neuvaine à Marie Reine – septième jour

Septième jour de la neuvaine à Marie Reine – Le « oui » de Marie à Dieu, a dénoué le nœud de la désobéissance d’Eve

Luc 1, 26-28 : « L’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.

L’Ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
A cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’Ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il règnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin.»

Marie dit à l’Ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? »

L’Ange lui répondit : «L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi l’enfant qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu’Elizabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse, et elle en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait : ‘la femme stérile’. Car rien n’est impossible à Dieu.»

Marie dit alors : «Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole.» Alors l’Ange la quitta. 

Le pire pour Satan est que celle qui l’a remplacé dans le Ciel n’est autre que la mère du Verbe éternel, Jésus-Christ, dont la Passion et la mort ont racheté l’humanité, celle que Satan cherche justement à détruire.

Le « oui » de Marie à Dieu a dénoué le nœud de la désobéissance d’Eve, ouvrant la voie à l’œuvre salvifique du Nouvel Adam. La faiblesse même d’Eve, que Satan a tant méprisée, a laissé la place à l’humble obéissance de Marie, une obéissance totale à la volonté de Dieu qui l’a rendue toute-puissante. Tel est le plan divin pour la défaite de son ennemi. Telle est l’humiliation de Satan et son destin.

Nous pouvons vraiment nous réjouir et dire avec la Parole de Dieu : Heureuse êtes-vous, Vierge Marie, Mère du Roi de l’univers ! Bienheureuse Vierge Marie ! Elle a enfanté le Roi de l’univers, elle règne avec lui dans la gloire du ciel.

Ps 44 (45) : « Ecoute, ma fille, regarde et tends l’oreille ; oublie ton peuple et la maison de ton père : le roi sera séduit par ta beauté.

Heureuse es-tu, Mère du Roi de l’univers !

Fille de roi, elle est là, dans sa gloire, vêtue d’étoffes d’or ; 

On la conduit, toute parée, vers le roi.

Heureuse es-tu, Mère du Roi de l’univers !

Des jeunes filles, ses compagnes, lui font cortège ;

On les conduit parmi les chants de fête : elles entrent au palais du roi.

Heureuse es-tu, Mère du Roi de l’univers !

A la place de tes pères se lèveront tes fils ; sur toute la terre tu feras d’eux des princes.
Que les peuples te rendent grâce, toujours, à jamais !

Heureuse es-tu, Mère du Roi de l’univers ! »

O Marie, ma Mère et ma Reine, je me donne entièrement à vous. Je vous consacre ma liberté, ma volonté, mon cœur et tout mon être sans réserve.

Mère très aimante, puisque je vous appartiens, je vous prie de me garder et de me protéger comme votre propre bien. Amen.

Prières quotidiennes

À la louange de la Vierge Mère

Lippi,_apparition_de_la_vierge_a_saint_bernard,_londresSaint Bernard, abbé de Clairvaux, docteur de l’Église († 1153), a été appelé «chantre de la Vierge Marie». Dans les textes de ce Père cistercien, on peut goûter la richesse de son commentaire, qui convoque toute l’Écriture pour méditer l’Évangile de l’Annonciation.

L’ouvrage de Bernard « À la louange de la Vierge Mère » est un texte divisé en quatre homélies, où Bernard commente, phrase à phrase, voire mot à mot, l’Évangile de l’Annonciation.

Saint Bernard s’adresse à un de ses frères — ou à lui-même? — dans la plus grande partie du texte, le prenant comme témoin de son questionnement de chaque mot. Bernard fait là une méditation qui prend acte du fait que cette Parole est Parole de Dieu, inspirée, et que chaque mot en a été choisi avec soin par l’évangéliste pour faire passer son message, comme il l’explique en commençant son commentaire de Luc 1, 26-27.

Quelle fut l’intention de l’évangéliste en précisant si soigneusement en ce passage tant de noms propres? Il a voulu que nous n’écoutions pas avec négligence ce qu’il a tenu à raconter avec tant de diligence. Il donne en effet : le nom du messager qui est envoyé, du Seigneur par qui il est envoyé, de la vierge à qui il est envoyé, également du fiancé de la vierge; et il désigne par leurs noms propres la famille, la ville et la province de tous les deux.

Pourquoi? Va-t-on croire que l’un ou l’autre détail fut indiqué sans raison? Sûrement pas. Si en effet pas une feuille d’arbre ne tombe à terre sans cause, pas un moineau sans le Père céleste, allons-nous croire qu’une parole superflue ait échappé de la bouche du saint évangéliste, surtout quand il s’agit de l’histoire sacrée de la Parole?

Nous ne le croyons pas. Tout est rempli de divins mystères, chaque mot déborde d’une douceur céleste, à condition toutefois de trouver quelqu’un pour le scruter soigneusement, pour savoir «tirer le miel de la pierre, l’huile du rocher le plus dur ».

Ainsi ce texte de Saint Bernard s’inscrit dans la grande tradition monastique de méditation de la Parole de Dieu, de rumination de cette Parole pour en faire sortir le «miel». Les rapprochements nombreux avec d’autres passages de l’Écriture, depuis la Genèse jusqu’à l’Apocalypse, témoignent de la profonde connaissance de Bernard de la Bible, alors même que ce texte est un écrit de jeunesse, à dater environ de 1125, quand Bernard a 35 ans: il est entré à Cîteaux une douzaine d’années plus tôt. Nul doute qu’il a passé du temps à lire et méditer l’Écriture, pendant ces douze années!

Si l’usage de l’Écriture est parfois très libre, c’est la tradition et le respect des commentaires précédents qui préviennent tout risque d’interprétation abusive. Cette méditation du texte est une lecture attentive à chaque mot, à chaque annonce dans l’Ancien Testament, comme aux enseignements des Évangiles et des Épîtres, et enfin à ce qui est préfiguré du Royaume dans tous ces textes. Cette méditation conduit par moments Bernard à des exhortations morales, et dans d’autres pages à des textes de contemplation, de prière, de louange.

Le passage sans doute le plus connu de cette œuvre est l’invitation à regarder Marie, dont le nom signifie «Étoile de la mer» :

Ô qui que tu sois, qui te vois,
dans les fluctuations de ce monde,
balloté au milieu des bourrasques et des tempêtes
plutôt que marcher sur la terre ferme,
ne détourne pas les yeux de l’éclat de cet astre
si tu ne veux pas être submergé par les flots.

Si se lèvent les vents des tentations,
si tu cours aux écueils des épreuves,
regarde l’étoile, appelle Marie.
[…]

Ta main dans la sienne, pas de chute;
sous sa protection, pas de crainte;
sous sa conduite, pas de fatigue;
avec son appui, tu touches au but.

Et ainsi, en toi-même, tu expérimenteras
comme est juste cette parole:
Et le nom de la Vierge était Marie.

Difficile de rendre toute la richesse de ce commentaire de Saint Bernard. Un aspect frappant de ce texte est que Marie n’est jamais honorée seule, et qu’elle est toujours celle qui nous donne le Christ, qui nous conduit à Lui. Bernard invite à se tourner vers Marie, à contempler sa participation éminente au mystère de l’Incarnation, pour recevoir de l’expérience de Marie un éclairage unique sur le mystère du Christ.

(Source : d’après Anne Robadey)

NOS ACTIONS DE GRÂCES REMONTENT A DIEU PAR MARIE Lire la suite →

neuvaine à Marie Reine – sixième jour

Sixième jour de la neuvaine à Marie Reine – Il s’est penché sur son humble servante 

Alors pourquoi être vaincu par Marie gêne-t-il tellement le démon ? Pourquoi Dieu se sert-il de Marie pour le vaincre ?

En voici l’explication : « Il renverse les puissants de leur trône ! »

Le démon hait, il déteste profondément le fait que sa défaite ultime viendra d’une « humble servante ».

D’une certaine manière, son orgueil pourrait supporter d’être vaincu par Dieu Lui-même, qui est tout-puissant et omnipotent. Mais être écrasé par une petite femme de Nazareth ? La pensée est absolument humiliante et le rend fou. Car s’il y a une chose que la plus orgueilleuse des créatures déteste, c’est bien d’être humilié.

Dans le Magnificat, nous voyons le rôle de Marie dans le salut magnifiquement résumé :
​- L’humilité de Marie : « Il s’est penché sur son humble servante »

– L’œuvre merveilleuse de la grâce de Dieu en elle : « Le Puissant fit pour moi des merveilles, saint est son nom »

– La défaite de Satan : « Il disperse les superbes, Il renverse les puissants de leurs trônes»
– L’exaltation de Marie à la place de Satan : « Il élève les humbles ».

« L’humble Servante du Seigneur » sut dire « oui » à la Parole reçue !

Marie est en visitation auprès de chacun de ses enfants, pour nous aider à écouter et à mettre en pratique la Parole de Dieu. Accueillons la présence toute proche de Marie notre Mère, elle nous apprend à vivre du Saint Esprit !

Saint Luc nous dit « Tous d’un même cœur étaient assidus à la prière avec quelques femmes, dont Marie mère de Jésus, et avec ses frères. »

Marie exerce aujourd’hui sa maternité à l’égard de la communauté des croyants, non seulement en priant afin d’obtenir pour l’Église les dons de l’Esprit Saint, nécessaires à sa formation et son avenir, mais également en éduquant les disciples du Seigneur à la communion constante avec Dieu !

Elle devient ainsi éducatrice à la prière, à la rencontre avec Dieu, afin que l’œuvre des pasteurs et des fidèles trouve toujours son commencement et sa motivation profonde dans le Seigneur.

 Par l’intercession de Marie, répands ce même Esprit sur ton Église en prière. Donne à notre monde des ouvriers de l’Évangile, des missionnaires fidèles par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 O Marie, ma Mère et ma Reine, je me donne entièrement à vous. Je vous consacre ma liberté, ma volonté, mon cœur et tout mon être sans réserve.

Mère très aimante, puisque je vous appartiens, je vous prie de me garder et de me protéger comme votre propre bien. Amen. 

Prières quotidiennes

diffusons-la!