Sainte Hildegarde de Bingen

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icône de sainte Hildegarde de Bingen

Aujourd’hui nous célébrons sainte Hildegarde, moniale au monastère de Rupertsberg, près de Bingen en Hesse au XIIe siècle. Experte en sciences naturelles, en médecine et en musique, elle composa plusieurs ouvrages où elle décrivit religieusement les visions mystiques qu’il lui fut donné de contempler. Le dimanche 7 octobre 2012 elle a été proclamée « Docteur de l’Église ».

Le 1er septembre 2010, le Pape émérite Benoît XVI a consacré sa catéchèse à sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179), autrement appelée la « prophétesse rhénane ». Avant de présenter la figure de la sainte, il a évoqué la Lettre apostolique de Jean-Paul II Mulieris Dignitatem, publiée en 1988 et qui traitait du « rôle précieux que les femmes ont accompli et accomplissent dans la vie de l’Église » et qui exprimait le remerciement de l’Église « pour toutes les manifestations du génie féminin au cours de l’histoire… »

« Même au cours de ces siècles d’histoire que nous avons coutume d’appeler Moyen Age, certaines figures féminines se détachent par la sainteté de leur vie et la richesse de leur enseignement », comme Hildegarde de Bingen, issue d’une famille noble et nombreuse qui décida de la consacrer au service de Dieu. Après avoir reçu une bonne formation humaine et chrétienne de Jutta de Spanheim, Hildegarde entra au monastère bénédictin du Disibodenberg et reçut le voile des mains de l’évêque Othon de Bamberg. En 1136, elle fut élue supérieure et poursuivit son devoir « en faisant fructifier ses dons de femme cultivée, spirituellement élevée et capable de gérer avec compétence l’organisation de la vie de clôture. »

Peu après, face aux nombreuses vocations, Hildegarde fonda un autre couvent à Bingen, dédié à saint Rupert, où elle passa le reste de sa vie. « Le style avec lequel elle exerçait son ministère d’autorité est exemplaire pour toute communauté religieuse: elle suscitait une émulation dans la pratique du bien ». La sainte commença à décrire ses visions mystiques alors qu’elle était supérieure du Disibodengerg à son conseiller spirituel, le moine Volmar, et à son secrétaire, Richard. « Comme cela arrive toujours dans la vie des vrais mystiques, Hildegarde voulut aussi se soumettre à l’autorité de personnes sages pour discerner l’origine de ses visions craignant qu’elle ne fussent le fruit d’illusions et qu’elles ne proviennent pas de Dieu. »

Elle parla à ce sujet avec saint Bernard de Clairvaux qui la tranquillisa et l’encouragea. Puis, en 1147, elle reçut surtout l’approbation du Pape Eugène III qui, lors du synode de Trèves, lut un texte d’Hildegarde que lui avait présenté l’archevêque de Mayence. « Le Pape autorisa la mystique à écrire ses visions et à en parler en public. A compter de ce moment-là, le prestige spirituel de Hildegarde s’en trouva grandi, au point que ses contemporains lui attribuèrent le titre de prophétesse rhénane. »

« Voilà le signe d’une authentique expérience de l’Esprit-Saint, source de tout charisme: la personne dépositaire de dons surnaturels ne s’en vante jamais, ne les montre pas et surtout fait preuve d’une obéissance totale envers l’autorité ecclésiastique. Chaque don donné par l’Esprit-Saint est destiné, en fait, à l’édification de l’Église, et l’Église, par ses pasteurs, en reconnaît l’authenticité. »

Le 8 septembre 2010, Benoît XVI a poursuivi son évocation de sainte Hildegarde Lire la suite →

suivre le Christ, c’est faire le choix de l’amour

la Croix offerte
la Croix offerte

«La profession de foi en Jésus ne peut s’arrêter à des paroles, mais demande d’être authentifiée par des choix et des gestes concrets, par une vie marquée par l’amour»: c’est ce qu’a déclaré le Pape ce dimanche, lors de sa catéchèse précédant la prière de l’Angélus.

 

Le Pape est revenu sur la passage de l’Évangile selon St Marc (8, 27-35) proposé par la liturgie de ce dimanche. Réunis avec ses disciples à Césarée de Philippe, le Seigneur leur pose cette question centrale :« au dire des gens, qui suis-je ?». Il en résulte qu’Il est considéré comme un grand prophète. Mais en réalité, Jésus «ne s’intéresse pas aux sondages ou aux bavardages des gens», «il n’accepte pas que ses disciples lui répondent avec des formules toutes faites, parce qu’une foi qui se réduit aux formules est une foi myope»

Aujourd’hui, qui est Jésus pour toi?

Jésus veut que ses disciples d’hier et d’aujourd’hui instaurent avec Lui une relation personnelle et l’accueillent au centre de leur vie. Il veut en quelque sorte les pousser à affronter la vérité, et leur demande donc : «mais vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ?». Et cette question, Il nous la pose aujourd’hui : «Que dites-vous que Je suis ? Qui suis-je pour toi ?»

Chacun est appelé à y répondre dans son propre cœur.  Il peut arriver qu’à l’instar de l’apôtre Pierre, nous répondions avec enthousiasme, «Tu es le Christ». Mais lorsque Jésus affirme que sa mission se fera «sur le chemin du serviteur souffrant», dans le rejet, l’humiliation et la mort sur la croix, il peut arriver aussi, comme pour Saint Pierre, «que nous protestions, que nous nous rebellions, car cela contraste avec nos attentes».

«En ces moments, nous méritons également la réprobation salutaire de Jésus : ‘Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes’.»

L’amour change tout

«La profession de foi en Jésus ne peut s’arrêter à des paroles, mais demande d’être authentifiée par des choix et des gestes concrets, par une vie marquée par l’amour de Dieu et du prochain ». Suivre le Christ exige de se renier soi-même, de prendre sa croix à sa suite. «Celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera»: C’est là une «règle fondamentale» que nous donne Jésus.

Souvent dans notre vie, nous faisons des erreurs, en cherchant le bonheur uniquement dans les choses, alors qu’il se trouve seulement dans l’amour, «le vrai, qui nous rencontre, nous surprend et nous change». «L’amour change tout, a conclu le Souverain Pontife, il peut aussi nous changer !».

Visite pastorale en Sicile

Au terme  de l’Angélus, le Pape  a évoqué la visite pastorale qu’il a effectuée ce samedi en Sicile, à Piazza Armerina et à Palerme, à l’occasion du 25e anniversaire du martyre de Don Puglisi, qu’il a fait applaudir par la foule. «Que l’exemple et le témoignage de Don Puglisi continuent à tous nous illuminer, et à nous confirmer que le bien est plus fort que le mal, que l’amour est plus fort que la haine », après avoir remercié avec effusion les organisateurs de sa visite pastorale et tout le peuple sicilien.

40 000 crucifix distribués Place St Pierre après l’Angélus

Au terme de la prière de l’Angélus, plus de 40 000 petits crucifix ont été distribués aux fidèles rassemblés sur la Place Saint Pierre. C’est un cadeau, «petit mais précieux», que le Pape François a tenu à faire aux fidèles, pèlerins et touristes, à quelques jours de la fête liturgique de l’Exaltation de la Sainte Croix (célébrée le 14 septembre).

«Le crucifix est le signe de l’amour de Dieu, qui en Jésus donne sa vie pour nous», a déclaré le Souverain Pontife. «Je vous invite à accueillir ce don, à l’emmener chez vous, dans la chambre de vos enfants ou des grands-parents, n’importe où pourvu qu’il se voit. Ce n’est pas un objet ornemental, a prévenu le Pape, mais un signe religieux pour contempler et prier».

Le crucifix, en métal argenté, contenu dans une pochette transparente, est accompagné d’une phrase du Pape, traduite en 3 langues et prononcée lors du chemin de croix des JMJ de Rio (26 juillet 2013) : «Dans la Croix du Christ, il y a tout l’amour de Dieu, il y a son immense miséricorde».

Les 40 000 crucifix ont été distribués par plus de 300 personnes pauvres, sans-abris, réfugiés et de nombreux volontaires de l’aumônerie apostolique. Au terme de la distribution, un sandwich et une boisson leur ont été offerts par le Pape.

Impossible de croire en Dieu et d’être mafieux

Le père Giuseppe dit "Pino" Puglisi, martyr de la mafia
Le père Giuseppe dit « Pino » Puglisi, martyr de la mafia

Lors d’une messe célébrée devant des milliers de fidèles au Foro Italico de Palerme en mémoire du père Pino Puglisi, assassiné par la mafia il y a 25 ans, le Pape François a lancé un nouvel appel contre la criminalité organisée. Présidant la messe avec une chasuble rouge, couleur des martyrs, le Saint-Père a invité à choisir la voie de l’amour et du service plutôt que celle de l’argent et du pouvoir.

«Il y a un choix à faire: l’amour ou l’égoïsme». «L’égoïste se soucie de sa propre vie et est attaché aux choses, à l’argent, au pouvoir, au plaisir. Le diable trouve en lui des portes ouvertes, car le diable entre par les poches, par le portefeuille.» Au contraire, «le pouvoir selon Dieu, c’est le service. Et la voix la plus forte n’est pas celle qui crie le plus, mais la prière. Et le plus grand succès n’est pas sa propre renommée, mais son propre témoignage.»

«Il faut donc choisir de quel côté être: vivre pour nous-mêmes ou donner notre vie. Ce n’est qu’en donnant notre vie que le mal est vaincu. Don Pino Puglisi l’a enseigné: il ne vivait pas pour être vu, il ne vivait pas de ses appels contre la mafia, il ne se contentait pas non plus de ne rien faire de mal, mais il semait le bien, et beaucoup de bien !»

Le sourire lumineux du père Pino Puglisi

«Il y a 25 ans, comme aujourd’hui, lors de son anniversaire, il a couronné sa victoire avec le sourire, avec ce sourire qui empêchait son assassin de dormir la nuit, lequel a dit: “Il y avait une sorte de lumière dans ce sourire ». Le père Pino était sans défense, mais son sourire exprimait la force de Dieu: non pas une lumière aveuglante, mais une douce lumière profonde qui éclaire le cœur. C’est la lumière de l’amour, du don, du service.»

«L’amour de Dieu répudie toute violence et aime tous les hommes. Par conséquent, le mot haine doit être effacé de la vie chrétienne. On ne peut pas croire en Dieu et être mafieux. Qui est mafieux ne vit pas en chrétien, parce que par sa vie, il blasphème le nom de Dieu qui est amour. Aujourd’hui, nous avons besoin d’hommes et de femmes d’amour, et non d’hommes d’honneur; de service, et non de domination; de marcher ensemble, et non de rechercher le pouvoir.»

Aux mafieux : «Changez! Arrêtez de penser à vous et à votre argent, convertissez-vous au vrai Dieu de Jésus-Christ! Sinon, votre vie sera perdue et ce sera la pire des défaites.»

Le seul «populisme» qui vaille, c’est de «servir le peuple»

S’adressant enfin aux citoyens et aux responsables politiques, le Pape François a invité chacun à «ne pas être sourd, à écouter le peuple. C’est le seul populisme possible, le seul “populisme chrétien”: entendre et servir le peuple, sans crier, sans accuser et sans attiser les conflits.»

L’exemple de sainteté concrète et contemporaine nous est laissée par le père Puglisi. «Dans sa chambre, la chaise de son bureau était cassée. Mais cette chaise n’était pas au centre de la vie, car il ne s’y asseyait pas pour se reposer. Il vivait sur le chemin de l’amour. C’est la mentalité gagnante. C’est la victoire de la foi, née du don quotidien de soi. C’est la victoire de la foi qui répand le sourire de Dieu sur les routes du monde. C’est la victoire de la foi, née du scandale du martyre. « Personne n’a plus d’amour que celui-ci: donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13). Ces paroles de Jésus, écrites sur la tombe du père Puglisi, rappellent à tous que donner la vie a été le secret de sa victoire, le secret d’une belle vie. A nous de faire le choix aujourd’hui d’une belle vie.»

diffusons-la!