Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

Audience générale: le pardon libère celui qui le donne

Audience générale: le pardon libère celui qui le donne

 

LÉON XIV

AUDIENCE GÉNÉRALE

Salle Paul VI
Mercredi 20 août 2025

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Frères et sœurs, aimer jusqu’au bout : voilà la clé pour comprendre le cœur du Christ. Son amour ne s’arrête pas devant le refus, la déception, ni même l’ingratitude. C’est Lui, Jésus, qui reconnaît le moment où son amour devra passer par la blessure la plus douloureuse, celle de la trahison.

Il sait que la liberté de l’autre, même lorsqu’il s’égare dans le mal, peut encore être atteinte par la lumière d’un geste doux. Car le vrai pardon n’attend pas le repentir, mais s’offre d’abord, comme un don gratuit, avant même d’être accueilli.

Le pardon se révèle dans toute sa puissance et manifeste le visage concret de l’espérance. Il n’est pas l’oubli, il n’est pas la faiblesse. L’amour de Jésus ne nie pas la vérité de la douleur, mais il ne permet pas que le mal soit le dernier mot.

L’Évangile nous montre qu’il y a toujours un moyen de continuer à aimer, même lorsque tout semble irrémédiablement compromis.

Le Seigneur nous montre l’espoir de l’existence d’une autre voie, dans la possibilité de répondre par le silence de la confiance, et d’avancer avec dignité, sans renoncer à l’amour.

Même si l’autre ne l’accueille pas, même si cela semble vain, le pardon libère celui qui le donne : il dissout le ressentiment, rend la paix, et nous rend à nous-mêmes.

Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier les groupes de pèlerins venus du Burkina Faso, de Côte d’Ivoire, du Sénégal et de France.

Demandons aujourd’hui, à la ressemblance de Jésus, la grâce de savoir pardonner, même lorsque nous ne nous sentons pas compris, même lorsque nous nous sentons abandonnés. C’est précisément dans ces moments-là que l’amour peut atteindre son sommet.

Que Dieu vous bénisse !

Angélus: «Ne pas répondre à la violence par la vengeance»

Angélus: «Ne pas répondre à la violence par la vengeance»

En ce dimanche 17 août, le pape Leon XVI a célébré la messe au sanctuaire Sainte-Marie d’Albano, au sud de Rome, qui était destinée aux « pauvres », aux sans-abri et aux réfugiés de cette communauté qu’il a  conviées à sa table. Il a ensuite récité la prière de l’Angélus sur la Place de la liberté à Castel Gandolfo. «Agir dans la vérité coûte, parce que dans le monde il y a ceux qui choisissent le mensonge.»

 

PAPE LÉON XIV

ANGÉLUS

Place de la Liberté (Castel Gandolfo)
Dimanche 17 août 2025

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Chers frères et sœurs, bon dimanche !

Aujourd’hui, l’Évangile nous présente un texte exigeant (cf. Lc 12, 49-53), dans lequel Jésus, avec des images fortes et une grande franchise, dit à ses disciples que sa mission, et aussi celle de ceux qui le suivent, n’est pas toute “rose”, mais qu’elle est signe de contradiction (cf. Lc 2, 34).

En disant cela, le Seigneur anticipe ce qu’il devra affronter lorsqu’il sera persécuté, arrêté, insulté, battu et crucifié à Jérusalem ; lorsque son message, bien qu’il parle d’amour et de justice, sera refusé ; lorsque les chefs du peuple réagiront avec férocité à sa prédication. D’ailleurs, beaucoup des communautés auxquelles l’évangéliste Luc adresse ses écrits font la même expérience.

Elles sont, comme nous le disent les Actes des Apôtres, des communautés pacifiques qui, malgré leurs limites, cherchent à vivre au mieux le message de charité du Maître (cf. Ac 4, 32-33). Et pourtant, elles sont persécutées.

Tout cela nous rappelle que le bien ne trouve pas toujours une réponse positive autour de lui. Au contraire, parfois, précisément parce que sa beauté dérange ceux qui ne l’accueillent pas, ceux qui le pratiquent finissent par rencontrer de dures oppositions, jusqu’à subir des brimades et des abus.

Agir dans la vérité coûte, parce que dans le monde il y a ceux qui choisissent le mensonge, et parce que le diable, profitant de cela, cherche souvent à entraver l’action des bons.

Jésus, cependant, nous invite, avec son aide, à ne pas abandonner et à ne pas nous conformer à cette mentalité, mais à continuer à agir pour notre bien et celui de tous, y compris de ceux qui nous font souffrir.

Il nous invite à ne pas répondre à la violence par la vengeance, mais à rester fidèles à la vérité dans la charité. Les martyrs en témoignent en versant leur sang pour la foi, mais nous aussi, dans diverses circonstances et de différentes manières, nous pouvons les imiter.

Pensons, par exemple, au prix que doivent payer de bons parents qui veulent éduquer correctement leurs enfants selon des principes sains : tôt ou tard, ils devront savoir dire « non », corriger, et cela leur causera de la souffrance.

Il en va de même pour un enseignant qui souhaite former correctement ses élèves, pour un professionnel, un religieux, un homme politique qui se proposent d’accomplir honnêtement leur mission, et pour quiconque s’efforce d’exercer avec cohérence, selon les enseignements de l’Évangile, ses propres responsabilités.

À propos de cela, saint Ignace d’Antioche, alors qu’il était en voyage vers Rome, où il allait subir le martyre, écrivait aux chrétiens de cette ville : « Je ne veux pas que vous soyez appréciés des hommes, mais de Dieu » (Lettre aux Romains, 2, 1), et il ajoutait : « Il est beau pour moi de mourir en Jésus-Christ plutôt que de régner jusqu’aux extrémités de la terre » (ibid., 6, 1).

Frères et sœurs, demandons ensemble à Marie, Reine des Martyrs, de nous aider à être, en toutes circonstances, des témoins fidèles et courageux de son Fils, et de soutenir nos frères et sœurs qui souffrent aujourd’hui pour la foi.

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À l’issue de l’Angélus

Chers frères et sœurs,

je suis proche des populations du Pakistan, de l’Inde et du Népal touchées par de violentes inondations. Je prie pour les victimes et leurs familles, ainsi que pour tous ceux qui souffrent à cause de cette catastrophe.

Prions pour que les efforts visant à mettre fin aux guerres et à promouvoir la paix aboutissent, afin que le bien commun des peuples soit toujours au premier plan dans les négociations.

En cette période estivale, je reçois des nouvelles de nombreuses initiatives culturelles et d’évangélisation, souvent organisées dans les lieux de vacances. Il est beau de voir comment la passion pour l’Évangile stimule la créativité et l’engagement de groupes et d’associations de tous âges.

Je pense, par exemple, à la mission pour les jeunes qui s’est déroulée ces jours-ci à Riccione. Je remercie les promoteurs et tous ceux qui participent de différentes manières à ces événements.

Je salue avec affection tous ceux qui sont présents aujourd’hui à Castel Gandolfo.

Je suis particulièrement heureux d’accueillir le groupe AIDO de Coccaglio, qui célèbre 50 ans d’engagement pour la vie, les donneurs de sang AVIS venus à vélo de Gavardo (Brescia) et les jeunes de Casarano.

Je bénis également le grand pèlerinage au Sanctuaire marial de Piekary, en Pologne.

Je souhaite à tous un bon dimanche !

En Marie, montée au Ciel, nous avons raison de voir notre destin

En Marie, montée au Ciel, nous avons raison de voir notre destin

Depuis Castel Gandolfo le Pape a célébré ce vendredi la messe de la solennité de l’Assomption, puis l’Angelus. Dans son homélie, Léon XIV a montré combien la Mère de Dieu nous est donnée comme un signe de la Résurrection. Son chant du Magnificat renforce notre espérance.

MESSE EN LA SOLENNITÉ
DE L’ASSOMPTION DE LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE

HOMÉLIE DU PAPE LÉON XIV

Paroisse pontificale Saint-Thomas de Villanova (Castel Gandolfo)
Vendredi 15 août 2025

 

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Chères sœurs et chers frères,

aujourd’hui n’est pas dimanche, mais nous célébrons d’une manière différente la Pâque de Jésus qui change l’histoire. En Marie de Nazareth, il y a notre histoire, l’histoire de l’Église plongée dans notre humanité commune. En s’incarnant en elle, le Dieu de la vie, le Dieu de la liberté a vaincu la mort. Oui, aujourd’hui, nous contemplons comment Dieu vainc la mort : jamais sans nous.

À lui appartient le règne, mais à nous appartient le “oui” à son amour qui peut tout changer. Sur la croix, Jésus a librement prononcé le “oui” qui devait vider de son pouvoir la mort, cette mort qui sévit encore lorsque nos mains crucifient et que nos cœurs sont prisonniers de la peur, de la méfiance. Sur la croix, la confiance a vaincu, l’amour qui voit ce qui n’est pas encore a vaincu, le pardon a vaincu.

Et Marie était là : elle était là, unie à son Fils. Nous pouvons aujourd’hui deviner que Marie, c’est nous quand nous ne fuyons pas, c’est nous quand nous répondons par notre “oui” à son “oui”. Dans les martyrs de notre temps, dans les témoins de la foi et de la justice, de la douceur et de la paix, ce “oui” vit encore et continue de lutter contre la mort. Ainsi, ce jour de joie est un jour qui nous engage à choisir comment et pour qui vivre.

La liturgie de cette Fête de l’Assomption nous propose le passage évangélique de la Visitation. Saint Luc rapporte le souvenir d’un moment crucial dans la vocation de Marie. Il est beau de revenir à ce moment, en ce jour où nous célébrons l’aboutissement de son existence. Toute histoire sur terre est brève et a une fin, même celle de la Mère de Dieu. Mais rien ne se perd.

Ainsi, lorsqu’une vie s’achève, son caractère unique resplendit plus clairement. Le Magnificat, que l’Évangile met sur les lèvres de la jeune Marie, rayonne désormais de la lumière de toutes ses journées. Une seule journée, celle de la rencontre avec sa cousine Élisabeth, renferme le secret de toutes les autres journées, de toutes les autres saisons.

Et les mots ne suffisent pas : il faut un chant qui continue d’être chanté dans l’Église, “de génération en génération” (Lc 1, 50), au soir de chaque journée. La fécondité surprenante d’Élisabeth, qui était stérile, confirme Marie dans sa confiance : elle anticipe la fécondité de son “oui”, qui se prolonge dans la fécondité de l’Église et de toute l’humanité, lorsque la Parole renouvelante de Dieu est accueillie.

Ce jour-là, deux femmes se sont rencontrées dans la foi, puis elles sont restées trois mois ensemble pour se soutenir mutuellement, non seulement dans les choses pratiques, mais aussi dans une nouvelle façon de lire l’histoire.

Ainsi, frères et sœurs, la Résurrection entre encore aujourd’hui dans notre monde. Les paroles et les choix de mort semblent prévaloir, mais la vie de Dieu interrompt le désespoir par des expériences concrètes de fraternité, par de nouveaux gestes de solidarité. Avant d’être notre destin ultime, en effet, la Résurrection modifie – corps et âme – notre façon d’habiter la terre.

Le chant de Marie, son Magnificat, renforce dans l’espérance les humbles, les affamés, les serviteurs zélés de Dieu. Ce sont les femmes et les hommes des Béatitudes qui, même dans la tribulation, voient déjà l’invisible : les puissants renversés de leurs trônes, les riches les mains vides, les promesses de Dieu réalisées.

Ce sont des expériences que, dans chaque communauté chrétienne, nous devons tous pouvoir dire avoir vécues. Elles semblent impossibles, mais la Parole de Dieu continue de se manifester. Lorsque naissent les liens par lesquels nous opposons le bien au mal, la vie à la mort, alors nous voyons que rien n’est impossible avec Dieu (cf.  Lc 1, 37).

Parfois, malheureusement, là où prévalent les sécurités humaines, un certain bien-être matériel et cette insouciance qui endort les consciences, cette foi peut vieillir. Alors survient la mort, sous forme de résignation et de lamentations, de nostalgie et d’insécurité.

Au lieu de voir le monde ancien toucher à sa fin, on en cherche encore le secours : le secours des riches, des puissants, qui s’accompagne généralement du mépris des pauvres et des humbles. Mais l’Église vit dans ses membres fragiles, elle rajeunit grâce à leur Magnificat.

Aujourd’hui encore, dans les communautés chrétiennes pauvres et persécutées, les témoins de la tendresse et du pardon dans les lieux de conflit, les artisans de paix et les bâtisseurs de ponts dans un monde en morceaux sont la joie de l’Église, ils sont sa fécondité permanente, les prémices du Royaume qui vient.

Beaucoup d’entre eux sont des femmes, comme la vieille Élisabeth et la jeune Marie : des femmes pascales, apôtres de la Résurrection. Laissons-nous convertir par leur témoignage !

Frères et sœurs, lorsque dans cette vie “nous choisissons la vie” (cf. Dt 30, 19), alors en Marie, montée au Ciel, nous avons raison de voir notre destin. Elle nous est donnée comme le signe que la résurrection de Jésus n’a pas été un fait isolé, une exception. Tous, dans le Christ, nous pouvons engloutir la mort (cf. 1 Co 15, 54).

Certes, c’est l’œuvre de Dieu, pas la nôtre. Cependant, Marie est cette entrelacement de grâce et de liberté qui pousse chacun de nous à la confiance, au courage, à l’engagement dans la vie d’un peuple. « Le Puissant fit pour moi des merveilles » (Lc 1, 49) : puissions-nous chacun faire l’expérience de cette joie et en témoigner par un chant nouveau.

N’ayons pas peur de choisir la vie ! Cela peut sembler dangereux, imprudent. Combien de voix nous murmurent sans cesse : “Pourquoi fais-tu cela ? Laisse tomber ! Pense à tes intérêts”. Ce sont des voix de mort. Nous, en revanche, nous sommes disciples du Christ.

C’est son amour qui nous pousse, corps et âme, dans notre temps. Comme individus et comme Église, nous ne vivons plus pour nous-mêmes. C’est précisément cela – et cela seul – qui répand la vie, qui fait prévaloir la vie. Notre victoire sur la mort commence dès maintenant.

Copyright © Dicastère pour la Communication – Libreria Editrice Vaticana
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SOLENNITÉ DE L’ASSOMPTION DE LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE

PAPE LÉON XIV

ANGÉLUS

Place de la Liberté (Castel Gandolfo)
Vendredi 15 août 2025

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Chers frères et sœurs, bonne fête !

Les Pères du Concile Vatican II nous ont laissé un texte magnifique sur la Vierge Marie, que j’aime relire avec vous aujourd’hui, alors que nous célébrons la fête de son Assomption dans la gloire du ciel.

À la fin du document sur l’Église, le Concile dit ceci : « Tout comme dans le ciel où elle est déjà glorifiée corps et âme, la Mère de Jésus représente et inaugure l’Église en son achèvement dans le siècle futur, de même sur cette terre, en attendant la venue du jour du Seigneur (cf. 2 P 3, 10), elle brille déjà devant le Peuple de Dieu en pèlerinage comme un signe d’espérance assurée et de consolation. (cf. 2 P 3, 10) ». (Lumen gentium, n. 68).

Marie, que le Christ ressuscité a prise avec lui dans la gloire, corps et âme, resplendit comme icône d’espérance pour ses enfants en pèlerinage dans l’histoire.

Comment ne pas penser aux vers de Dante, dans le dernier chant du Paradis ? Dans la prière mise sur les lèvres de saint Bernard, qui commence « Vierge mère, fille de ton fils » (XXXIII, 1), le poète loue Marie parce qu’ici-bas, parmi nous mortels, elle est « source vive d’espérance » (ibid., 12), c’est-à-dire source vive, jaillissante d’espérance.

Frères et sœurs, cette vérité de notre foi s’accorde parfaitement avec le thème du Jubilé que nous vivons : “Pèlerins d’espérance”. Le pèlerin a besoin d’un but qui oriente son voyage : un but beau, attrayant, qui guide ses pas et le revigore quand il est fatigué, qui ravive toujours dans son cœur le désir et l’espérance.

Sur le chemin de l’existence, cette destination est Dieu, Amour infini et éternel, plénitude de vie, de paix, de joie, de tout bien. Le cœur humain est attiré par cette beauté et n’est pas heureux tant qu’il ne la trouve ; et il risque en effet de ne pas la trouver s’il se perd dans la « forêt obscure » du mal et du péché.

Mais voici la grâce : Dieu est venu à notre rencontre, il a pris notre chair, faite de terre, et l’a emportée avec lui, symboliquement “au ciel”, c’est-à-dire en Dieu. C’est le mystère de Jésus-Christ, incarné, mort et ressuscité pour notre salut ; et, inséparable de Lui, c’est aussi le mystère de Marie, la femme dont le Fils de Dieu a pris chair, et de l’Église, corps mystique du Christ.

Il s’agit d’un mystère unique d’amour, et donc de liberté. Comme Jésus a dit “oui”, Marie a dit “oui”, elle a cru à la parole du Seigneur. Et toute sa vie a été un pèlerinage d’espérance, avec le Fils de Dieu qui est son Fils, un pèlerinage qui, à travers la Croix et la résurrection, l’a conduite dans la patrie, dans l’étreinte de Dieu.

C’est pourquoi, alors que nous cheminons, individuellement, en famille, en communauté, surtout lorsque les nuages s’amoncellent et que le chemin devient incertain et difficile, levons les yeux, regardons vers elle, notre Mère, et nous retrouverons l’espérance qui ne déçoit pas (cf. Rm 5, 5).

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À l’issue de l’Angélus

Chers frères et sœurs,

aujourd’hui, nous voulons confier à l’intercession de la Vierge Marie, montée au ciel, notre prière pour la paix. En tant que Mère, elle souffre des maux qui affligent ses enfants, en particulier les petits et les faibles. Elle l’a confirmé à maintes reprises au cours des siècles par des messages et des apparitions.

En proclamant le dogme de son Assomption, alors que la tragique expérience de la Seconde Guerre mondiale était encore brûlante, Pie XII écrivait : « Il faut espérer que tous ceux qui méditeront les glorieux exemples de Marie seront de plus en plus convaincus de la valeur de la vie humaine », et il souhaitait que jamais plus « on ne détruise des vies humaines en provoquant des guerres » (Const. ap. Munificentissimus Deus).

Comme ces paroles sont actuelles ! Aujourd’hui encore, malheureusement, nous nous sentons impuissants face à la propagation dans le monde d’une violence toujours plus sourde et insensible à tout élan d’humanité. Pourtant, nous ne devons pas cesser d’espérer : Dieu est plus grand que le péché des hommes.

Nous ne devons pas nous résigner à la prévalence de la logique du conflit et des armes. Avec Marie, nous croyons que le Seigneur continue de secourir ses enfants, se souvenant de sa miséricorde. C’est seulement en elle qu’il est possible de retrouver le chemin de la paix.

Et maintenant, je salue les pèlerins venus d’Italie et de divers pays.

Je salue la communauté d’évangélisation universitaire venue du Honduras, les familles du Mouvement de l’Amour Familial qui ont terminé leurs Exercices spirituels, et le groupe de mariés et de fiancés “Sainte Rita”.

Tous mes vœux et bonne fête à tous !