doivent venir au sacerdoce ceux qui y sont appelés par Dieu. L’Église a le devoir de s’assurer de la réalité de la vocation, et au nom du Christ elle ordonne ceux qui sont choisis.

d’après « L’enseignement du Christ »

Saint Laurent de Rome, martyr

Saint Laurent, revêtu de la dalmatique des Diacres, par le bienheureux Fra Angélico, Dominicain, vers 1450 - Couvent Saint-Marc à Florence
Saint Laurent, revêtu de la dalmatique des Diacres, par le bienheureux Fra Angélico, Dominicain, vers 1450 – Couvent Saint-Marc à Florence

Dans son désir de partager le sort du pape Sixte II jusque dans son martyre, comme le rapporte saint Léon le Grand, quand il reçut l’ordre de livrer les trésors de l’Église, il montra au tyran les pauvres, nourris et vêtus aux frais de l’Église, et au bout de trois jours, il triompha des flammes et même les instruments de son supplice devinrent les signes de sa victoire. Ses restes furent déposés à Rome, sur la voie Tiburtine, au cimetière de Cyriaque (le Campo Verano). (Martyrologe romain)

Saint Laurent était le premier des sept diacres attachés au service de l’Église romaine, auprès du pape saint Sixte II. Il avait pour charge d’assister le pontife dans la célébration des Saints Mystères, de distribuer l’Eucharistie aux fidèles et de s’occuper de l’administration des biens de l’Église pour en distribuer les revenus aux pauvres.

Lorsque l’empereur Valérien prend un édit de persécution interdisant le culte chrétien, même dans les cimetières, il est arrêté par le préfet de Rome en même temps que le pape et les autres diacres, en l’an 259. Ils sont immédiatement mis à mort, mais lui est épargné dans l’espoir qu’il va livrer les trésors de l’Église. Voyant le pape marcher à la mort, Laurent pleure. Est-il donc indigne de donner sa vie pour le Christ ? Saint Sixte le rassure, il ne tardera pas à le suivre.

Sommé de livrer les trésors, il rassemble les pauvres, les infirmes, les boiteux, les aveugles. « Voilà les trésors de l’Église par le don inestimable de leur Foi, et parce qu’ils convertissent nos aumônes en trésors impérissables pour nous. » Il est condamné à être brûlé vif sur le gril. On le déposa sur un lit de fer en forme de gril, sous lequel on plaça des charbons à demi allumés, afin de prolonger ses tortures et de rendre sa mort plus douloureuse.

Il a encore le sens de l’humour et un courage extraordinaire : « Les flammes n’ont pu vaincre la charité du Christ : et ce feu qui brûlait au dehors a été plus faible que celui qui, au dedans, embrasait le cœur du Martyr ». Aussi, disait-il à ses bourreaux : « Vous pouvez maintenant retourner mon corps ; il est assez rôti de ce côté-là ». Et quelque temps après : « Ma chair est maintenant rôtie, vous pouvez en manger. »

Il fut l’un des martyrs les plus célèbres de la chrétienté. Il mourut en 259. Son nom est inscrit au Canon de la Messe parmi les martyrs de Rome. Au Moyen Age, avec saint Pierre et saint Paul, il était le patron de la Ville éternelle où 34 églises s’élevaient en son honneur. 84 communes françaises portent son nom. (d’après Nominis)

La basilique de Saint-Laurent-hors-les-Murs, où reposent les restes du glorieux diacre, est la cinquième église patriarcale de Rome. Avec Saint-Jean-de-Latran, Saint-Pierre, Sainte-Marie-Majeure et Saint-Paul-hors-les-Murs, elle est, en effet, l’une des cinq basiliques majeures où seul le Pape célèbre au Maître-Autel, afin de montrer que sa juridiction s’étend sur toutes les Églises de Jérusalem, d’Alexandrie, d’Antioche et de Constantinople.

Rome possède encore sept autres sanctuaires dédiés à saint Laurent. C’est dans ce sanctuaire que l’Église nous convie aujourd’hui à célébrer les louanges de Dieu, dont ce Saint fut, par son martyre, le glorieux témoin.

Récitons toujours, comme action de grâces, l’oraison de ce jour :

« C’est l’ardeur de ton amour, Seigneur, qui a donné au diacre saint Laurent de se montrer fidèle dans son service, et d’accéder à la gloire du martyre ; Accorde nous d’aimer ce qu’il aimait, et d’accomplir ce qu’il a enseigné. »