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les vêpres à Saint-Paul pour l’unité

Le pape a présidé la célébration des secondes vêpres de la fête de la Conversion de Saint- Paul en la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs, ce lundi 25 janvier, à 17h30, en présence de représentants d’autres communautés chrétiennes, comme c’est la coutume chaque année pour la clôture de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

La procession d’entrée, avec les moines bénédictins de l’abbaye, a franchi la Porte Sainte de Saint-Paul-hors-les-Murs : le pape avait à sa droite le métropolite Gennadios – représentant le patriarche œcuménique Bartholomaios Ier – et à sa gauche le Révérend David Moxon – représentant l’archevêque de Cantorbéry, Justin Welby -, que le pape a remerciés dans son homélie. Au terme de la célébration, le pape les a appelés auprès de lui pour donner ensemble la bénédiction finale à l’assemblée. Le pape a ensuite été saluer les représentants des autres confessions chrétiennes présents aux vêpres avant de rejoindre la procession de sortie. Voici quelques extraits de ce qu’il a dit :

« En cette Année jubilaire extraordinaire de la miséricorde, gardons bien à l’esprit qu’il ne peut exister de recherche authentique de l’unité des chrétiens sans une totale remise de soi à la miséricorde du Père. »

« Demandons pardon avant tout pour le péché de nos divisions, qui sont une blessure ouverte dans le Corps du Christ. Comme évêque de Rome et pasteur de l’Église catholique, je veux invoquer la miséricorde et le pardon pour les comportements non évangéliques de la part de catholiques à l’égard de chrétiens d’autres Églises. En même temps, j’invite tous mes frères et sœurs catholiques à pardonner si, aujourd’hui ou dans le passé, ils ont subi des offenses de la part d’autres chrétiens. Nous ne pouvons pas effacer ce qui a été, mais nous ne voulons pas permettre que le poids des fautes passées continue de polluer nos rapports. La miséricorde de Dieu renouvellera nos relations. »

« Et se convertir signifie laisser le Seigneur vivre et agir en nous. Pour cette raison, quand les chrétiens de différentes Églises écoutent ensemble la Parole de Dieu en cherchant à la mettre en pratique, ils font vraiment des pas importants vers l’unité. Et ce n’est pas seulement l’appel qui nous unit ; c’est aussi la même mission qui nous rapproche : proclamer les hauts faits de Dieu. Comme saint Paul, et comme les fidèles à qui écrit saint Pierre, nous non plus, nous ne pouvons pas ne pas annoncer l’amour miséricordieux qui nous a conquis et transformés. »

La crèche, lieu de miséricorde

Genova-Chiesa_di_San_Nicola_da_Tolentino-presepeLe Pape a salué les délégations qui ont offert le sapin de Noël et la crèche de la place Saint-Pierre, ce vendredi 18 décembre. Un arbre de 32 mètres installé le 19 novembre dernier et offert cette année par la Bavière, région natale du pape émérite Benoît XVI. La crèche a été offerte par l’archidiocèse et la province du Trentin-Haut-Adige, dans le nord de l’Italie. Elle est composée de 24 personnages et animaux de bois sculpté et peint.

« Ces dons vous les portez non seulement au pape et aux pèlerins, mais surtout au Seigneur Jésus car c’est Lui que nous fêtons! » Le Pape a remercié en particulier les enfants qui ont décoré le sapin, des enfants hospitalisés dans les services oncologiques de plusieurs hôpitaux de la péninsule italienne. « Ces décorations représentent vos rêves, ces vœux que vous portez dans le cœur sont au meilleur endroit, parce qu’ils sont proches de l’Enfant de Bethléem, ils sont confiés à Lui, qui est venu habiter au milieu de nous ».

La crèche, lieu de miséricorde

« La crèche nous rappelle que Dieu, dans sa grande miséricorde, est descendu vers nous pour rester toujours avec nous, cette crèche nous dit aussi qu’Il ne s’impose jamais par la force. Pour nous sauver, Jésus n’a pas changé l’histoire en accomplissant un miracle grandiose, il est venu au contraire dans toute sa simplicité, son humilité, sa douceur. Dieu n’aime pas les pouvoirs imposants dans l’histoire mais se fait petit, enfant, pour nous attirer avec amour, toucher nos cœurs de sa bonté humble.» 

Le Saint-Père a rappelé aussi que Saint François d’Assise, en inventant la crèche, souhaitait faire mémoire de l’Enfant né à Bethléem pour voir de nos yeux ce qui manquait de nécessaire à un nouveau-né. En contemplant le spectacle de la crèche, sont exaltés la simplicité, la pauvreté, l’humilité. C’est là que nous parlent la miséricorde et la tendresse divines. L’un des personnages de la crèche était un vieil homme à qui un autre homme donne à boire: « il saisit le mystère de Noël. » « Que cet arbre et cette crèche puissent attirer les regards et surtout raviver la lumière véritable de Noël. »

Le Jubilé exprime la tendresse de Dieu

Ce dimanche 13 décembre à midi, le Pape François a profité de sa traditionnelle prise de parole dominicale à la fenêtre du Palais apostolique pour saluer l’accord signé à Paris sur le réchauffement climatique.

«La conférence sur le climat vient de se finir à Paris avec l’adoption d’un accord défini par beaucoup comme historique», s’est réjoui le Saint-Père. Sa mise en pratique demandera un engagement collectif et un généreux dévouement de la part de chacun. En souhaitant que soit garantie une particulière attention aux populations les plus vulnérables, j’exhorte l’entière communauté internationale à poursuivre avec sollicitude le chemin entrepris, en signe d’une solidarité qui devienne toujours plus active.». Le Saint-Siège, représenté à la COP 21 par les cardinaux Parolin et Turkson, a apporté son soutien à cette conférence, notamment à travers l’encyclique du Pape François Laudato Si’.

Le Saint-Père a aussi rappelé que «mardi prochain, le 15 décembre à Nairobi, commencera la Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce.» Il s’est donc à nouveau adressé ce dimanche matin «aux pays qui y participeront, pour que les décisions qui seront prises tiennent compte des besoins des pauvres et des personnes les plus vulnérables, comme aussi des légitimes aspirations des pays moins développés et du bien commun de l’entière famille humaine.»

Miséricordieux comme le PèreLe Jubilé, expression de la tendresse de Dieu

«Aujourd’hui, dans toutes les cathédrales du monde, s’ouvrent les Portes Saintes, pour que le Jubilé de la Miséricorde puisse être vécu pleinement dans les Églises particulières. Je souhaite que ce moment fort en stimule beaucoup à se faire instruments de la tendresse de Dieu. Comme expression des œuvres de miséricorde, sont ouvertes aussi les Portes de la Miséricorde dans des lieux de privation et de marginalisation. A ce sujet, je salue les détenus des prisons du monde entier, unis à nous pour ce moment de prière.»

Le Salut est pour tous

Revenant auparavant sur l’Évangile de ce jour, déjà commenté auparavant à la cathédrale Saint-Jean de Latran, et sur l’appel de Jean-Baptiste à trois catégories de personnes (la foule, les collecteurs d’impôt et les soldats), le Pape François a rappelé l’invitation faite à tous de «partager les biens de première nécessité», une interpellation toujours valable aujourd’hui. Il a rappelé qu’il était demandé aux collecteurs d’impôt de «ne rien exiger de plus que la somme due», et aux soldats «de ne rien extorquer à personne, mais de se contenter de leur solde.».

«Trois réponses pour un identique chemin de conversion, qui se manifeste en engagements concrets de justice et de solidarité. C’est la voie que Jésus indique dans toute sa prédication : la voie de l’amour en actes pour le prochain.» Faisant allusion aux abus de pouvoir commis par les autorités à l’époque du Christ, François dit que «les choses n’ont pas tellement changé.» Mais il a précisé que «Dieu ne retire à personne la possibilité de se sauver.»

«La liturgie d’aujourd’hui nous répète (…) qu’il faut se convertir, il faut changer de direction de marche, et entreprendre la voie de la justice, de la solidarité, de la sobriété : ce sont les valeurs imprescriptibles d’une existence pleinement humaine et authentiquement chrétienne.» il a aussi insisté sur «la joie», affirmant que «le chrétien est une personne joyeuse, et sa joie n’est pas quelque chose de superficielle et éphémère, mais de profond et de stable, parce que c’est un don du Seigneur qui remplit la vie.»

Confiant la foule à Marie, le Pape François a demandé que «notre Mère nous enseigne à partager les larmes avec ceux qui pleurent, pour pouvoir partager aussi le sourire.»