Neuvaine de la Présentation du Seigneur 2

Présentation du Seigneur Giovanni Bellini (1430-1516)
Présentation du Seigneur Giovanni Bellini (1430-1516)

L’approche de la fête de la Présentation de Jésus au Temple (2 février) nous invite à nous en remettre au Père des cieux, à sa volonté, comme a pu le faire Jésus, porté par ses parents Marie et Joseph. Pour préparer cette fête, vivons intensément du 25 janvier au 2 février la neuvaine de prière à l’Enfant-Jésus. Pour nous, associés de la Médaille Miraculeuse, elle sera source de grandes grâces et de croissance dans la vie spirituelle.

DEUXIÈME JOUR (26 JANVIER)

Outre cette loi qui regardait l’enfant, il y en avait une autre pour la mère. Cette loi ordonnait que toute femme qui aurait mis au monde un enfant, serait regardée comme impure pendant quarante jours, si l’enfant était un garçon, et pendant quatre-vingts, si c’était une fille ; que pendant tout ce temps elle ne pourrait entrer dans le Temple, ni toucher à quelque chose de saint ; et que ce terme expiré, elle irait au Temple offrir au agneau en holocauste, avec un pigeon ou une Tourterelle en simple sacrifice; ou si elle était pauvre deux pigeons ou tourterelles, et le prêtre les ayant offerts au Seigneur, elle serait purifiée.

***

1. Ô Jésus, splendeur du Père céleste, sur Ton visage resplendit le rayon de la Divinité. Je T’adore en confessant que Tu es le vrai Fils du Dieu Vivant. Je T’offre, Ô Seigneur, toute ma vie. Que je ne sois jamais séparé de Toi qui es tout pour moi.

2. Pater, Ave, Gloria

3. Par Ta Divine Enfance, Ô Jésus, accorde-moi la grâce que je Te demande (la dire ici) si elle est conforme à Ta Volonté et à mon vrai bien. Ne regarde pas ma faiblesse mais ma foi et Ta Miséricorde infinie.

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Neuvaine de la Présentation du Seigneur 1

La Présentation de Jésus au Temple (peinture à l'huile sur bois - motif) de Giovanni Francesco da Rimini (1420-1469) Louvre
La Présentation de Jésus au Temple (peinture à l’huile sur bois – motif) de Giovanni Francesco da Rimini (1420-1469) Louvre

L’approche de la fête de la Présentation de Jésus au Temple (2 février) nous invite à nous en remettre au Père des cieux, à sa volonté, comme a pu le faire Jésus, porté par ses parents Marie et Joseph. Pour préparer cette fête, vivons intensément du 25 janvier au 2 février la neuvaine de prière à l’Enfant-Jésus. Pour nous, associés de la Médaille Miraculeuse, elle sera source de grandes grâces et de croissance dans la vie spirituelle.

PREMIER JOUR (25 JANVIER)

Il y avait quarante jours que Jésus était né lorsqu’il voulut renouveler, d’une manière éclatante, l’offrande qu’il avait déjà faite à Dieu dans son cœur en entrant au monde.

Dieu avait ordonné aux Juifs de lui offrir dans le Temple tous leurs fils premiers-nés ; c’était en mémoire du prodige qu’il avait fait en leur faveur, lorsqu’il mit à mort tous les premiers-nés des Égyptiens, et qu’il épargna les leurs ; mais ayant choisi la Tribu de Levi pour servir dans le Temple, il avait prescrit que les premiers-nés des autres Tribus, après lui avoir été présentés, seraient rachetés par une offrande de cinq sicles (petite offrande équivalant à 180 grains d’orge).

***

1. Ô Jésus, me voici à Tes pieds ; je me tourne vers Toi qui es tout. J’ai tant besoin de Ton aide. Donne-moi un regard d’Amour, et puisque Tu es tout puissant, viens à mon secours.

2. Notre Père… ; Je vous salue, Marie… ; Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit…

3. Par Ta Divine Enfance, Ô Jésus, accorde-moi la grâce que je Te demande (la dire ici) si elle est conforme à Ta Volonté et à mon vrai bien. Ne regarde pas ma faiblesse mais ma foi et Ta Miséricorde infinie.

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

ce qu’inspire la conversion de Saint Paul

Voici ce qu’inspire la la conversion de Saint Paul au saint Pape Paul VI lors de son audience générale, le mercredi 25 janvier 1978, la dernière année de sa vie.

Saint Paul sur le chemin de Damas – vitrail cathédrale de Chartres
Saint Paul sur le chemin de Damas – vitrail cathédrale de Chartres

L’Église célèbre aujourd’hui la conversion de Saint Paul, un événement décisif pour le christianisme: il confirme la vocation universelle de la nouvelle religion qui, née dans une région déterminée et dans le milieu de la tradition juive, eut dans le nouvel Apôtre le missionnaire qui, plus que les autres, comprit l’Évangile et le prêcha à tous les hommes.

En effet Dieu est unique, unique aussi le médiateur entre Dieu et les hommes, le Christ Jésus, homme lui-même, qui s’est livré en rançon pour tous. Tel est le témoignage rendu aux temps fixés « et de celui-ci, moi (c’est Saint Paul qui l’atteste à son propre sujet, dans sa première Épitre à Timothée, 2, 5-7), moi, écrit-il j’ai été établi héraut et apôtre — je dis vrai, je ne mens pas —, docteur des gentils, dans la foi et la vérité ».

Adressons aujourd’hui à l’Apôtre Paul un salut plein de respect et d’affection; et joignons-y la pensée que malgré toute la dévotion de l’Église, le désir qu’avait l’Apôtre d’une pleine unité, dans la prière et dans l’espérance, n’est pas encore réalisé.

Puisse cette aspiration, devenue plus ardente et plus plausible grâce à l’œcuménisme contemporain, célébrée dans nos cœurs et, Dieu le veuille, dans les cœurs de nos frères encore séparés, être couronnée d’un heureux succès.

A Saint Paul nous demanderons une parole pour le réconfort de nos âmes, troublées par les nombreuses vicissitudes de la vie actuelle qui ébranlent notre confiance en un progrès pacifique du monde.

Nous éprouvons tous une immense tristesse devant une désolante recrudescence de la violence privée, mais organisée, dans la société contemporaine, une violence qui traduit en phénomènes de barbarie désordonnée l’insécurité qui la tourmente, – cette société, et qu’un pluralisme dominant, moral et politique, contrefaçon de la liberté, semble justifier.

En outre, les difficultés économiques et sociales prolifèrent avec des effets négatifs écrasants et semblent annoncer des situations encore plus redoutables, tant et si bien que le désir insensé de jouissance superflue et la crainte qui paralyse l’accomplissement normal du travail se propagent, créant une psychologie de méfiance qui stérilise l’activité productrice et suggère des remèdes aussi vains que désordonnés.

Et, de la sorte, un mal en engendre un autre, souvent pire. Nous sommes tous préoccupés. Le pire est comme un puits sans fond, dit-on. Il s’agit d’une tentation contagieuse de pessimisme qui se propage et paralyse tant d’énergies qui étaient nées de l’espérance d’un meilleur avenir. Cette situation, chacun la connaît ; son ombre menace ce moment de notre civilisation et se projette sur l’histoire de demain.

Alors, voici notre remède ; nous le tirons du trésor qu’est l’enseignement de l’Apôtre. Il nous l’offre dans son Épitre aux Romains, là où, après les avoir exhortés par de vibrantes suggestions dans différentes directions de la vie morale, telle qu’elle doit être vécue par des gens illuminés par la foi et soutenus par la grâce, il résume son enseignement dans cette sentence bien connue : « Ne vous laissez pas vaincre par le mal, mais soyez vainqueurs du mal par le bien » (Rm 12, 21).

Si simples qu’apparaissent ces paroles de l’Apôtre, il semble bien qu’il vaut la peine que nous les fixions dans notre mémoire. Notons entretemps: la doctrine apostolique est intérieure. Elle tend à modifier la mentalité, trop facilement influençable, de celui qui cède au dégoût et au trouble des conditions externes dans lesquelles se déroule notre vie.

Nous nous trouvons dans un monde non seulement adversaire de notre existence pour de nombreux motifs physiques et matériels, mais également ennemi du fait de son organisation sociale ou, plutôt, du désordre des facteurs qui l’empêchent d’être raisonnable et juste. Nous mesurons bien l’existence de cette malignité qui rend difficile et parfois insupportable la coexistence sociale: alors, que devons-nous faire ?

Devons-nous laisser le mal triompher de nous, c’est-à-dire nous dominer, nous absorber dans ses spirales, ce qui nous rendrait méchants, nous aussi ? Cela, c’est le processus de la vengeance qui accroît le mal et ne le guérit pas. Ou bien devons-nous céder au pessimisme, à la paresse et nous abandonner à une lâche résignation ? cela n’est pas chrétien.

Le chrétien est patient, mais il n’est pas aboulique, il n’est pas indifférent. L’attitude que suggère l’Apôtre est celle d’une réaction positive; c’est-à-dire qu’il nous apprend à opposer la résistance du bien à l’assaut du mal. Il nous apprend à multiplier l’effort de l’amour pour réparer et vaincre les dégâts du désordre moral.

Il nous enseigne comment tirer de l’expérience du mal rencontré sur notre route le stimulant, pour notre cœur, à de plus grandes vertus, à une activité plus efficiente. Il en fut ainsi de Saint Paul. Il en est ainsi des Saints. Puisse-il en être ainsi de nous tous.


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