Messe de Notre-Dame de Guadalupe

Le Pape François a présidé ce samedi soir 12 décembre une messe à la basilique Saint-Pierre au Vatican à l’occasion de la fête de Notre-Dame de Guadalupe, Sainte patronne de l’Amérique Latine. Un rendez-vous inauguré par Benoît en 2011, pour commémorer le bicentenaire de l’indépendance des pays de l’Amérique latine et des Caraïbes, et repris en 2014 par le premier Pape latino-américain, qui nourrit une dévotion filiale à l’égard de la Morenita. Précédée par la récitation du chapelet, la Messe se conclut par le chant traditionnel de la Guadalupana, célèbre dans le monde entier.

En ce 12 décembre, l’Église commémore en effet l’anniversaire de ses apparitions à l’Indien Juan Diego, canonisé en 2002 par Jean-Paul II. En cette année année jubilaire de la miséricorde, le Saint-Père souhaite confier à Notre-Dame de Guadalupe, mère de miséricorde, cette Année Sainte. A l’issue de la cérémonie, le Saint-Siège a publié le programme du voyage du Pape au Mexique. Le Saint-Père s’y rendra du 12 au 18 février 2016, avec comme temps-fort justement la visite du sanctuaire de Guadalupe, le 13 février.

Lors de son homélie, prononcée en espagnol, le Pape a rappelé que le terme « miséricorde » était composé de deux mots différents: misère et cœur. « Le Verbe s’est fait chair avec l’intention de partager nos fragilités. » Aucun péché ne peut annuler sa proximité miséricordieuse, ni nous empêcher de mettre en acte sa grâce de conversion. Au contraire, « le péché lui-même fait resplendir avec une force plus grande encore l’amour de Dieu le Père.»

Cette miséricorde de Dieu nous est donnée par l’Esprit, qui renouvelle la face de la terre, et rend possible le miracle d’une vie plus humaine, pleine de joie et d’espérance. « La plus grande miséricorde résidait dans la présence du Seigneur parmi nous, sa compagnie. Ainsi, rien ne peut nous priver de cette paix et sérénité, malgré les souffrances et les épreuves de la vie ». Annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres, en accomplissant des œuvres de miséricorde, est un bon moyen de se préparer à la venue de Jésus à Noël.

Notre-Dame de Guadalupe, les souffrances et les joies des peuples américains

Le Pape s’est ensuite tournée vers la Vierge, que la prière du Salve Regina nous présente comme « mère de miséricorde », lui demandant à ce qu’elle nous aide à comprendre combien Dieu nous aime. « A Marie très sainte, nous confions les souffrances et les joies des peuples de tout le continent américain, qui l’aiment comme une mère et la reconnaissent comme patronne, dans la dévotion de Notre-Dame de Guadalupe. A elle, nous demandons que cette année jubilaire soit des semailles d’un amour miséricordieux dans le coeur des personnes, des familles, des nations. »

Le Souverain Pontife a souhaité que nous la Vierge nous aide à nous convertir, pour que les communautés chrétiennes deviennent des oasis et des sources de miséricorde, et témoins d’une charité qui n’admet aucune exclusion. En citant Notre-Dame de Guadalupe, il a ainsi confirmé qu’il irait la vénérer le 13 février prochain dans son sanctuaire, lors de son voyage apostolique au Mexique.

les pauvres et la miséricorde divine

Les pauvres sont les destinataires privilégiés de la miséricorde divine : le 18 décembre, le Pape François va ouvrir une Porte sainte de la charité dans un centre de la Caritas diocésaine de Rome. Ce centre d’accueil pour sans-abris rouvrira ses portes ce jeudi 10 décembre. Un nouveau réfectoire dédié à Jean-Paul II, qui peut distribuer jusqu’à 500 repas par jour, sera inauguré.

La Porte sainte de la charité sera dévoilée au cours de cette même cérémonie Elle a été réalisée par un jésuite slovène, le père Rupnik, directeur d’un atelier d’art spirituel et auteur de nombreuses mosaïques dont les plus célèbres sont celles qui décorent la chapelle Redemptoris Mater, dans le Palais apostolique au Vatican.  Le centre d’accueil de la Caritas diocésaine de Rome a été institué en 1987, dans un bâtiment des Chemins de fer italiens. Depuis sa création, il a accueilli plus de 11 000 sans-abris. Les volontaires qui travailleront dans ce centre pendant l’Année sainte obtiendront l’indulgence plénière aux conditions habituelles prévues par l’Église.

Pensons aussi à ce que font en France le Secours Catholique ainsi que la Société Saint Vincent de Paul, les Équipes Saint Vincent, l’ATD (l’Aide à toute Détresse) entre autres, sans oublier ces associations non-confessionnelles qui ont un grand sens des « Pauvres, nos Seigneurs et nos Maîtres », comme l’exprime Saint Vincent de Paul.

la miséricorde de Dieu n’a pas de fin

10-12-2015 source : Radio Vatican

«Dieu est amoureux de notre faiblesseDieu est riche en miséricordeC’est ce qu’a affirmé le Pape François lors de sa messe matinale à la maison Sainte-Marthe, ce jeudi 10 décembre 2015. Dans son homélie, il a souligné que la miséricorde est comme une caresse, comme l’embrassade d’un parent qui donne consolation et sécurité à son enfant.

Il a développé son homélie en partant de la première lecture, tirée du livre d’Isaïe, là où dans un monologue du Seigneur l’on comprend que Dieu a choisi son peuple «non pas parce qu’il était grand ou puissant, mais parce qu’il était le plus petit de tous, le plus misérable de tous.» «Le Seigneur est miséricordieux et grand dans l’amour.»

Dieu et notre petitesse

Dieu «est tombé amoureux de cette misère, il est tombé amoureux justement de cette petitesse». Et dans ce monologue de Dieu avec son peuple «on voit cet amour», «un amour tendre, un amour comme celui du papa ou de la maman», quand ils parlent avec leur enfant qui «se réveille la nuit, effrayé par un rêve». Et Dieu rassure son peuple : «Je te tiens par la main, sois tranquille, n’aie pas peur».

«Tous nous connaissons les caresses des papas et des mamans, quand les enfants sont inquiets : « N’aie pas peur, je suis ici, je suis amoureux de ta petitesse ». Ainsi. Dieu nous dit : « n’aie pas peur de tes péchés, je te veux tellement de bien, je suis ici pour te pardonner ». Cela est la miséricorde de Dieu.»

Le Seigneur prend sur lui nos faiblesses

Le Pape a rappelé l’exemple d’un Saint qui faisait beaucoup de pénitences, mais le Seigneur lui demandait toujours plus jusqu’à ce qu’il lui dise qu’il n’avait plus rien à lui donner, et Dieu lui avait répondu : « Donne-moi tes péchés ».

«Le Seigneur a la volonté de prendre sur lui nos faiblesses, nos péchés, nos fatigues. Jésus tant de fois le faisait comprendre : « Venez à moi, vous tous qui peinez, qui êtes fatigués, et je vous donnerai le repos. Je suis le Seigneur ton Dieu qui te tient par la main, n’aie pas peur mon petit, n’aie pas peur. Je te donnerai de la force. Donne-moi tout et je te pardonnerai, je te donnerai la paix ».»

Que la miséricorde de Dieu nous rendre plus miséricordieux avec les autres

«Ce sont les caresses de Dieu, ce sont les caresses de notre Père, quand Il s’exprime avec sa miséricorde.» «Nous qui sommes tellement nerveux, quand une chose ne va pas bien, nous trépignons, nous sommes impatients. Lui, en revanche : « Mais sois tranquille, tu en as fait une grosse, oui, mais sois tranquille, n’aie pas peur, Je te pardonne. Donne-la moi ». Ceci est ce que signifie ce que nous avons répété dans le Psaume : « le Seigneur est miséricordieux et grand dans l’amour ». Nous, nous sommes petits. Il nous a tout donné. Il nous demande seulement nos misères, nos petitesses, nos péchés, pour nous embrasser, pour nous caresser.»

«Demandons au Seigneur de réveiller en chacun de nous  et dans tout le peuple la foi dans cette paternité, dans cette miséricorde, dans son cœur. Et que cette fois dans sa paternité et sa miséricorde nous rende un peu plus miséricordieux dans nos relations avec les autres.»

site officiel en France