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sur la Médaille Miraculeuse, l’Église dans le monde

Le Pape en Corée : espérance et paix

Le Saint-Père s’est rendu en Corée pour porter un message d’espérance, dans une terre qui subit encore les conséquences d’une guerre qui n’a jamais été résolue par un traité de paix.

Dans ce pays on sent vraiment la présence de la tension, d’un conflit qui n’est pas fini. Le Pape François a dit dans son premier discours qu’il faut essayer de surmonter les obstacles et l’incapacité à dialoguer, car il n’y a pas d’autre voie à parcourir. L’Evangile, la foi chrétienne et l’Eglise catholique peuvent contribuer à faire renaître l’espérance de pouvoir bâtir la réconciliation et la paix.

Le Souverain Pontife a adressé un discours à l’ensemble des évêques coréens, jeudi soir. Le Pape François a une opinion très positive de l’Eglise de Corée, de son dynamisme, de son courage, de son témoignage, du service qu’elle rend à l’Eglise universelle, car c’est une Eglise missionnaire qui donne beaucoup aux autres Eglises. Mais l’évêque de Rome a fait une remarque intéressante dans son discours : il a invité l’épiscopat à éviter de faire de cette Eglise une Eglise forte, une Eglise riche. C’est la thématique de l’Eglise pauvre pour les pauvres, si chère au Pape François et qui revient sans cesse dans ses interventions. Mais cette recommandation il l’a faite avec amour : faîtes attention à ne pas devenir une Eglise satisfaite de sa force ; restez toujours une Eglise désireuse de témoigner de l’Evangile de Jésus, une Eglise qui aime les pauvres dans la pauvreté.

De bons fruits pour la Corée

11-08-2014 source : L’Osservatore Romano

« L’Église est la grande famille dans laquelle nous sommes tous frères dans le Christ ». C’est ce que rappelle le Pape François dans un message vidéo adressé aux Coréens à l’approche du voyage en programme du 13 au 18 août.

En invitant les fidèles à prier « afin que ce voyage apostolique porte de bons fruits pour l’Église et la société coréenne », le Pape souligne deux motifs fondamentaux à la base de sa visite: la participation à la sixième journée asiatique de la jeunesse et la béatification de Paul Yun Ji-chung et de 123 compagnons martyrs de la foi. « Aux jeunes en particulier, j’apporterai l’appel du Seigneur: ‘Jeunesse d’Asie, réveille-toi! La gloire des martyrs brille sur toi’ ». En effet  ils « sont porteurs d’espérance et d’énergies pour l’avenir ». Et c’est à eux de recueillir l’héritage de la foi préservée par les personnes âgées, sans lesquelles « les jeunes seraient privés de mémoire. La rencontre entre les personnes âgées et les jeunes est la garantie du chemin du peuple ».

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C’est au voyage du Pape qu’est consacrée l’édition spéciale du mensuel « Femmes, Église, Monde », qui paraîtra avec le quotidien du mercredi 13 août. Le thème du christianisme en Corée est évoqué par des femmes « qui – écrit Lucetta Scaraffia dans l’éditorial – trouvent dans la culture chrétienne le respect et la considération pour leurs besoins qui sont ignorés dans la société coréenne, et qui deviennent donc les plus ferventes promotrices du christianisme ». Outre un entretien de Cristian Martini Grimaldi à Yuna Kim, une jeune patineuse convertie au catholicisme, dans les pages du supplément spécial sont rassemblés les témoignages de Lee Mi-Kyung, très active dans la défense des droits des femmes, de certaines jeunes qui seront présentes à la rencontre avec le Pape et d’Helen Kyung Soo Kwon, qui raconte l’histoire de la martyre de la première communauté catholique coréenne.

Saint Sixte II

Sixte IISaint Sixte II est le 24ème pape de 257 à 258 (✝ 258).

À Rome, sur la voie Appienne, au cimetière de Calliste, en 258, la passion de saint Sixte II, pape, et de ses diacres, dont la mémoire est célébrée le 7 août. (Martyrologe romain)

Après l’intransigeance excessive de son prédécesseur, il donne l’image d’un pape conciliant, respectant les traditions des divers évêques et c’est ainsi qu’il sut renouer avec saint Cyprien de Carthage et les Églises d’Asie qui baptisaient les hérétiques. Il fut élu au moment où reprenaient les persécutions après une paix de plusieurs années. Les évêques, les prêtres et les diacres devaient être exécutés immédiatement, après une simple vérification de leur identité. Il fut arrêté au cours d’une cérémonie clandestine qu’il célébrait dans un cimetière de la voie Appienne et immédiatement décapité, avec six de ses sept diacres. On laissa quelque temps au septième, saint Laurent, afin qu’il puisse livrer les biens de l’Église, ce qu’il refusa. Il fut alors à son tour martyrisé par le feu.