Le Pape bénit les personnes malades à Fatima

À la fin de la messe de canonisation de Saint François Marto et de Sainte Jacinthe, sous les arcades de la basilique Notre-Dame-du-Rosaire à Fatima, le Pape François est allé bénir les personnes malades. Des enfants et adultes, en fauteuils roulants pour beaucoup, accompagnés des hospitaliers du Sanctuaire.

Il leur a rappelé que dans leur souffrance et leurs blessures se cache Jésus, comme il est «caché mais présent dans l’Eucharistie», car Il «sait ce que signifie la douleur, il nous comprend, nous console, et nous donne la force.»

Cent ans après être apparue à Fatima, aujourd’hui la Vierge Marie répète à tous la demande qu’elle a faite aux petits bergers : «Voulez-vous vous offrir à Dieu ?». Le Saint-Père donne la réponse : «chers malades, vivez votre existence comme un don et dites à la Vierge, comme les pastoureaux, que vous voulez vous offrir à Dieu de tout votre cœur».

Car avec leur maladie, ils sont des témoins du Christ qui a souffert et ont une vraie place au sein de l’Église. «Ne vous considérez pas seulement comme des destinataires  de solidarité caritative, mais sentez-vous pleinement participants de la vie et de la mission de l’Église.»

Il les a invité à offrir à l’Église leur «présence silencieuse mais plus éloquente que beaucoup de paroles», leur «prière, offrande quotidienne de leurs souffrances.» Accepter avec patience et joie leur conditions «est une ressource spirituelle, un patrimoine pour toute communauté chrétienne. N’ayez pas honte d’être un trésor précieux de l’Église.»

Il les enfin appelé à confier leurs douleurs, leurs souffrances, leur fatigue au Saint-Sacrement que le Pape a présenté devant les malades à la fin de la messe de canonisation.

salut du Pape aux malades et handicapés :
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canonisation de François et de Jacinthe Marto à Fatima

Ce samedi 13 mai 2017, cent ans après les apparitions de Fatima, les frère et sœur François et Jacinthe Marto ont été proclamés saints par le Pape. François a présidé la  devant des centaines de milliers de pèlerins rassemblés sous le soleil portugais, sur l’immense parvis du Sanctuaire de Fatima.

Après s’être incliné en prière devant les tombes en marbres de François et Lucie à l’intérieur de la basilique de Notre-Dame du Rosaire, il a invité à prendre exemple sur ces enfants, saint François Marto et sainte Jacinthe pour supporter les souffrances de la vie et être messager d’espérance.

«Nous avons une Mère !» s’est réjoui à plusieurs reprises le Pape dans son homélie, depuis le parvis du Sanctuaire. C’est «une Dame très belle» avaient dit avec leur langage d’enfant les petits voyants de Fatima, accompagnés de leur cousine Lucie.

Cette Mère est venue avec un message. Un message «présageant et mettant en garde sur le risque de l’enfer pour celui qui mène une vie – souvent proposée et imposée – sans Dieu». Après cent années de bénédictions reçues du Ciel, ce message, parti «de ce Portugal riche d’espérance», s’est répandu aux quatre coins de la terre.

Le Pape François a invité à prendre exemple sur Saint François Marto et Sainte Jacinthe pour «surmonter les contrariétés et les souffrances» de la vie. Une force qui leur vient de «la Lumière de Dieu» et son adoration, offertes par Marie. Elle leur vient aussi de la prière insistante. Ainsi, cette prière, que ces enfants faisaient chaque jour, a rendu constante la présence divine dans leur vie.

En 1917 au Portugal, la jeune Jacinthe, du haut de ses 7 ans, était touchée par la souffrance autour d’elle, de toutes ces «personnes qui pleurent à cause de la faim et qui n’ont rien à manger». La souffrance «des fils et filles» de Marie, le Pape l’a confiée lors de cette messe en plein air, en particulier pour apporter paix et espérance «pour les malades et les handicapés, les prisonniers et les chômeurs, les pauvres et les abandonnés».

Comme les pastoureaux, le Pape a appelé à être «une espérance pour les autres, une espérance réelle et réalisable». Une mission très exigeante, reconnait François, qui «met en route une vraie mobilisation générale contre l’indifférence qui nous glace le cœur et aggrave notre myopie» face aux souffrances de l’autre. «Nous ne voulons pas être une espérance avortée ! La vie peut survivre seulement grâce à la générosité d’une autre vie.»

Comme les bergers de la Cova da Iria, nous «nous cramponnons à Marie comme des enfants, et ainsi vivons de l’espérance qu’elle appuie sur Jésus». C’est elle qui donne son humanité à Jésus en l’engendrant, poursuit le Saint-Père, et ainsi, par Lui, «apporte auprès du Père céleste notre humanité dans le ciel à la droite du Père.».

Il a invité les pèlerins à faire de cette espérance un «levier de la vie», à apprendre à «redécouvrir le visage jeune et beau de l’Église, qui resplendit quand elle est missionnaire, accueillante, libre, fidèle, pauvre en moyens et riche d’amour».

Le 13 mai 1917, trois petits bergers de la Cova da Iria, petite bourgade du centre du Portugal ont vu la Vierge apparaitre devant eux. A six reprises, le 13 de chaque mois, Marie s’est manifestée à ces enfants, François, Jacinthe et Lucie, leur délivrant un secret, prophétique d’évènements tragiques du XXè siècle mais aussi de la miséricorde infinie de Dieu pour l’humanité.

Le texte intégral de l’homélie du Saint-Père :
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chrétiens, nous devons être marials

Ce vendredi 12 mai 2017 au soir, en ce centenaire des apparitions de la Vierge, le Pape François, citant les paroles de Paul VI, a salué ainsi les pèlerins de Fatima « Si nous voulons être chrétiens, nous devons être marials. »

Le Saint-Père s’est présenté en pèlerin, à pieds, au milieu des fidèles. Il s’est ensuite adressé à la foule fervente, éclairée de milliers de bougies, venue prier un peu plus tôt aux pieds de la statue de Marie dans la Chapelle des apparitions. C’est un « pèlerinage vécu dans l’espérance et dans la paix » que ce 19e voyage apostolique, le premier au Portugal. Lors de cette veillée mariale, il a développé le sens de la figure de Marie.

« Qui est Marie ? Une maîtresse de vie spirituelle, la première qui a suivi le Christ sur la “voie étroite” de la croix » qui donne l’exemple, bien plus qu’une « Dame “inaccessible” et donc inimitable » ou une « “image pieuse” à laquelle on a recours pour recevoir des faveurs à bas coût. » C’est elle, cette « Mère douce et attentive » qui a donné un visage humain au Fils du Père éternel. Un visage à contempler « dans les moments joyeux, lumineux, douloureux et glorieux de sa vie. »

Car c’est avec la récitation du Rosaire, que « l’Évangile reprend sa route dans la vie de chacun, dans la vie des familles, des peuples et du monde. » En effet, « si nous voulons être chrétiens, nous devons être marials, c’est-à-dire que nous devons reconnaître le rapport essentiel, vital, providentiel qui unit Marie à Jésus et qui nous ouvre le chemin qui nous conduit à Lui. »

Elle n’est pas non plus celle « qu’on voit tenir ferme le bras justicier de Dieu prêt à punir. » Car les pêcheurs ne sont pas punis par le jugement de Dieu, mais sont pardonnés par sa miséricorde, met-il en garde. Marie, c’est cette « force révolutionnaire de la tendresse et de l’affection », et de l’humilité qui ne « sont pas les vertus des faibles, mais des forts, qui n’ont pas besoin de maltraiter les autres pour se sentir importants. » Que cette « Mère les prenne dans ses bras, les couvre de son manteau et les place à côté de ton Cœur. »

Le Pape a tenu à respecter l’enseignement de la Vierge, en confiant à Jésus « spécialement ceux qui en ont le plus besoin » (Apparition de juillet 1917), « les déshérités et malheureux à qui a été volé le temps présent, chacune des personnes exclues et abandonnées à qui est nié l’avenir, chacun des orphelins et des victimes de l’injustice à qui il n’est pas permis d’avoir un passé. »

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