Allons à Marie, allons à notre Mère

Allons à Marie, allons à notre Mère

Vierge à l'enfant Stéphane Morit sculpteur
Vierge à l’enfant Stéphane Morit sculpteur

Répondons à son amoureuse tendresse ; soyons dociles aux salutaires leçons de notre Mère, don du Christ Jésus. Sachons reconnaître ce témoignage inappréciable de son ingénieuse libéralité.

Ayons les yeux de notre âme, sans cesse attachés sur elle, puisqu’elle les a si miséricordieusement fixés sur nous ; que ce regard mutuel imprime sa ressemblance dans notre cœur, que son délicieux souvenir, ses admirables vertus, et son ardent amour y soient profondément gravés.

Vivons et mourons comme sous les yeux d’une si bonne Mère, consultons-la souvent, lisons dans ses regards ce que nous devons éviter et ce que nous devons faire pour plaire à son divin Fils notre Dieu, notre Sauveur, notre roi et l’époux de nos âmes.

Allons à Marie, selon l’invitation du fervent saint Bernard ; allons-nous jeter souvent à ses pieds et les baiser avec une respectueuse piété ! Allons à notre mère avec la simplicité d’un enfant qui presse avec amour ses mains pleines de grâces jusqu’à ce qu’il ait obtenu l’objet de sa demande. Regardons toujours cette Étoile de la mer au milieu des orages dont la vie est agitée ; invoquons Marie.

Ne nous lassons jamais de recourir à son aimable protection ; jamais elle ne se lassera d’écouter nos demandes. Puissent son souvenir et son amour régner toujours dans nos esprits et dans nos cœurs ! Puisse notre bouche répéter sans cesse la douce invocation : O Marie, conçue sans péché, priez pour nous, qui avons recours à vous !

Et quand notre voix sera éteinte, puisse la Médaille miraculeuse rester collée sur nos lèvres et presser notre cœur expirant, afin que son dernier battement proteste que nous voulons mourir en disant avec amour : O Marie, conçue sans péché, priez pour nous, qui avons recours à vous !

JDP, d’après le P. Aladel

LE MOIS DES FIDÈLES DÉFUNTS 3 novembre

LE MOIS DES FIDÈLES DÉFUNTS 3 novembre

Selon LE MOIS DE NOVEMBRE CONSACRÉ AU SOUVENIR DES ÂMES DU PURGATOIRE
par des considérations sur les peines qu’elles y souffrent, les motifs et les moyens de les soulager et sur l’utilité de la pensée du purgatoire .  L. Grandmont Liège 1841

Sur la cause des souffrances qu’on endure en purgatoire

 

Christ sauveur
Christ sauveur

Après avoir médité, ô mon Dieu! sur la rigueur des souffrances qu’on éprouve dans le purgatoire, il est important pour moi de méditer sur les causes qui ont attiré un si grand malheur sur les pauvres âmes qui y sont détenues : je trouverai dans cette méditation un nouveau motif de venir à leur secours et de me préserver moi-même d’une pénitence aussi sévère dans l’autre vie.

I

Qui sont ceux qui vont en purgatoire? L’Église nous y montre d’abord des pécheurs infiniment coupables, qui ont passé leur vie dans le crime et le désordre; qui ont abusé de tous les dons de Dieu, résisté à toutes ses grâces, lutté contre les assauts que votre bonté infinie, ô mon Dieu ! livrait à leur cœur, pour les toucher.

Cependant, par l’effet d’une miséricorde qu’on ne peut comprendre, à la prière d’une tendre mère, d’une épouse pleine de foi, d’un enfant paré de toutes les richesses de la grâce et de l’innocence, ce pécheur est rentré en lui-même au moment de la mort, ou sur le déclin de la vie.

Il a compris tout ce qu’avait de coupable sa triste obstination dans le mal, il a compris tout ce qu’il y avait de déraisonnable et d’imprudent à paraître au tribunal de J.-C. ; il a fait une bonne confession ; il s’est converti sincèrement, et il est mort dans ces heureuses dispositions.

Mais est-il juste que ce pécheur soit admis tout de suite parmi les Saints? Non, mon Dieu ! vous devez à votre sainteté, à votre sagesse, à votre justice, de mettre une différence entre l’âme fidèle et ce pécheur si longtemps obstiné ; il a mérité l’enfer par les péchés mortels dont il s’est rendu coupable ; sa vie n’a été qu’une longue suite d’iniquités.

Il n’a pas accompli le précepte de la pénitence sur la terre, il faut qu’il l’accomplisse après la mort; il faut que cette pénitence soit proportionnée au nombre et à l’énormité de ses fautes; il faut qu’elle soit une compensation ou du moins une commutation des peines de l’enfer ; dès lors je ne dois plus m’étonner de la rigueur des peines qu’il endure et de la longueur du temps qu’il restera en purgatoire.

Mais que cette pensée est effrayante pour moi, ô mon Dieu ! qu’elle est propre à me toucher, à m’inspirer une salutaire compassion pour tant de personnes qui m’intéressent et qui ne se sont converties qu’au moment de la mort ! Je me réjouissais de leur conversion et j’avais de justes raisons de le faire ; mais je ne pensais pas assez aux flammes purifiantes où elles gémissent et où elles gémiront encore longtemps.

*

II

Parmi les pécheurs qui sont dans le purgatoire, il en est qui sont moins coupables sans doute, mais dont la punition est ’ cependant aussi sévère. C’étaient des âmes faibles et inconstantes dans le bien, dont la vie était une alternative continuelle de vices et de vertus, de conversions et de rechutes.

Le temps de Pâques, du jubilé, d’une retraite, les trouvait disposés à tout faire pour vous, ô mon Dieu ! à tout sacrifier pour remplir leurs devoirs ; mais bientôt après la dissipation les entraînait, les passions les subjuguaient de nouveau, les habitudes reprenaient leur cours, et l’iniquité devenait pour ainsi dire leur élément.

Hélas ! Seigneur ! que de bonté vous avez eue pour eux en les poursuivant! que de patience vous avez exercée en les attendant! quel malheur si vous les aviez appelés à votre tribunal pendant qu’ils étaient loin de vous !

Mais non, ô Dieu de miséricorde ! vous avez compati à leurs faiblesses, vous avez eu égard aux bonnes œuvres qu’ils ont faites, aux bons exemples qu’ils ont donnés, au repentir qu’ils ont éprouvé et manifesté au déclin de la vie et surtout au moment de la mort ; ils ont reçu tous les sacrements dans de saintes dispositions, vous leur avez pardonné ; mais ils n’ont pas fait pénitence.

Les bonnes œuvres qu’ils ont faites ont servi à obtenir leur conversion ; mais la plupart n’en ont retiré aucun mérite pour le ciel, parce qu’elles n’ont pas été faites en état de grâce.

C’est donc aussi dans le purgatoire que ces pécheurs vont achever leur pénitence ; n’eussent-ils commis qu’un seul péché mortel, qu’elle devrait être longue cette pénitence f qu’elle devrait être sévère, puisqu’ils ont mérité de la subir éternellement.

C’est encore en tremblant, ô mon Dieu! que j’entends prononcer cet arrêt, parce que je crains d’y trouver ma propre condamnation : daignez avoir pitié de moi et dés âmes coupables qui sont déjà entre les mains de votre justice.

III

Mais que vois-je, ô mon Dieu ! parmi les âmes qui sont dans le purgatoire, il en est qui vous ont servi constamment avec fidélité ; il en est qui n’ont jamais souillé par le péché mortel la robe d’innocence qu’elles avaient reçue au baptême, ou qui du moins n’ont jamais persévéré dans ce malheureux état ; il en est qui se sont consacrées à vous par des vœux héroïques….

Oh ! c’est ici que ma foi est déconcertée, et que ma conscience est plus troublée ! j’ai besoin de me rappeler votre bonté infinie, ô mon Dieu ! l’union étroite que vous voulez contracter avec vos élus, l’invitation que vous leur ferez de partager votre gloire, vos perfections infinies, pour comprendre que votre sévérité est toujours dictée par votre justice.

J’ai besoin de me rappeler qu*il est impossible que rien de souillé et d’imparfait puisse entrer dans l’essence divine. Je considère donc de plus près la robe nuptiale dont ces âmes sont revêtues, et je la vois couverte d’une infinité de petites taches qui en ternissent l’éclat et la beauté ; je comprends alors, ô mon Dieu! que ces taches n’ayant point été consumées par le feu de la charité, elles doivent l’être par les flammes du purgatoire.

Je comprends que si ces taches paraissent peu considérables à nos yeux, c’est que nous n’avons pas une assez haute idée de votre sainteté…. C’est le nombre de ces taches, Seigneur ! qui provoque votre sévérité, c’est l’abondance des lumières et des moyens de sanctification que vous avez accordés à ces âmes, et dont elles n’ont pas profité, qui les rend plus coupables.

Il n’est donc personne qui puisse espérer d’échapper à cette purification douloureuse qui nous est préparée dans le purgatoire ; personne qui ne doive craindre. Dans quelle classe de pécheurs dois-je me mettre, ô mon Dieu ! c’est à ma conscience à répondre.

RÉSOLUTIONS ET PRIÈRES

Puisque je puis encore me soustraire aux souffrances du purgatoire, ou du moins en diminuer la durée ou l’intensité, je vais m’appliquer, ô mon Dieu! à mener une vie plus mortifiée, plus humble et plus pénitente. Je vais nourrir dans mon cœur le feu de votre divin amour et l’alimenter à chaque instant par des sacrifices.

Je vais m’appliquer à supporter avec plus de patience les contradictions, les maladies, les privations auxquelles je serai assujetti malgré moi ; je vais m’imposer des pénitences volontaires, qui me fassent expier les satisfactions inutiles auxquelles je me serai abandonné ; je vais multiplier le nombre de mes bonnes œuvres et obtenir grâce pour les âmes du purgatoire et pour moi.

Oui, Seigneur mon Dieu ! je crois ! mais augmentez en moi le don de la foi ; je yeux me lever, avec les  Saints pour voler aux secours des âmes souffrantes du purgatoire ; mais affermissez ma résolution, et soutenez mon courage par le secours de votre grâce, afin que  je devienne , par ma foi accompagnée des œuvres , un digne enfant des Saints , pour ce temps et l’éternité. Par J.-C. N.-S. Ainsi soit-il !

*

Indulgence applicable aux morts.

Toutes les fois qu’on récite les actes de foi, d’espérance et de charité, on obtient l’indulgence. Ils sont à réciter tous les jours, pourvu que, s’étant confessé et ayant communié, on prie selon les intentions de l’Église.

Il y en a qui récitent un chapelet d’actes de foi, d’espérance et de charité, c’est-à-dire qu’ils récitent ces actes autant de fois qu’il y a de grains à leur chapelet : cette pratique leur fait obtenirl’indulgence qu’on peut appliquer aux âmes du purgatoire. Les personnes âgées, infirmes ou moins occupées peuvent le faire.

 

Angélus: la sainteté n’est pas un privilège mais une vocation universelle

Angélus: la sainteté n’est pas un privilège mais une vocation universelle

Dans sa méditation prononcée ce dimanche 1er novembre lors de la prière mariale de l’Angélus, en la solennité de la Toussaint, le Pape Léon XIV a rendu hommage aux innombrables saints qui ont consacré leur vie au Christ et a souligné que tous les fidèles sont appelés à la sainteté et à faire des choix qui transcendent le mal.

SOLENNITÉ DE LA TOUSSAINT

PAPE LÉON XIV

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre
Dimanche 1er novembre 2026

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Chers frères et sœurs, bon dimanche !

La solennité de Tous les Saints, que nous célébrons aujourd’hui, nous invite à savourer la joie de cette innombrable famille d’hommes et de femmes qui, en suivant le Seigneur Jésus, ont fait de leur vie un don à Dieu et au prochain et qui, au cours de leurs différents chemins de sanctification, ont désiré « l’océan de l’amour infini », selon une belle expression du Pape Benoît XVI (Lett. enc. Spe salvi, n. 12).

La liturgie de la Parole de cette fête nous les décrit comme une « foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues » (Ap 7, 9).

Aujourd’hui, en effet, nous célébrons tous les saints : ceux que l’Église a reconnus comme tels, mais aussi les très nombreux autres qui ne l’ont pas été, mais que Dieu connaît. Comme nous le rappelle l’Évangile d’aujourd’hui (Mt 5, 1-12), il s’agit de pauvres en esprit, mais riches de l’amour de Dieu.

Leurs visages sont sillonnés de larmes, mais ils trouvent la consolation dans la prière. Ils sont doux face à la violence et récompensés par le Père. Affamés de justice et rassasiés au plus profond de leur conscience. Ouverts au pardon et étreints par la miséricorde. Désarmés dans leur cœur, mais protégés par Dieu. Artisans de paix, appelés par leur nom par Dieu. Persécutés et offensés, mais forts dans la foi et dans la charité.

Il est tout à fait vrai qu’il est impossible de “compter” la multitude de ces frères et sœurs, et pas seulement sur le plan numérique : la sainteté, en effet, ne se réduit à aucun calcul, car il en va de même pour le bien que tous les saints ont répandu autour d’eux dans le monde.

En les contemplant avec admiration, nous nous demandons : ces personnes, avec la grâce de Dieu, qu’ont-elles engendré ? Essentiellement des gestes et des choix d’amour qui surpassent les calculs de la cupidité et la tyrannie du mal qui semble parfois prévaloir.

Les saints et les saintes sont le signe le plus beau et le plus fort du Royaume de Dieu qui vient, ou plutôt – comme l’enseigne Jésus – qui est déjà parmi nous (cf. Lc 17, 20-21). De plus, cette multitude bienheureuse rassemble les origines, les cultures et les situations de vie les plus diverses : la sainteté n’est pas un privilège réservé à quelques-uns, mais une vocation universelle qui interpelle chacun d’entre nous là où nous vivons.

Tel est le message porteur d’espérance de la fête d’aujourd’hui : Dieu voit le bien que nous ne voyons pas, il connaît des histoires que nous ignorons, il touche des cœurs auxquels nous n’avons pas accès.

Que la Vierge Marie, bienheureuse pour avoir cru à la parole du Seigneur, accompagne nos pas sur le chemin de la sainteté, afin que nous ne nous lassions pas de construire la paix, tant dans les situations les plus importantes que dans celles de la vie quotidienne.

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À l’issue de l’Angélus

Chers frères et sœurs,

hier, à Savannah, en Géorgie, aux États-Unis d’Amérique, ont été béatifiés Pedro da Corpa et quatre de ses compagnons, religieux de l’Ordre des Frères Mineurs, assassinés par haine de la foi en 1597.

Originaires d’Espagne, ils ont répondu avec générosité à l’appel du Seigneur pour évangéliser les peuples d’Amérique, jusqu’au don de leur vie. Invoquons l’intercession de ces martyrs pour tous les missionnaires de l’Évangile.

Ces derniers jours, une action humanitaire en faveur de la population civile s’est déroulée dans la ville d’Oleshky. Je souhaite que la collaboration entre les parties, qui a rendu possible ce geste d’humanité indispensable, renforce la volonté de dialogue et débouche sur de nouvelles initiatives concrètes en faveur de la paix.

Confions à Marie, Reine de la paix et de tous les Saints, tous ceux qui, partout dans le monde, souffrent à cause des guerres.

Depuis hier et jusqu’au 13 novembre se déroulent à Dakar, capitale du Sénégal, les Jeux Olympiques de la Jeunesse, destinés aux athlètes âgés de 15 à 18 ans. Il s’agit du premier événement olympique organisé sur le continent africain.

Outre les compétitions, ces Jeux comprennent des rencontres éducatives et culturelles visant à promouvoir les valeurs olympiques et à favoriser les échanges entre les jeunes du monde entier. Voici encore un signe d’espoir qui nous vient du monde du sport ! Je salue et bénis de tout cœur tous les participants.

Du 8 au 15 novembre aura lieu à Rome la Mission avec les pauvres, promue par les Frères Mineurs. Je félicite les fils de saint François qui, par cette initiative, mettent les pauvres au centre, comme le faisait le Seigneur Jésus et comme l’a fait saint François d’Assise. Et je remercie les institutions civiles et les forces de l’ordre qui ont apporté leur pleine coopération.

Et maintenant, je vous salue tous, Romains et pèlerins venus de divers pays!

J’accueille avec joie les fidèles syro-malabars avec leurs pasteurs. Chers amis, avec vous, je rends grâce au Seigneur pour le développement de vos communautés dans toute l’Europe.

Je salue le groupe “Capiteo” de Borbiago di Mira, dans la province de Venise ; ainsi que les participants à la “Corsa dei Santi”, que les Missions Don Bosco ont, cette année encore, organisée à Rome afin de promouvoir le sport en tant qu’expérience éducative.

Demain après-midi, à l’occasion de la Commémoration de tous les fidèles défunts, je célébrerai la messe au cimetière du Verano.  En ces jours, nous nous sentons unis, dans la communion des saints, à l’immense famille de nos frères et sœurs qui nous ont précédés dans ce pèlerinage terrestre, et nous prions pour les défunts, en particulier pour ceux dont personne ne se souvient.

Merci à tous et bonne fête !

Texte proposé par l’association de la médaille miraculeusse

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