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Miséricordieuse Vierge Marie

La Vierge de Miséricorde Simone Martini 1284-1344 Pinacothèque de SienneMarie est toute miséricordieuse. Elle nous aime d’un amour indicible parce que nous avons été rachetés par le sacrifice de son divin fils, parce que nous sommes ses enfants et qu’elle nous a adoptés au pied de la croix, ce qui est symbolisé sur l’envers de notre médaille. Son amour pour les hommes est mêlé de miséricorde, car elle les voit remplis de misères et d’infirmités.

Les saints se plaisent à dire que Dieu s’est réservé la justice et a remis, d’une certaine manière, les fonctions de la miséricorde entre les mains de sa mère. C’est pourquoi nous pouvons tous recourir à elle avec confiance ; elle ne repousse personne, et même les plus grands pécheurs sont assurés de trouver un asile en son cœur maternel.

La toute-puissance d’intercession de Marie et son amour miséricordieux pour les hommes se trouvent exprimés à la fois dans cette belle prière du Memorare : « Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance et demandé votre intercession, ait été abandonné… »

De ce que l’on vient de dire il faut conclure que nous pouvons obtenir, par l’entremise de Marie, toute grâce, comme nous le rappelle l’avers de notre médaille. Dès que nous la prions, la Vierge s’empresse d’intervenir et le Seigneur accueille favorablement sa demande.

Bien plus, dans sa miséricordieuse bonté, Marie prévient souvent nos supplications et nous obtient, en nous devançant, les grâces qui nous sont utiles. Elle agit de la sorte principalement à l’égard de ses fidèles servantes et serviteurs.

En ce sens, l’on peut dire que bien des grâces nous viennent d’ordinaire par l’intercession de Marie. ■

Jean-Daniel Planchot, cm

l’intelligence, don de l’Esprit Saint

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 30 avril 2014
Condensé

Frères et sœurs, l’intelligence est l’un des sept dons du Saint Esprit. Il ne s’agit pas de la capacité intellectuelle dont chacun est plus ou moins pourvu. Il s’agit d’une grâce qui rend le chrétien capable de scruter les profondeurs de la pensée de Dieu et de son dessein de salut. Ce don nous fait comprendre le vrai sens de l’histoire. Le don d’intelligence est intimement lié à la foi. Le Saint Esprit vient illuminer notre cœur et notre esprit, nous permettant de comprendre de mieux en mieux ce que le Seigneur a dit et a fait, comme don de son amour pour notre salut. A l’image des disciples d’Emmaüs, lorsque le poids de la vie et de nos limites nous oppresse, nos esprits s’ouvrent et nos cœurs se réchauffent à l’espérance, en présence du Seigneur. Toute chose reçoit alors une lumière nouvelle, et nous parle de Dieu et de son amour.

Je salue cordialement les pèlerins francophones, en particulier les jeunes venus de France, et les pèlerins du Bénin.

Comme les disciples d’Emmaüs, laissons-nous enseigner par l’esprit d’intelligence pour que nous puissions reconnaître, dans les évènements de nos vies, le dessein de Dieu et de son amour.

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La communauté chrétienne doit être en paix, témoigner et assister les pauvres

29-04-2014 source : Radio Vatican

Chaque communauté chrétienne devrait confronter sa propre vie avec celle qui animait la première Église et vérifier sa propre capacité de vivre « en harmonie », de donner un témoignage de la Résurrection du Christ et d’assister les pauvres. C’est ce qu’a affirmé le Pape François lors de l’homélie célébrée ce matin à la chapelle de la maison Sainte-Marthe.

« Une icône » en trois « traits » : c’est ainsi qu’on pourrait caractériser la première communauté chrétienne, telle que décrite dans les actes des Apôtres. Le Pape François s’arrête sur les « trois traits » de ce groupe, capable d’un plein accord en son sein, de donner un témoignage du Christ au monde et d’empêcher qu’aucun de ses membres ne souffre de la misère : « les trois caractéristiques du peuple qui renaît ».

L’homélie du Pape s’articule autour de tout ce que l’Église a mis en lumière pendant cette semaine de Pâques : « renaître d’en haut », de l’Esprit qui donne la vie- affirme François- au premier noyau des « nouveaux chrétiens », lorsqu’ils « ne s’appelaient pas encore ainsi » :

« Il y avait un seul cœur et une seule âme. La paix. Une communauté de paix. Cela signifie que dans cette communauté, il n’y avait pas de place pour les bavardages, les jalousies, les calomnies, les diffamations. Paix. Le pardon : « L’amour couvrait tout ». Pour qualifier une communauté chrétienne sur ce point, nous devons nous demander quel est le comportement des chrétiens. Sont-ils bienveillants, humbles ? Dans cette communauté, y a-t-il des querelles pour le pouvoir ? Des querelles de jalousie ? Y a-t-il des bavardages ? Si oui, ils ne sont pas sur le chemin de Jésus Christ. Cette caractéristique est très importante parce que le démon cherche toujours à nous diviser. C’est le père de la division. »

Non que les problèmes n’étaient pas présents au sein de cette première communauté. « Les luttes internes, les luttes doctrinales, les luttes pour le pouvoir »  ont surgi par la suite. Par exemple, lorsque les veuves se plaignaient de ne pas être bien assistées et les Apôtres ont du faire les diacres. Cependant, ce « moment fort » du commencement fixe pour toujours l’essence de la communauté née de l’Esprit. Une communauté harmonieuse, une communauté de témoins de la foi, sur laquelle le Pape François invite à confronter chaque communauté d’aujourd’hui :

« Est-ce une communauté qui donne le témoignage de la résurrection de Jésus Christ ? Cette paroisse, cette communauté, ce diocèse croit-elle vraiment que Jésus est ressuscité ? Ou bien dit-elle : « Oui, il est ressuscité mais ici, pour ceux qui le croit. Donner le témoignage du Christ ressuscité, et vivant parmi nous. C’est ainsi qu’une communauté devrait être. »

Le troisième trait sur lequel nous pouvons mesurer la vie d’une communauté chrétienne est son rapport aux pauvres. Et ici, le Pape François distingue deux points :

« Premièrement : quel est ton comportement ou le comportement de cette communauté vis-à-vis des pauvres ? Deuxièmement : Cette communauté est-elle pauvre ? Pauvre de cœur, pauvre d’esprit ? Ou bien met-elle sa confiance dans les richesses ? Dans le pouvoir ? Harmonie, témoignage, pauvreté et prendre soin des pauvres. C’est ce que Jésus expliquait à Nicodème : naître d’en haut. Parce que le seul qui puisse le faire est l’Esprit. C’est l’œuvre de l’Esprit. L’Église est l’Esprit. L’Esprit fait l’unité. L’Esprit te pousse vers le témoignage. L’Esprit te fait pauvre parce qu’il est la richesse et fait en sorte que tu prennes soin des pauvres. »

« Que l’Esprit Saint – conclut le Pape François – nous aide à marcher sur ce chemin de renaissance par la force du Baptême.»