Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

Heureuse toi qui as cru

Heureuse toi qui as cru

Journée Mariale “Heureuse toi qui as cru” les 12 et 13 octobre prochains à Rome. Pendant cette Année de la foi, nous sommes tous invités à renouveler notre foi avec Marie, Mère de Dieu et parfaite disciple du Seigneur. A cette occasion, la statue originale de la Vierge de Fatima est présente à Rome.

Accueil de la Vierge de Fatima et catéchèse mariale du Saint Père.

Dans la matinée de samedi, les fidèles se sont rendus en pèlerinage sur la tombe de Saint-Pierre au Vatican et, dans l’après-midi, ils devaient écouter une catéchèse du pape François sur Marie. Avant cela, la statue de la Vierge de Fatima, arrivée le matin même, a été portée en procession sur la place puis exposée à la dévotion des fidèles.

Cette statue de la Vierge, qui ne quitte pratiquement jamais le sanctuaire de Fatima, après son arrivée à l’aéroport romain de Fiumicino et avant son arrivée à la Maison Sainte-Marthe, où elle a été accueillie par le pape François, a fait étape dans la chapelle du monastère Mater Ecclesiae, où réside le pape émérite Benoît XVI.  L’accueil de la statue de Notre-Dame de Fatima était prévu à 17h, place Saint-Pierre, avec une Via Matris (un chemin de la Mère) et une catéchèse mariale du Saint Père.

Dans la soirée, la statue a été transportée au sanctuaire marial du Divin Amour, à une dizaine de kilomètres au Sud de Rome, où elle restera toute la nuit pour que les fidèles puissent encore la vénérer.

Le sanctuaire accueille et guide les pèlerins tout au long de la soirée et de la nuit. La veillée commence après le chapelet international et il sera possible de se confesser.

Dimanche 13 octobre :

Acte de confiance du pape François à la Vierge

ND de FatimaMesse à l’occasion de la Journée mariale de l’Année de la foi : à 10h30,  dans la matinée de dimanche, le pape François présidera la messe sur la place Saint-Pierre, en présence de la statue de la Vierge de Fatima, et prononcera à cette occasion un “acte de confiance“ à la Vierge. Ce geste montrera une fois encore l’attachement du souverain pontife à la Vierge de Fatima. Après son élection, il avait demandé explicitement au patriarche de Lisbonne, le cardinal José da Cruz Policarpo, que son pontificat soit consacré à la Vierge. La consécration a eu lieu le 13 mai, lors d’une messe marquant le 96e anniversaire des apparitions de la Vierge à trois petits bergers, en 1917.

Catéchèse du pape François Lire la suite →

la vigilance face au démon

2013-10-11 Radio Vatican

Nous devons toujours rester vigilants face aux tromperies du démon. C’est ce qu’a affirmé le Pape François lors de la messe de ce matin en la chapelle de la maison Saint Marthe. Le Pape a souligné que le mal ne peut être vaincu par des comportements « à moitié » et qu’il faut suivre Jésus sans tergiversations. Il a également rappelé que nous ne devons pas relativiser la vérité dans la lutte contre le démon.

Jésus chasse les démons et quelqu’un commence à donner des explications pour « diminuer la force du Seigneur » : en concentrant l’homélie sur l’Évangile du jour, le Pape a souligné qu’il y a toujours la tentation de vouloir amoindrir le personnage de Jésus comme si il était « tout au plus un guérisseur », qu’il ne faut pas vraiment prendre « au sérieux ». Un comportement « qui est arrivé à nos jours ».

Ne pas minimiser la réalité du démon

« Il y a certains prêtres lorsqu’ils lisent ce passage de l’Évangile, celui-ci mais également d’autres passages, qui disent : ‘Mais Jésus a guéri une personne d’une maladie mentale’. Ils ne lisent pas ceci, n’est-ce pas ? C’est vrai qu’en ce temps-là nous pouvions confondre une épilepsie avec le fait d’être possédé par le démon ; mais il est également vrai qu’il y avait un démon ! Et nous n’avons pas le droit de minimiser la chose, comme pour dire : ‘Tous ceux-ci n’étaient pas possédés par le démon, c’étaient des malades mentaux’. Non ! La présence du démon figure dans la première page de la Bible et la Bible finit avec la présence du démon, avec la victoire de Dieu sur le démon ». C’est pour cela qu’ « il ne faut pas être naïf ».

Le Seigneur nous donne certains critères pour « discerner » la présence du mal et pour aller « sur la voie chrétienne lorsqu’il y a des tentations ». Un des critères est de « ne pas suivre la victoire de Jésus sur le mal seulement « à moitié ». Le Seigneur dit « Ou tu es avec moi ou tu es contre moi ». Jésus, a souligné le Pape, est venu détruire le démon, « nous offrir la libération de « l’esclavage du démon sur nous ». Et nous ne pouvons pas dire qu’ainsi « nous exagérons ». « A ce point-là, il n’y a pas de nuances. Il y a une lutte et une lutte où se joue le salut, le salut éternel de chacun de nous ». Il y a ensuite le critère de la vigilance. « Nous devons toujours être vigilants, être vigilant face à la tromperie, à la séduction du mal. »

Un démon est chassé, un démon revient !

«Lorsque l’esprit impur sort de l’homme, il rôde dans des endroits déserts cherchant un soulagement mais comme il n’en trouve pas, il dit : « Je reviens dans ma maison, là d’où je suis sorti. » Et quand il la trouve balayée et ornée, il va prendre sept autres esprits pires que lui, ils viennent et s’installent. Et ainsi, « l’ultime condition de cet homme devient pire que la précédente ». « l’Évangile d’aujourd’hui commence par le démon chassé et finit avec le démon qui revient ! Saint-Pierre le disait ‘Il est comme un lion féroce qui rôde autour de nous’ ».

« C’est ainsi. Mais Père, vous êtes un peu antique ! Vous nous faites peur avec ces choses. Non, pas moi ! C’est l’Évangile ! Et ce ne sont pas des mensonges : c’est la parole du Seigneur ! Nous demandons au Seigneur la grâce de prendre ces choses au sérieux. Il est venu lutter pour notre salut. Il a vaincu le démon ! S’il vous plait, ne faisons pas d’affaires avec le démon. Il cherche à retourner à la maison, à prendre possession de nous…Ne pas relativiser, être vigilent ! Et toujours avec Jésus. »

La grâce n’arrive pas par la poste

10-10-2013 source : Radio Vatican

« Prions avec courage, la grâce n’arrive pas par la poste. » C’est l’avertissement lancé par le Pape François dans l’homélie de la messe qu’il a célébrée ce jeudi matin en la chapelle de la Maison Sainte Marthe au Vatican.

Le Pape est parti de l’Évangile du jour, dans lequel Jésus souligne la nécessité de prier avec confiance et assiduité. « Comment prions-nous ? Prions-nous par habitude, pieusement mais tranquilles ? » ou « Nous mettons-nous avec courage devant le Seigneur pour demander la grâce, pour demander ce pour quoi nous prions ? »

« Le courage dans la prière : une prière qui n’est pas courageuse n’est pas une vraie prière. Le courage d’avoir confiance que le Seigneur nous écoute, le courage de frapper à la porte. Le Seigneur nous le dit. Quiconque demande reçoit, qui cherche trouve, et à celui qui frappe à la porte on ouvrira. Mais il faut au moins demander, chercher, et frapper. »

« Quand nous prions courageusement, le Seigneur nous donne la grâce, mais il s’offre aussi lui-même dans la grâce : l’Esprit Saint, c’est –à-dire lui-même. Mais le Seigneur nous donne-t-il ou nous envoie-t-il une grâce par la poste ? Jamais. Il l’a porte Lui. C’est Lui la grâce ! Ce que nous demandons, c’est un peu comme le papier qui emballe la grâce. Mais la vraie grâce c’est Lui, qui vient me l’apporter. C’est Lui. Notre prière, si elle est courageuse, reçoit ce que nous demandons mais également ce qui est évidemment plus important : le Seigneur ».

« Nous demandons une grâce, mais nous n’osons pas dire : ‘Viens, Toi Seigneur, me l’apporter ‘. Nous savons qu’une grâce c’est toujours Lui qui nous l’apporte. C’est Lui qui vient et nous la donne. Ne faisons pas mauvaise impression en prenant la grâce sans reconnaître celui qui nous la porte, celui qui nous l’offre, le Seigneur. Que le Seigneur nous donne donc la grâce de s’offrir lui-même à nous nous, toujours, dans toute grâce. Et que nous, nous le reconnaissions, que nous nous puissions alors le louer, comme ces malades guéris dont nous parle l’Évangile. Parce que nous avons, dans cette grâce, trouvé le Seigneur ».