Saint Cyrille d’Alexandrie

Saint Cyrille d’Alexandrie

Saint Cyrille d'Alexandrie - crypte de la cathédrale Saint-Alexandre-de-la-Neva, Paris
Saint Cyrille d’Alexandrie – crypte de la cathédrale Saint-Alexandre-de-la-Neva, Paris

Nous célébrons le 27 juin la mémoire de Saint Cyrille d’Alexandrie, Père et Docteur de l’Église, Patriarche d’Alexandrie en Égypte, fut l’âme du concile d’Éphèse en 431 qui proclama la bienheureuse Vierge Marie, ‘Mère de Dieu’ ou ‘Theotokos’.

« Homme saint aussi bien en Orient qu’en Occident, saint Cyrille fut proclamé docteur de l’Église en 1882 par le Pape Léon XIII… Cyrille encore jeune fut élu Évêque de l’influente Église d’Alexandrie en 412, qu’il gouverna avec une grande énergie pendant trente-deux ans…

Il entendait profondément souligner l’unité de la personne du Christ… réellement, la véritable humanité et la véritable divinité s’unissent en une seule Personne, Notre Seigneur Jésus Christ…

Cyrille sut parvenir, dès 433, à une formule théologique de compromis et de réconciliation… Au cours des années suivantes, il se consacra de toutes les façons possibles à défendre et à éclaircir sa position théologique jusqu’à sa mort, qui eut lieu le 27 juin 444… » (Benoît XVI – audience du 3 octobre 2007)

« Je trouve très surprenant qu’il y ait des gens pour se demander vraiment si la Sainte Vierge doit être appelée Mère de Dieu. Car si notre Seigneur Jésus est Dieu, comment la Vierge qui l’a porté et mis au monde ne serait-elle pas la Mère de Dieu? Telle est la foi que nous ont transmise les Saints Apôtres, même s’ils n’ont pas employé cette expression. » (Saint Cyrille – Lettre aux moines d’Égypte en 431)

De Saint Cyrille aussi une louange à Marie

MOIS DU SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS VINGT-SEPTIÈME JOUR

Dévotion au Cœur agonisant de Jésus

 

CETTE dévotion a pour but :

Christ agonisant au jardin de Gethsémani - icône byzantine contemporaine de Grèce
Christ agonisant au jardin de Gethsémani – icône byzantine contemporaine de Grèce

1° d’honorer le Sacré-Cœur de Jésus endurant, pendant toute sa vie, mais surtout pendant sa passion, de grandes souffrances intérieures pour le salut des âmes ;

2° d’obtenir, par les mérites de cette longue agonie, une bonne mort aux personnes qui expirent chaque Jour dans le monde entier. Rien n’est plus modeste et plus admirable que l’histoire de cette dévotion touchante.

Un humble religieux conçut le désir de la répandre parmi les fidèles, et, dans ce but, il composa une petite prière pour les agonisants vers 1850. Approuvée et enrichie d’indulgences par Pie IX, cette prière se répandit de tous côtés, et sa traduction en plusieurs langues la fit connaître dans la plupart des contrées catholiques. Elle a suscité dans plusieurs villes des associations pour le salut des moribonds.

Il est aisé de comprendre combien cette admirable dévotion doit plaire au Cœur de Dieu, qui n’a quitté le séjour de la gloire et n’est descendu sur la terre que pour le salut des hommes. Dévotion pleine d’opportunité : elle attire des grâces de conversion sur une multitude de chrétiens qui, dans ce siècle d’indifférence et d’impiété, ne se préparent pas à la mort, ne pensent point à l’éternité et arrivent devant le Souverain Juge sans y avoir réfléchi.

Elle prémunit les âmes contre les doctrines infernales des libres-penseurs qui ne veulent plus de prêtres, ni à la naissance, ni au mariage, ni à la mort. Que de grâces de salut elle a fait descendre du Ciel ! Que d’agonisants elle a soulagés ! Que de pécheurs expirants elle a arrachés à l’abîme !

Béni soit le Cœur agonisant de Jésus d’avoir inspiré une dévotion féconde, sl opportune, si providentielle !
Priez pour les agonisants, recommandez-les souvent au Cœur miséricordieux de Jésus. Songez que chaque Jour des milliers de personnes tombent moissonnées par le glaive de mort ! comparaissent devant Dieu ! commencent une éternité de bonheur ou de malheur ! Sur ce nombre, combien peut-être sont en état de péché grave !

— Priez pour les agonisants : ils sont vos frères en Jésus-Christ, vos parents peut-être, vos amis, vos bienfaiteurs. Obtenez-leur la grâce d’une sainte mort.

— Priez pour les agonisants : un jour, on priera aussi pour vous, lorsque vous serez à l’agonie, et vous sortirez victorieux de votre dernier combat pour aller jouir de l’éternelle félicité. Enfin, faites connaître à ceux qui l’ignorent la dévotion au Cœur agonisant de Jésus ; introduisez-la dans vos familles, chez vos amis, et ce Cœur sacré vous bénira. Par l’union et la ferveur de nos prières, que nous contribuions à sauver des âmes !

Quelle belle moisson peut être recueillie au bout d’un an, de dix ans ! Quel gage d’espérance pour nous ! Quelle couronne pour l’éternité l

Voici cette prière du P. Jean LYONNARD, S. J., tirée de son livre « Dévotion au Cœur agonisant de Jésus » :

PRIÈRE

O très miséricordieux Jésus ! toi qui brûles d’un si ardent amour pour les âmes, je t’en conjure, par l’agonie de ton Sacré-Cœur, et par les douleurs de ta Mère immaculée, purifie dans ton sang tous les pécheurs de la terre qui sont maintenant à l’agonie, et qui aujourd’hui même doivent mourir. Ainsi soit-il.

Cœur agonisant de Jésus, aie pitié des mourants.

+P. Martin BERLIOUX

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Le calme et la patience du Christ, moyen de faire le bien même dans les difficultés

Le calme et la patience du Christ,
le moyen de faire le bien même dans les difficultés

Dans la réflexion dominicale qui précède la prière de l’Angélus, le Pape François s’attarde sur l’attitude négative qui prévaut en nous quand, en nous dépensant pour le bien, nous trouvons des portes fermées ou ne sommes pas compris et devenons vindicatifs et intolérants. Suivre Jésus, c’est avancer avec détermination dans notre engagement, avec calme, patience et patience.

RENCONTRE MONDIALE DES FAMILLES

LE PAPE FRANÇOIS

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre
dimanche 26 juin 2022

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Chers frères et sœurs, bonjour!

L’évangile de la liturgie de ce dimanche nous parle d’un tournant. Il dit ainsi : « Tandis que les jours de son élévation touchaient à leur fin, Jésus prit la ferme résolution de partir pour Jérusalem » (Lc 9, 51). Ainsi commence le « grand voyage » vers la ville sainte, qui nécessite une décision particulière car c’est la dernière.

Les disciples, pleins d’un enthousiasme encore trop mondain, rêvent que le Maître ira vers le triomphe ; Jésus, en revanche, sait que le rejet et la mort l’attendent à Jérusalem (cf. Lc 9, 22.43b-45) ; il sait qu’il devra beaucoup souffrir ; et cela nécessite une décision ferme. Ainsi Jésus va d’un pas décisif vers Jérusalem.

C’est la même décision que nous devons prendre si nous voulons être disciples de Jésus, en quoi consiste cette décision ? Parce que nous devons être des disciples de Jésus sérieusement, avec une vraie décision, pas – comme une vieille femme que j’ai rencontrée l’a dit – « des chrétiens à l’eau de rose ». Non! Chrétiens déterminés. Et l’épisode que l’évangéliste Luc raconte immédiatement après nous aide à comprendre cela.

*

Pendant qu’ils étaient en route, un village de Samaritains, ayant appris que Jésus se dirigeait vers Jérusalem – qui était la ville ennemie – ne l’accueillit pas. Les apôtres Jacques et Jean, indignés, suggèrent que Jésus punisse ces gens en laissant le feu descendre du ciel. Non seulement Jésus n’accepte pas la proposition, mais il réprimande les deux frères.

Ils veulent l’impliquer dans leur désir de vengeance et il n’est pas là (cf. vv. 52-55). Le « feu » qu’il est venu apporter sur la terre en est un autre (cf. Lc 12, 49) c’est l’amour miséricordieux du Père. Et pour faire grandir ce feu, il faut de la patience, il faut de la constance, il faut un esprit pénitentiel.

Jacques et Jean, en revanche, se laissent prendre par la colère. Et cela nous arrive aussi, quand, en faisant le bien, peut-être avec sacrifice, au lieu d’accueillir nous trouvons une porte fermée. Vient alors la colère : nous essayons même d’impliquer Dieu lui-même, en menaçant de châtiments célestes.

Jésus, en revanche, emprunte un autre chemin, non pas celui de la colère, mais celui de la ferme décision d’avancer, qui, loin de se traduire par de la dureté, implique calme, patience, longanimité, sans toutefois le moindre relâchement l’engagement de faire le bien. Cette façon d’être ne dénote pas une faiblesse mais, au contraire, une grande force intérieure. Se fâcher dans l’opposition est facile, c’est instinctif.

Ce qui est difficile, en revanche, c’est de se dominer, agissant comme Jésus qui – dit l’Évangile – partit « en route vers un autre village » (v. 56). Cela signifie que, lorsque nous constatons des fermetures, nous devons nous tourner vers faire le bien ailleurs, sans récriminations. Ainsi Jésus nous aide à être des personnes sereines, heureuses du bien accompli et qui ne recherchent pas l’approbation humaine.

*

Maintenant, demandons-nous : où en sommes-nous ? Où en sommes-nous ? Face aux déboires, aux incompréhensions, nous tournons-nous vers le Seigneur, lui demandons-nous sa fermeté à faire le bien ? Ou cherchons-nous une confirmation dans les applaudissements, finissant par être durs et pleins de ressentiment quand nous ne les entendons pas ?

Combien de fois, plus ou moins consciemment, cherchons-nous les applaudissements, l’approbation des autres ? Allons-nous faire cette chose pour les applaudissements? Non, ça ne marche pas. Il faut faire du bien au service et ne pas chercher les applaudissements.

Parfois, nous pensons que notre ferveur est due à un sens de la justice pour une bonne cause, mais en réalité, la plupart du temps, ce n’est rien de plus que de la fierté, associée à de la faiblesse, de la susceptibilité et de l’impatience.

Demandons donc à Jésus la force d’être comme lui, de le suivre avec fermeté sur ce chemin de service. Ne pas être vindicatif, ne pas être intolérant quand les difficultés surgissent, quand on se dépense pour le bien et que les autres ne le comprennent pas, voire, quand ils nous disqualifient. Non, silence et allons.

Que la Vierge Marie nous aide à prendre la ferme décision de Jésus de rester amoureux jusqu’au bout.

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Après l’angélus

Chers frères et sœurs !

Je suis avec inquiétude ce qui se passe en Équateur. Je suis proche de ce peuple et j’encourage toutes les parties à abandonner la violence et les positions extrêmes. Apprenons : ce n’est qu’avec le dialogue que la paix sociale sera trouvée, je l’espère bientôt, avec une attention particulière aux populations marginalisées et aux plus pauvres, mais toujours dans le respect des droits de tous et des institutions du pays.

Je tiens à exprimer ma proximité aux membres de la famille et aux sœurs de Sœur Luisa Dell’Orto, Petite Sœur de l’Évangile de Charles de Foucauld, tuée hier à Port-au-Prince, capitale d’Haïti. Sœur Luisa y vivait depuis vingt ans, se consacrant avant tout au service des enfants des rues. Je confie son âme à Dieu et je prie pour le peuple haïtien, surtout pour les plus petits, afin qu’ils aient un avenir plus paisible, sans misère et sans violence. Sœur Luisa a fait de sa vie un don pour les autres jusqu’au martyre.

Je vous salue tous, Romains et pèlerins d’Italie et de nombreux pays. Je vois le drapeau argentin, mes compatriotes, je vous salue tellement ! Je salue  les fidèles de Lisbonne, les étudiants de l’Institut Notre-Dame de Sainte-Croix à Neuilly, France, et ceux de Telfs, Autriche. Je salue le chœur polyphonique de Riesi, le groupe de parents de Rovigo et la communauté pastorale de Beato Serafino Morazzone de Maggianico.

Je vois qu’il y a des drapeaux de l’Ukraine. Là-bas, en Ukraine, les bombardements se poursuivent, causant morts, destructions et souffrances à la population. S’il vous plaît, n’oubliez pas ce peuple déchiré par la guerre. Ne l’oublions pas dans le cœur et avec nos prières.

Je vous souhaite un bon dimanche. Et s’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir.


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Texte traduit et présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

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