Archives de catégorie : Méditation

sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

Dieu nous rejoint dans nos épreuves

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 16 avril 2014
Condensé

La liturgie de la Semaine Sainte nous rappelle que Jésus a parcouru le chemin de sa passion dans une absolue liberté : « je donne ma vie, personne ne me la prend : je la donne de moi-même ». Il est allé jusqu’au bout de son chemin d’humiliation et de dépouillement : il révèle ainsi l’immensité de l’amour de Dieu pour l’humanité. En regardant Jésus dans sa passion nous trouvons la réponse divine au mystère du mal et de la mort. Le Fils de Dieu apparaît sur la croix comme un homme vaincu, et sa victoire sur le mal ressemble, humainement, à un échec. Mais c’est quand tout semble perdu que Dieu intervient avec la puissance de la résurrection. Jésus nous invite à le suivre sur le même chemin : quand tout est sombre dans notre vie, et qu’il n’y a plus d’issue à nos difficultés, c’est alors que nous devons nous ouvrir à Dieu dans l’espérance.

Je vous salue bien cordialement chers pèlerins de langue française, en particulier les jeunes venus d’Alsace et de Suisse. Je vous invite à vivre avec ferveur cette semaine sainte, dans la certitude que Dieu nous rejoint dans nos souffrances et nos épreuves. Que la Vierge Marie, pleine de grâce, vous accompagne sur le chemin de dépouillement et d’amour de Jésus.

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Judas, Ponce Pilate ou Simon de Cyrène ?

banners_domingo-de-ramos1--FR_113-04-2014 source : Radio Vatican

De nombreuses personnes massées sur la place Saint-Pierre de Rome et aux alentours ont assisté à la célébration solennelle du Dimanche des Rameaux, présidée par le Pape François. Dans son homélie, le Pape a analysé l’attitude des personnages de la Passion de Jésus en invitant les fidèles à s’interroger sur eux-mêmes, sur leur attitude à l’égard de Jésus ; à se demander où est leur cœur et auquel de ces personnages ils ressemblent. Aux pharisiens et docteurs de la loi, qui avaient décidé d’éliminer Jésus ? A Judas, qui fait semblant de l’aimer et le livre pour trente deniers ? Aux disciples qui ne comprennent rien et s’endorment alors que Jésus souffre ? A celui d’entre eux qui prétend tout résoudre par l’épée ? Ou bien aux femmes courageuses qui souffrent en silence ? Qui suis-je devant Jésus qui souffre ?

Ma vie est-elle endormie ?

Le Souverain Pontife a pointé du doigt ces dirigeants qui improvisent un tribunal, cherchent des faux témoins et qui pensent ainsi sauver le peuple ; il a évoqué Ponce Pilate qui, face à une situation trop difficile, s’en lave les mains ; la foule qui ne sait pas au juste si elle participe à une réunion religieuse, à un jugement, ou à un cirque et qui choisit Barabbas ; les soldats qui s’amusent à humilier Jésus.

Mais parmi les personnages de la Passion, il a cité aussi Simon de Cyrène qui rentrait du travail fatigué mais qui a eu la bonne volonté d’aider le Seigneur à porter la croix ; Joseph le disciple caché qui porte le corps de Jésus avec amour pour lui donner une sépulture ; les deux Marie qui se tiennent à la porte du sépulcre. Sommes-nous capables d’exprimer notre joie et de louer Jésus, ou prenons-nous nos distances, s’est-il encore interrogé, ma vie est-elle endormie ? Le Pape François a souhaité que ces questions accompagnent les fidèles pendant toute la semaine.

On a prié en français pour les chrétiens persécutés

Pendant la prière des fidèles, on a prié en français pour ceux qui sont persécutés à cause de leur foi, afin que le Seigneur soutienne la fidélité et la modération des chrétiens durant l’épreuve. On a par ailleurs prié en chinois pour la paix entre les peuples et la justice dans le monde. A la fin de la célébration, le Pontife a longuement salué la foule en liesse .

Homélie du pape François lors de la fête des Rameaux 2014

Le diable existe, même au XXIe siècle

11-04-2014 source : Radio Vatican

Nous apprenons dans l’Évangile comment lutter contre les tentations du démon. C’est ce qu’a affirmé le Pape François lors de la messe célébrée ce matin en la chapelle de la maison Sainte-Marthe. Il a souligné que nous sommes tous soumis à la tentation car le diable ne veut pas de notre sainteté. Et il a répété que la vie chrétienne est vraiment une lutte contre le mal.

« La vie de Jésus a été une lutte. Il est venu vaincre le mal, vaincre le prince de ce monde, vaincre le monde. » Le Pape François a débuté ainsi son homélie, consacrée à la lutte contre le démon. Une lutte que doit affronter chaque chrétien. Le démon « a tenté Jésus de nombreuses fois et Jésus a éprouvé les tentations dans sa vie » comme « les persécutions. » Et nous, les chrétiens « qui voulons suivre Jésus », « nous devons bien connaître cette vérité. »

« Nous aussi, nous sommes tentés, nous aussi nous sommes sujets à l’attaque du démon, car l’Esprit du mal ne veut pas de notre sainteté, il ne veut pas de notre témoignage chrétien, il ne veut pas que nous soyons des disciples de Jésus. Et comment procède l’Esprit du mal pour nous éloigner du chemin de Jésus par sa tentation ? La tentation du démon a trois caractéristiques et nous devons les connaître pour ne pas tomber dans le piège. Comment procède le démon pour nous éloigner du chemin de Jésus ? La tentation commence doucement mais elle grandit : elle grandit toujours. Elle grandit et contamine un autre, elle se transmet à un autre, elle cherche à être communautaire. Et à la fin, pour tranquilliser l’âme, elle se justifie. Elle grandit, elle contamine et se justifie. »

Le diable a plus d’un tour dans son sac

La première tentation de Jésus « semble quasiment une séduction » : le diable dit à Jésus de se jeter du Temple et ainsi, soutient le tentateur. « Tout le monde dira : Voilà le Messie ! » C’est la même chose qu’il a fait avec Adam et Ève : « C’est la séduction. » Le diable « parle quasiment comme s’il était un maître spirituel. » Et lorsqu’il est repoussé, alors, il grandit : il grandit et revient plus fort. Jésus « le dit dans l’Évangile selon Saint Luc : lorsque le démon est repoussé, il déambule et cherche quelques compagnons. Avec cette bande, il revient ». Donc, « il grandit en impliquant d’autres personnes. » C’est ce qui s’est passé avec Jésus, « le démon implique » ses ennemis. Et ce qui semblait « un fil d’eau, un petit fil d’eau, tranquille devient une marée. » La tentation « grandit et contamine. Et à la fin, elle se justifie » Lorsque Jésus prêche dans la synagogue, ses ennemis le diminuent en disant « Mais, c’est le fils de Joseph, le charpentier, le fils de Marie ! Il n’est jamais allé à l’université ! Mais avec quelle autorité parle-t-il ? Il n’a pas étudié ! » La tentation « nous a tous impliqué contre Jésus. » Et le point le plus haut, « le plus fort de la justification  est celle du prêtre », lorsque il dit : « Ne savez vous pas qu’il vaut mieux qu’un homme meurt » pour sauver « le peuple » ?

« Nous avons une tentation qui grandit : elle grandit et contamine les autres. Pensons par exemple à un bavardage : j’envie cette personne, cet autre et tout d’abord, j’ai cette jalousie en moi, tout seul et il faut que je la partage, je vais auprès d’une autre personne et je lui dis : « Mais tu as vu cette personne ? »… et elle cherche à grandir et contamine un autre et puis un autre… Mais c’est le mécanisme des bavardages et nous sommes tous tentés de faire des bavardages ! Peut-être que ce n’est pas le cas pour l’un d’entre vous, s’il est saint, mais moi aussi j’ai été tenté par les bavardages ! C’est une tentation quotidienne. Mais elle commence ainsi, doucement comme un fil d’eau. Elle grandit pour contaminer les autres et à la fin, elle se justifie. »

Tous nous sommes soumis à la tentation

Soyons attentifs « lorsque, dans notre cœur, nous ressentons quelque chose qui finira par détruire » les personnes. « Soyons attentifs car si nous n’arrêtons pas à temps ce fil d’eau, lorsqu’il grandira et contaminera, il formera une telle marée qu’elle nous amènera seulement à mal nous justifier, comme se sont justifiés ces personnes en affirmant qu’il vaut mieux qu’un homme meurt pour le peuple. »

« Nous sommes tous tentés car la loi de la vie spirituelle, notre vie chrétienne est une lutte : une lutte. Parce que le principe de ce monde -le diable- ne veut pas de notre sainteté, il ne veut pas que nous suivions le Christ. Peut-être que quelqu’un d’entre vous peut dire : « Mais, Père, comme vous êtes antique : vous parlez du diable au XXI siècle ! Mais, voyez que le diable existe ! Le diable existe. Même au XXI siècle ! Et nous ne devons pas être naïfs, n’est-ce pas ? Nous devons apprendre dans l’Évangile comment lutter contre lui. »