Archives de catégorie : Informations

sur l’Association, la Chapelle, la vie de l’Église

L’Église a quatre nouveaux Vénérables

La Congrégation pour les Causes des Saints promulgue les décrets pour quatre nouveaux Servants de Dieu qui deviennent Vénérables : une Espagnole et trois Italiens dont un maire de Florence dans les années 50 et 60. Gorgio La Pira était un homme politique humble, engagé pour la justice sociale et pour la paix.

Le Pape François a reçu en audience le cardinal Angelo Amato, le préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints. Il a autorisé la promulgation de décret reconnaissant les vertus héroïque des Servants de Dieu, Pietro Di Vitale, Giorgio La Pira, Alessia González-Barros y González et Carlo Acutis. Tous les quatre sont  récemment décédés. Deux d’entre eux sont morts à seulement 14 et 15 ans.

Giorgio La Pira

Giorgio La Pira surnommé «le saint maire» est né à Pozzallo, en Sicile, le 9 janvier 1904, mais il se fit connaitre à Florence, ville toscane dont il fut maire entre 1951 et 1957 puis entre 1961 et 1965. Il était fondamental pour lui d’apporter «du pain et la grâce» aux gens, en répondant tant à leurs demandes sur la foi qu’à leurs besoins matériels. Il se donna beaucoup de mal pour fournir un toit et un travail à ses concitoyens.

Giorgio La Pira fut également professeur universitaire et député du parti Démocratie chrétienne. Ce fut un homme politique et un homme de foi et de prière, un artisan de paix. En 1951, il intervient auprès de Joseph Staline pour la paix en Corée. En 1964, il se rend aux Etats-Unis pour soutenir la loi sur les droits civils. En 1965, il va à Hanoi pour rencontrer le fondateur de la République du Vietnam, Hô Chi Minh.

Tous furent frappés de son amour pour les pauvres et de son humilité. Giorgio La Pira, qui était en relation avec les dirigeants du monde, dormait sur un lit de fer dans une simple cellule au monastère des dominicains de San Marco à Florence. Il meurt le 5 novembre 1977.

Carlo Acutis

Carlo Acutis s’est éteint à 15 ans seulement. Il nait le 3 mai 1991 à Londres où vit sa famille pour des motifs professionnels. A Milan, dès l’école élémentaire, il commence à consolider sa foi.  Fan d’internet, il en fait un moyen d’évangélisation comme en témoigne l’exposition virtuelle sur les miracles eucharistique qu’il réalise à 14 ans.

Pour lui, l’Eucharistie est centrale, « son autoroute pour le ciel », ainsi que la prière du chapelet et son amour pour les autres. Il vit comme les autres de son âge mais amoureux du Christ jusqu’à ce qu’il soit frappé par une leucémie foudroyante. Il en succombe le 12 octobre 2006.

Alessia González-Barros y González

Alessia González-Barros y González est Espagnole, née à Madrid le 7 mars 1971. Elle décède le 5 décembre 1985 à Pampelune, à 14 ans, d’une tumeur maligne après de nombreuses opérations. Elle a offert sa souffrance à l’Église, au Pape et aux autres.

Pietro Di Vitale

Pietro Di Vitale est lui aussi décédé très jeune, à l’âge de 23 ans en raison d’une maladie à l’estomac qui le consuma lentement dès ses années de lycée. Il naît le 14 décembre 1916 à Castronovo di Sicilia où il meurt le 29 janvier 1940.

Il passe sa vie entre son pays d’origine et le séminaire diocésain de Palerme. Il est inscrit à l’Action catholique et membre du troisième ordre franciscain. Il est très dévoué au Saint Sacrement et à la Vierge. Étudiant rigoureux, il n’oublia jamais les œuvres de charité et l’amour de son prochain.

soutien aux victimes des inondations au Japon

Nous nous unissons au  message de soutien du Pape François adressé au peuple japonais, éprouvé par de graves inondations.

Les pluies exceptionnelles qui se sont abattues sur l’archipel ces derniers jours ont pris une ampleur catastrophique, provoquant le déplacement de six millions de personnes. Au moins 100 morts sont à déplorer.

Dans un message de condoléances adressé ce lundi 9 juillet aux autorités ecclésiastiques locales, et signé, comme c’est l’usage, par le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège, le Pape François exprime sa douleur «pour la perte de vies humaines et les blessures causées par les graves inondations consécutives aux fortes pluies au Japon».

Le Pape «exprime sa solidarité sincère à toutes les personnes frappées par cette tragédie» et «prie spécialement pour le repos des défunts, la guérison des blessés» et la consolation de ceux qui sont dans le deuil.

En conclusion, le Pape exprime sa proximité et son encouragement «aux autorités civiles et aux personnes impliquées dans les activités de recherche et de secours».

Un Moyen-Orient sans chrétiens ne serait pas le Moyen-Orient

À l’invitation du Pape François, la quasi-totalité des patriarches des Églises orientales, orthodoxes comme catholiques, ainsi que des représentants du protestantisme se sont retrouvés ce samedi 7 juillet à Bari pour une journée de prière et de réflexion pour le Moyen-Orient.

Saint Nicolas église de Bar
Saint Nicolas église de Bari

Arrivé à Bari en début de matinée, le Pape François a accueilli, un à un, les patriarches à l’entrée de la basilique Saint-Nicolas. Il est ensuite descendu avec eux dans la crypte pour vénérer les reliques du saint du IVe siècle, un pont entre l’Orient et l’Occident. Chaque année, des dizaines de milliers de pèlerins, aussi bien catholiques qu’orthodoxes, prient sur ses reliques.

Saint Nicolas représente un pont entre Orient et Occident pour une Église qui en a besoin et qui compte sur la prière pour ramener de l’espérance et de la paix dans une région encore déchiré par les armes. Cette journée vise à interpeller les leaders du monde qui ont la capacité de ramener la paix dans la région. Une journée qui veut aussi apporter un témoignage d’unité entre les différentes Églises, montrer que l’œcuménisme passe aussi par ce travail pour la paix.

Le Pape et les patriarches ont ensuite rejoint le bord de mer Méditerranée pour la rencontre de prière brièvement introduite par le Pape François.

VOYAGE APOSTOLIQUE DU PAPE FRANÇOIS
À BARI

INTRODUCTION DU SAINT-PÈRE
À LA RENCONTRE DE PRIÈRE

Rotonde du bord de mer
Samedi, 7 juillet 2018

Chers frères,

nous sommes venus en pèlerins à Bari, fenêtre grande ouverte sur le Proche-Orient, en portant dans le cœur nos Églises, les peuples et les nombreuses personnes qui vivent des situations de grande souffrance. Nous leur disons : “Nous sommes proches de vous”. Chers Frères, merci de tout cœur d’être venus ici avec générosité et promptitude ! Et je suis très reconnaissant à vous qui nous accueillez dans cette ville, ville de rencontre, ville d’accueil.

Dans notre cheminement commun, nous soutient la Sainte Mère de Dieu, vénérée ici comme Odegitria : celle qui montre le chemin. Ici reposent les reliques de saint Nicolas, évêque d’Orient dont la vénération sillonne les mers et traverse les frontières entre les Églises. Que le Saint thaumaturge intercède pour guérir les blessures que beaucoup portent en eux. Ici nous contemplons l’horizon et la mer, et nous nous sentons poussés à vivre cette journée en ayant l’esprit et le cœur tournés vers le Moyen-Orient, carrefour de civilisations et berceau des grandes religions monothéistes.

C’est là que le Seigneur, « l’astre d’en-haut » (Lc 1, 78) est venu nous visiter. Là, la lumière de la foi s’est répandue dans le monde entier. Là, ont jailli les fraîches sources de la spiritualité et du monachisme. Là, se conservent des rites antiques uniques et des richesses inestimables de l’art sacré et de la théologie, là demeure l’héritage de Pères grands dans la foi. Cette tradition est un trésor à conserver de toutes nos forces, parce qu’au Moyen-Orient, il y a les racines de nos âmes-mêmes.

Mais dans cette région splendide s’est condensée, particulièrement au cours des dernières années, une couche épaisse de ténèbres : guerre, violence et destruction, occupations et formes de fondamentalisme, migrations forcées et abandon, le tout dans le silence de beaucoup et avec la complicité de beaucoup. Le Moyen-Orient est devenu une terre de gens qui quittent leur propre terre. Et il y a le risque que la présence de nos frères et sœurs dans la foi soit effacée, défigurant le visage même de la région, parce qu’un Moyen-Orient sans chrétiens ne serait pas un Moyen-Orient.

Cette journée commence avec la prière, afin que la lumière divine dissipe les ténèbres du monde. Nous avons déjà allumé, devant saint Nicolas, la “lampe à flamme unique”, symbole de l’Église une. Ensemble, nous souhaitons allumer aujourd’hui une flamme d’espérance. Que les lampes que nous déposerons soient signe d’une lumière qui brille encore dans la nuit.

Les chrétiens, en effet, sont lumière du monde (cf. Mt 5, 14) non seulement quand tout est radieux autour de nous, mais aussi quand, dans les moments sombres de l’histoire, ils ne se résignent pas à l’obscurité qui enveloppe tout et qu’ils alimentent la mèche de l’espérance avec l’huile de la prière et de l’amour. Car, lorsqu’on tend les mains vers le ciel dans la prière et qu’on tend la main au frère sans chercher son propre intérêt, brûle et resplendit le feu de l’Esprit, Esprit d’unité, Esprit de paix.

Prions ensemble, afin d’invoquer le Seigneur du ciel pour cette paix que les puissants de la terre n’ont pas encore réussi à trouver. Du cours du Nil à la vallée du Jourdain et au-delà, en passant par l’Oronte jusqu’au Tigre et à l’Euphrate, que résonne le cri du psaume : « Paix sur toi ! » (121, 8). Pour les frères qui souffrent et pour les amis de chaque peuple et croyance, répétons : Paix sur toi ! Avec le psalmiste, implorons-la d’une manière particulière pour Jérusalem, ville sainte bien-aimée de Dieu et blessée par les hommes, sur laquelle le Seigneur pleure encore : Paix sur toi !

La paix : c’est le cri des nombreux Abel d’aujourd’hui qui monte vers le trône de Dieu. Pour eux, nous ne pouvons plus nous permettre, au Moyen-Orient comme partout ailleurs dans le monde, de dire : « Suis-je le gardien de mon frère ? » (Gn 4, 9). L’indifférence tue, et nous voulons être une voix qui lutte contre l’homicide de l’indifférence.

Nous voulons donner voix à qui n’a pas de voix, à qui ne peut qu’avaler des larmes, parce que le Moyen-Orient aujourd’hui pleure, aujourd’hui souffre et se tait, tandis que d’autres le piétinent en quête de pouvoir et de richesses. Pour les petits, les humbles, les blessés, pour eux aux côtés desquels se tient Dieu, nous implorons : la paix ! Que le « Dieu de toute consolation » (2 Co 1, 3), qui guérit les cœurs brisés et soigne les blessures (cf. Ps 147, 3), écoute notre prière !

Parmi les nombreux responsables présents pour cette prière œcuménique figuraient  , le patriarche Bartholomée 1er de Constantinople, le Pape copte Tawadros II, l’administrateur apostolique du Patriarcat latin de Jérusalem.

Discours du Pape François au terme d’une longue réunion à huis-clos avec les Patriarches orientaux dans la basilique de Saint-Nicolas à Bari.  – page 2