Archives de catégorie : prière

MOIS DU SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS SIXIÈME JOUR

Actualité de la dévotion au Sacré-Cœur

 

Bas-relief en marbre représentant l'apparition du Christ à Sainte Marguerite Marie à Paray-le-Monial, situé sous le porche de l'église actuelle de Saint Germain du Crioult.
Bas-relief en marbre représentant l’apparition du Christ à Sainte Marguerite Marie à Paray-le-Monial, situé sous le porche de l’église actuelle de Saint Germain du Crioult.

Le Sauveur m’a donné à connaître, dit la Bienheureuse Marguerite-Marie, qu’il voulait que son Cœur fût connu à présent, pour être le médiateur entre Dieu et les hommes, détournant les châtiments que nos péchés ont attirés sur nous. Qu’il est puissant le divin Cœur pour apaiser la justice divine irritée par nos iniquités, et nous obtenir miséricorde !

— Oui, le Sacré-Cœur est ce qu’il faut à l’Église en ces temps « où l’on rencontre tant d’hommes, dit saint Paul, amateurs d’eux-mêmes, cupides, orgueilleux, sans reconnaissance et sans affection, impatients de tout joug et asservis aux plus ignominieux penchants. » L’Europe entière, la France même, semble gangrenée jusqu’au cœur : donc, pour échapper à la mort, il faut que les fidèles aillent chercher la vie dans le Cœur du Roi des Cieux.

« La société actuelle, s’est écrié Pie IX, ne peut être sauvée que par le Sacré-Cœur » et un spirituel a écrit : « Le culte du Sacré-Cœur a été réservé à ces derniers âges comme un gage d’amour divin qui veut se produire par les plus larges effusions, à mesure que le monde approche de son terme. Ce culte est le bouclier de la foi et l’aliment de la piété, au milieu des erreurs et des désordres de ce siècle ».

Aussi que voyons-nous, qu’entendons-nous autour de nous ? Un mouvement toujours actuel se produit et pousse  les fidèles à pratiquer cette dévotion providentielle : des milliers de pèlerins de tout rang, de tout pays, vont à Paray-le-Monial, s’agenouiller sur la tombe de la Bienheureuse Marguerite-Marie ; beaucoup d’évêques ont consacré leur diocèse à ce divin Cœur ; la France a fait le Vœu solennel réalisé de lui élever un temple splendide, à Paris, sur les ruines fumantes de Montmartre ; enfin, Pie IX cédant aux instance qui lui arrivaient de tous les points de la catholicité, a ordonné que l’Église entière fut consacrée au divin Cœur, le 16 juillet 1875, jour anniversaire de son apparition à Marguerite. Comme chacun se sent fortement pressé de redire cette parole si souvent répétée : C’est le Cœur de Jésus qui nous sauvera !

Entrons dans ce courant de foi, c’est la voie du salut. Rester étranger à cette grande manifestation ne serait-ce pas fermer son cœur ! Unissons-nous plutôt, et que toutes nos prières, nos bonnes œuvres montent ensemble au Cœur de Jésus, pour hâter le salut de l’Église et de notre monde.

Dieu de clémence, ô Dieu vainqueur ! Sauve notre monde par ton Sacré-Cœur !

PRIÈRE

O Jésus ! notre aimable et adorable Rédempteur, les trésors infinis de ton Sacré-Cœur n’avaient pas encore été assez connus. Tu réserves encore cette faveur à notre temps où, par un effet de ta charité, il te plait de manifester aux hommes, les richesses enfermées dans ce Cœur divin. Sois loué et béni à jamais de cette miséricorde, et daigne nous y faire participer. Ainsi soit-il.

+P. Martin BERLIOUX

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

MOIS DU SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS CINQUIÈME JOUR

Objet spirituel de la dévotion au Sacré-Cœur

 

crèche dans la croix
crèche dans la croix

Nous avons dit que l’objet sensible et matériel de notre dévotion est le propre Cœur de Jésus. Il y a un objet spirituel qui est la partie essentielle du culte rendu à ce Cœur divin : c’est l’amour de Jésus pour nous. Voilà, dit-il, ce Cœur qui a tant aimé les hommes !

Remarquez bien ces mots : tant aimé ! Sans doute, Jésus a aimé les hommes, tous les hommes, puisqu’il est mort pour tous et qu’il n’en est pas un qui ne puisse dire : « Il m’a aimé et il s’est livré pour moi ». Mais jusqu’à quel point nous a-t-il aimés ? Qui le comprendra ? Qui le dira ? Jésus-Christ lui-même semble ne pouvoir l’exprimer.

Retracez à votre souvenir quelques-uns de ses principaux bienfaits. Rappelez-vous la Crèche, la Croix, l’Autel, oui l’Autel, ce sacrement d’amour, au moyen duquel Jésus restera avec nous jusqu’à la fin des siècles, caché sous l’apparence d’un peu de pain, enfermé dans un tabernacle comme dans une étroite maison, méprisé par les uns, oublié et abandonné presque par tous. N’est-ce pas là un Dieu qui aime infiniment ?

Et, tout Dieu qu’il est, pouvait-il faire davantage ? Oui, vraiment, il nous a aimés jusqu’à la fin, jusqu’à l’excès, jusqu’à l’épuisement, jusqu’à la folie de l’amour. Toutes ces inventions de l’amour sont sorties du Cœur de Jésus-Christ. Oui, c’est son Cœur, dit Marguerite-Marie, qui a fait la Crèche, la Croix, l’Autel ; qui a bâti l’Église, institué les sacrements ; c’est de son Cœur adorable que coulent sur nous, la vie, le mouvement, l’intelligence, la grâce.

« O Cœur sacré de mon Sauveur ! s’écrie saint François de Sales, ô source du souverain amour ! qui peut assez te bénir ? Qui te rendra amour pour amour ! »  Répondons par un amour réciproque à l’amour de Jésus pour nous, et, selon l’expression de sainte Madeleine de Pazzi : « Aimons l’amour ». Quoi de plus juste, de plus raisonnable, de plus salutaire ?

« Que celui qui n’aime pas Notre-Seigneur soit anathème ! » C’est l’apôtre saint Paul qui prononce ces foudroyantes paroles. Pour nous, aimons de toutes nos forces Celui qui nous a aimés sans mesure.

Que l’amour pour Jésus soit en nous un feu consumant qui dévore tout lien d’affection aux créatures et nous permette de porter à toutes les puissances du monde et de l’enfer le défi du même apôtre : « Qui donc sera capable de me séparer de Jésus-Christ ? Ni la tribulation, ni l’angoisse, ni la faim, ni la nudité, ni les dangers, ni la persécution, ni le glaive, rien, non rien ne pourra me ravir son amour. »

O Jésus ! je t’aimerai toujours, toujours !

PRIÈRE

O Cœur de Jésus ! agrée les hommages de mon cœur saisi d’admiration et de reconnaissance à la pensée de ton immense amour pour nous. Fais par ta grâce que, t’aimant de l’amour le plus tendre, le plus généreux, j’obtienne de ton infinie bonté de te glorifier et de t’aimer à jamais dans le Ciel avec les Anges et les Saints. Ainsi soit-il.

+P. Martin BERLIOUX

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

MOIS DU SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS TROISIÈME JOUR

Promesses du Cœur de Jésus

 

apparition du Sacré-Cœur à Sainte Marguerite-Marie Alacoque
apparition du Sacré-Cœur à Sainte Marguerite-Marie Alacoque

Dans la belle vision où Notre-Seigneur fit contempler à Marguerite-Marie son Sacré-Cœur, il lui laissa, pour toutes les âmes qui se voueraient au culte de ce Cœur adorable, des promesses aussi nombreuses que consolantes.

Écoutons celle qui reçut de Jésus lui-même le glorieux titre de Disciple bien-aimée de son Cœur : — « Que ne puis-je raconter tout ce que je sais dans cette aimable dévotion au Cœur de Jésus, et découvrir à toute la terre les trésors de grâces que mon Sauveur a dessein de répandre avec profusion sur ceux qui la pratiqueront !»

« 1° LES SIMPLES FIDÈLES obtiendront par le moyen de cette touchante dévotion la paix de leurs familles, le soulagement de leurs travaux, les bénédictions du Ciel dans toutes leurs entre-prises, la consolation dans leurs misères.

2° LES PERSONNES RELIGIEUSES retireront tant de secours de cette dévotion, qu’il ne faudrait pas d’autre moyen pour rétablir la première ferveur et la plus exacte régularité dans les communautés les moins réglées, et pour porter au comble de la perfection celles qui vivent dans la plus grande régularité.

3° LES PRÊTRES, TOUTES LES PERSONNES APOSTOLIQUES auront l’art de toucher les cœurs les plus endurcis et travailleront avec un succès merveilleux, s’ils sont pénétrés d’un tendre amour au divin Cœur de Jésus.

4° LES PROPAGATEURS DE CETTE DÉVOTION recevront de Notre-Seigneur des trésors incompréhensibles. Leur ministère produira, même en ce qui concerne le salut et la perfection de chacun d’eux, des fruits au delà de toute espérance.

5° TOUT CHRÉTIEN trouvera dans ce divin Cœur un lieu de refuge pendant la vie et principalement à l’heure de la mort. Ah ! qu’il est doux de mourir, après avoir eu une constante dévotion au Cœur de Celui qui doit nous juger ! »

Voilà donc  les engagements que Jésus contracte avec les hommes : il n’y a qu’un Dieu qui puisse les prendre, et il n’y a qu’un Dieu qui puisse les tenir. Il promet tout : conversion des pécheurs, progrès des justes dans la perfection, efficacité dans la prédication et la direction des âmes, ferveur dans les communautés, paix dans les familles, bénédictions pour les entreprises temporelles, assistance particulière à la mort.

Oh ! en vérité, serions-nous excusables de rendre inutiles tant et de si magnifiques promesses ? Et voyez comme elles se sont vérifiées depuis plus de deux cents ans. Les malades ont invoqué le Cœur de Jésus, et ils ont recouvré la santé ; les pécheurs ont jeté leurs iniquités dans cet abîme de miséricorde, et ils ont obtenu leur pardon. Que de personnes affligées y ont trouvé un soulagement à leurs maux ! Combien d’âmes faibles et chancelantes y ont puisé la force et la victoire !

Adressons-nous donc en toutes circonstances et pour toutes choses à ce Cœur si puissant, si riche, si libéral ; à ce Cœur si rempli de miséricorde et d’amour, et qui ne désire rien tant que de réaliser ce qu’il a promis. — Disons, avec saint Bonaventure : « Je parlerai au Cœur de mon Dieu et j’en obtiendrai tout ce que je voudrai ».

PRIÈRE

O Sauveur Jésus ! ô bon Maître ! comment te bénirai-je assez des bienfaits sans nombre que tupromets à ceux qui honorent votre Cœur ! Il est donc bien vrai que ce tendre Cœur est une source trop pleine et débordant de toutes parts, qui a besoin de se répandre, et que le Ciel et la terre, le temps et l’éternité, ne pourront jamais épuiser. Apprends-moi à aimer, vénérer, imiter un Cœur si riche, si libéral, afin que je profite de ses magnifiques promesses. Ainsi soit-il.

+P. Martin BERLIOUX

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse