écouter son Ange gardien…

… avec docilité

Tobie et Raphaël – baie 6 – église Saint Pierre Apôtre – Montréal – Québec – Canada

Dieu a donné à chacun la « compagnie » d’un Ange pour le conseiller et le protéger, un Ange à écouter avec docilité. La preuve d’une paternité qui aime et protège se trouve dans les premières pages de la Bible. Lorsque Dieu chasse Adam du Paradis, il ne le laisse pas seul, il ne lui dit pas :  « arrange-toi comme tu peux ».

Un ambassadeur de Dieu à côté de nous

Les prières et les psaumes rappellent comment la figure de l’Ange gardien a toujours été présente dans la relation entre l’Homme et le Ciel. « J’envoie un ange devant toi pour te guider sur le chemin et pour te faire entrer dans le lieu que j’ai préparé », affirme le passage du livre de l’Exode proposé par la liturgie. Une liturgie consacrée à ces présences divines particulières, que « le Seigneur a donné à tous ». « Chacun de nous en a un », qui « nous accompagne. »

« Il est toujours avec nous ! C’est une réalité. Il est comme un ambassadeur de Dieu avec nous. Et le Seigneur nous dit : ‘Ayez du respect pour sa présence !’. Quand nous faisons un mal et nous pensons que nous sommes seuls : non, il est là. Il faut avoir du respect pour sa présence. Écouter sa voix, parce que lui nous conseille. Ainsi, quand nous sentons cette inspiration : ‘Agis comme ceci… cela est mieux… ne fais pas cela…’ Écoute ! Ne te rebelle pas contre lui. »

Respecte-le et écoute-le

L’Ange gardien nous défend toujours du mal. Parfois « nous pensons que nous pouvons cacher les choses », « de mauvaises choses », qui finalement seront toujours mis en lumière. Et l’Ange est là « pour nous conseiller », exactement comme ferait « un ami ». « Un ami que nous ne voyons pas, mais que nous sentons ». Un ami qui un jour « sera avec nous dans le Ciel, dans la joie éternelle. »

« Il demande seulement de l’écouter, de le respecter » et cela s’appelle « la docilité ». « Le chrétien doit être docile à l’Esprit Saint. La docilité à l’Esprit Saint commence avec cette docilité aux conseils de ce compagnon de chemin. »

Dociles avec l’Ange qui nous guide

Pour être dociles, nous devons être petits, comme des enfants. Donc l’Ange gardien est « un compagnon de chemin » qui enseigne l’humilité et que nous devons écouter comme des enfants.

« Demandons aujourd’hui au Seigneur la grâce d’être docile, d’écouter la voix de ce compagnon, de cet ambassadeur de Dieu qui est à côté de nous, et d’être soutenus par son aide. D’être toujours en chemin… Et pendant cette messe, par laquelle nous louons le Seigneur, souvenons-nous comme le Seigneur est bon, car après avoir perdu son amitié, il ne nous a pas laissés seuls, il ne nous a pas abandonnés. »

En ce jour de la Fête des Anges gardiens, c’est sur ce thème que le Pape François a développé son homélie à la messe, célébrée dans la chapelle de la maison Sainte-Marthe le 02-10-2015 (source Radio Vatican).

SAINTS ANGES GARDIENS

La fête du 29 septembre nous associait aux anges dans ce qui constitue l’essentiel de leur vocation : chanter la gloire de Dieu, et aujourd’hui les antiennes d’ouverture et de la communion nous invitent à continuer cette louange divine, qui est toute la raison d’être de la création, la mission primordiale de l’Église:

« Tous les anges du Seigneur, bénissez le Seigneur ; chantez sa louange et proclamez sa gloire, éternellement. » (Antienne de couverture Daniel 3, 58)

« Je te chante, Seigneur, en présence des anges qui voient sans cesse ta face dans les cieux. »
(Antienne de communion Psaume 137, 1; Mt 18, 10)

Mais la Mémoire des Anges gardiens nous rappelle une autre fonction des anges : ils assurent près des hommes une présence fraternelle. En effet, «dans sa mystérieuse providence, Dieu envoie ses anges pour nous garder » (Prière d’ouverture).

L Ancien Testament évoque souvent l’intervention d’un ange pour guider les patriarches dans leurs pérégrinations ou pour protéger le peuple de Dieu lors de son entrée dans la terre de Chanaan (Exode 23, 20-23a); et le Psaume 90 nous fait chanter : « Dieu donne mission à ses anges de te garder sur tous tes chemins. De leurs mains ils te porteront, pour qu’à la pierre ton pied ne heurte ».

Jésus devait parler, lui aussi, de cette assistance des anges qui nous est assurée. En rappelant la dignité des enfants, il déclare : « Leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux. » (Matthieu 10, 1…10).

C’est donc en nous appuyant sur sa parole que nous prions le Seigneur de nous assurer « le bienfait de la protection des anges et la joie de vivre en leur compagnie pour toujours » (Prière d’ouverture).

Autre méditation du Pape François : notre ange gardien existe

Sainte Thérèse de Lisieux

Sainte Thérèse de Lisieux
Sainte Thérèse de Lisieux

Aujourd’hui mémoire de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, carmélite et docteur de l’Église.

Fille des bienheureux Louis et Zélie Martin, Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face est née en 1873 en France. Le décès de sa mère, alors qu’elle a 4 ans, la blesse profondément. Totalement guérie et convertie à Noël 1886, elle devint à 15 ans religieuse carmélite à Lisieux, épouse du Christ comme elle le dit elle-même, pour sauver les âmes et prier pour les prêtres.

Elle vécut ses douloureuses souffrances physiques et spirituelles en union à la Passion de Jésus et dans une foi héroïque, jusqu’à sa mort à 24 ans. Docteur de l’Église et Patronne des Missions, Thérèse s’est offerte totalement à l’Amour miséricordieux, voulant être l’amour au cœur de l’Église.

Son œuvre, Histoire d’une âme, est un lumineux commentaire de l’Évangile vécu à la lumière de la science de l’amour. L’amour a un Visage, un Nom, c’est Jésus ! Inséparable de l’Évangile, l’Eucharistie est le Sacrement de l’Amour divin.

L’amour était comme le souffle ininterrompu de l’âme et le battement du cœur de la petite Thérèse. Chers amis, sainte Thérèse de l’Enfant Jésus est un guide pour tous, particulièrement pour les théologiens. Experte de la scientia amoris, elle nous enseigne que la voie de la sainteté est toute de confiance et d’amour.

Confiance comme celle de l’enfant qui s’abandonne entre les mains de Dieu, inséparable de l’engagement fort, radical du véritable amour, qui est un don total de soi, pour toujours, comme le dit la sainte en contemplant Marie : « Aimer c’est tout donner, et se donner soi-même » (Pourquoi je t’aime, ô Marie, P 54/22).

Ainsi Thérèse nous indique à tous que la vie chrétienne consiste à vivre pleinement la grâce du Baptême dans le don total de soi à l’Amour du Père, pour vivre comme le Christ, dans le feu de l’Esprit Saint, Son propre amour pour tous les autres.

N’ayez pas peur d’imiter sainte Thérèse de l’Enfant Jésus ! La vie chrétienne consiste vraiment à vivre pleinement la grâce du baptême dans le don total de soi à l’amour du Père, pour manifester comme le Christ, dans le feu de l’Esprit Saint, son amour pour les autres.

D’après le condensé de la catéchèse sur Sainte Thérèse de Lisieux prononcée par le pape Benoît XVI, le mercredi 6 avril 2011, au cours de l’audience générale au Vatican,  Place saint-Pierre.

© Copyright du texte original plurilingue : Libreria Editrice Vaticana

prière :  » je voudrais chanter Marie pourquoi je t’aime »

MOIS DU ROSAIRE – Jour 1 – prière merveilleuse

MOIS DU ROSAIRE – Jour 1 – prière merveilleuse

Le Pape François demande à tous les catholiques de prier davantage en ce mois d’octobre, particulièrement pour l’Église et contre ce qui divise.

« »Si un membre souffre, tous les autres souffrent avec lui »… Lorsque nous faisons l’expérience de la désolation que nous causent ces plaies ecclésiales, avec Marie il nous est bon de donner plus de temps à la prière, cherchant à grandir davantage dans l’amour et la fidélité à l’Église.» (Lettre au Peuple de Dieu, du 20 août 2018)

Le Pape François nous invite à conclure le Rosaire avec une des plus anciennes invocations à la Sainte Mère de Dieu, «Sub tuum praesidium» : «Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu. Ne méprise pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers délivre-nous toujours, Vierge glorieuse et bénie. Amen.»

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chapelet - Jean-Paul II
Jean-Paul II priant le Rosaire

« Le Rosaire est ma prière préférée. C’est une prière merveilleuse. Merveilleuse de simplicité et de profondeur. Dans cette prière nous répétons de multiples fois les paroles de l’Archange et Élisabeth à la Vierge Marie. Toute l’Église s’associe à ces paroles. Cette prière si simple et si riche, de tout cœur, je vous exhorte à la réciter. » (Saint Jean-Paul II, Angélus du 29-10-1997)

La formule du Saint-Rosaire a été composée de telle manière par saint Dominique, que les mystères de notre salut y sont rappelés dans leur ordre successif, et que cette manière de méditation est entremêlée et comme entrelacée par la prière de la Salutation angélique, et par une oraison jaculatoire à Dieu, le Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Nous qui cherchons un remède à des maux semblables, nous avons le droit de croire qu’en nous servant de la même prière qui a servi à saint Dominique pour faire tant de bien à tout le monde catholique, nous pourrons voir disparaître de même les calamités dont souffre notre époque.

Non seulement nous engageons vivement tous les chrétiens à s’appliquer soit en public, soit dans leur demeure particulière et au sein de leur famille, à réciter ce pieux office du Rosaire et à ne pas cesser ce saint exercice, mais nous désirons que spécialement LE MOIS D’OCTOBRE de cette année soit consacré entièrement à la Sainte Reine du Rosaire. (LÉON XIII sur le Rosaire, à Rome près Saint-Pierre, 1er septembre 1883)

Durant le mois d’octobre, le peuple fidèle a coutume d’offrir la récitation du rosaire comme autant de couronnes à la Mère de Dieu. A l’exemple de nos Prédécesseurs, nous approuvons vivement cette pratique. Ainsi donc, durant le prochain mois d’octobre, dédié à Notre-Dame du Rosaire, qu’on redouble de prières et de supplications !

Que par l’intercession de Marie brille enfin pour le monde entier l’aurore de la véritable paix, – la paix dans tous les domaines y compris celui de la pratique religieuse ; actuellement, hélas ! la liberté de professer la religion n’est point assurée partout. Dans le ferme espoir que la Sainte Mère de Dieu accueillera notre humble demande, nous vous accordons de tout cœur la Bénédiction apostolique. (Pape PAUL VI à Rome, près Saint-Pierre, le 15 septembre 1966)

Octobre est le mois du Rosaire, et, en ce premier dimanche, il est de tradition de réciter la Supplique à la Vierge de Pompéi, à la bienheureuse Vierge Marie du Saint-Rosaire. Unissons-nous spirituellement à cet acte de confiance dans notre Mère, et recevons de ses mains le chapelet : le chapelet est une école de prière, le chapelet est une école de la foi ! (Pape FRANÇOIS, Angélus, place Saint-Pierre, dimanche 6 octobre 2013)

voir : prières-mariales : rosaire

            billet sur le le-saint-rosaire

            méditation sur le le-rosaire

            méditation sur synode-et-rosaire

Aujourd’hui Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, docteur de l’Église (+1897)

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