Archives de catégorie : Informations

sur l’Association, la Chapelle, la vie de l’Église

Le Pape visite un centre de l’Arche à Rome

13-05-2016 source : Radio Vatican 

Le Pape François a effectué une nouvelle visite surprise dans le cadre des « vendredis de la miséricorde ». Il s’est rendu en milieu d’après-midi à la communauté du Chicco à Ciampino, au sud de Rome, une communauté qui accueille des personnes handicapées. La communauté du Chicco (« le grain », en italien ) est administrée par la communauté de l’Arche, fondée par Jean Vanier.

Fondée en 1981, le Chicco est la première communauté de l’Arche en Italie. Elle accueille 18 personnes atteintes de graves maladies mentales. Le Pape s’est assis à table pour partager le goûter, comme en famille, et a discuté avec les volontaires et les personnes malades. Un moment familial de joie et de simplicité. Le Pape a aussi pu visiter le petit atelier où les personnes handicapées confectionnent des objets et peuvent exprimer leur créativité. Selon l’intuition de Jean Vanier, chacun est appelé en effet à un travail manuel en fonction de ses capacités.

Contre la culture du rejet

La rencontre s’est terminée par une prière commune, chacun tenant la main de son voisin, dans la petite chapelle de la communauté. Le Saint-Père a embrassé chacun des pensionnaires du Chicco avant de rentrer au Vatican.

La vocation de l’Arche est de faire en sorte que nul ne soit discriminé à cause de son infirmité. Par cette visite, le Pape a voulu donner un signe supplémentaire de son engagement contre la culture du rejet.

Incendie à Fort McMurray

La ville de Fort McMurray, dans le nord de l’Alberta est complètement déserte, abandonnée par ses habitants suite à un incendie qui a détruit au moins 1.600 édifices. Le feu a causé l’évacuation de plus de 90.000 personnes. Les chiffres de la tragédie sont impressionnants, l’incendie étant désormais considéré comme « la catastrophe naturelle la plus coûteuse de l’histoire du Canada ». Depuis son début, le 1er mai, le feu s’est étendu sans relâche : le premier jour, il a intéressé une zone de quelques 500 ha alors que, jusqu’à hier, 6 mai, les hectares touchés par les flammes étaient au moins de 100.000. La situation dramatique de Fort McMurray a touché le Pape François qui, affligé par la situation, a demandé de prier pour la population. Hier, dans une lettre envoyée sur place, le Secrétaire d’État a déclaré que « le Saint-Père est attristé par la destruction et la souffrance causées par les incendies qui intéressent la zone de Fort McMurray. Il prie pour tous les évacués – en particulier pour les enfants – qui ont perdu leurs maisons. »

La ville de Fort McMurray est passée de 35.000 habitants au début des années 1990 à plus de 125.000 en 2015 et ceci grâce à une seule activité : l’extraction de pétrole sur un superficie de quelques 140.000 km2 de sables bitumeuses. La production de brut, qui a apporté renom, ressources et développement à cette zone, a été fortement critiquée par les écologistes à cause des conditions de celle-ci. La cause de l’incendie des forêts de la zone est liée aux changements climatiques, l’hiver étant devenu trop doux. La population a fui en direction du sud, vers les villes les plus proches, qui se situent cependant à quelques 600 Km de distance.

Le cléricalisme déforme l’Église

26-04-2016 source :  Radio Vatican

«Les laïcs sont des protagonistes de l’Église et du monde», le Pape François invite les pasteurs à «les servir et non à se servir d’eux».

Le Saint-Père s’exprime ainsi dans une lettre adressée au cardinal Marc Ouellet, président de la commission pontificale pour l’Amérique latine. Un document qui fait suite à la rencontre du Saint-Père avec les participants à l’assemblée plénière de la commission. Elle s’était réunie en mars dernier sur le thème «L’indispensable engagement des laïcs dans la vie publique». Ce texte peut être valable pour tout pays.

Dans ce long texte le Pape précise le rôle et la mission des laïcs. «Ce n’est pas le pasteur qui doit dire au laïc ce qu’il doit faire et dire, il le sait bien et mieux que nous». Le ton est donné et le Saint-Père est très clair lorsqu’il évoque la place des laïcs dans l’Église, dans «nos villes qui sont devenues de véritables lieus de survie». «Personne n’a été baptisé prêtre ou évêque» mais bien en tant que laïc, «un signe indélébile que personne ne pourra jamais effacer». «Oublier que l’Église n’est pas une élite de prêtres, consacrés et évêques, et que nous formons tous le Saint Peuple de Dieu comporte de nombreux risques». Ainsi «l’une des déformations les plus grandes que l’Amérique latine ait à affronter : le cléricalisme».

Le cléricalisme déforme l’Église

«Cette attitude, déplore le Saint-Père, non seulement annule la personnalité des chrétiens mais tend aussi à amoindrir et à sous-évaluer la Grâce baptismale». «Le cléricalisme plutôt que de donner une impulsion aux différentes contributions et propositions éteint peu à peu le feu prophétique dont l’Église tout entière est appelée à rendre témoignage dans le cœur de ses peuples». «Sans nous en rendre compte, nous avons généré une élite laïcale, en croyant que les laïcs engagés sont seulement ceux qui travaillent pour les prêtres et nous avons oublié, en le négligeant, le croyant qui souvent brûle son espérance dans la lutte quotidienne pour vivre sa foi».

Le Saint-Père met alors en relief «la pastorale populaire» qui en Amérique latine est «l’un des rares espaces dans lequel le peuple de Dieu a été libéré de l’influence du cléricalisme». Tout en reconnaissant qu’elle peut avoir des «limites» le Pape indique que «bien orientée en particulier à travers une pédagogie de l’évangélisation, elle est riche de valeurs».

Au regard de ce constat, le Pape interpelle les pasteurs appelés à se demander comment ils sont en train de «stimuler et promouvoir la charité et la fraternité, le désir de vérité et de justice». «Comment faisons nous en sorte que la corruption ne se niche pas dans nos cœurs». Et le Saint-Père indique qu’«il n’est pas logique même impossible de penser qu’en tant que pasteurs nous devrions avoir le monopole des solutions face aux nombreux défis de la vie contemporaine». Au contraire, «nous devons être du côté de nos fidèles, en les accompagnant dans leur recherche et en stimulant l’imagination capable de répondre aux problématiques actuelles».