Neuvaine pour l’Assomption – 9ème et dernier jour : L’Espérance

Neuvaine pour l’Assomption – 9ème et dernier jour : L’Espérance

Dormition
Dormition

De tonte évidence, le chemin de Marie, surtout à partir de la Pentecôte, devient un chemin d’espérance. C’est un chemin qui se poursuit essentiellement en compagnie du Ressuscité.

À partir de la Pentecôte, le chemin de Marie n’est que le chemin de silence et de témoignage de la communauté primitive, jusqu’à ce que la tradition nous parle de la sereine dormition de Notre Dame et de sa glorieuse Assomption dans les cieux. Ici nous sommes en face de la plénitude du mystère de Marie : sa Pâque.

Le mystère de l’Assomption de Notre Dame est essentiellement un mystère d’espérance, avant tout parce qu’il nous enseigne à regarder – et à désirer ardemment – ce qui est définitif. Notre monde a besoin d’espérance ; mais d’une espérance qui le mette en route vers ce qui est pleinement bon, vers la jouissance de Dieu, vers la communion inaltérable et la rencontre, vers la construction d’une société définitivement nouvelle, vers la possession du ciel nouveau et de la terre nouvelle où habitera la justice.

Marie accompagne notre chemin d’espérance vers la rencontre du Seigneur. Nous avons la certitude qu’elle nous donne constamment à Jésus, qu’elle nous aide à découvrir quotidiennement son visage et à nous appuyer sur sa fidélité, qu’elle nous prépare en vue de la rencontre et qu’elle nous montrera, à la fin de notre pèlerinage, le fruit béni de son sein.

Oraison

Ensemble : Réjouis-toi, Marie, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi, tu es bénie entre les femmes et Jésus, ton enfant, est béni …

neuvaine à Marie-Reine – deuxième jour

Deuxième jour de la neuvaine à Marie Reine – Elle t’écrasera la tête

Genèse 3,15: « Le Seigneur Dieu dit à la femme : «Qu’as-tu fais là?»
La femme répondit : «Le serpent m’a trompée, et j’ai mangé.» 

Alors, le Seigneur Dieu dit au serpent : «Parce que tu as fait cela, tu seras maudit parmi tous les animaux et toutes les bêtes des champs. Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie. Je mettrai une hostilité entre la femme et toi, entre sa descendance et ta descendance : Sa descendance te meurtrira la tête, et toi, tu lui meurtriras le talon.»

La scène se déroule dans le jardin d’Eden. Les personnages sont Dieu, le serpent, Adam et Eve.

Le diable arbore un sourire narquois, triomphant. Il vient de séduire Eve et, à travers elle, Adam. Il peut être fier de lui. Il a réussi à gâcher l’œuvre de création de Dieu et à entraîner les êtres humains – pour qui Dieu a un amour tout particulier — dans la mort et la misère.

Dieu est alors apparu pour réparer les dégâts, lançant la malédiction tragique qui a surgi du péché, mais aussi pour proclamer la première allusion à l’Évangile et au destin du diable.

Dieu dit alors à Satan qu’il mangera de la terre tous les jours de sa vie. Il lui confie également une nouvelle qui le fait rentrer sous terre d’horreur : son ultime défaite viendra d’une femme.

Je te salue, Vierge au cœur rempli de Dieu, épouse au cœur plein de tendresse,
croyante au cœur plein d’espérance, mère au cœur plein d’amour.
Tu es maintenant vivante au cœur de Dieu et présente à chacun de tes enfants.
Sainte Marie, Mère de Dieu, je te confie mon cœur avec tout ce qu’il contient de joie et de souffrance, de projets et de craintes.

Habite mon cœur, pour qu’il soit de plus en plus semblable au tien:
rempli d’amour malgré l’indifférence, capable de pardon devant la méchanceté,
plein de confiance au milieu des épreuves, passionné de Dieu au-delà de toute richesse.
Fais naître Jésus en moi, comme il est né en toi et de toi.

Et à l’heure de la mort, sois présente à mes côtés, pour me conduire dans la paix à la maison de Notre Père. Amen.

O Marie, ma Mère et ma Reine, je me donne entièrement à vous. Je vous consacre ma liberté, ma volonté, mon cœur et tout mon être sans réserve.

Mère très aimante, puisque je vous appartiens, je vous prie de me garder et de me protéger comme votre propre bien. Amen.

Prières quotidiennes

saint Maximilien Kolbe

Saint Maximilien Kolbe
Saint Maximilien Kolbe

Aujourd’hui 14 août, veille de l’Assomption, nous faisons mémoire de saint Maximilien Kolbe, ce grand diffuseur de la Médaille Miraculeuse. En plus d’une Lettre de lui (page 2), laissons le Pape Jean-Paul II nous en parler :

Durant les épreuves les plus tragiques qui ensanglantèrent notre époque, le Bienheureux Kolbe s’offrit spontanément à la mort pour sauver un frère, pour lui un inconnu (François Gajownicek), un innocent condamné à mort à titre de représailles à la suite de l’évasion d’un prisonnier du camp de concentration d’Osviecim (Auschwitz). L’héroïque martyr fut condamné à mourir de faim; le 14 août 1941, il rendit sa belle âme à Dieu, après avoir assisté et réconforté ses compagnons de malheur.

Humble et doux fils de Saint François et Chevalier amoureux de Marie Immaculée, il parcourut les voies du monde, de la Pologne à l’Italie et au Japon, faisant du bien à tous, à l’exemple du Christ qui « a passé en faisant le bien » (Ac 10, 38). Jésus, Marie et François furent ses trois grands amours, c’est-à-dire le secret de sa charité: « Seul l’amour est créateur », répétait-il à tous ceux qui l’abordaient.

C’est cette expression qui, comme une lampe, illumina toute sa vie. Ce fut cet idéal supérieur, ce devoir primordial de tout chrétien authentique, qui lui fit surmonter le caractère cruel et violent de sa terrible épreuve, et donner le merveilleux témoignage de son amour fraternel et du pardon accordé à ses persécuteurs.

Puissent l’exemple et l’aide du Bienheureux Maximilien Kolbe nous mener nous aussi au véritable amour désintéressé, chrétien, envers tous les frères, dans un monde où la haine et la vengeance ne cessent de morceler la coexistence humaine.

Jean-Paul II, dans la chapelle consacrée à Maximilien Kolbe, le 18 février 1979

Poursuivons avec Benoît XVI :

« Ave Maria! »: ce fut la dernière invocation sur les lèvres de saint Maximilien Marie Kolbe tandis qu’il tendait le bras à celui qui le tuait par une injection d’acide phénique. Il est émouvant de constater comment le recours humble et confiant à la Vierge est toujours une source de courage et de sérénité.

Alors que nous nous préparons à célébrer la solennité de l’Assomption, qui est l’une des célébrations mariales les plus chères à la tradition chrétienne, nous renouvelons notre consécration à Celle qui depuis le Ciel veille à tout instant sur nous avec un amour maternel. Tel est en effet ce que nous disons dans la prière familière du « Je vous salue Marie », en lui demandant de prier pour nous « aujourd’hui et à l’heure de notre mort ».

Lors de son pèlerinage de prière et de douleur au camp d’Auschwitz le vendredi 29 juillet 2016, Le Pape François s’est arrêté dans la cellule où fut enfermé le père Maximilien Kolbe.

Benoît XVI – Audience Générale, 13 août 2008

diffusons-la!