Archives de catégorie : Méditation

sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

MOIS DU ROSAIRE – jour 28 – Les cinq Mystères Joyeux

MOIS DU ROSAIRE – jour 28 – Les cinq Mystères Joyeux

Mystères joyeux - retable de l’église Notre-Dame de l’Assomption de Bougival
Mystères joyeux – retable de l’église Notre-Dame de l’Assomption de Bougival

Reprenons ce qu’a écrit Saint Jean-Paul II dans Rosarium Virginis Mariae:

« Pour que l’on puisse dire de manière complète que le Rosaire est un “résumé de l’Évangile”, il convient donc que, après avoir rappelé l’incarnation et la vie cachée du Christ (mystères joyeux), et avant de s’arrêter sur les souffrances de la passion (mystères douloureux), puis sur le triomphe de la résurrection (mystères glorieux), la méditation se tourne aussi vers quelques moments particulièrement significatifs de la vie publique (mystères lumineux). »

« Cet ajout de nouveaux mystères, sans léser aucun aspect essentiel de l’assise traditionnelle de cette prière, a pour but de la placer dans la spiritualité chrétienne, avec une attention renouvelée, comme une authentique introduction aux profondeurs du Cœur du Christ, abîme de joie et de lumière, de douleur et de gloire. »

Nous pouvons célébrer ces mystères joyeux en union de cœur avec les associés de la Médaille Miraculeuse et avec les fidèles de la Chapelle rue du Bac qui le fait à 15 h 30.

1 L’Annonciation : L’Humilité (Lc 1, 26-38)

« Le premier cycle, celui des “mystères joyeux”, est effectivement caractérisé par la joie qui rayonne de l’événement de l’Incarnation Cela est évident dès l’Annonciation où le salut de l’Ange Gabriel à la Vierge de Nazareth rappelle l’invitation à la joie messianique: « Réjouis-toi, Marie ».

« Toute l’histoire du salut, bien plus en un sens, l’histoire même du monde, aboutit à cette annonce. En effet, si le dessein du Père est de récapituler toutes choses dans le Christ (cf. Ep 1,10), c’est l’univers entier qui, d’une certaine manière, est touché par la faveur divine avec laquelle le Père se penche sur Marie pour qu’elle devienne la Mère de son Fils. »

« À son tour, toute l’humanité se trouve comme contenue dans le fiat par lequel elle correspond avec promptitude à la volonté de Dieu. » Rosarium Virginis Mariae

Dans ce premier mystère joyeux, représentez-vous l’envoyé de Dieu, l’archange Gabriel qui annonce à Marie le choix que le Seigneur a fait d’elle pour être la Mère de Dieu, et qui lui révèle comment va s’accomplir ce sublime mystère. Paroles de la sainte Vierge : Voici la servante du Seigneur qu’il me soit fait selon votre parole.

Fruit : La vertu d’humilité.

Élévation au Verbe Incarné : O Verbe si élevé au-dessus des Cieux, et qui t-abaisse jusqu’à descendre dans le sein d’une Vierge, quels sentiments de joie et de reconnaissance ne te dois-je pas, puisque tes abaissements sont la cause de ma grandeur ? Tu as donc voulu te faire homme, pour me faire devenir enfant de Dieu.

Donne-moi de connaître et d’apprécier la dignité sublime à laquelle tu m’as élevé; et fais-moi la grâce de conserver toujours dans mon cœur, une tendre et vive reconnaissance pour le mystère ineffable de ton Incarnation.

Élévation à Marie : O Vierge Sainte, choisie de Dieu pour être le premier Temple de notre Divin Rédempteur, Vous confondez mon orgueil par Votre humilité, comme Votre Divin Fils par Son anéantissement; obtenez-moi, avec un profond sentiment de mon néant, une participation de votre foi vive qui a sauvé le monde.

Réciter ensuite la dizaine terminée par le Gloire au Père.

2 La Visitation : Le zèle pour le salut du prochain (Lc 1, 39-56)

« C’est une note d’exultation qui marque la scène de la rencontre avec Élisabeth, où la voix de Marie et la présence du Christ en son sein font que Jean « tressaille d’allégresse » (cf. Lc1,44). » (Pape Jean-Paul II Rosarium Virginis Mariae

Représentez-vous Marie, qui, dès qu’elle a conçu Jésus-Christ, part et marche avec promptitude vers les montagnes pour aller visiter à Hébron sa cousine Élisabeth. La présence de Jésus en Marie fait tressaillir et sanctifie Jean-Baptiste. Élisabeth prophétise, et Marie prononce le sublime cantique de l’humilité, de la reconnaissance et de l’amour.

Fruit: La charité et le zèle.

Élévation à Jésus : O Jésus vivant en Marie, qui l’avez portée, par un secret instinct, à faire humblement la première visite à Élisabeth, afin de répandre tes grâces dans la maison de Zacharie; fais éprouver à mon âme tes saintes opérations, afin que je ressente l’humble étonnement de ta présence, les saints transports de tes divins attraits et la douce paix de ton ineffable possession.

Élévation à Marie : O Vierge Sainte, bénie entre toutes les femmes, obtenez-moi de Votre Divin Fils la grâce de correspondre promptement à Ses divines inspirations, et d’y être toujours fidèle; afin que mon esprit ravi de sa présence, tressaille de joie, et ne cesse d’exalter les magnificences de Sa toute puissance et de Ses Divines Miséricordes. Réciter ensuite la dizaine terminée par le Gloire au Père.

3 La Naissance de Jésus : L’amour de la Pauvreté, seule richesse valable en Dieu (Lc 2, 1-21)

« Une atmosphère de liesse baigne la scène de Bethléem, où la naissance de l’Enfant divin, le Sauveur du monde, est chantée par les anges et annoncée aux bergers justement comme « une grande joie » (Lc 2, 10). » (Pape Jean-Paul II Rosarium Virginis Mariae)

Représentez-vous Jésus, naissant dans l’étable de Bethléem, au milieu de la nuit, couché dans une crèche, exposé aux rigueurs de l’hiver et aux injures de l’air; les Anges qui l’annoncent, les bergers qui l’adorent avec Marie et Joseph.

Fruit : La pauvreté et le détachement.

Élévation à Jésus : O adorable Sauveur! qui viens nous apporter tous les biens du ciel, fais dès ce moment régner dans mon cœur l’aimable innocence, l’admirable simplicité et la foi vive des bergers; je t’adore avec eux, uni à Joseph et à Marie ta mère; et je veux conserver précieusement le souvenir de ce mystère et les prémices de ton amour.

Élévation à Marie : O très pure Mère de Dieu, faites, par Votre intercession auprès de Votre Divin Fils, que ce Mystère, toujours présent à mon esprit, soit les délices et la consolation de ma vie, et que j’offre sans cesse à ce Dieu Sauveur la Charité d’un cœur pur, d’une conscience droite et d’une foi sincère, comme le tribut de ma reconnaissance. Réciter ensuite la dizaine terminée par le Gloire au Père.

4 La Présentation au Temple au Temple et la Purification de Marie : La Pureté (cœur, corps et esprit) (Lc 2, 22-40)

« Les deux derniers mystères, qui conservent toutefois cette note de joie, anticipent les signes du drame. En effet, la présentation au temple, tout en exprimant la joie de la consécration et en plongeant le vieillard Syméon dans l’extase, souligne aussi la prophétie du « signe en butte à la contradiction » que sera l’Enfant pour Israël et de l’épée qui transpercera l’âme de sa Mère (cf. Lc2, 34-35). » (Pape Jean-Paul II Rosarium Virginis Mariae)

Représentez-vous Marie qui présente Son Fils au Temple et l’offre à Dieu, par les mains du grand-prêtre, comme un Précieux Holocauste et les prémices du Sacrifice sublime qui doit désarmer la Justice Divine.

Fruit : L’obéissance et le bon exemple.

Élévations à Jésus : O mon Sauveur, Roi du Ciel et de la terre, tu te soumets à une Loi qui n’est faite que pour les pécheurs, afin de me donner une leçon sublime d’humilité, de soumission et d’obéissance.

Combien je serais ingrat, si je ne sacrifiais pas à ta Divine Volonté toutes mes affections personnelles, et si je ne m’attachais pas à suivre tes exemples par une fidélité constante et invariable aux préceptes de ton Église. O Dieu de bonté ! Ne permets pas que je sois infidèle à mes devoirs.

Élévation à Marie : O Mère de Jésus, fidèle et parfaite image du Sacrifice de Votre Fils, offrez-moi avec Lui; et obtenez-moi de consacrer à Dieu mes passions les plus chères, par un sacrifice entier de tout moi-même, afin que Jésus-Christ soit l’unique objet de mes vœux les plus ardents et de mes plus tendres affections. Réciter ensuite la dizaine terminée par le Gloire au Père.

5 Le Recouvrement de Jésus au Temple : L’obéissance (rechercher Dieu en tout) (Lc 2, 41-51

« L’épisode de Jésus au temple, lorsqu’il eut douze ans, est lui aussi tout à la fois joyeux et dramatique. Il se dévoile là dans sa divine sagesse tandis qu’il écoute et interroge; et il se présente essentiellement comme celui qui “enseigne”.

« La révélation de son mystère de Fils tout entier consacré aux choses du Père est une annonce de la radicalité évangélique qui remet en cause les liens même les plus chers à l’homme face aux exigences absolues du Royaume. Joseph et Marie eux-mêmes, émus et angoissés, « ne comprirent pas » ses paroles (Lc2,50). » (Pape Jean-Paul II Rosarium Virginis Mariae)

Représentez-vous Marie et Joseph qui ayant été, selon la loi, célébrer la fête de Pâques à Jérusalem, perdirent l’enfant Jésus, et ne le retrouvèrent qu’après trois jours de pénibles recherches , dans le temple , au milieu des Docteurs qu’il écoutait, interrogeait, et étonnait par la sagesse de ses questions et de ses réponses.

Fruit: Le zèle pour le salut.

Élévation à Jésus : O Divin Enfant qui as voulu nous apprendre qu’il faut tout quitter pour nous instruire, et accomplir l’œuvre de Dieu quand Il nous appelle; imprime dans mon cœur la crainte de te perdre, la douleur de te avoir perdu si souvent, et le désir de te retrouver au plus tôt, si j’avais encore le malheur de t’éloigner de moi par mes offenses.

Élévation à Marie : O Mère affligée par l’absence du meilleur des fils, et consolée ensuite par le bonheur de l’avoir retrouvé, obtenez-moi la grâce de ne le perdre jamais par le péché; de sentir vivement Son absence, si mes infidélités l’obligent à s’éloigner; et de n’avoir aucun repos jusqu’à ce que je l’aie retrouvé. Réciter ensuite la dizaine terminée par le Gloire au Père.

***

« Méditer les mystères “joyeux” veut donc dire entrer dans les motivations ultimes et dans la signification profonde de la joie chrétienne. Cela revient à fixer les yeux sur la dimension concrète du mystère de l’Incarnation et sur une annonce encore obscure et voilée du mystère de la souffrance salvifique. »

« Marie nous conduit à la connaissance du secret de la joie chrétienne, en nous rappelant que le christianisme est avant tout euangelion, “bonne nouvelle”, dont le centre, plus encore le contenu lui-même, réside dans la personne du Christ, le Verbe fait chair, l’unique Sauveur du monde. » ( Pape Jean-Paul II Rosarium Virginis Mariae)

D’après le manuel de Liège 1847

BIENHEUREUSE CELLE QUI A CRU

« Bienheureuse celle qui a cru » (Le 1, 45).

Ces mots adressés à Marie par Élisabeth au cours de la visitation, « imprègnent notre prière du Rosaire ».

Particulièrement en ce mois d’octobre, qui est le mois du Rosaire.

En récitant chaque « dizaine », nous méditons l’un après l’autre les mystères: joyeux, douloureux, glo­rieux, et en chacun d’eux nous disons à Marie, comme Élisabeth au cours de la visitation:

« Bienheureuse celle qui a cru! »

– Toi qui as cru avec une foi remplie de joie: à l’annonciation, à la nativité, à la présentation au temple, au recouvrement de Jésus dans le temple.

Jean-Paul II, Osservatore Romano 42, 16-10-1984

MOIS DU ROSAIRE – jour 27 – Méthode qu’il faut observer dans la méditation des Mystères du Rosaire

MOIS DU ROSAIRE – jour 27 – Méthode qu’il faut observer dans la méditation des Mystères du Rosaire et les fruit que nous devons en tirer

Traité de l'amour de Dieu de saint François de Sales
Traité de l’amour de Dieu de saint François de Sales – C’est la Sainte Vierge qui le délivra. Il entra dans l’église Saint-Étienne-des-Grès, à Paris, et récita le “ Souvenez-vous ” aux pieds de Notre-Dame de Bonne Délivrance. Alors, «  la tentation s’évanouit  ; son mal lui tomba sur ses pieds comme des écailles de lèpre  ». En reconnaissance, il voua sa virginité à Dieu et à Marie, et fit vœu de réciter son chapelet tous les jours.

« Mon cœur s’est échauffé au-dedans de moi, dit le Prophète royal, et le feu s’y allumera dans ma méditation. »

La méthode générale que nous devons suivre dans la méditation des mystères du Rosaire, nous est prescrite dans ces paroles, en expliquant ce passage du feu de la charité et de l’Amour de Dieu et du prochain qui s’allumait dans les entrailles du Saint Prophète par la méditation des choses célestes.

De manière que, dit Saint Cyrille, méditer, « c’est comme frapper avec du fer sur un caillou pour .en faire jaillir du feu » :

c’est donc au moyen de la méditation des mystères et réflexions de l’entendement, qu’il faut que vous frappiez sans cesse sur le caillou de votre cœur endurci, jusqu’à ce que vous en tiriez du feu et que vous l’embrasiez enfin lui-même de l’amour de Dieu, de la Charité du prochain, et d’un ardent désir de l’humilité, de la mortification et de toutes les vertus chrétiennes.

La méditation ne doit être qu’un moyen pour exciter dans notre cœur le désir de la vertu: car la perfection de la vie chrétienne ne consiste point dans les bonnes pensées ni dans l’intelligence des choses saintes.

Mais elle consiste dans les solides et véritables vertus, et particulièrement dans les actes que l’on en produit et qui sont l’accomplissement de toute la perfection; par conséquent c’est là-dessus que nous devons le plus insister, et c’est à quoi nous devons principalement nous occuper dans la méditation des mystères du rosaire.

Le premier exercice consiste à se représenter le lieu où le fait qu’on veut méditer s’est passé, comme si on s’y trouvait. Par exemple, si nous avons à méditer le Crucifiement de Notre Seigneur sur le Calvaire, nous nous formerons une idée de toutes les circonstances, telles que les évangélistes nous les ont décrites, par rapport au lieu, aux personnes, aux actions et aux paroles.

Or, l’utilité de cet exercice consiste en ce que nous renfermons notre esprit dans l’étendue du sujet que nous méditons, de peur qu’étant aussi volage qu’il l’est, il ne se répande sur d’autres sujets.

Cet exercice de l’imagination doit être suivi de celui de l’entendement que nous appelons méditation, et qui n’est autre chose que l’application aux considérations capables d’élever notre volonté vers Dieu et de nous affectionner aux Saints Mystères que nous méditons. C’est en cela que la méditation est fort différente de l’étude; car la fin de l’étude est la science, tandis que la fin de la méditation est l’amour de Dieu et la pratique de la vertu.

Après avoir donc circonscrit notre esprit dans l’étendue du sujet que nous voulons méditer, appliquons notre entendement aux considérations qui en sont la substance et l’exposé; et si notre esprit trouve assez de lumières et d’utilité dans une seule de ces considérations, il faut l’y arrêter, imitant les abeilles qui ne quittent point la fleur à laquelle elles se sont attachées, tant qu’elles y trouvent du miel à sucer.

Mais, si notre esprit a de la peine à tirer des réflexions de telle considération et que notre cœur n’y sente pas d’attrait, passons à une autre considération, sans curiosité toutefois et sans précipitation. De là dans certains livres de prières, les mystères sont simplement indiqués avec une considération et une prière; dans d’autres il y a dix considérations (autant que d’Ave Maria) destinées à donner matière à la méditation des fidèles.

Chacun peut choisir la manière de méditer les mystères qui lui convient le mieux d’après ses dispositions, sa facilité à méditer. Il en est de même pour les quelques mots qu’on ajoute à l’Ave Maria pour se rappeler le mystère qu’on médite; ce rappel peut donner lieu chaque fois à de nouvelles considérations et à de nouvelles affections.

C’est, en effet, par cette vive attention de l’esprit que la méditation excite en notre volonté tant de bons et saints mouvements, tels que les suivants: l’amour de Dieu et du prochain, le désir de la gloire céleste, le zèle du salut des âmes, l’ardeur à imiter la vie de Jésus-Christ, la compassion, l’admiration, la joie, la confusion de nos péchés, la confiance en la miséricorde de Dieu et les autres affections auxquelles l’âme doit s’exercer et dans lesquelles elle doit s’épancher le plus qu’elle pourra.

Il ne faut pourtant pas s’arrêter tellement à ces affections générales qu’elles fassent négliger de prendre des résolutions spéciales pour la pratique. De là aussi, la nécessité d’avoir en vue, dans la méditation de chaque mystère, une vertu comme suite et fruit de ce Mystère.

Ainsi la première parole de Notre-Seigneur sur la Croix, produira dans notre âme le désir de l’imiter dans la pratique du pardon et de l’amour des ennemis; mais cela est peu de chose, si nous ne formons notre résolution de cette manière:

« Eh bien ! je ne m’offenserai plus des paroles fâcheuses de la part d’un tel, ni du mépris que celui-ci fait de moi; au contraire, je dirai et ferai ce qu’il faut pour adoucir l’esprit et pour gagner le cœur.»

Voilà véritablement le moyen sûr et infaillible de tirer un grand profit spirituel de la méditation bien faite des Mystères du Rosaire.

De même qu’on a dû se préparer à la récitation et à la méditation du Rosaire, en se mettant en la présence de Dieu et en lui demandant le secours de ses lumières et de ses inspirations, on doit de même terminer cette récitation et cette méditation par trois actes qui demandent beaucoup d’humilité.

Le premier est de rendre grâces à Dieu de la connaissance qu’il nous a donnée de sa Miséricorde, ou d’une autre de ses perfections, et de le remercier de toutes les saintes affections et résolutions que sa grâce a excitées et opérées en nous.

Le second est de lui offrir toute la gloire qui peut lui revenir de Sa Miséricorde, ou d’une autre de ses perfections, lui présentant encore toutes nos affections et nos résolutions, en union des vertus de Jésus-Christ Son Fils et des mérites de sa Mort.

Le troisième doit être une humble prière par laquelle nous demandons à Dieu la grâce de participer aux mérites de Son Fils, l’esprit de Ses Vertus et principalement la fidélité à nos résolutions, en reconnaissant que l’exécution dépend de Sa Sainte Bénédiction.

Enfin, il est à conseiller de prier pour l’Église, nos pasteurs, nos parents, amis et autres personnes, par l’intercession de Notre-Dame du Rosaire, des Anges et des Saints et de finir par un Pater et un Ave.

Les personnes qui ont l’habitude de méditer, nous comprendront aisément, et pourront sans la moindre difficulté mettre en usage cette méthode de réciter et de méditer le Rosaire; les autres ne doivent pas s’imaginer qu’elle soit difficile et qu’elle exige beaucoup de temps; en s’y exerçant, elles apprendront par leur propre expérience, qu’elle est très facile.

Du reste chacun peut suivre celle qui lui plaît, pourvu qu’elle soit propre à lui faire réciter et méditer le Rosaire avec fruit.

Résolution

Conservez ce qui est bon, dit Saint Paul. Si nous avons une bonne manière de réciter le Rosaire, tenons-nous-y en tâchant seulement de le réciter toujours avec plus de ferveur; si nous reconnaissons que nous ne méditons pas les Mystères d’une manière convenable et fructueuse, tâchons de nous pénétrer de l’esprit d’oraison qui est l’esprit de Dieu et de l’Église, afin que nous devenions de fidèles disciples et de parfaits imitateurs de Jésus et de Marie.

Prière

Tout don parfait vient de toi, Seigneur ! nous venons donc te demander instamment la grâce de réciter et de méditer selon l’esprit de l’Église le Saint Rosaire, afin qu’en nous pénétrant des Mystères qui le composent, nous pratiquions à ta plus grande Gloire et pour le Salut de notre âme, les vertus qui en découlent et que ta grâce seule peut nous faire pratiquer.

Nous l’implorons de toi, Seigneur, par l’intercession de Marie, notre bonne et puissante Mère. Ainsi soit-il.

D’après le manuel de Liège 1847

DIEU EST AMOUR

Au ciel les liens saints de la terre ne sont pas brisés. Bien plus, dans la sollicitude de la Vierge Mère, élevée au ciel pour devenir notre Avocate et protectrice, type de l’Église victorieuse, nous découvrons le même modèle qui a inspiré l’amour prévenant de nos chers défunts envers nous, non brisé par la mort, mais rendu plus puissant dans la lumière de Dieu.

Enfin, dans la vision de Marie glorifiée par toutes les créatures, nous célébrons le mystère eschatologique d’une humanité recomposée dans le Christ dans une unité parfaite, où il n’existe plus de divisions, ni de rivalité autre que celle de se devan­cer l’un l’autre dans l’amour.

Car Dieu est Amour. Dans les mystères du Saint Rosaire nous contemplons donc et nous revivons les joies, les douleurs et les gloires du Christ et de sa Sainte Mère, qui deviennent les joies, les douleurs et les espérances de l’homme.
Saint Jean-Paul II, Osservatore Romano 45, 08-11-1983

Angélus: Léon XIV invite à reconnaître notre besoin de miséricorde

Angélus: Léon XIV invite à reconnaître notre besoin de miséricorde

Juste après la messe du jubilé dédié aux équipes synodales et aux organes de participation ce dimanche 26 octobre, et avant la prière mariale de l’Angélus, depuis les appartements pontificaux, le Pape Léon XIV a, devant une place Saint-Pierre pleine de fidèles, partagé une méditation sur la parabole du pharisien et du publicain, invitant les fidèles à cultiver l’humilité et la vérité du cœur dans leur relation à Dieu.

 

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PAPE LÉON XIV

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre
Dimanche 26 octobre 2025

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Chers frères et sœurs, bon dimanche !

Aujourd’hui, l’Évangile (cf. Lc 18, 9-14) nous présente deux personnages, un pharisien et un publicain, qui prient dans le Temple.

Le premier se vante d’une longue liste de mérites. Il accomplit de nombreuses bonnes œuvres et, pour cette raison, il se sent supérieur aux autres, qu’il juge avec mépris. Il se tient debout, la tête haute. Son attitude est clairement présomptueuse : elle reflète une observance stricte de la Loi, certes, mais pauvre en amour, faite de “donner” et “avoir”, de dettes et de crédits, dépourvue de miséricorde.

Le publicain prie lui aussi, mais d’une manière très différente. Il a beaucoup à se faire pardonner : il est percepteur au service de l’Empire romain et travaille avec un contrat de sous-traitance qui lui permet de spéculer sur les revenus au détriment de ses propres compatriotes. Pourtant, à la fin de la parabole, Jésus nous dit que c’est lui, parmi les deux, qui rentre chez lui “justifié”, c’est-à-dire pardonné et renouvelé par sa rencontre avec Dieu. Pourquoi ?

Tout d’abord, le publicain a le courage et l’humilité de se présenter devant Dieu. Il ne se renferme pas dans son monde, il ne se résigne pas au mal qu’il a fait. Il quitte les lieux où il est craint, en sécurité, protégé par le pouvoir qu’il exerce sur les autres. Il vient au Temple seul, sans escorte, même au prix de regards sévères et de jugements tranchants, et se présente devant le Seigneur, en retrait, la tête baissée, prononçant quelques mots : « O Dieu, aie pitié de moi, pécheur » (v. 13).

Jésus nous livre ainsi un message puissant : ce n’est pas en affichant ses mérites que l’on se sauve, ni en cachant ses erreurs, mais en se présentant honnêtement, tels que nous sommes, devant Dieu, devant nous-mêmes et devant les autres, en demandant pardon et en s’en remettant à la grâce du Seigneur.

Commentant cet épisode, saint Augustin compare le pharisien à un malade qui, par honte et orgueil, cache ses plaies au médecin, et le publicain à un autre qui, avec humilité et sagesse, expose ses blessures au médecin, aussi laides soient-elles, et demande de l’aide. Et il conclut : «  Nous ne sommes pas surpris […] que ce publicain, qui n’a pas eu honte de montrer sa partie malade, soit reparti […] guéri » (Sermo 351,1).

Chers frères et sœurs, faisons de même. N’ayons pas peur de reconnaître nos erreurs, de les mettre à nu en en assumant la responsabilité et en les confiant à la miséricorde de Dieu. Ainsi pourra grandir, en nous et autour de nous, son Royaume, qui n’appartient pas aux orgueilleux, mais aux humbles, et qui se cultive, dans la prière et dans la vie, à travers l’honnêteté, le pardon et la gratitude.

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À l’issue de l’Angélus

Chers frères et sœurs !

Je suis affectivement proche des populations de l’est du Mexique, touchées ces derniers jours par les inondations. Je prie pour les familles et pour tous ceux qui souffrent à cause de cette calamité, et je confie au Seigneur, par l’intercession de la Sainte Vierge, les âmes des défunts.

Notre prière pour la paix se poursuit sans relâche, en particulier à travers la récitation communautaire du Saint Rosaire. En contemplant les mystères du Christ avec la Vierge Marie, nous faisons nôtres la souffrance et l’espérance des enfants, des mères, des pères, des personnes âgées victimes des guerres…

Et de cette intercession du cœur naissent nombre de gestes de charité évangélique, de proximité concrète, de solidarité… À tous ceux qui, chaque jour, avec une persévérance confiante, vivent cet engagement, je répète : « Heureux les artisans de paix » !

Je salue tous les Romains et les pèlerins venus d’Italie et de nombreuses régions du monde, en particulier ceux de Logroño en Espagne, San Pedro del Paraguay, Recreio (Brésil) et les Cubains résidant en Europe.

Je salue également les fidèles de Ginosa, Gênes, Corato, Fornovo San Giovanni, Milan, San Giovanni Ilarione, Porto Legnago, les jeunes de Scicli, les confirmands du diocèse de Saluzzo, les Sœurs Réparatrices du Sacré-Cœur qui célèbrent le 150e anniversaire de leur fondation, le groupe Communion et Libération de Pavie et la chorale polyphonique de Milazzo.

Merci à tous et bon dimanche !

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse