Triduum de prière avec sainte Louise de Marillac

Triduum de prière
avec sainte Louise de Marillac

Sainte Louise de Marillac
Sainte Louise de Marillac

En plein cœur de Paris, luit une lumière « d’un éclat ravissant ». Marie est là, les bras grands ouverts, les mains rayonnantes de grâces.  Entrons au cœur de la Chapelle du 140 rue du Bac pour entendre une parole que Dieu veut nous adresser à travers l’expérience spirituelle privilégiée de Sainte Catherine Labouré et celle de Sainte Louise de Marillac que nous allons célébrer dans trois jours

« Je n’ai été qu’un instrument. Ce n’est pas pour moi  que la Sainte Vierge est apparue. Si elle m’a choisie, ne sachant rien, c’est afin que l’on ne puisse pas douter d’elle. » Sainte Catherine Labouré

« Je veux me tenir fortement attachée à Jésus-Christ. » Sainte Louise de Marillac

Prière

« Sainte Louise de Marillac,
Tu as été éprouvée dès ton enfance ;

tu as connu les joies et les peines
du mariage, de la maternité et du veuvage ;
et tu étais envahie par l’angoisse
dans ta recherche de perfection chrétienne.

Mais tu t’es laissé toucher
par la lumière de l’Esprit
pour marcher sur le chemin de la sainteté ;
pour te donner aux pauvres ;
et pour fonder la Compagnie
des filles de la Charité
Servantes des Pauvres.

Obtiens-nous la grâce
de l’illumination de l’Esprit ;
apprends-nous à voir dans les pauvres
nos Maîtres et Seigneurs
pour nous donner à eux ;
aide-nous à grandir en frères et sœurs,
dans la douceur, la cordialité et la simplicité,
avec un esprit d’humilité,
imitant l’humanité du Christ
qui dévoile la parfaite charité.
Et que, comme toi, bien-aimée Louise,
nous soyons tout donnés à Marie,
pour être, corps et âme, donnés à Dieu.

 Dieu qui as donné à Sainte Louise de Marillac de reconnaître et de vénérer le Christ dans les pauvres, accorde- nous, à son exemple de regarder comme des frères ceux qui sont dans l’affliction et le besoin; donne-nous de les servir avec respect et amour. Amen !

Prière du triduum à faire les  7-8-9 mai

Présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

PREMIÈRE APPARITION DE LA NUIT DU 18 JUILLET À SŒUR CATHERINE suite 1

7 MAI : PREMIÈRE APPARITION DE LA NUIT DU 18 JUILLET
À SŒUR CATHERINE (Suite)

 

L’entretien de la Très Sainte Vierge et de Sœur Catherine devait durer plus de deux heures… Voici l’essentiel de ce que la Voyante en a révélé plus tard dans un récit écrit de sa main sur l’ordre de son directeur :

« Là, il s’est passé un moment, le plus doux de ma vie ; il me serait impossible de dire tout ce que j’ai éprouvé. Elle me dit comment je devais me conduire dans mes peines ; de venir (en me montrant de la main gauche le pied de l’autel) me jeter au pied de l’autel et là, répandre mon cœur », ajoutant que « je recevrais là toutes les consolations dont j’aurais besoin ».

Puis la Sainte Vierge me dit encore :

« Mon enfant, le Bon Dieu veut vous charger d’une mission ; vous aurez bien de la peine, mais vous vous surmonterez en pensant que vous le faites pour la gloire du Bon Dieu. Vous serez contredite, mais vous aurez la grâce, ne craignez pas ; dites tout ce qui se passe en vous, avec simplicité et confiance, à celui qui est chargé de vous conduire. Vous verrez certaines choses ; vous serez inspirée dans vos oraisons, rendez-en compte. Ayez confiance, ne craignez pas. »

Cette mission dont la Sainte Vierge voulait charger Sœur Catherine, c’était de faire connaître au monde la Médaille Miraculeuse. Mais ce n’est que plus tard, le 27 novembre 1830, que cette mission lui serait précisée.

Retenons aujourd’hui une grande leçon que donne la Sainte Vierge, en montrant le tabernacle à Sœur Catherine et en lui disant de venir là dans ses peines. Non, ce ne sont pas les créatures qui peuvent nous apporter la consolation et la force aux heures d’épreuve ! Allons au Tabernacle, Notre-Seigneur est là, lui qui a dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes accablés et qui ployez sous le fardeau, et je vous soulagerai!»

PRIÈRE

O Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse, vous avez désigné l’autel à Sainte Catherine Labouré et vous lui avez dit de venir là, répandre son cœur pour y trouver toutes les consolations dont elle aurait besoin.

Apprenez-nous aussi, aux heures de tristesse ou de difficultés, à venir en toute confiance vers votre divin Fils qui est présent dans le Saint Sacrement par amour pour nous. Faites-nous bien comprendre que Jésus peut tout et qu’il nous aime !

Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse, augmentez notre confiance envers vous et votre divin Fils ! Ainsi soit-il!

Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !

+P. BAETEMAN

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

*

Ne pouvant entrer dans le détail de la vie de chacun, nous allons parler des actions communes à tous les hommes, comme le travail, les repas, les conversations, etc. Pendant ce mois nous voulons apprendre à devenir saints par les actions ordinaires de notre vie.

Le travail est pour tous les hommes un devoir et une nécessité ; pour le sanctifier, il faut l’offrir à Dieu, souffrir patiemment tout le mal qui y est attaché. S’il ne réussit pas à votre gré, gardez- vous de ces gros mots qui ne conviennent pas à un chrétien ; car les choses n’en vont pas mieux, et ces mots d’impatience font perdre le mérite de vos peines et souvent le fruit et la récompense devant Dieu.

Pour sanctifier votre ouvrage, il faut encore travailler fidèlement et en conscience, sans fraude ni fourberie; Souvenez-vous que, si nous n’avons pas toujours sur nous les yeux des hommes, nous sommes toujours en la présence de Dieu, qui voit tout et auquel nous ne pouvons rien cacher.

PRIÈRE : Souvenez-vous…

Audience générale: redécouvrir la dimension eschatologique de l’Église

Audience générale: redécouvrir la dimension eschatologique de l’Église

Poursuivant son cycle de catéchèses sur une relecture de la constitution conciliaire Lumen Gentium, Léon XIV a parlé, ce mercredi lors de l’audience générale, de la dimension eschatologique de l’Église. L’Église vit «dans l’histoire au service de l’avènement du Royaume de Dieu dans le monde». «En elle, tout doit renvoyer au salut en Christ», «elle doit prononcer des paroles claires contre tout ce qui mortifie la dignité humaine».

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LÉON XIV

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 6 mai 2026

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Catéchèse. Les Documents du Concile Vatican II II. La Constitution dogmatique Lumen gentium 8. L’Église, pèlerine dans l’histoire vers la patrie céleste

Chers frères et sœurs, bonjour et bienvenue!

En nous attardant aujourd’hui sur une partie du chapitre VII de la Constitution du Concile Vatican II sur l’Église, méditons sur l’une de ses caractéristiques fondamentales : la dimension eschatologique.

En effet, l’Église chemine dans cette histoire terrestre en restant toujours tournée vers son but ultime, qui est la patrie céleste. Il s’agit d’une dimension essentielle que pourtant nous négligeons ou minimisons souvent, car nous sommes trop concentrés sur ce qui est immédiatement visible et sur les dynamiques plus concrètes de la vie de la communauté chrétienne.

L’Église est le peuple de Dieu en marche dans l’histoire, qui a pour but de toute son action le Royaume de Dieu (cf. LG, 9). Jésus a fondé l’Église précisément en annonçant ce Royaume d’amour, de justice et de paix (cf. LG 5). Nous sommes donc appelés à considérer la dimension communautaire et cosmique du salut en Christ et à tourner notre regard vers cet horizon final, afin de mesurer et d’évaluer tout dans cette perspective.

L’Église vit dans l’histoire au service de l’avènement du Royaume de Dieu dans le monde. Elle annonce à tous et en tout temps les paroles de cette promesse, en reçoit un gage dans la célébration des sacrements, en particulier de l’Eucharistie, et les met en œuvre et en expérimente la logique dans les relations d’amour et de service.

Elle sait en outre qu’elle est le lieu et le moyen où l’union avec le Christ se réalise « plus étroitement » (LG, 48), tout en reconnaissant que le salut peut être donné par Dieu dans l’Esprit Saint même en dehors de ses limites visibles.

À cet égard, la Constitution Lumen gentium fait une affirmation importante : l’Église est « sacrement universel de salut » (LG, 48), c’est-à-dire signe et instrument de cette plénitude de vie et de paix promise par Dieu. Cela signifie qu’elle ne s’identifie pas parfaitement au Royaume de Dieu, mais qu’elle en est le germe et le commencement, car l’accomplissement ne sera donné à l’humanité et au cosmos qu’à la fin des temps.

Les croyants en Christ cheminent donc dans cette histoire terrestre, marquée par la maturation du bien mais aussi par les injustices et les souffrances, sans être ni illusionnés ni désespérés ; ils vivent guidés par la promesse reçue de « Celui qui fait toutes choses nouvelles » (Ap 21, 5).

C’est pourquoi l’Église accomplit sa mission entre le “déjà” du commencement du Royaume de Dieu en Jésus et le “pas encore” de l’accomplissement promis et attendu.

Gardienne d’une espérance qui éclaire le chemin, elle est également investie de la mission de prononcer des paroles claires pour rejeter tout ce qui mortifie la vie et en empêche le développement, et de prendre position en faveur des pauvres, des exploités, des victimes de la violence et de la guerre, ainsi que de tous ceux qui souffrent, dans leur corps et dans leur esprit (cf. Compendium de la doctrine sociale de l’Église, n° 159).

Signe et sacrement du Royaume, l’Église est le peuple de Dieu en pèlerinage sur la terre qui, à partir précisément de la promesse finale, lit et interprète à la lumière de l’Évangile les dynamiques de l’histoire, dénonçant le mal sous toutes ses formes et annonçant, par la parole et par les œuvres, le salut que le Christ veut réaliser pour toute l’humanité et son Royaume de justice, d’amour et de paix.

L’Église, donc, ne s’annonce pas elle-même ; au contraire, en elle, tout doit renvoyer au salut en Christ. Dans cette perspective, l’Église est appelée à reconnaître humblement la fragilité humaine et le caractère éphémère de ses propres institutions qui, bien qu’étant au service du Royaume de Dieu, portent l’empreinte fugace de ce monde (cf. LG, 48).

Aucune institution ecclésiale ne peut être absolutisée ; au contraire, puisqu’elles vivent dans l’histoire et dans le temps, elles sont appelées à une conversion continuelle, au renouvellement des formes et à la réforme des structures, à la régénération constante des relations, afin qu’elles puissent véritablement correspondre à leur mission.

Dans la perspective du Royaume de Dieu, il faut également prendre en compte la relation entre les chrétiens qui accomplissent aujourd’hui leur mission et ceux qui ont déjà achevé leur existence terrestre et se trouvent dans un état de purification ou de béatitude.

Lumen gentium affirme en effet que tous les chrétiens forment une seule Église, qu’il existe une communion et une participation aux biens spirituels fondée sur l’union avec le Christ de tous les croyants, une sollicitude fraternelle entre l’Église terrestre et l’Église céleste : cette communion des saints qui se vit en particulier dans la liturgie (cf. LG, 49-51).

En priant pour les défunts et en suivant les traces de ceux qui ont déjà vécu en tant que disciples de Jésus, nous sommes nous aussi soutenus dans notre cheminement et nous renforçons l’adoration de Dieu : marqués par l’unique Esprit et unis dans l’unique liturgie, avec ceux qui nous ont précédés dans la foi, nous louons et rendons gloire à la Très Sainte Trinité.

Soyons reconnaissants aux Pères conciliaires de nous avoir rappelé cette dimension si importante et si belle de l’être chrétien, et efforçons-nous de la cultiver dans notre vie.

* * *

Je salue cordialement les personnes de langue française, en particulier les paroisses et les Instituts scolaires de France, ainsi les pèlerins venus de Suisse, de Belgique du Cameroun.

Frères et sœurs, puisse ce Temps pascal raviver notre espérance pour que nous ne sombrions pas dans le désespoir face aux injustices et aux souffrances causées par les violences. Laissons-nous guider par la promesse du Royaume de Dieu que nous offre le Ressuscité.

Que Dieu vous bénisse !

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Résumé de la catéchèse du Saint-Père

Chers frères et sœurs,

nous méditons aujourd’hui sur la dimension eschatologique de l’Église dans le chapitre VII de la Constitution Lumen gentium du Concile Vatican II. L’Église chemine dans l’histoire, toujours tournée vers son but ultime, qui est la patrie céleste. Elle est le lieu et le moyen par lesquels l’union avec le Christ s’opère de manière plus étroite.

L’Église est le sacrement universel du salut c’est-à-dire le signe et l’instrument de cette plénitude de vie et de paix promise par Dieu, dont l’accomplissement ne sera donné à l’humanité et au cosmos qu’à la fin des temps.

Il faut également souligner la relation entre les chrétiens accomplissant aujourd’hui leur mission et ceux qui ont déjà achevé leur existence terrestre et se trouvent dans un état de purification ou de béatitude : tous forment une seule Église, une fraterna sollicitudo entre l’Église terrestre et l’Église céleste. Nous sommes reconnaissants aux Pères conciliaires de nous avoir rappelé cette dimension si importante et si belle de la vie chrétienne.

Texte proposé par l’Association de la Médaille Miraculeuse

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