Neuvaine de la Visitation 5

Cinquième jour de la neuvaine

– Marie, Mère de l’Espérance

Sainte Marie, quand, remplie d’une sainte joie, vous avez traversé en hâte les monts de Judée pour rejoindre votre parente Élisabeth, vous êtes devenue l’image de l’Église à venir qui, dans son sein, porte l’espérance du monde à travers les monts de l’histoire.

« La décision. Marie ne vit pas « pressée », dans l’anxiété, mais, comme le souligne Luc, « elle méditait toutes ces choses en son cœur » (Lc 2,19). Pape François le 31 mai 2013

Et même au moment décisif de l’Annonciation de l’ange, elle demande : «Comment cela sera-t-il ? » (Lc 1,14). Mais elle ne s’arrête pas non plus au moment de la réflexion ; elle fait un pas en avant : elle décide. Elle ne vit pas dans l’urgence, mais simplement lorsque c’est nécessaire, « elle part en hâte ».

Je vous supplie de venir visiter avec Jésus tout mon être, afin que je devienne fécond d’une véritable vie en Dieu. Amen.

« Marie est attentive à Dieu, elle écoute Dieu. Mais Marie écoute aussi les faits, c’est-à-dire qu’elle lit les événements de sa vie, elle est attentive à la réalité concrète et elle ne s’arrête pas à la superficie des choses, mais elle va en profondeur pour en saisir la signification. Sa cousine, Élisabeth, qui est déjà âgée, attend un enfant : voilà le fait. Mais Marie est attentive à sa signification, elle sait la saisir : « Rien n’est impossible à Dieu » (Lc 1,37). Pape François le 31 mai 2013

Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous !

Prières quotidiennes

Marie, Mère de l’unité

Nous nous sentons en communion avec chaque communauté, même la plus petite, dans laquelle demeure vivante la tradition qui consacre le mois de mai à la dévotion mariale.

Chartres-sculptures-porche-sud
Chartres-sculptures-porche-sud

 

Elle trouve son expression dans de nombreux signes: sanctuaires, petites églises, œuvres d’art et, surtout, dans la prière du saint rosaire, par laquelle le peuple de Dieu rend grâce pour le bien qu’il reçoit sans cesse du Seigneur, à travers l’intercession de la Très Sainte Vierge Marie, et le supplie pour ses nombreux besoins.

La prière — qui trouve son sommet dans la liturgie, dont la forme est conservée par la tradition vivante de l’Église — est toujours une manière de faire une place à Dieu: son action nous fait participer à l’histoire du salut.

Ce soir, en particulier, à l’école de Marie, nous avons été envoyés pour partager les pas de Jésus: à descendre avec Lui au fleuve du Jourdain, pour que l’Esprit confirme en nous la grâce du Baptême; à nous asseoir au banquet de Cana, pour recevoir de Lui le «bon vin» de la fête; à entrer dans la synagogue de Nazareth, comme des pauvres auxquels est adressé le message joyeux du Royaume de Dieu; et encore à monter sur le mont Thabor, pour vivre la croix dans la lumière pascale; et, enfin, à participer au Cénacle au sacrifice nouveau et éternel, qui, en anticipant les cieux nouveaux et la terre nouvelle, régénère toute la création…

C’est Marie qui nous tend le miroir où nous sommes invités à reconnaître notre identité. Sa vie est un appel à reconduire notre être intérieur à l’écoute et à l’accueil de la Parole, en parvenant dans la foi à magnifier le Seigneur, devant lequel notre unique possibilité de grandeur est celle qui s’exprime dans l’obéissance filiale: «Qu’il m’advienne selon ta parole» (Lc 1, 38).

Marie a eu confiance: elle est «bénie» (cf. Lc 1, 42), et elle l’est car elle a cru (cf. Lc 1, 45), jusqu’à s’être ainsi revêtue du Christ pour entrer dans le «septième jour», participant du repos de Dieu. Les dispositions de son cœur — l’écoute, l’accueil, l’humilité, la fidélité, la louange et l’attente — correspondent aux attitudes intérieures et aux gestes qui façonnent le vie chrétienne. L’Église se nourrit d’eux, consciente qu’ils expriment ce que Dieu attend d’elle…

A Éphèse, l’Église unie défendit et confirma pour Marie le titre de Theotókos, Mère de Dieu: titre au contenu christologique, qui renvoie au mystère de l’incarnation et exprime dans le Fils l’unité de la nature humaine avec la nature divine. Du reste, c’est la personne et la vie de Jésus de Nazareth qui éclaire l’Ancien Testament et le visage même de Marie. En elle, on saisit en filigrane le dessein unitaire qui lie les deux Testaments.

Dans son aventure personnelle, il y a la synthèse de l’histoire de tout un peuple, qui place l’Église en continuité avec l’antique Israël. A l’intérieur de cette perspective reçoivent un sens les histoires particulières, à partir de celle des grandes femmes de l’Ancienne Alliance, dans la vie desquelles est représenté un peuple humilié, battu et déporté.

Ce sont elles aussi, toutefois, qui en personnifient l’espérance; elles sont le «reste saint», signe que le projet de Dieu ne demeure pas une idée abstraite, mais trouve une correspondance dans une réponse pure, dans une liberté qui se donne sans restriction, dans un oui qui est un accueil total et un don parfait. Marie en est l’expression la plus élevée.

Sur elle, vierge, descend la puissance créatrice de l’Esprit Saint, celui qui «au commencement» couvrait l’abîme informe (cf. Gn 1, 1) et grâce auquel Dieu convoqua l’être à partir du néant; l’Esprit qui féconde et façonne la création.

En s’ouvrant à son action, Marie engendre le Fils, présence de Dieu qui vient habiter l’histoire et l’ouvre à un commencement nouveau et définitif, qui est une possibilité pour chaque homme de renaître d’en haut, de vivre dans la volonté de Dieu et donc de se réaliser pleinement.

Que l’exemple de Marie ouvre la voie à une société plus juste, mûre et responsable, capable de redécouvrir les valeurs profondes du cœur humain. Que la Mère de Dieu encourage les jeunes, soutienne les familles, réconforte les malades, implore sur chacun une effusion renouvelée de l’Esprit, en nous aidant à reconnaître et à suivre aussi dans notre temps le Seigneur, qui est le vrai bien de la vie, parce qu’il est la vie même.

EXTRAITS DU DISCOURS DU PAPE BENOÎT XVI LORS DE LA RÉCITATION DU ROSAIRE AVEC LES ÉVÊQUES DE LA CONFÉRENCE ÉPISCOPALE ITALIENNE ET DE L’ACTE DE CONSÉCRATION DE L’ITALIE À LA VIERGE MARIE À L’OCCASION DU 150e ANNIVERSAIRE DE SON UNITÉ – Basilique Sainte-Marie-Majeure – Jeudi 26 mai 2011

REGARDONS LES DEUX CŒURS DE NOTRE MÉDAILLE

26 MAI

REGARDONS LES DEUX CŒURS DE NOTRE MÉDAILLE

Cœurs de Jésus et de Marie Chapelle rue du Bac
Cœurs de Jésus et de Marie Chapelle rue du Bac

Nous avons vu hier que le M et la Croix ne font qu’un parce qu’on ne peut pas séparer Jésus de sa Mère. C’est ce que nous confirment les deux Cœurs gravés sur la Médaille. Le Cœur de Jésus encerclé d’épines est tout près du Cœur de Marie transpercé d’un glaive. Dans l’amour comme dans la souffrance, ces deux Cœurs sont unis.

C’est le même sang, en effet, qui y circule, le sang que Jésus a offert pour nous sur la Croix jusqu’à la dernière goutte, c’est celui qu’il a reçu de sa Mère. Aussi, quand cette Mère désolée verra le soldat transpercer le Cœur de son Fils après sa mort, c’est son Cœur à elle qui sera déchiré par la lance.

Ne séparons jamais ces deux Cœurs sacrés dans notre vénération et dans notre amour ! Lorsque nous pensons à la Passion du Fils, pensons aussi à la Compassion de la Mère. Ayons à cœur de les conforter pour leur faire oublier un peu l’indifférence des créatures.

Souvenons-nous que le premier vendredi du mois est consacré à honorer le Sacré-Cœur de Jésus et que nous ne saurions mieux lui témoigner notre amour qu’en nous unissant à lui par la sainte communion. Dédommageons-le alors de l’ingratitude des hommes.

Souvenez-vous aussi qu’à Fatima, la Sainte Vierge a demandé à celles et ceux qui l’aiment de penser aux souffrances de son Cœur immaculé et de lui tenir compagnie au pied de la Croix le premier samedi du mois. Répondons généreusement à ces désirs et allons toujours au Cœur Sacré de Jésus par le Cœur immaculé et-douloureux de Marie.

PRIÈRE

Ô Cœur Sacré de Jésus, nous nous consacrons à toi par le Cœur immaculé de ta Mère. Sois à jamais notre refuge, notre secours, notre consolation, l’objet de nos hommages, de nos adorations et de notre amour.

Par ta Mère, avec elle et comme elle, nous voulons te glorifier par toutes nos actions, mettre en toi seul toute notre confiance.

Sois, ô divin Cœur de Jésus, notre espérance ici-bas et notre asile assuré à l’heure de notre mort. Nous te le demandons pour nous et pour tous ceux que nous aimons par l’intercession du Cœur Immaculé de Marie. Ainsi soit-il !

Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS À VOUS !

+P. BAETEMAN

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