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sur l’Association, la Chapelle, la vie de l’Église

la mère Teresa du Pakistan

Soeur Ruth Pfau, une religieuse allemande des “Filles du cœur de Marie”, considérée comme la “Mère Teresa du Pakistan”, s’est éteinte jeudi à Karachi à l’âge de 87 ans.

Peu après la fin de ses études de médecine à la fin des années 1950, sœur Pfau avait été contrainte à séjourner dans cette ville pakistanaise en raison d’un problème administratif alors qu’elle était censée en chemin vers l’Inde.  Elle y restera finalement toute sa vie, trouvant une raison de vivre dans la lutte contre la lèpre, une maladie à laquelle personne alors ne savait comment remédier.

«Le premier patient qui m’avait convaincu à commencer ma bataille fut un jeune Afghan. Il rampait en utilisant ses mains et ses pieds dans le dispensaire où nous nous trouvions, et il se comportait comme s’il était normal qu’un être humain se traîne de cette façon, dans la boue», racontera-t-elle quelques décennies plus tard.

Guidée par une extraordinaire détermination, la religieuse allemande déploiera de nombreuses initiatives concrètes pour soustraire des milliers de personnes souffrantes et pauvres au syndrome de Hansen : son action a joué un rôle décisif dans l’ouverture de centaine d’hôpitaux dans le pays, avec la collaboration des gouvernements provinciaux.

Interrogée par Radio Vatican il y a quelques années, elle avait expliqué comment elle était parvenue à remporter ce combat contre la lèpre :

«Nous avons travaillé sur tout le territoire, et à la fin nous avons réussi à mener à son terme un objectif qu’aucun projet n’avait réussi à obtenir : nous avons pris le contrôle de la maladie. Et nous sommes plus que satisfaites. »

« Dans tout ce que nous avons fait, il y a une très grande partie qui nous a été donnée. Dans mes rêves les plus fous, je n’avais jamais pensé que nous arriverions à contrôler la lèpre, personne de nous n’y avait pensé… Il n’est même pas nécessaire de venir jusqu’à Karachi. Il faut vouloir fermer les yeux et se boucher les oreilles pour ne pas se poser justement cette question : il suffit d’allumer la télévision. »

« Et nous, qui sommes la génération de la guerre, nous le savions déjà depuis 1945, donc bien avant. En réalité, il existe une seule alternative : continuer ou se suicider, mais abandonner est encore plus absurde, parce que peut-être on pourrait arriver à faire quelque chose…»

Sœur Pfau avait reçu la citoyenneté pakistanaise en 1988, en signe de remerciement pour ses services et ses efforts qui avaient mené l’OMS à déclarer en 1996 que le Pakistan était l’un des premiers pays d’Asie à avoir vaincu la lèpre. L’activité de la religieuse se déployait aussi dans le domaine de la formation des médecins pakistanais et dans le soutien plus global des situations de crise et d’urgence humanitaire, comme en 2010, avec les inondations dévastatrices dans le sud-ouest du pays.

Ses funérailles d’État sont célébrées le 19 août dans la cathédrale Saint-Patrick, et elle sera enterré dans le cimetière chrétien de Gora Qabristan. Le Premier ministre pakistanais Shahid Khaqan Abbasi a souligné que sœur Pfau«a donné une nouvelle espérance à d’innombrables personnes et a démontré, à travers son illustre et dur travail, que servir l’humanité ne connaît pas de frontières. Nous sommes fiers de ses services exemplaires et elle restera dans nos cœurs comme un symbole resplendissant dans les temps à venir.»

Source : Radio Vatican

prier pour les victimes de Barcelone

Le Pape François qui a prié pour les victimes des catastrophes en Sierra Leone au Pakistan et au Burkina Faso, prie aussi pour les victimes de l’attentat qui a frappé Barcelone, en Espagne, ce jeudi 17 août 2017, et qui a fait 13 morts et une centaine de blessés, selon le bilan fourni par le gouvernement régional catalan jeudi soir.  – On peut adjoindre depuis des victimes en Finlande et en Russie…

Dans un télégramme adressé ce vendredi au cardinal Juan José Omella, l’archevêque de Barcelone, et signé par le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège, le Pape François dénonce «le cruel attentat terroriste» qui a semé «la mort et la douleur» sur la Rambla de Barcelone.

Il exprime sa profonde peine «pour les victimes qui ont perdu la vie dans une action si inhumaine» et offre ses prières pour leur éternel repos. «Dans ces moments de tristesse et de douleur, il désire faire parvenir aussi son appui et sa proximité pour les nombreux blessés, leurs proches et toute la société catalane et espagnole. Le Saint-Père condamne une fois de plus la violence aveugle, qui est une très grave offense au Créateur, et élève sa prière au Très-Haut pour qu’il nous aide à continuer à travailler avec détermination pour la paix et la concorde dans le monde. Avec ses désirs, Sa Sainteté invoque la bénédiction apostolique sur toutes les victimes, leurs proches, et le peuple espagnol bien-aimé.»

Le cardinal Juan José Omella, archevêque de Barcelone, a interrompu une retraite spirituelle pour «être avec son peuple dans ce moment de douleur», et donc organiser le soutien aux victimes et aux personnes choquées qui auraient besoin d’une assistance de l’Église.

Les évêques de France assurent aussi de leurs prières (page 2)

Le Pape aux jeunes : en ouvrant son cœur, on peut changer le monde

«Ne jamais répondre au mal par le mal

«Le monde peut changer si nous ouvrons notre cœur aux autres.» Ce sont quelques-unes des exhortations du  Pape François à quelque 6 000 jeunes de l’expérience éducative «Graal» et «les chevaliers», reçus en audience dans la salle Paul VI, ce vendredi 2 juin 2017.

Dans un climat festif et chaleureux, le Pape s’est prêté à un exercice à lui familier, les questions-réponses avec les jeunes. Trois questions ont ainsi été posées.

A Marta, qui lui confiait avoir peur de changer de classe, le Pape François a souligné que la vie est un «continuel ‘bonjour et au revoir’». Et si quelqu’un n’apprend pas à bien prendre congé, il n’apprendra jamais à rencontrer de nouvelles personnes.

En restant assis dans un canapé, on prend le risque d’avoir peur de changer, et de se fermer l’horizon de la vie ; d’où son appel à vaincre la peur de grandir ou de changer et d’accepter le défi d’élargir ses horizons, et de cheminer avec de nouvelles personnes.

Pour changer le monde, ouvrir son cœur aux autres

«Que pouvons-nous faire, nous les jeunes, pour changer le monde qui nous entoure ?» a ensuite demandé Giulia. Avant tout, a répondu le Pape, il faut être conscient que personne n’a de «baguette magique» pour changer le monde. «On change le monde en ouvrant son cœur, en écoutant les autres, en recevant les autres, en partageant les choses. (…) Changer le monde avec de petites choses de chaque jour, avec la générosité, le partage, en créant des attitudes de fraternité.»

Le Pape a donc enjoint les jeunes à ne pas répondre au mal par le mal, ni de répondre aux insultes. « nous a demandé de prier pour tout le monde, aussi pour nos ennemis. Ainsi, en priant pour tous, nous pouvons changer le monde».

La souffrance d’un enfant ne peut s’expliquer

Est ensuite venu le tour de Tanio, un jeune Bulgare adopté par une famille italienne, qui a raconté avec simplicité et sobriété sa bouleversante histoire ; et de demander au Pape comment croire en Dieu lorsqu’un enfant se voit privé des êtres qui lui sont chers.

Le pape, visiblement ému, a confié qu’il n’est «pas possible de trouver d’explications rationnelles devant la souffrance d’un enfant.»

«Quand je me pose cette question dans la prière, ‘pourquoi les enfants souffrent-ils ?’ Je me la pose après avoir visité des hôpitaux pédiatriques, et j’en sors avec le cœur très attristé, le Seigneur ne me répond pas.  Je regarde seulement le crucifix. Si Dieu a permis que son Fils souffre ainsi pour nous, alors i doit y avoir quelque chose-là qui ait du sens.»

«Cher Tanio, je ne peux pas t’expliquer le sens. Tu le trouveras, toi : dans cette vie ou dans l’autre. Mais des explications, comme on explique un théorème ou que question historique, je ne puis t’en donner.»

«Il est important que vous, jeunes garçons et jeunes filles, commenciez à comprendre ces choses, parce que cela vous aidera à bien grandir et à aller de l’avant.»

02/06/2017 source : Radio Vatican