Archives de catégorie : Billet

sur la Médaille Miraculeuse, l’Église dans le monde

Paix en Terre Sainte et au Proche-Orient

09-13-2012 source :Radio Vatican

Ambiance œcuménique ce lundi matin dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe au Vatican. Le Pape a en effet célébré la messe en compagnie de Mgr Ibrahim Isaac Sidrak, le patriarche d’Alexandrie des coptes catholiques, de passage à Rome pour manifester publiquement sa « communion ecclésiastique »  en célébrant avec le successeur de Pierre.

Dans son homélie, le Pape a plaidé une nouvelle fois pour que les divisions s’apaisent au Proche-Orient. Il a renouvelé sa proximité avec les chrétiens de la région qui vivent dans l’incertitude des lendemains.

« Prions avec confiance pour que la paix en Terre Sainte et dans tout le Proche-Orient puisse toujours se relever des coups d’arrêt récurrents et parfois dramatiques qui lui sont portés », a souligné le Pape, invitant à dépasser les intérêts personnels parfois obscurs, et plaidant pour que la liberté religieuse soit garantie pour tous, et que les chrétiens puissent vivre sereinement là où ils sont nés.

Le Saint Père a aussi rappelé la fuite de la Sainte Famille, qui fut généreusement accueillie en terre égyptienne, et demandé au Seigneur qu’il « veille particulièrement sur les Égyptiens pour qu’ils cherchent dignité et sécurité ».

En demandant au Pape François  sa bénédiction, le patriarche copte-catholique l’a invité à se rendre en Egypte.

A Noël, se laisser rencontrer par Jésus

02-12-2013 source : Radio Vatican

« Noël n’est pas seulement une fête qui revient chaque année ou le souvenir d’une belle chose » , mais c’est « bien plus : nous allons sur ce chemin pour rencontrer le Seigneur. Noël est une rencontre. Et nous marchons pour Le rencontrer : Le rencontrer avec le cœur, avec la vie ; Le rencontrer vivant, comme Il l’est ; Le rencontrer avec foi ».

« Ce n’est pas facile de vivre avec la foi », a déclaré le Pape François dans l’homélie de la messe célébrée en la chapelle Sainte Marthe, en ce premier lundi du temps de l’Avent. « Le Seigneur, dans le texte que nous avons écouté, a ajouté le Pape en commentant le passage de l’Évangile du jour – où le centurion romain demande avec foi à Jésus de guérir son esclave – fut émerveillé par ce centurion, par sa foi. Il avait fait du chemin pour rencontrer le Seigneur, et il l’avait fait avec foi. Et c’est pour cela que non seulement il a rencontré le Seigneur, mais il a aussi ressenti la joie d’être rencontré par le Seigneur. Et c’est ce genre de rencontre que nous voulons : la rencontre de la foi ».

« Mais plus qu’être nous à rencontrer le Seigneur, a souligné le Pape, il est important de se laisser rencontrer par Lui ». « Quand nous sommes seulement nous à rencontrer le Seigneur, nous sommes nous, pour ainsi dire, les patrons de cette rencontre ; mais quand nous nous laissons rencontrer par Lui, c’est Lui qui entre en nous, c’est Lui qui nous renouvelle, parce que c’est cela que signifie la venue du Christ : renouveler le cœur, l’âme, la vie, l’espérance, le chemin. Nous sommes en chemin avec foi, avec la foi de ce centurion, pour rencontrer le Seigneur principalement pour nous laisser rencontrer par Lui ».

pas de pensée faible mais penser selon Dieu

29-11-2013 source : Radio Vatican

Le chrétien pense selon Dieu et pour cette raison il refuse la pensée faible et uniforme. C’est ce qu’a souligné le Pape François ce vendredi matin lors de la Messe célébrée en la chapelle de la maison Sainte Marthe au Vatican. Le Pape a affirmé que, pour comprendre les signes des temps, un chrétien ne peut penser seulement avec la tête mais doit penser aussi avec le cœur et l’esprit qu’il a en lui. Le Seigneur enseigne à ses disciples à comprendre « les signes des temps », signes que les pharisiens ne parviennent pas à saisir. Partant de l’Evangile du jour, le Pape François a insisté sur « la pensée chrétienne». Qui suit Jésus, a-t-il déclaré, ne pense pas seulement avec la tête mais aussi avec le cœur et « l’esprit qu’il a en lui ». Autrement, on ne peut pas comprendre « le pas de Dieu dans l’histoire ».

« Dans l’Évangile, Jésus ne se fâchait pas mais il faisait semblant lorsque ses disciples ne comprenaient pas les choses. Aux disciples d’Emmaüs, il dit : « Comme vous êtes sots et comme votre cœur est lent ». « Celui qui ne comprend pas les choses de Dieu est une telle personne. Le Seigneur veut que nous comprenions ce qui se passe : ce qui se passe dans mon cœur, ce qui se passe dans ma vie, ce qui se passe dans le monde, dans l’histoire. Que signifie ce qui se passe maintenant ? Ce sont les signes des temps ! Au contraire, l’esprit du monde nous fait d’autres propositions car l’esprit du monde ne nous veut pas comme peuple : il nous veut comme masse, sans pensée, sans liberté ». L’esprit du monde, a répété le Pape, « veut que nous empruntions la voie de l’uniformité », mais, comme avertit Saint Paul, « l’esprit du monde » nous traite comme si nous n’avions pas la capacité de penser par nous-mêmes ; il nous traite comme des personnes qui ne sont pas libres ».

Non à la pensée unique, la pensée faible

« La pensée uniforme, la pensée unique, la pensée faible. L’esprit du monde ne veut pas que nous nous demandions devant Dieu : « Mais pourquoi ceci, pourquoi cela, pourquoi cela se produit-il ? » « Ou il nous propose même une pensée à la mode, selon nos propres goûts : « Je pense comme ça me plaît ! » « Mais c’est correct nous disent-ils. Ce que l’esprit du monde ne veut pas, c’est ce que nous demande Jésus : la pensée libre, la pensée d’un homme et d’une femme qui font partie du peuple de Dieu et cela constitue précisément le salut ! Pensez aux prophètes ! » « Tu n’étais pas mon peuple, maintenant je te dis mon peuple : voilà ce que dit le Seigneur. Et ceci est le salut : nous faire peuple, peuple de Dieu, avoir la liberté ».

« Et Jésus- a-t-il ajouté- nous demande de penser librement, de penser pour comprendre ce qui se passe ». La vérité, nous dit encore le Pape, est que « nous n’y arrivons pas tout seul ! Nous avons besoin de l’aide du Seigneur ». Nous en avons besoin « pour comprendre les signes des temps » et, a-t-il souligné, « l’Esprit Saint nous offre ce cadeau, un don : l’intelligence pour comprendre et pas pour que les autres m’expliquent ce qui se passe ».

« Quelle est la voie que veut le Seigneur ? Toujours cet esprit d’intelligence pour comprendre les signes des temps. C’est beau de demander cette grâce au Seigneur Jésus, qu’ils nous envoie son esprit d’intelligence pour que nous n’ayons pas de pensée faible, de pensée uniforme et de pensée selon nos propres goûts : mais que nous ayons seulement une pensée selon Dieu. Avec cette pensée, qui est une pensée d’esprit, de cœur et d’âme. Avec cette pensée, qui est un don de l’Esprit, rechercher le sens des choses et bien comprendre les signes des temps ».