[Mot du Seigneur Jésus]
« Aujourd’hui, amène-Moi les âmes froides, et immerge-les dans l’abîme de Ma miséricorde. Ces âmes-là blessent le plus douloureusement Mon cœur. Au Jardin des Oliviers, ce sont les âmes froides qui M’ont inspiré la plus grande aversion. C’est à cause d’elles que j’ai dit : ‘Père, éloigne de Moi cette coupe, si telle est Ta volonté’. Pour elles, le recours à ma miséricorde est la dernière planche de salut. »
[Prière de Sœur Faustine]
« Très compatissant Jésus, Toi qui es la pitié même, je fais entrer dans la demeure de Ton Cœur très compatissant les âmes froides. Que ces âmes glaciales, qui ressemblent à des cadavres et qui T’emplissent d’un tel dégoût, se réchauffent que dans ce feu de Ton pur amour. Ô Jésus très compatissant, use de Ta miséricorde toute-puissante, attire-les dans le brasier de Ton amour et donne-leur la grâce d’un amour divin, car tu peux tout. »
Père Éternel, regarde avec miséricorde les âmes froides, qui demeurent dans le Cœur très compatissant de Jésus. Père de miséricorde, je T’en supplie, par l’amertume de la Passion de Ton Fils et par Son agonie de trois heures sur la Croix, permets qu’elles aussi glorifient Ton insondable miséricorde… » (PJ 1210-1229)
Jésus-Christ, pour avoir sacrifié sa vie humaine à Dieu, son Père, a reçu de lui ce privilège d’être dans l’Église une source de Vie divine dont il porte en soi la plénitude pour tous ses enfants.
C’est pourquoi le Saint-Esprit dans l’Écriture sainte fait entendre à tous les Chrétiens, qui sont les membres de Jésus-Christ, qu’ils ont reçu la grâce de cette première plénitude, et qu’ils n’ont rien en eux de la Vie de Dieu, que ce qu’ils en reçoivent de la vie de Jésus-Christ et selon la mesure qu’il la leur veut dispenser et les en rendre participants.
Et l’apôtre saint Paul prêchant toujours la vie de son maître, et annonçant ce que Jésus-Christ est à l’Église, il dit en plusieurs lieux que Jésus est la plénitude, non-seulement de la loi, mais de toute l’Église, soit dans la terre, soit dans le ciel ; car il remplit tout seul de sa grâce et de sa gloire tous les justes et tous les saints ; il est en eux toute leur vie, leur grâce et leur vertu, il est en eux tout ce qu’ils ont de Dieu, lequel est en Jésus le tout en toutes choses, consommant en soi toute sa créature.
Ce qu’est Notre-Seigneur à son Église, il l’est par excellence à sa très-sainte Mère. Ainsi il est sa plénitude intérieure et divine; et comme il s’est sacrifié plus particulièrement pour elle que pour toute l’Église, il lui donne la vie de Dieu plus abondamment qu’à toute l’Église ; et il la lui donne même par gratitude, et en reconnaissance de la vie qu’il a reçue d’elle :
car comme il a promis à tous ses membres de leur rendre au centuple de ce qu’il aura reçu de leur charité en la terre, il veut rendre aussi à sa Mère le centuple de la vie humaine qu’il a reçue de son amour et de sa piété; et ce centuple est la vie divine infiniment précieuse et estimable :
et comme elle a tenu sur lui la qualité de père et de mère tout ensemble, lui fournissant toute la substance de sa vie, Jésus est maintenant en elle, lui donnant toute la plénitude et la surabondance de vie convenable à un si vaste sujet d’amour, et à une capacité si grande de sa dilection et de sa vie divine.
Il faut donc considérer Jésus-Christ, notre tout, vivant en la très sainte Vierge en la plénitude de la vie de Dieu, tant de celle qu’il a reçue de son Père que de celle qu’il a acquise et méritée aux hommes par le ministère de la vie de sa Mère. C’est en elle où il fait voir tous les trésors de ses richesses, l’éclat de sa beauté, et les délices de sa vie divine.
C’est là où l’on voit en raccourci la gloire que ses ignominies ont attirée sur l’Église, toute la joie et la félicité qu’il lui a acquises par ses souffrances, et toutes les richesses qu’il nous a méritées par la misère et par la pauvreté de la croix.
Jean-Jacques Olier
Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse
Dixi : confitebor adversum me injustitiam meam Domino, et tu remisisti impietatem peccati mei.
J’ai dit : je déclarerai au Seigneur, et je confesserai moi-même mon iniquité, et vous avez aussitôt remis l’impiété de mon péché. Psaume 31. 6.
J’irai, ô mon Dieu ! j’irai me jeter aux pieds de votre ministre : vous lui avez donné le pouvoir de me guérir, mais pour faire usage de ce pouvoir, il faut qu’il connaisse les plaies de mon âme ; je les lui découvrirai, je confesserai mes iniquités.
Soyez dans ma bouche et dans mon cœur, pour que cette confession ait toutes les qualités qu’elle doit avoir, pour que je m’accuse de toutes mes fautes sans aucun détour ; que je ne cherche point à en diminuer l’énormité, que je ne les raconte pas avec une différence et une insensibilité criminelles, mais que je les accuse en esprit de pénitence, dans l’amertume de mon cœur.
Rendez-moi docile aux instructions que vous me donnerez par la bouche de votre ministre : ne permettez pas que je résiste aux vérités qu’il me fera connaître, et aux impressions salutaires qu’il cherchera à exciter dans mon cœur.
Donnez-lui à lui-même, Seigneur, la lumière dont il a besoin pour bien connaître l’état de mon âme, et pour me prescrire les remèdes convenables aux maladies dont elle est attaquée. Donnez-lui ce zèle qui touche, qui pénètre, qui change les cœurs, afin qu’il fixe une bonne fois le mien dans la haine du vice et dans la pratique de la vertu.
Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse
NB : à ceux qui le demanderont – par contact -, je donnerai gratuitement la version de ces prières, mise en EPUB. P. J.-Daniel Planchot, cm