Archives de catégorie : Méditation

sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

Un chemin d’espérance

Un chemin d’espérance

logo du Jubilé
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De cet entrelacement entre espérance et patience apparaît clairement le fait que la vie chrétienne est un chemin qui a besoin de moments forts pour nourrir et fortifier l’espérance, compagne irremplaçable qui laisse entrevoir le but : la rencontre avec le Seigneur Jésus. J’aime à penser que l’indiction du premier Jubilé de 1300 fut précédé d’un chemin de grâce, animé par la spiritualité populaire.

Nous ne pouvons pas oublier, en effet, les diverses formes à travers lesquelles la grâce du pardon fut abondamment répandue sur le saint Peuple fidèle de Dieu. Rappelons, par exemple, le grand “pardon” que saint Célestin V voulut accorder à ceux qui se rendaient à la Basilique Sainte-Marie-de-Collemaggio, à L’Aquila, les 28 et 29 août 1294, six ans avant que le pape Boniface VIII institue l’Année Sainte.

L’Église faisait donc déjà l’expérience de la grâce jubilaire de la miséricorde. Et même avant, en 1216, le Pape Honorius III avait accueilli la supplique de saint François qui demandait l’indulgence pour ceux qui visiteraient la Portioncule les deux premiers jours du mois d’août.

Il en va de même pour le pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle : le Pape Calixte II, en 1122, permit que le Jubilé soit célébré dans ce sanctuaire chaque fois que la fête de l’apôtre Jacques coïnciderait avec un dimanche. Il est bon que cette modalité “diffuse” de célébrations jubilaires se poursuive, afin que la force du pardon de Dieu soutienne et accompagne le cheminement des communautés et des personnes.

Ce n’est pas un hasard si le pèlerinage est un élément fondamental de tout événement jubilaire. Se mettre en marche est caractéristique de celui qui va à la recherche du sens de la vie. Le pèlerinage à pied est très propice à la redécouverte de la valeur du silence, de l’effort, de l’essentiel. L

’année prochaine encore, les pèlerins de l’espérance ne manqueront pas d’emprunter des chemins anciens et modernes pour vivre intensément l’expérience jubilaire. Dans la ville même de Rome, il y aura aussi des itinéraires de foi, en plus des traditionnels itinéraires des catacombes et des sept églises.

Transiter d’un pays à l’autre comme si les frontières étaient abolies, passer d’une ville à une autre dans la contemplation de la création et des œuvres d’art, permettra de tirer profit des expériences et des cultures diverses pour porter en soi la beauté qui, harmonisée par la prière, conduit à remercier Dieu pour les merveilles qu’Il a accomplies.

Les églises jubilaires, le long des itinéraires et dans l’Urbs, seront des oasis de spiritualité où l’on pourra se rafraîchir sur le chemin de la foi et s’abreuver aux sources de l’espérance, avant tout en s’approchant du sacrement de la réconciliation, point de départ irremplaçable d’un véritable chemin de conversion.

Dans les Églises particulières, l’on veillera de manière spéciale à la préparation des prêtres et des fidèles aux confessions et à l’accessibilité du sacrement sous forme individuelle.

Je voudrais, au cours de ce pèlerinage, adresser une invitation particulière aux fidèles des Églises orientales, surtout à ceux qui sont déjà en pleine communion avec le Successeur de Pierre. Eux qui ont tant souffert – souvent jusqu’à la mort – en raison de leur fidélité au Christ et à l’Église, ils doivent se sentir particulièrement les bienvenus dans cette Rome qui est aussi leur Mère et qui conserve de nombreux souvenirs de leur présence.

L’Église catholique, enrichie par leurs très anciennes liturgies, par la théologie et par la spiritualité des Pères, des moines et des théologiens, veut exprimer symboliquement leur accueil, ainsi que celui de leurs frères et sœurs orthodoxes, alors qu’ils vivent déjà le pèlerinage de la Via Crucis qui les contraint souvent à quitter leurs terres d’origine, leurs terres saintes desquelles ils sont chassés, par la violence et l’instabilité, vers des pays plus sûrs.

Pour eux, l’expérience d’être aimés par l’Église, qui ne les abandonnera pas mais qui les suivra où qu’ils aillent, rend le signe du Jubilé encore plus fort.

BULLE D’INDICTION DU JUBILÉ ORDINAIRE DE L’ANNÉE 2025 – PAPE  FRANÇOIS

La Vierge Marie a connu le trou d’air le plus vertigineux de l’histoire

La perte qu’a subie Marie sur le Calvaire est incommensurable. Certes, elle sait obscurément que c’est au bénéfice des hommes que Jésus a donné sa vie. Toutefois, cela n’empêche pas sa douleur d’être « immense comme la mer » (Lm 2, 13), à la mesure de l’être qu’elle a perdu : Jésus, le Messie et Fils de Dieu.

Autrement dit, la Vierge n’a pas attendu de Dieu, le Samedi saint, lendemain de la crucifixion de Jésus, une consolation à hauteur d’homme, une demi-mesure susceptible d’atténuer provisoirement son deuil. La Vierge savait que la réponse de Dieu serait à la hauteur de ce que représentait Jésus pour Lui.

Par sa foi, la mère du Christ sait que Dieu proportionne toujours son Salut à la situation qui le requiert. Or, avec la mort de Jésus, c’est l’édifice du monde qui a tremblé sur ses bases.

(Jean-Michel Castaing )

un obstacle à l’amour de Dieu.

  1. Ce qui affaiblit si fort le sentiment des grâces et des miséricordes de Dieu, affaiblit nécessairement l’amour de Dieu. On ne peut aimer Dieu, qu’autant qu’il nous paraît aimable ; et il ne nous paraît aimable qu’à proportion que les biens que nous en avons reçus et que nous espérons d’en recevoir, nous paraissent grands et font de plus grandes impressions sur notre cœur.
    Il n’y a point de chrétien assez désespéré pour refuser d’aimer Dieu, s’il pouvait se persuader que Dieu l’aime, et qu’il l’aime jusqu’à vouloir le rendre éternellement participant du trône et du royaume de son Fils unique.
    Mais il n’est pas possible d’aimer, si l’on ne croit point être aimé, si l’on se croit rejeté, si on n’a point la consolation de plaire par son amour. Tout le fond de la piété dépend de l’amour ; mais l’amour lui-même dépend absolument d’une vive persuasion de l’amour que Dieu a pour nous. Il faut avant toutes choses établir dans nos cœurs cette intime persuasion comme le fondement immobile de toute piété.
    Aussi l’apôtre S. Jean représente- t-il tous les chrétiens comme des personnes pleinement convaincues que Dieu les aime. Nous avons reconnu, dit-il au nom de tous (1. Jn, 4. 16), et nous croyons l’amour que Dieu a pour nous.
  2. Mais on ne peut se mettre dans l’esprit une vérité aussi consolante que celle-ci, et aussi essentielle à la piété : on s’amuse à raisonner au lieu de croire. Tous, quand on les interroge, disent de bouche qu’ils le croient, et il y en a beaucoup moins qu’on ne pense qui en soient intimement persuadés. Nous portons dans le fond du cœur un principe intime d’incrédulité, d’hésitation, de timidité, de défiance : il n’y a même personne qui n’en ait quelque levain.
  3. On se laisse séduire par ce raisonnement si ordinaire : Le moyen, dit-on, de croire qu’on ait tant de part à la charité et à la miséricorde de Dieu, lorsqu’on ne trouve en soi que ténèbres, insensibilité, et une misère si universelle et si profonde, qu’on est insupportable à soi-même !
    Mais ceux qui parlent ainsi, font-ils réflexion qu’ils contredisent ouvertement l’Écriture qui nous apprend que Dieu nous a aimés le premier, avant qu’il trouvât en nous rien qui fût digne de son amour ? L’amour de Dieu envers nous, dit St Jean, consiste en ce que ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais que c’est lui qui nous a aimés le premier. (1 Jn 4.40)
    Paul a grand soin de nous faire remarquer que Dieu a fait éclater son amour envers nous, lors même que nous étions pécheurs et impies. Son amour ne suppose rien d’aimable dans ce qu’il aime, car son amour est tout gratuit, et n’a point d’autre source ni d’autre fondement qu’une miséricorde toute pure.
  4. L’amour des créatures est faible et indigent : il suppose le bien dans les objets qu’il aime ; il ne l’y produit point ; il cherche dans les créatures quelque bien ; il tâche par-là de suppléer à une petite partie de son indigence et de ses besoins.
    Mais comme cet amour est impuissant, il ne peut changer la nature et les qualités des objets. Mais l’amour de Dieu est infiniment riche, et indépendant de ses créatures. Vous êtes mon Dieu, dit le Prophète, parce que vous n’avez aucun besoin de mes biens (Ps. 15. 1. ).
    Notre amour ne peut le rendre plus heureux ; il trouve dans la plénitude infinie de son être et de ses perfections un bonheur souverain qui ne peut recevoir aucun accroissement, comme il ne peut souffrir aucune diminution (Rom. 5, 6. 8).
    Dieu nous aime, parce qu’il veut nous aimer, parce qu’il est charité, parce qu’il est la bonté et la miséricorde même. Il ne faut point chercher d’autre raison de son amour. Son amour est tout-puissant, il ne suppose point le bien dans l’objet qu’il aime ; mais il le produit en nous et avec nous dans le degré qu’il lui plaît.
    Croyons donc que Dieu est tout amour, qu’il nous a aimés le premier malgré toute notre corruption et notre indignité. Reconnaissons et croyons, comme S. Jean nous l’ordonne, la charité que Dieu a pour nous, et nous commencerons à être pénétrés de reconnaissance, de confiance et d’amour.
    N’opposons point notre insensibilité à notre confiance, opposons au contraire notre confiance à notre insensibilité. Notre dureté nous fait douter que nous soyons aimés : croyons-le, t nous ne serons plus ni durs ni incrédules.
  5. Travaillons sans relâche à détruire en nous ces racines secrètes d’incrédulité qui ont infecté les hommes, qui presque jamais ne sont entièrement arrachées du cœur des fidèles, qui rendent la foi plus lente et plus engourdie, qui arrêtent l’activité de l’espérance, et qui sont un venin présent contre la charité, laquelle tire sa force et sa vie de la persuasion que Dieu nous aime, et qu’il veut être aimé de nous.
    Comprenons combien une espérance faible et timide nuit à notre amour pour Dieu ; que nous n’avancerons dans cet amour qu’autant que nous aurons la confiance d’en être aimés.
    N’opposons pas nos indispositions à notre espérance, comme s’il fallait avoir des dispositions parfaites pour espérer ; et comme s’il était au pouvoir de l’homme de donner le premier quelque chose à Dieu, et de lui offrir ce qu’il n’aurait pas reçu de sa bonté toute gratuite.
    En tout état il faut commencer par s’affermir dans l’espérance. C’est par cette espérance que commencent les dispositions nécessaires, plus grandes dans les uns, plus imparfaites dans les autres ; et bien loin d’opposer la nécessité de ces dispositions à l’espérance, c’est au contraire par l’espérance qu’il faut tacher de les obtenir.   (P GAUD)

Prière du Jubilé

Père céleste,
En ton fils Jésus-Christ, notre frère,
Tu nous as donné la foi,
Et tu as répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint, la flamme de la charité
Qu’elles réveillent en nous la bienheureuse espérance de l’avènement de ton Royaume.
 
Que ta grâce nous transforme,
Pour que nous puissions faire fructifier les semences de l’Évangile,
Qui feront grandir l’humanité et la création tout entière,
Dans l’attente confiante des cieux nouveaux et de la terre nouvelle,
Lorsque les puissances du mal seront vaincues,
Et ta gloire manifestée pour toujours.
 
Que la grâce du Jubilé,
Qui fait de nous des Pèlerins d’Espérance,
Ravive en nous l’aspiration aux biens célestes
Et répande sur le monde entier la joie et la paix
De notre Rédempteur.
A toi, Dieu béni dans l’éternité,
La louange et la gloire pour les siècles des siècles.
Amen !

Prières de la messe du jour

Les flots de la mort m’étreignaient, les torrents infernaux me happaient; dans mon angoisse, j’appelai le Seigneur. Lui qui me retire du gouffre des eaux, il m’a libéré, car il m’aime. (Ps 17, 5. 7. 17. 20)

Sans toi, Seigneur, il nous est impossible de te plaire : dans la tendresse que tu nous portes, guide-nous, dirige nos cœurs. Par Jésus Christ.

Accueille nos offrandes, Seigneur, avec bienveillance; et si nos volonté se rebellent, ramène-les vers toi.
Par Jésus.

Nous avons été rachetés par le sang précieux du Christ, de l’Agneau sans défaut et sans tache. (1 P 1, 19)

Que tes saints mystères nous purifient, Seigneur : qu’ils agissent en nous pour nous rendre agréables à tes yeux. Par Jésus.

La vertu éprouvée produit l’espérance

La vertu éprouvée produit l’espérance

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Saint Paul est très réaliste. Il sait que la vie est faite de joies et de peines, que l’amour est mis à l’épreuve lorsqu’augmentent les difficultés et que l’espérance semble disparaître devant la souffrance.

Pourtant, il écrit : « Nous mettons notre fierté dans la détresse elle-même, puisque la détresse, nous le savons, produit la persévérance ; la persévérance produit la vertu éprouvée ; la vertu éprouvée produit l’espérance » (Rm 5, 3-4).

Pour l’apôtre, la tribulation et la souffrance sont les conditions typiques de ceux qui annoncent l’Évangile dans des contextes d’incompréhension et de persécution (cf. 2 Co 6, 3-10).

On perçoit dans ces situations une lumière dans l’obscurité. On découvre comment l’évangélisation est soutenue par la force qui découle de la croix et de la résurrection du Christ. Cela conduit à développer une vertu étroitement liée à l’espérance : la patience. Dans un monde où la précipitation est devenue une constante, nous nous sommes habitués à vouloir tout et tout de suite.

On n’a plus le temps de se rencontrer et souvent, même dans les familles, il devient difficile de se retrouver et de se parler calmement. La patience est mise à mal par la précipitation, causant de graves préjudices aux personnes. En effet, l’intolérance, la nervosité, parfois la violence gratuite surgissent, provoquant l’insatisfaction et la fermeture.

De plus, à l’ère d’ internet où l’espace et le temps sont dominés par le “ici et maintenant”, la patience n’est pas la bienvenue. Si nous étions encore capables de regarder la création avec émerveillement, nous pourrions comprendre à quel point la patience est décisive.

Attendre l’alternance des saisons avec leurs fruits ; observer la vie des animaux et les cycles de leur développement ; avoir le regard simple de saint François qui, dans son Cantique des créatures composé il y a exactement 800 ans, percevait la création comme une grande famille et appelait le soleil “frère” et la lune “sœur”. ‘Cf. Sources Franciscaines, n. 263, 6.10.)

Redécouvrir la patience fait beaucoup de bien à soi-même et aux autres. Saint Paul recourt souvent à la patience pour souligner l’importance de la persévérance et de la confiance en ce que Dieu nous a promis, mais il témoigne avant tout que Dieu est patient avec nous, Lui qui est « le Dieu de la persévérance et du réconfort » ( Rm 15, 5).

La patience, qui est aussi le fruit de l’Esprit Saint, maintient vivante l’espérance et la consolide en tant que vertu et style de vie. Apprenons donc à souvent demander la grâce de la patience qui est fille de l’espérance et en même temps la soutient.

BULLE D’INDICTION DU JUBILÉ – PAPE FRANÇOIS

L’espérance a Dieu pour source, centre et but

L’espérance est une vertu « théocentrée », une vertu qui a Dieu pour source, centre et but. C’est Lui que nous devons prier, c’est en Lui que nous devons espérer avant même de chercher des consolations ou des moyens humains.

Or, si la Vierge est capable de nous tourner vers la source divine de l’espérance, d’opérer en nous un recentrement spirituel et théologique, c’est parce qu’elle est passée, dans son existence terrestre, par le plus formidable trou d’air de l’histoire humaine : la mort du Fils qui soutenait, en tant que Parole de Dieu, le monde.

La Vierge a connu cet instant inouï où la source de la vie a été mise à mort. Et elle a continué à croire ! Il n’existera plus jamais dans l’histoire d’exemple plus remarquable d’héroïcité de la foi ! À ce titre, Marie est bien placée pour nous éduquer à surmonter les épreuves touchant l’obscurcissement de la foi.

L’esprit de reconnaissance.

I. La reconnaissance pour les grâces qu’on a reçues est un devoir essentiel de la piété. Or cette reconnaissance suppose nécessairement la connaissance des grâces et des miséricordes de Dieu ; et elle ne peut être vive et agissante qu’à proportion que le sentiment que l’on a des grâces et des miséricordes reçues, sera vif et agissant ; mais ce sentiment n’est jamais vif dans une âme qui n’a que peu de confiance en Dieu.

Elle n’ose se promettre de recevoir beaucoup pour l’avenir ; elle n’ose de même croire avoir beaucoup reçu par le passé. Comment avec cette disposition les sentiments de sa reconnaissance pourraient-ils être vifs et capables de faire sur son cœur de profondes impressions ?

II. Si on lui représente quelquefois la grandeur des miséricordes que Dieu lui a faites, et si on la contraint d’en convenir , sa reconnaissance n’en devient pas plus vive et plus agissante.

Son espérance toujours faible et tremblante ne lui permet presque pas de croire qu’elle en soit plus heureuse, ou plus favorisée de Dieu ; elle se sent portée à croire que toutes ces grandes grâces ne serviront qu’à la rendre plus malheureuse, et à attirer sur elle une plus rigoureuse condamnation : et ces réflexions anéantissent presque en elle le sentiment des miséricordes de Dieu et l’esprit de reconnaissance; ce qui devient pour elle un nouvel obstacle à l’esprit de prière , et aux nouvelles grâces que Dieu lui aurait faites .

« Car l’ingratitude, dit S. Bernard, est un vent brûlant qui dessèche la source des grâces et les empêche de couler sur nous. »

P. Gaud

Prière du Jubilé

Père céleste,
En ton fils Jésus-Christ, notre frère,
Tu nous as donné la foi,
Et tu as répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint, la flamme de la charité
Qu’elles réveillent en nous la bienheureuse espérance de l’avènement de ton Royaume.
 
Que ta grâce nous transforme,
Pour que nous puissions faire fructifier les semences de l’Evangile,
Qui feront grandir l’humanité et la création tout entière,
Dans l’attente confiante des cieux nouveaux et de la terre nouvelle,
Lorsque les puissances du mal seront vaincues,
Et ta gloire manifestée pour toujours.
 
Que la grâce du Jubilé,
Qui fait de nous des Pèlerins d’Espérance,
Ravive en nous l’aspiration aux biens célestes
Et répande sur le monde entier la joie et la paix
De notre Rédempteur.
A toi, Dieu béni dans l’éternité,
La louange et la gloire pour les siècles des siècles.
Amen !

Prières de la messe du jour

Dieu, par ton nom sauve-moi, rends-moi justice par ta puissance; Dieu, entends ma prière, écoute les mots que je dis. (Ps 53, 3-4)

Tu as préparé, Seigneur, pour nous qui sommes faibles, les secours dont nous avons besoin; donne-nous d’accueillir avec joie notre relèvement et d’en témoigner par la fidélité de notre vie. Par le  Christ Notre-Seigneur.

Que ces mystères dont la force nous purifie, Seigneur tout-puissant, nous acheminent en nous purifiant encore jusqu’à la source dont ils descendent.

Elle est inépuisable, la grâce de Dieu: par son sang, le Christ nous obtient la rédemption, le pardon de nos fautes. (Ep 1, 7)

Nous t’en prions, Seigneur, nous qui allons du passé vers ce qui est nouveau : fais-nous quitter ce qui ne peut que vieillir, mets en nous un esprit de renouveau et de sainteté.

Tourne ton regard, Seigneur, vers ceus qui te servent, et se confient en ta miséricorde, dans ta bienveillance, accorde_leur la protection de ton secours. Par le Christ notre Seigneur.

Saint Isidore, docteur de l’Église, Évêque de Séville

Saint Isidore, docteur de l’Église, Évêque de Séville

Saint Isidore © BAV, Urb. lat. 179, f. 2r

« Dieu n’a pas fait toutes les choses du néant, mais certaines à partir de quelque chose, d’autres au contraire du néant. Du néant il a créé le monde, l’ange et les âmes». Le fait qu’un évêque, ayant vécu entre le VI et le VII siècle et qui écrivait en latin soit proposé comme patron de l’Internet peut être stupéfiant.

Cela est arrivé à Isidore, durant le pontificat de Jean Paul II, et bien qu’il manque la proclamation officielle, il existe tout de même un grand consensus pour l’ un des Docteurs de l’Église les plus prolifiques de tous les temps.

Quand la sainteté est de la « maison »

Isidore naît dans une famille originaire de Carthagène et il devient très tôt orphelin de père. Il est alors élevé par son grand frère Léandre qui le précédera sur la cathèdre de Séville; un autre frère, Fulgence, et leur sœur Florentine, sont tous devenus religieux puis vénérés comme saints de l’Église; ceci est suffisant pour comprendre le caractère extraordinaire de cette famille.

Une légende raconte que lorsque le petit Isidore n’avait qu’un an d’existence, un essaim d’abeilles vola sur son berceau en y déposant sur ses lèvres une goutte de miel comme souhait qu’un jour justement un enseignement doux et substantiel jaillirait de ces lèvres, en plus de sa plume.

Pourtant Isidore, initialement, est un étudiant paresseux et peu zélé, qui sèche souvent les cours, jusqu’au jour où comme une fulguration soudaine il comprend que la constance et la bonne volonté peuvent mener très loin une personne.

Un épiscopat de 36 ans

En lisant saint Augustin et saint Grégoire le Grand, il devient ainsi l’homme le plus cultivé de son temps. Il devient en même temps aussi l’un des évêques les plus populaires et aimés. Lorsque son frère bien-aimé Léandre meurt, Isidore, déjà membre du clergé de Séville, lui succède comme évêque à la cathèdre de la Ville.

En 36 ans il s’emploie beaucoup pour la diffusion de la doctrine, contre l’arianisme, et pour la conversion des Wisigoths, au point de présider le Concile de Tolède en 633. Il donne beaucoup d’importance à la liturgie, en renforçant l’usage des hymnes, chants et prières qui constituent le rite mozarabe, appelé aussi «isidorien».

Partisan convaincu de la nécessité que les candidats au sacerdoce soient particulièrement préparés et instruits , il fonde pour cela le premier collège, qui est l’ancêtre des séminaires modernes. Tout ceci sans négliger les pratiques de piété, la prière, la pénitence et la méditation à tous les moments de la journée.

Le savoir humain

On utilise souvent, dans le langage commun l’hyperbole «tout le savoir humain», pour indiquer un savoir exagéré, que personne ne peut comprendre en soi. Isidore, cependant, y réussit. Il écrit beaucoup, écrit de tout et sur tout, tant sa curiosité est immense et insatiable, et son esprit entrainé à analyser et comprendre les sujets les plus divers du savoir.

Son œuvre la plus fameuse, en effet, est dénommée Étymologies, et est un compendium du savoir contemporain, considéré comme la première encyclopédie de l’histoire, divisée en vingt livres et classés par thèmes, et divisés selon la matière, que ce soit la grammaire, la rhétorique, la dialectique, la mathématique, la musique, l’agriculture, l’astronomie, les langues ou la théologie.

Son œuvre aussi c’est les Commentaires sur les livres historique de L’Ancien Testament.

Catéchèse de Benoît XVI, 18 juin 2008 (page 2)