Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

les victimes de l’accident de car en Italie

29-07-2013 source : Radio Vatican

Le pape informé de l’accident de car qui s’est produit dimanche soir non loin de Naples en Italie, exprime lundi 29 juillet « sa profonde participation à la douleur qui frappe le territoire de Campanie ». Dans un télégramme adressé à l’archevêque de Naples Mgr Sepe, le pape François « assure de ses prières ferventes les nombreuses victimes » de l’accident « afin que Dieu le Père leur concède le repos éternel ». Le pape invoque une guérison rapide pour les blessés ». Le Pape  François souhaite enfin réconforter ceux qui pleurent la perte de leur proche par une bénédiction apostolique spéciale.
Le Premier ministre italien, Enrico Letta, en visite à Athènes a qualifié lundi de « moment très triste pour l’Italie » l’accident d’un autocar de pèlerins italiens qui a fait dimanche soir 39 morts dans la région de Naples.
Les pèlerins revenaient du sanctuaire de Padre Pio
Le car transportait une cinquantaine de passagers, tous originaires de la province de Naples, qui revenaient d’un pèlerinage à Pietralcina, la cité natale de Padre Pio, canonisé en 2002 et vénéré dans le sud de l’Italie. L’autocar -un gros bus de tourisme- est arrivé à vive allure sur une zone en descente près d’Avellino, à une cinquantaine de km à l’est de Naples, en dépit de nombreux panneaux de limitation de vitesse, et a percuté les véhicules devant lui, provoquant un énorme carambolage. Puis le véhicule a défoncé le rail de sécurité d’un viaduc sur plusieurs mètres et plongé dans des broussailles quelque 30 mètres plus bas. Plusieurs passagers ont été éjectés du véhicule. Au moins 39 personnes ont trouvé la mort et une dizaine d’autres ont été blessées, dont certaines grièvement.Une survivante, citée par son oncle qui l’a rencontrée brièvement dans un hôpital, affirme qu’un des pneus du bus a explosé et que le chauffeur n’a pas réussi à maîtriser le véhicule.

Notre prière sera aussi pour les les victimes des différents accidents ferroviaires de ces derniers temps, tant en France (Brétigny) qu’en Espagne (Saint Jacques de Compostelle) et qu’en Suisse ( Granges-près-Marnand, dans le canton de Vaud).

Le Pape François arrivé à Ciampino

29-07-2013 source : Radio Vatican

Le pape François a quitté Rio de Janeiro, dimanche soir, au terme des XXVIII° Journées mondiales de la jeunesse. Son avion a décollé à 19h35, heure locale ; peu après minuit et demie, heure romaine. Le Pape s’en va et vous dit « à bientôt », un « à bientôt » plein de nostalgie, et il vous demande, s’il vous plaît, de ne pas oublier de prier pour lui. C’est par ces mots que le pontife argentin a achevé dimanche soir son voyage d’une semaine au Brésil qu’il a qualifiée d’inoubliable. Le vice-président brésilien et de nombreuses personnalités civiles et religieuses étaient venues le saluer à l’aéroport. Les journalistes ont remarqué qu’au moment de reprendre l’avion, le pape François tenait à la main son gros cartable noir qu’il avait lundi dernier à son départ de Rome.
Et c’est un discours plein de nostalgie et de gratitude que le pape François a prononcé. « Beaucoup de jeunes sont venus en disciples, ils vont repartir en missionnaires » – a-t-il assuré. Le Saint-Père les a exhortés à faire fleurir la civilisation de l’amour, à démontrer par leur vie qu’il vaut la peine de se dépenser pour les grands idéaux, de valoriser la dignité de tout être humain, de parier sur le Christ et sur son Évangile et de proclamer la Bonne Nouvelle, dans les grandes villes et dans les petits centres, dans les campagnes et en tout lieu de notre vaste monde.
Un nouveau printemps partout dans le monde
« Je continuerai à nourrir – a-t-il affirmé – une immense espérance dans les jeunes du Brésil et du monde entier : par eux, le Christ prépare un nouveau printemps partout dans le monde. » Le plus souvent sous la pluie, le long séjour du Pape a été entouré par une foule de fidèles attirés par cet apôtre d’une Église missionnaire proche des pauvres, qui n’a jamais cessé de sourire, de serrer des mains, de bénir des enfants.

Lire : VOYAGE APOSTOLIQUE À RIO DE JANEIRO – DISCOURS FINAL DU PAPE FRANÇOIS

Mais si le courant est passé avec succès entre le Pape et ceux qui étaient venus l’écouter, les JMJ de Rio resteront également dans les annales pour la cascade de ratés qui a accompagné l’organisation. Des couacs minimisés par le Vatican. Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège a ainsi affirmé dimanche que le Pape avait beaucoup apprécié les efforts déployés par les organisateurs pour garantir le déroulement de tous les évènements programmés.

L’avion du Pape François, de retour des Journées Mondiales de la Jeunesse à Rio de Janeiro au Brésil, est arrivé à Rome. L’Airbus A330 d’Alitalia a atterri à l’aéroport militaire de Ciampino à 11 heures 25. Le Pape a ensuite regagné le Vatican.

renouveler l’élan missionnaire

28-07-2013 source : Radio Vatican

Les évêques ne doivent pas que faire la loi, mais guider. L’Église n’est pas là que pour contrôler la foi mais pour la faciliter. Elle doit doit se méfier de la richesse et du cléricalisme. Elle a besoin d’une révolution de la tendresse. En marge des JMJ, le pape a rencontré dimanche après-midi les évêques responsables du Conseil épiscopal latino-américain (C.E.L.A.M.) qui étaient rassemblés lors de leur réunion générale de coordination. L’occasion de leur rappeler, avec force, les pistes missionnaires et pastorales pour ces Églises face aux défis du monde contemporain.Le pape est revenu en détail sur le document d’Aparecida, issu de la cinquième conférence générale de l’épiscopat latino-américain tenue en 2007. Une véritable feuille de route plus que jamais d’actualité, et qui a ses propres exigences.

Ce document a recensé les préoccupations des pasteurs devant le changement d’époque et la nécessité de récupérer la vie de disciple et de missionnaire par laquelle le Christ a fondé l’Église, a souligné le pape devant les 45 évêques présents. Pour le pape, la mission continentale que trace le document nécessite de changer les structures, du fait même de son caractère missionnaire.
« Le disciple du Christ n’est pas une personne isolée dans une spiritualité intimiste, mais une personne en communauté pour se donner aux autres. Mission continentale implique par conséquent appartenance ecclésiale. » a expliqué le Pape François, avant d’appeler à relever deux défis : le renouveau interne de l’Église et le dialogue avec le monde actuel.

Un appel au renouveau et au dialogue

Ce renouveau interne de l’Église nécessite une véritable conversation pastorale a souligné le souverain pontife en posant, selon son style habituel, des questions directes à son auditoire: « Faisons-nous en sorte que notre travail et celui de nos prêtres soit plus pastoral qu’administratif ? Promouvons-nous des lieux et des occasions pour manifester la miséricorde de Dieu ? Sommes-nous conscients de la responsabilité de reconsidérer les activités pastorales et le fonctionnement des structures ecclésiales, en cherchant le bien des fidèles et de la société ? Offrons-nous la Parole de Dieu et les sacrements avec la claire conscience et la conviction que l’Esprit se manifeste en eux ? Autant de question qui ont permis au pape de fustiger une nouvelle fois la tentation du cléricalisme à l’œuvre dans l’Église.
Pour le Pape François, est donc nécessaire une « réforme de vie », en ayant toujours présent à l’esprit que la boussole pour ne pas se perdre sur ce chemin est celle de l’identité catholique comprise comme appartenance ecclésiale.

La véritable autorité est dans le service

Le dialogue avec le monde actuel nécessite une adaptation aux questions existentielles de l’homme d’aujourd’hui, spécialement des nouvelles générations, a poursuivi le Pape François, en ne négligeant aucune langue, aucune culture ni aspect du contexte social.
Le pape s’est ensuite fait plus sévère pour dénoncer les dérives de la mission pastorale. Sans mâcher ses mots, il a dénoncé tout à tour l’idéologisation du message évangélique, sa réduction à une vision de classes du monde, le fonctionnalisme qui paralyse l’Église, ou la tentation chez certains pasteurs de se comporter en fonctionnaires cléricaux.
Face à ces écueils, le pape a donc montré la voie : reprenant son image favorite de « périphéries », il a expliqué que c’est bien là que se joue la réelle dimension missionnaire contemporaine. L’évêque est le premier pasteur a-t-il souligné, il doit être proches des gens. Sa place pour être avec son peuple est triple : ou devant pour indiquer le chemin, ou au milieu pour le maintenir uni et neutraliser les dispersions, ou en arrière pour éviter que personne ne reste derrière.
« Je vous demande, a conclu le pape, que nous prenions avec sérieux notre vocation de serviteurs car c’est en ceci que s’exerce et se montre l’autorité : dans la capacité de service. »