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Starets Silouane du mont Athos

Starets Silouane du mont Athos

saint-silouane
icône de saint Silouane

Robuste charpentier d’un village de Russie centrale, d’une vigueur peu commune, mais affligé d’un caractère violent et querelleur,  Syméon Ivanovitch Antonov, à 26 ans, entend la voix de la Mère de Dieu qui l’appelle à revenir à lui-même. Ce paysan rustique et sensuel, né en 1866, se met donc en route pour le mont Athos en Grèce en 1892. Celui qui devient le frère Silouane connaît tout d’abord une grande joie : il a trouvé sa place sur terre. Mais cela ne dure pas et, au monastère russe Saint-Panteleimon, il va connaître des tentations. Il se désespère de constater que l’orgueil lui colle à la peau et qu’il ne peut s’en défaire. L’épreuve est longue et dure et il va se croire condamné. Le Christ lui apparaît alors et l’encourage : ‘Tiens ton âme en enfer et ne désespère pas.’ Silouane comprend qu’au fond Jésus est là. Il vivra désormais dans la douceur et la prière continuelle, priant pour le monde entier et diffusant la paix autour de lui jusqu’à sa mort le 24 septembre 1938. Saint Silouane a été canonisé par le patriarche de Constantinople le 26 novembre 1987.

  • Le Saint Esprit unit tous les hommes, et c’est pourquoi les Saints nous sont proches. Lorsque nous les prions, alors, par le Saint Esprit, ils entendent nos prières et nos âmes sentent qu’ils prient pour nous.
  • Il faut prier pour nos ennemis si nous voulons conserver la grâce, car celui qui n’a pas compassion du pécheur n’a pas en lui la grâce du Saint Esprit. Louange et grâce à Dieu et à sa grande miséricorde, car il nous a accordé, à nous autres hommes, la grâce de l’Esprit Saint.
  • Grâce aux moines, la prière ne cesse jamais sur la terre, et là est leur utilité pour le monde. Le monde tient grâce à la prière. Si la prière cessait, le monde périrait.
  • Où es-Tu, ô ma lumière ? Je Te cherche avec des larmes. Tu as eu pitié de moi et Tu m’as montré ton visage. Maintenant mon âme a soif de Toi, mon Dieu ! Comme un enfant qui a perdu sa maman, elle pleure vers Toi jour et nuit et ne trouve pas la paix.
  • Seigneur, Seigneur, accorde la force de ta grâce à tous les peuples afin qu’ils te connaissent par le Saint Esprit et te louent dans la joie, puisque même à moi, impur et misérable, tu as donné la joie de te désirer. Mon âme est attirée vers ton amour, jour et nuit, insatiablement.

Saint Silouane – Ecrits spirituels

Notre-Dame de La Salette

Notre-Dame de La Salette

C’est le nom sous lequel la Vierge Marie est apparue à deux enfants le 19 septembre 1846 en haut du village de La Salette-Fallavaux, près de Corps (Isère). Lors de son apparition, la Vierge Marie a confié à Maximin et Mélanie ensemble un Message à destination de « tout son peuple ». L’Évêque de Grenoble l’a authentifié par mandement le 19 septembre 1851.

Voici le texte du Message de la Vierge Marie

Notre-Dame de La Salette|DR
Notre-Dame de La Salette|DR

« Avancez, mes enfants, n’ayez pas peur, je suis ici pour vous conter une grande nouvelle.

Si mon peuple ne veut pas se soumettre, je suis forcée de laisser aller le bras de mon Fils. Il est si fort et si pesant que je ne puis plus le maintenir. Depuis le temps que je souffre pour vous autres ! Si je veux que mon Fils ne vous abandonne pas, je suis chargée de le prier sans cesse. Pour vous autres, vous n’en faites pas cas ! Vous aurez beau prier, beau faire, jamais vous ne pourrez récompenser la peine que j’ai prise pour vous autres.

Je vous ai donné six jours pour travailler, je me suis réservé le septième et on ne veut pas me l’accorder. C’est ça qui appesantit tant le bras de mon Fils.

Et aussi, ceux qui mènent les charrettes ne savent pas jurer sans mettre le nom de mon Fils au milieu. Ce sont les deux choses qui appesantissent tant le bras de mon Fils.

Si la récolte se gâte, ce n’est rien qu’à cause de vous autres. Je vous l’avais fait voir l’an dernier par les pommes de terre, vous n’en avez pas fait cas. C’est au contraire : quand vous en trouviez des pommes de terre gâtées, vous juriez, vous mettiez le nom de mon Fils au milieu. Elles vont continuer, et cette année, pour la Noël, il n’y en aura plus.

(Jusqu’ici la Belle Dame a parlé en français. Elle prévient une question de Mélanie et termine son discours en patois.)

Vous ne comprenez pas, mes enfants ! Je vais vous le dire autrement. Si la recolta se gasta… Si vous avez du blé, il ne faut pas le semer. Tout ce que vous sèmerez, les bêtes le mangeront et ce qui viendra tombera tout en poussière quand on le battra. Il viendra une grande famine. Avant que la famine vienne, les petits enfants au-dessous de 7 ans prendront un tremblement et mourront entre les mains des personnes qui les tiendront. Les autres feront pénitence par la famine. Les noix deviendront vides, les raisins pourriront.

(A ce moment Mélanie voit que la Belle Dame dit quelques mots à Maximin, mais elle n’entend pas. Puis c’est au tour de Maximin de comprendre qu’elle dit quelques mots à Mélanie qu’il n’entend pas non plus. Puis elle poursuit.)

S’ils se convertissent, les pierres et les rochers deviendront des monceaux de blé et les pommes de terre seront ensemencées par les terres.

Faites-vous bien votre prière, mes enfants ?

Pas guère, Madame.

Ah ! Mes enfants, il faut bien la faire, soir et matin, ne diriez-vous seulement qu’un « Notre Père » et un « Je vous salue ». Et quand vous pourrez mieux faire, dites-en davantage. L’été, il ne va que quelques femmes un peu âgées à la Messe. Les autres travaillent le dimanche tout l’été, et l’hiver, quand ils ne savent que faire, ils ne vont à la Messe que pour se moquer de la religion. Le Carême, ils vont à la boucherie, comme les chiens. N’avez-vous point vu de blé gâté, mes enfants ?

Non Madame !

Mais vous, Maximin, mon enfant, vous devez bien en avoir vu une fois, au Coin, avec votre père. Le maître du champ dit à votre père de venir voir son blé gâté. Vous y êtes allés. Votre père prit deux ou trois épis dans sa main, les froissa et ils tombèrent tous en poussière. En vous en retournant, quand vous n’étiez plus qu’à une demi-heure de Corps, votre père vous donna un morceau de pain en vous disant : « Tiens, mon petit, mange encore du pain cette année, car je ne sais pas qui va en manger l’an qui vient si le blé continue comme ça ».

Ah ! Oui, Madame. Je m’en rappelle à présent. Je ne m’en rappelais pas tout à l’heure.

Eh bien, mes enfants, vous le ferez passer à tout mon peuple ! Allons, mes enfants, faites-le bien passer à tout mon peuple ! »

la Vierge del Cobre

la Vierge del Cobre

Vierge de la charité del Cobre
Vierge de la charité del Cobre

Il avait dix ans, Juan Moreno, esclave à la peau noire, quand avec les frères De Hoyos, deux indiens nés dans la perle des Caraïbes, il trouva la petite statue flottant dans la mer parmi l’écume blanche. Elle était fixée à une planche de bois et le sel n’avait pas effacé l’inscription: «Yo soy la Virgen de la Caridad».

Peut-être la Vierge avait-elle été jetée à l’eau par l’équipage d’un galion espagnol attaqué par des pirates. Le fait est que la découverte de la Vierge de la Charité a été de suite ressentie par les pauvres gens de l’endroit comme un signe du ciel.

C’était en 1612. Depuis lors, de façon incroyable, chaque étape importante de l’histoire cubaine a été accompagnée par sa présence. De la lutte contre l’esclavage à celle contre la domination espagnole.

De la visite du pape Jean Paul II en 1988, début du dégel entre l’Église et le régime Castro, la visite du Pape Benoît XVI (2012) qui signa la prudente «transition démocratique» de l’après-Fidel et qui tomba, comme par hasard, au milieu des célébrations pour les 400 ans de l’«apparition» de la Vierge, à la visite prochaine du Pape François.

El Cobre, le village près de Santiago de Cuba où la statue a été déposée, a été le premier pays cubain libéré de l’esclavage . Aux pieds de la Madone, toujours à El Cobre (le Cuivre), en 1858, vint déposer les armes le leader révolutionnaire Carlos Manuel de Céspedes, le père de l’indépendance cubaine. Même les légendaires « Mambises», les combattants à cheval armés de machettes, confiaient a sa protection tous leurs combats contre les colonialistes espagnols.

Et puis, en 1915, quand Cuba Libre cessa d’être un rêve, les anciens combattants Mambises écrivirent à Benoît XV pour demander la proclamation de la Virgen de la Caridad del Cobre comme «Sainte patronne de Cuba». Jamais, même pendant le pire hiver communiste, la lumière de cette dévotion ne s’éteignit.

Le nouveau printemps cubain, qui a commencé précisément avec la visite de Jean Paul II, a été scellé par le couronnement solennel de la statue, par le mystique pape polonais, lors de la messe sur la place de la Révolution à Santiago de Cuba. Avec Raul Castro, l’étau du régime sur l’Église et sur la société civile continue tout doucement à se desserrer.

Naguère s’est terminé à La Havane le long pèlerinage de la statue (28000 km) dans tous les coins de l’île. Partout, elle a été honorée par une foule immense. Impensable quelques années auparavant.

En 2015, ce fut au Pape François de se rendre à El Cobre, comme l’a fait Benoît XVI. Nous le verrons en prière dans le sanctuaire qui depuis quatre siècles abrite la Vierge des pauvres, apparue sur la mer.

D’après Lucio Brunelli, Raffaella pour la traduction