Ma Reine et ma Mère

Assomption de Marie - Guido Reni
Marie s’élève au centre d’une gloire d’anges. Bras tendus et mains ouvertes, en geste d’oraison et d’intercession, elle regarde Dieu le Père qui l’accueille au paradis. L’envol du manteau accompagne le mouvement du corps. Trois couleurs vives et lumineuses, le rouge et le bleu, couleurs traditionnelles de la Vierge, et l’or symbolisant la gloire du paradis. Guido Reni, peintre bolonais (1575 – 1642), a réalisé plusieurs tableaux sur ce thème, inspiré autant de Raphaël que de la sculpture antique. il peint ce tableau en 1637 pour orner l’autel de la chapelle de la Vierge, dans l’église des Philippins de Pérouse, à la demande de l’archevêque de Ravenne Luigi Capponi (Bologne, Pinacoteca nazionale).

Pour honorer Marie-Reine qu’on vénère en ce 22 août, une semaine après l’Assomption :

Ma Reine et ma Mère,
Je me donne entièrement à vous;
et pour vous montrer mon dévouement,
Je vous consacre en ce jour mes yeux,
mes oreilles, ma bouche, mon cœur,
tout mon être sans réserve.
C’est pourquoi, bonne mère,
Je suis proprement vôtre,
tenez-moi, gardez-moi,
comme votre bien et votre possession.
Amen.

« En ce jour où la liturgie fait mémoire de la Vierge Marie, invoquée sous son titre de Reine, je vous invite à faire de la dévotion envers elle un élément important de votre vie spirituelle. Adressez-vous à elle avec confiance ! Imitez sa foi et sa générosité pour accueillir Jésus dans votre vie ! Elle est la Reine du ciel, proche de Dieu, mais elle est aussi la mère qui est proche de chacun et de chacune de nous, qui nous aime et qui nous écoute. » (Benoît XVI, audience à Rome,  mercredi 22 août 2012.)

Catéchèse de Benoît XVI (texte entier de l’audience sur Marie Reine)

« Que Marie protège les familles ! À présent, nous réciterons ensemble l’Angélus. Avec cette prière, nous invoquons la protection de Marie pour les familles du monde entier, en particulier pour celles qui vivent des situations de plus grande difficulté. Marie, Reine de la famille, prie pour nous ! Disons ensemble : Marie, Reine de la famille, prie pour nous ! Marie, Reine de la famille, prie pour nous! Marie, Reine de la famille, prie pour nous ! » (Pape François, Angélus, dimanche 27 octobre 2013)

« Avec Jésus, Marie notre mère nous accompagne aussi. Elle est déjà dans la maison du Père, elle est la Reine du Ciel et c’est ainsi que nous l’invoquons en ce temps ; mais comme Jésus, elle est avec nous, elle marche avec nous, elle est la Mère de notre espérance. Que Marie, Reine de la Paix, nous aide tous par son intercession maternelle. Marie, Reine de la Paix, prie pour nous. » (Pape François, Regina coeli, dimanche 1er juin 2014)

« Invoquons à présent Marie, Reine de la paix. Durant sa vie terrestre, elle a n’a pas été épargnée par les difficultés, liées à la peine quotidienne de l’existence. Mais elle n’a jamais perdu la paix du cœur, fruit de l’abandon confiant à la miséricorde de Dieu. À Marie, notre tendre Mère, demandons d’indiquer au monde entier le chemin sûr de l’amour et de la paix. » (Pape François, Angélus, dimanche 4 janvier 2015)

Aussi : billet sur Marie-Reine

neuvaine à Marie Reine – neuvième jour

Neuvième jour de la neuvaine à Marie Reine – Pourquoi nous devons d’autant plus aimer la Sainte Vierge ?

Satan sera écrasé par la femme qui fait trembler son cœur

Cantique 6, 9-10 : « Une seule est ma colombe, ma parfaite; Elle est l’unique de sa mère, La préférée de celle qui lui donna le jour. Les jeunes filles la voient, et la disent heureuse; Les reines et les concubines aussi, et elles la louent.

Qui est celle qui apparaît comme l’aurore, Belle comme la lune, pure comme le soleil, Mais terrible comme des troupes sous leurs bannières? »

Satan se déchaîne, provoquant autant de ravages qu’il le peut, parce qu’il sait que son temps est compté. Il a peur et il est en colère, car il sait qu’un jour, très proche, il sera écrasé par la femme qui fait trembler son cœur, la femme qui « surgit comme l’aurore, belle comme la lune, resplendissante comme le soleil, redoutable comme des bataillons .

Prière révélée au P. Cestac

Auguste Reine des Cieux et Maîtresse des anges,
Vous qui avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d’écraser la tête de Satan,
Envoyez vos légions célestes pour que sous vos ordres et par votre puissance,
elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l’abîme. 
« Qui est comme Dieu ? »
O bonne et tendre Mère, vous serez toujours notre amour et notre espérance.
O divine Mère, envoyez les saints anges pour nous défendre et repousser loin de nous le cruel Ennemi.
Saints anges et archanges, défendez-nous, gardez-nous. 

O Marie, ma Mère et ma Reine, je me donne entièrement à vous. Je vous consacre ma liberté, ma volonté, mon cœur et tout mon être sans réserve.

Mère très aimante, puisque je vous appartiens, je vous prie de me garder et de me protéger comme votre propre bien. Amen.

Prières quotidiennes

le Pape rappelle les exigences de la communion fraternelle

En poursuivant sa série de catéchèses sur les Actes des Apôtres, le Pape François s’est exprimé, ce mercredi matin 21 août, sur la communion fraternelle. Cette audience a été l’occasion pour le Pape d’expliquer le partage du temps et des biens matériels non pas comme une simple option, mais comme une condition indispensable de l’appartenance à la communauté chrétienne.

 

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Salle Paul VI
Mercredi 21 août 2019


Frères et sœurs, la communauté chrétienne naît de l’effusion de l’Esprit Saint et elle grandit grâce au partage entre les frères et sœurs du Christ. La vie eucharistique, la prière et la prédication des Apôtres font des croyants une multitude n’ayant « qu’un cœur et qu’une âme ».

Leur lien avec le Christ instaure entre eux des relations d’un genre nouveau, qui s’expriment aussi dans le partage des biens matériels à l’exemple de Barnabé qui vendit son champ et en donna le revenu aux Apôtres.

Être membre du Corps du Christ rend les croyants responsables les uns des autres : les plus forts soutiennent les plus faibles de sorte que personne ne connaisse l’indigence. Éloigner la plaie de la pauvreté, est donc un engagement de l’Église depuis toujours.

Au contraire, le refus de partager en vérité éteint le feu de la communion et conduit à la mort, selon le triste exemple d’Ananie et de sa femme qui, hypocrites dans leur générosité, ont manifesté une appartenance partielle et opportuniste à l’Église. Une vie établie sur la seule mise à profit des situations, au détriment des autres, conduit à la mort intérieure.

Que le Seigneur puisse reverser sur nous son Esprit de tendresse, qui vainc toute hypocrisie et met en circulation cette vérité qui nourrit la solidarité chrétienne, qui loin d’être une activité d’assistance sociale, est l’expression indispensable de la nature de l’Église, très tendre mère de tous, spécialement des plus pauvres! Que l’Esprit Saint nous aide à vivre en vérité la solidarité que demande l’Évangile.

Que Dieu vous bénisse.


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«Si vous voulez être de bons chrétiens vous devez prier, chercher à vous rapprocher de la communion, du sacrement de la réconciliation». Mais ce qui détermine l’appartenance à la communauté chrétienne, ce qui prouve la sincérité de la conversion, c’est la capacité à mettre en jeu ses biens pour aider les pauvres, car c’est la «solidarité qui édifie l’Église comme famille de Dieu».

Le Pape a développé la notion de koinonia, un terme grec qui signifie «mettre en communion», «mettre en commun». C’est dans la cohérence entre la vie eucharistique, les prières, la prédication et l’expérience d’une communion vécue concrètement que les apôtres ont pu construire les premières communautés chrétiennes. Et toute l’histoire du christianisme témoigne de personnes qui ont su se dépouiller des choses qu’elles avaient pour les donner aux autres. «Et pas seulement de l’argent: aussi du temps», a insisté le Pape, en donnant l’exemple des nombreux Italiens, dont beaucoup ont des revenus très modestes, qui donnent du temps aux autres à travers le volontariat.

Une nouvelle forme de relation aux autres

Dans les récits des Actes des Apôtres, la communion devient «la nouvelle modalité de relation entre les disciples du Seigneur». Cette nouvelle façon «d’être entre eux, de se comporter», a pu amener certains témoins extérieurs à se dire: «regardez comme ils s’aiment». Avec un «amour concret», quand les plus forts aident les plus faibles, «personne n’expérimente l’indigence qui humilie et défigure la dignité humaine». L’évangélisation suppose donc «de ne pas oublier les pauvres», «pas seulement les pauvres matériels, mais aussi les pauvres spirituels, les gens qui ont des problèmes et qui ont besoin de notre proximité».

Les chrétiens ne doivent pas être des touristes, mais «des frères les uns pour les autres». Ceux qui cherchent leur propre intérêt risquent de glisser vers la mort intérieure. Sortant de son texte, le Pape a lancé cet avertissement: «Beaucoup de personnes se disent proches de l’Église, amies des prêtres, des évêques, alors qu’elles ne cherchent que leur propre intérêt. Ce sont les hypocrisies qui détruisent l’Église.»

Le Pape a donc conclu en espérant que le Seigneur puisse «reverser sur nous son Esprit de tendresse, qui vainc toute hypocrisie et met en circulation cette vérité qui nourrit la solidarité chrétienne, qui loin d’être une activité d’assistance sociale, est l’expression indispensable de la nature de l’Église, très tendre mère de tous, spécialement des plus pauvres».

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