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message video du Pape avant sa visite en Égypte

Le pape François a envoyé un message vidéo au peuple égyptien avant son voyage apostolique dans le pays, en disant que «le monde a besoin de paix, d’amour et de miséricorde».

Le pape François a commencé son message vidéo au peuple égyptien avec l’accueil traditionnel en arabe: « Al Salamò Alaikum! (Que la paix soit avec toi!) »

Il «vient en ami, en tant que messager de paix et pèlerin dans le pays qui, il y a plus de deux mille ans, a donné refuge et hospitalité à la Sainte Famille en fuyant les menaces du roi Hérode».

Il a remercié ceux qui l’ont invité, y compris le président, le patriarche Tawadros II, le grand imam d’Al-Azhar et le patriarche copte-catholique, ainsi que tous ceux qui se préparent à son arrivée.

Il aimerait que sa visite «soit un témoignage de mon affection, de mon réconfort et de mon encouragement pour tous les chrétiens du Moyen-Orient».

Il a appelé sa visite interreligieuse et œcuménique comme «un message d’amitié et de respect pour tous les habitants d’Égypte et de la région et un message de fraternité et de réconciliation avec tous les enfants d’Abraham, en particulier le monde musulman, où l’Égypte détient une si grande importance place. »

En parlant de la «violence aveugle» récente dans le pays, le pape François a déclaré: «Notre monde a besoin de paix, d’amour et de miséricorde. Il a besoin de pacificateurs, de personnes libres et de personnes libres, d’hommes et de femmes courageuses qui peuvent apprendre du passé afin de construire l’avenir sans aucune forme de préjugés. »

« Notre monde a besoin de personnes qui peuvent construire des ponts de paix, de dialogue, de fraternité, de justice et d’humanité. »

Enfin, le pape François a adressé une chaleureuse salutation au peuple égyptien de toutes les religions, d’âge et de situations.

« Shukram wa Tahiaì Misr ! (Merci et puisse l’Égypte s’épanouir !) « 

Vous trouverez ci-dessous la traduction officielle du message vidéo du pape: Lire la suite →

le frémissement du Ressuscité, Christ est vivant

Le Christ est ressuscité – couverture du livret de la Veillée Pascale 2017 à Saint Pierre de Rome

Le Pape François a présidé en la basilique Saint-Pierre la cinquième veillée pascale depuis son élection en 2013, ce samedi 15 avril 2017 en la basilique Saint-Pierre, à 20h30.

La lumière du Cierge pascal brille également dans la nuit de Rome à Jérusalem, en passant par tous les continents puisque les chrétiens du monde entier, catholiques, orthodoxes et protestants, fêtent la Résurrection du Christ le même jour cette année. C’était déjà le cas en 2014 mais ne se reproduira pas avant le 20 avril 2025.

« Voici ce que cette nuit nous appelle à annoncer: le frémissement du Ressuscité, Christ est vivant! »: c’est l’appel du pape François dans son homélie pour la veillée pascale.

« Comme avec (les saintes femmes), nous sommes entrés dans le sépulcre, ainsi avec elles, je vous invite à aller, à revenir en ville, à revenir sur nos propres pas, sur nos regards. Allons avec elles annoncer la nouvelle, allons… Partout où il semble que le tombeau a eu le dernier mot et où il semble que la mort a été l’unique solution. »

« Allons annoncer, partager, révéler que c’est vrai: le Seigneur est vivant. Il est vivant et veut ressusciter dans beaucoup de visages qui ont enseveli l’espérance, ont enseveli les rêves, ont enseveli la dignité. Et si nous ne sommes pas capables de laisser l’Esprit nous conduire par ce chemin, alors nous ne sommes pas chrétiens. »

« Allons et laissons-nous surprendre par cette aube différente, laissons-nous surprendre par la nouveauté que seul le Christ peut offrir. Laissons sa tendresse et son amour guider nos pas, laissons le battement de son cœur transformer notre faible frémissement. »

Cette dernière étape du Triduum pascal, qui marque l’apogée de la Semaine Sainte, est traditionnellement l’occasion de célébrer des baptêmes d’adultes ou d’enfants ayant accompli un parcours catéchuménal.

Au cours de la veillée le pape a  conféré le baptême à 11 catéchumènes, 5 femmes et 6 hommes, qui ont entre  9 et 50 ans, ils viennent de 8 pays différents: Chine (26 ans), Malaisie (21 ans), États-Unis (31 ans), Malte (12 ans), Albanie (deux frères de 24 et 31 ans), République Tchèque (50 ans), Espagne (19 ans), Italie (9, 22, et 35 ans). Il a aussi donné le sacrement de la Confirmation et la Première Communion aux 10 plus âgés : le petit garçon de 9 ans fera sa Première Communion plus tard, il recevra ensuite la Confirmation.

La célébration s’est achevée par la prière mariale du «Regina Caeli» – «Reine du Ciel, réjouis-toi» – qui caractérise le temps pascal.

En France, cette nuit, plus de 4500 personnes reçoivent aussi le baptême. C’est le signe de l’Église qui se régénère dans la joie de l’annonce de la Résurrection du Seigneur. La Veillée pascale, tout à fait centrale dans l’Année liturgique, est relativement récente sous sa forme actuelle. Cette célébration existait dans l’Église antique.  En 1951 le Pape Pie XII en a rétabli l’usage.

Le rite du passage de l’obscurité à la lumière est l’occasion d’une forme de rapprochement avec les Églises orientales qui accordent une grande importance à cette symbolique, notamment les coptes. Frappés par des attentats en Égypte dimanche 9 avril 2017, jour de la fête des Rameaux, les coptes sont particulièrement présents dans la prière des chrétiens en cette Veillée pascale, tout juste deux semaines avant la visite du Pape François au Caire.

Homélie compète du pape François
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Réjouis-toi, le Seigneur est avec toi

Réjouis-toi, le Seigneur est avec toi

Le Pape François est à Milan, ce samedi 25 mars, jour de l’Annonciation, pour une visite pastorale dans la capitale lombarde.  Il s’est d’abord rendu dans le quartier Forlanini où il a rencontré trois familles dans leurs appartements. Sur l’esplanade des « Case Bianche », un bloc d’immeubles en périphérie de la cité lombarde, le Saint-Père s’est adressé aux résidents.

Puis il s’est rendu au Duomo, la cathédrale, pour s’adresser aux prêtres et séminaristes du diocèse. il a poursuivi sa visite pastorale par la prière de l’Angélus, sur le parvis de la cathédrale et est ensuite allé en fin de matinée à la prison San Vittore où il a déjeuné avec une centaine de détenus. Le repas avait été préparé par les prisonniers. En fin de journée, il a rencontré 45 000 confirmands au stade San Siro, un des plus grands stades d’Europe, soit près de 80 000 personnes avec parents et catéchistes.

Plus tôt en milieu d’après-midi, le Pape a été accueilli par une foule très nombreuse – près d’un million de personnes – pour une messe au parc de Monza. Sous un grand soleil, il y a présidé une concélébration eucharistique en la solennité de l’Annonciation.

Dans son homélie, il a appelé les fidèles à se réjouir, comme Marie, de la venue de Dieu parmi nous, dans notre quotidien. «Nous venons d’écouter l’annonce la plus importante de notre histoire : l’annonciation à Marie.» Il a expliqué comment l’Ange Gabriel nous donne les clés pour propager cette joie, sans crainte.

 le Pape a expliqué dans son homélie que «rien ni personne ne laisse Dieu indifférent», . «La joie du salut a débuté dans la vie quotidienne de la maison d’une jeune de Nazareth» et encore aujourd’hui c’est «dans nos villes, nos écoles et universités que s’accomplit l’annonce la plus belle que nous puissions entendre : “Réjouis-toi, le Seigneur est avec toi !”».

Mais le «rythme vertigineux» auquel nous sommes soumis peut nous voler cette espérance et cette joie,  surtout en ces temps de spéculation. « Comme Marie, nous pouvons nous aussi être pris de désarroi. ‘Comment cela va-t-il se faire’ en des temps si pleins de spéculation ?  On spécule sur la vie, sur le travail, sur la famille. On spécule sur les pauvres et sur les migrants ; on spécule sur les jeunes et sur leur avenir. Tout semble se réduire à des chiffres… Alors que la souffrance frappe à de nombreuses portes, alors qu’en beaucoup de jeunes grandit l’insatisfaction faute de réelles opportunités, la spéculation abonde partout.»

«Quand tout s’accélère pour construire – en théorie – une société meilleure, finalement on n’a de temps pour rien ni pour personne. Nous perdons le temps pour la famille, le temps pour la communauté, nous perdons le temps pour l’amitié, pour la solidarité et pour la mémoire.»

«Comment alors, est-il possible de vivre la joie de l’Évangile aujourd’hui ?» En regardant le présent «avec audace». Il est d’abord nécessaire de «faire mémoire, de regarder notre passé pour ne pas oublier d’où nous venons», tout comme l’Ange évoqua «la promesse faite à David».

Cette mémoire permet à Marie de s’approprier son appartenance au Peuple de Dieu, un «peuple formé de milles visages, histoires et provenances, un peuple multiculturel et multiethnique qui n’a pas peur d’accueillir celui qui en a besoin.»

Voici « trois clés » données par l’Ange Gabriel pour ne pas se décourager : 

La mémoire, pour « ne pas rester prisonniers des discours qui sèment fractures et divisions comme unique façon de résoudre les conflits.

L’appartenance au Peuple de Dieu, « qui n’a pas peur d’embrasser les limites, les frontières… d’accueillir celui qui en a besoin parce qu’il sait que c’est là que son Seigneur est présent.»

Et croire à «la possibilité de l’impossible» : «Quand nous croyons que tout dépend exclusivement de nous, nous restons prisonniers de nos capacités… Quand au contraire nous sommes disposés à nous laisser aider, à nous laisser conseiller, quand nous nous ouvrons à la grâce, il semble que l’impossible commence à devenir réalité.» Car, comme le dit l’Ange : «Rien n’est impossible à Dieu.»