allume ton cœur par la prière

Allume ton cœur par la prière

Lors de l’Angélus de ce premier dimanche de l’Avent, le Pape invite les fidèles à veiller et à prier pour protéger leur cœur de la paresse spirituelle, qui éteint l’enthousiasme missionnaire et la passion pour l’Évangile. Dans l’Après Angélus, appel du Pape en faveur des migrants et pour la protection de leur dignité.

PAPE FRANÇOIS

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre
Dimanche 21 novembre 2021

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Chers frères et sœurs, bonjour!

L’Évangile de la liturgie d’aujourd’hui, le premier dimanche de l’Avent, c’est-à-dire le premier dimanche de préparation à Noël, nous parle de la venue du Seigneur à la fin des temps. Jésus annonce des événements et des tribulations désolants, mais précisément à ce stade, il nous invite à ne pas avoir peur.

Pourquoi? Pourquoi tout ira bien ? Non, mais parce qu’Il viendra. Jésus reviendra, Jésus reviendra, a-t-il promis. Il dit ainsi : « Levez-vous et levez la tête, car votre délivrance est proche » (Lc 21,28).

Il est agréable d’écouter cette Parole d’encouragement : se relever et relever la tête car justement dans les moments où tout semble fini, le Seigneur vient nous sauver ; l’attendre avec joie même au cœur des tribulations, dans les crises de la vie et dans les drames de l’histoire. Attendez le Seigneur.

Mais comment relever la tête pour ne pas être absorbé par les difficultés, les souffrances, les défaites ? Jésus nous montre le chemin avec un rappel fort : « Prenez garde à vous-mêmes, que vos cœurs ne s’alourdissent pas […]. Restez éveillé en tout temps en priant » (vv. 34.36).

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« Veille », vigilance. Arrêtons-nous sur cet aspect important de la vie chrétienne. A partir des paroles du Christ, nous voyons que la vigilance est liée à l’attention : soyez prudents, soyez vigilants, ne vous laissez pas distraire, c’est-à-dire restez éveillés ! Être vigilant signifie ceci : ne pas laisser le cœur devenir paresseux et la vie spirituelle s’adoucir dans la médiocrité.

Attention car vous pouvez être un « chrétien endormi » – et nous le savons : il y a beaucoup de chrétiens endormis, des chrétiens anesthésiés par la mondanité spirituelle – des chrétiens sans enthousiasme spirituel, sans ardeur à prier – ils prient comme des perroquets – sans enthousiasme pour la mission, sans passion pour l’Évangile.

Chrétiens qui regardent toujours à l’intérieur, incapables de regarder à l’horizon. Et cela conduit à «s’assoupir» : tirer les choses en avant par inertie, tomber dans l’apathie, indifférent à tout sauf à ce qui nous arrange. Et c’est une vie triste, continuer comme ça… il n’y a pas de bonheur là-bas.

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Nous devons être vigilants pour ne pas traîner les jours dans l’habitude, pour ne pas être accablés – dit Jésus – par les ennuis de la vie (cf. v. 34). Les ennuis de la vie nous pèsent. Aujourd’hui est donc une bonne occasion de se demander : qu’est-ce qui pèse sur mon cœur ? Qu’est-ce qui pèse sur mon esprit ? Qu’est-ce qui me fait m’asseoir sur la chaise de la paresse ?

C’est triste de voir des chrétiens « dans un fauteuil » ! Quelles sont les médiocrités qui me paralysent, les vices, quels sont les vices qui m’écrasent à terre et m’empêchent de relever la tête ? Et en ce qui concerne les fardeaux sur les épaules des frères, suis-je attentif ou indifférent ? Ces questions sont bonnes pour nous, car elles aident à garder le cœur de la paresse.

Mais, mon père, dites-nous : qu’est-ce que la paresse ? Il est un grand ennemi de la vie spirituelle, voire de la vie chrétienne. La paresse est cette paresse qui précipite, glisse dans la tristesse, qui enlève la joie de vivre et l’envie de faire. C’est un esprit négatif, c’est un esprit malin qui cloue l’âme dans la torpeur, lui vole sa joie.

Ça commence par cette tristesse, ça glisse, ça glisse, et pas de joie. Le Livre des Proverbes dit : « Garde ton cœur, car la vie en découle » (Pr 4,23). Garder le cœur : cela signifie être vigilant, être vigilant ! Soyez éveillé, gardez votre cœur.

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Et ajoutons un ingrédient essentiel : le secret pour être vigilant, c’est la prière. En effet, Jésus dit : « Restez éveillé en tout temps en priant » (Lc 21,36). C’est la prière qui maintient allumée la lampe du cœur. Surtout quand on sent que l’enthousiasme se refroidit, la prière le ravive, car elle nous ramène à Dieu, au centre des choses. La prière réveille l’âme du sommeil et la focalise sur ce qui compte, sur la fin de l’existence.

Même les jours les plus chargés, nous ne négligeons pas la prière. Or je voyais, dans l’émission « A son image », une belle réflexion sur la prière : elle nous aidera, la regarder nous fera du bien. La prière du cœur peut nous aider, en répétant souvent de courtes invocations. Pendant l’Avent, habituez-vous à dire par exemple : « Viens, Seigneur Jésus ».

Seulement cela, mais pour le dire : « Viens, Seigneur Jésus ». Ce temps de préparation de Noël est beau : pensons à la crèche, pensons à Noël, et disons du fond du cœur : « Viens, Seigneur Jésus, viens ». Répétons cette prière tout au long de la journée, et l’âme restera éveillée ! « Viens, Seigneur Jésus » : c’est une prière que l’on peut dire trois fois, tous ensemble. « Viens, Seigneur Jésus », « Viens, Seigneur Jésus », « Viens, Seigneur Jésus ».

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Et maintenant prions Notre-Dame qui a attendu le Seigneur avec un cœur vigilant, qu’elle nous accompagne sur le chemin de l’Avent.

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Après l’Angélus

Chers frères et sœurs,

J’ai rencontré hier les membres d’associations et de groupements de migrants et de personnes qui, dans un esprit de fraternité, partagent leur cheminement. Je suis ici sur la place, avec ce grand drapeau ! Bienvenu! Mais combien de migrants – nous pensons cela – combien de migrants sont exposés, même de nos jours, à des dangers très graves, et combien perdent la vie à nos frontières !

Je ressens de la peine pour la nouvelle de la situation dans laquelle se trouvent tant d’entre eux : de ceux qui sont morts dans la Manche ; de ceux qui vivent aux frontières de la Biélorussie, dont beaucoup sont des enfants ; de ceux qui se noient en Méditerranée. Tellement de douleur en pensant à eux.

De ceux qui sont rapatriés en Afrique du Nord, ils sont capturés par des trafiquants, qui les transforment en esclaves : ils vendent des femmes, torturent des hommes… De ceux qui, cette semaine encore, ont tenté de traverser la Méditerranée à la recherche d’une terre…

Aux migrants qui se trouvent dans ces situations de crise, je vous assure de mes prières, et aussi de mon cœur : sachez que je suis toujours proche de vous. Priez et agissez. Je remercie toutes les institutions de l’Église catholique et d’ailleurs, en particulier la Caritas nationale et tous ceux qui se sont engagés à soulager leurs souffrances.

Je renouvelle le vif appel à ceux qui peuvent contribuer à la résolution de ces problèmes, en particulier aux Autorités civiles et militaires, afin que la compréhension et le dialogue prévalent enfin sur toute forme d’exploitation et orientent la volonté et les efforts vers des solutions respectueuses de l’humanité de ces personnes. Pensons aux migrants, à leurs souffrances, et prions en silence… [moment de silence]

Je vous salue tous, pèlerins venus d’Italie et de différents pays : il y a tant de drapeaux de différents pays. Je salue les familles, les groupes paroissiaux, les associations. En particulier, je salue les fidèles du Timor oriental – j’y vois le drapeau – de Pologne et de Lisbonne ; ainsi que ceux de Tivoli.

Je vous souhaite à tous un bon dimanche et un bon chemin vers l’Avent, un bon chemin vers Noël, vers le Seigneur. S’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir !


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Soeur Catherine Labouré

Fête de Sainte Catherine Labouré

Soeur Catherine Labouré dans les derniers temps de sa vie
Photo de Sœur Catherine Labouré dans les derniers temps de sa vie

Le 28 novembre, l’Église célèbre la fête de Sainte Catherine Labouré, au lendemain de la fête de Notre-Dame de la  Médaille Miraculeuse.

C’est le 2 mai 1806 dans un village de Bourgogne, Fain-les-Moutiers, qu’est née Catherine Labouré, huitième de dix enfants. Pierre et Madeleine Labouré, propriétaires fermiers, sont ses parents. La maman meurt à quarante six ans. La petite Catherine, huit ans, en larmes, monte sur une chaise pour embrasser la statue de la Sainte Vierge « Maintenant, dit-elle, tu seras ma maman ».

Après bien des obstacles, Catherine, à vingt-quatre ans, entre comme novice à la Maison-Mère des Filles de la Charité, rue du Bac à Paris. C’est là, dans la chapelle, que la Sainte Vierge lui apparaît quelques mois plus tard, la première fois, le 19 juillet 1830, pour une mission, la deuxième fois, le 27 novembre qui suit, pour lui révéler la médaille qui doit être frappée.

L’année suivante, son séminaire achevé, Sœur Catherine est placée à Reuilly, faubourg déshérité du sud-est de Paris. Elle va assurer jusqu’à la fin de sa vie le service des vieillards, dans un total incognito tandis que la médaille se répand merveilleusement dans le monde entier.

Sœur Catherine Labouré meurt le 31 décembre 1876. En 1933, on ouvre sa tombe à Reuilly pour sa béatification. Le corps de Catherine est retrouvé intact. Il sera transféré dans la chapelle de la rue du Bac et placé sous l’autel de la Vierge au Globe. La Sœur est reconnue sainte en 1947.

Voir aussi les pages du site sur Sainte Catherine :
Sœur Catherine
L’appel de Saint Vincent
Première apparition de la Vierge Marie
L’apparition du 27 novembre
Après les apparitions
Vers le ciel

PRIÈRE POUR NOTRE TRIDUUM 27 28 29 NOVEMBRE

PRIÈRE POUR NOTRE TRIDUUM 27 28 29 NOVEMBRE

Sœur Catherine Labouré et la sainte Médaille
Sœur Catherine Labouré et la sainte Médaille

Ô Marie, conçue sans péché,
Sur vous est venu le Saint Esprit et vous nous avez donné votre Fils

Ô Marie, confidente de sainte Catherine,
Apprenez-nous à nous asseoir au pied du Seigneur pour écouter sa Parole et la garder dans notre cœur

Ô Marie, debout au pied de la Croix,
Conduisez-nous au pied de l’autel pour devenir une offrande agréable au Père

Ô Marie, Mère de l’Église,
Vous qui portez le monde et l’offrez à Dieu, priez pour nous qui avons recours à vous

Ô Marie, comblée de grâces,
Répandez vos rayons de lumière sur chacun d’entre nous qui vous le demandons

Ô Marie, icône de l’humilité,
Donnez-nous de porter la sainte Médaille, signe de notre amour pour les cœurs de Jésus et de Marie

Ô Marie, Servante du Seigneur,
Aidez-nous à vivre de charité comme sainte Catherine qui ne cesse d’intercéder en notre faveur. Amen

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27 novembre : Fête de Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse
– 28 novembre : Sainte Catherine Labouré
– 29 novembre : Fondation des Filles de la Charité

site officiel en France