Archives de catégorie : Billet

sur la Médaille Miraculeuse, l’Église dans le monde

pourquoi la famille est un cadeau

29-09-2014 source : Radio Vatican

« Communiquer la famille : lieu privilégié de la rencontre dans la gratuité de l’amour ». C’est le thème choisi par le Pape François pour la prochaine Journée mondiale des communications sociales célébrée le dimanche 17 mai 2015. Un thème qui tient compte des deux prochains synodes consacrés à la famille. Des familles désorientées, éclatées, affaiblies par les mutations culturelles.

Difficile aujourd’hui de dire aux hommes blessés et déçus que l’amour entre un homme et une femme est une très bonne chose, que les enfants sont le don le plus précieux, que la famille est le lieu par excellent où l’on apprend la beauté de la vie, la joie de l’amour, la gratuité du don, la consolation du pardon offert et reçu, et où l’on commence à rencontrer l’autre. L’Église aujourd’hui doit à nouveau apprendre à raconter pourquoi la famille est un cadeau, grand, bon et beau. Elle doit trouver le moyen de dire que la gratuité de l’amour, que se donnent les époux, unit tous les hommes à Dieu et que c’est un devoir exaltant

L’Eucharistie fait l’Eglise

27-09-2014 source : Radio Vatican

Le monde d’aujourd’hui est en mal d’espérance. C’est pourquoi l’humanité a besoin d’entendre le message de l’espérance chrétienne. Le Pape François l’a affirmé ce samedi matin. Il s’adressait au Comité pontifical pour les Congrès eucharistiques internationaux. Le Saint-Père a rappelé que l’espérance chrétienne passe par la rencontre avec Jésus dans l’Eucharistie. Il est donc nécessaire d’aider les fidèles partout dans le monde à mieux comprendre la valeur et l’importance de l’Eucharistie dans leur vie, car c’est « l’Eucharistie qui fait l’Église ».

Le Pape François a insisté sur le lien qui unit l’Eucharistie, la mission et l’espérance chrétienne. L’Église est appelée à le proclamer avec une ardeur renouvelée, en ayant recours à de nouvelles méthodes et à de nouveaux langages. Elle doit annoncer ce message à tous, en particulier aux baptisés qui se sont éloignés de l’Église et qui vivent sans aucune référence à la vie chrétienne. Et le Souverain pontife a exhorté les chrétiens à offrir l’espérance, le pardon, la guérison et l’amour à tous ceux qui en ont besoin, en particulier aux pauvres, aux personnes défavorisées et opprimées.

soigner les blessures de l’humanité

26-09-2014 source : Radio Vatican

Le Pape François a reçu vendredi matin au Vatican l’assemblée générale des Focolari, mouvement fondé par Chiara Lubich. Il les a invités à participer à la nouvelle étape d’évangélisation que l’Église est appelée à effectuer cinquante ans après Vatican II, en témoignant de l’amour de Dieu pour chaque personne, à commencer par les plus pauvres et les exclus.

Il les a exhortés à consacrer du temps à la contemplation tout en pratiquant la communion et la fraternité, conformément au charisme de Chiara Lubich, « témoin extraordinaire ». Car « La contemplation qui ignore les autres est une tromperie, une preuve de narcissisme. » Pour évangéliser il faut aussi sortir, devenir des experts dans l’art du dialogue qui ne s’acquiert pas à bon marché.

Aller à la rencontre des plaies de la société avec courage

Pas question de tergiverser ou de se contenter de demi-mesures ; pour le Pape François il faut viser haut, aller avec courage à la rencontre des épreuves et des souffrances de l’humanité, des plaies de la société et des interrogations de la culture de notre temps. Donc pas de byzantinismes théologiques, philosophiques et spirituels.

« La première chose à faire c’est de soigner les blessures et pas de mesurer le taux de cholestérol », a-t-il dit, en comparant une nouvelle fois l’Église à un hôpital de campagne *. Il a insisté sur la gratuité de la rédemption et du pardon des péchés. Enfin, dernière recommandation aux Focolari, que nous pouvons prendre aussi pour nous : faire école, former les nouvelles générations, des hommes et des femmes nouveaux, capables de reconnaître et d’interpréter les besoins, les préoccupations et les attentes de l’humanité.

* Cela fait penser à Antonio Vieira, sj, célèbre au Portugal et au Brésil : « Mieux vaudrait qu’il n’y ait pas d’église dans la Miséricorde divine plutôt qu’il n’y ait pas d’hôpital, parce que l’image du Christ qui se trouve dans l’église est une image morte, qui ne souffre pas ; les images du Christ que sont les pauvres sont des images vives, qui souffrent. S’il n’y a pas d’autre moyen, que l’église soit convertie en hôpital et le Christ sera très content. » Ces quelques mots  du Sermon du quatrième dimanche de Carême, prêché en 1657 à Saint Louis du Maranhão, donnent une idée de Vieira et de son engagement, dont la pensée n’est sûrement pas étrangère au Pape François.