Jean-Paul II

Jean_Paul_IIAujourd’hui nous célébrons le troisième anniversaire de la mort de Jean-Paul II. Voici le texte de l’homélie que le pape Benoît XVI a prononcée au cours de la messe qu’il a présidée ce mercredi 2 avril à Rome Place Saint-Pierre à cette occasion.

Chers frères et sœurs,

La date du 2 avril est restée gravée dans la mémoire de l’Eglise comme le jour du départ de ce monde du serviteur de Dieu le Pape Jean-Paul II. Nous revivons avec émotion les heures de ce samedi soir, lorsque la nouvelle de sa mort fut accueillie par une grande foule en prière qui remplissait la Place Saint-Pierre. Pendant plusieurs jours la Basilique vaticane et cette Place ont véritablement été le cœur du monde. Un fleuve ininterrompu de pèlerins rendit hommage à la dépouille mortelle du vénérable Pape et ses funérailles marquèrent un témoignage supplémentaire de l’estime et de l’affection qu’il avait conquises dans l’âme de très nombreux croyants et de personnes de tous les lieux de la terre.

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La Médaille Miraculeuse et le Credo VII

Les douze étoiles : Signes de l’Église, dont Marie est Mère

Vierge_Marie_Assise_Les_Fleurs_Franciscaines_serie2LES DOUZE ÉTOILES

Les étoiles sont le symbole de la communauté complète et parfaite. Elles célèbrent: « La Nouvelle Jérusalem qui descend du Ciel, de Dieu, resplendissante de la Gloire de Dieu » (Ap. 21). C’est la Cité Universelle de tout être qui accepte la Rédemption, qu’il soit ange ou homme…

Au début du Chapitre 12 de l’Apocalypse, Saint Jean note sa vision d’une femme enceinte prête d’accoucher. Il la voit rayonnante – revêtue du soleil, la lune sous ses pieds. Sur sa tête est posée une couronne de douze étoiles. À qui la femme et l’enfant renvoient-ils ?

Dans la Genèse, nous lisons l’histoire de Joseph qui fait un rêve d’une scène similaire. Il dit plus tard à ses frères qu’il a vu le soleil, la lune et onze étoiles pliant le genou devant lui (Genèse 37, 9).

Les représentations du rêve de Joseph renvoient nettement aux membres de sa famille : Israël (le soleil), père de Joseph, de Rachel (la lune), mère de Joseph, et de ses onze frères (les étoiles) (Genèse 37:10). Joseph, dans ce cas, devait être le douzième frère, ou « étoile ». Les douze fils d’Israël engendreront des tribus peuplées et formeront la nation qui deviendra le peuple élu de Dieu (Deutéronome 14, 2).

L’Apocalypse au chapitre 12 bouleverse complètement les éléments du rêve de Joseph. Il les réinterprète en terme de l’Israël spirituel – l’église du peuple de Dieu (Galates 6, 16).

Dans l’Apocalypse, les 12 tribus ne se réfèrent pas à l’ancienne nation, mais symbolisent l’église complète (7, 1-8). La femme revêtue du soleil peut représenter l’église en tant qu’épouse du Christ (2 Corinthiens 11, 2). La lune sous les pieds de la femme et la couronne sur sa tête peuvent dépeindre sa victoire par le Christ.

Mais cette « femme » cosmique d’Apocalypse 12, revêtue du soleil, avec la lune sous les pieds, la couronne à douze étoiles sur la tête, donne naissance au Messie. Du symbole à la réalité, et nous nous trouvons en présence de Marie.

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Pâques

Résurrection Fra Angelico Florence San Marco Museum|DRL’Exultet est un chant de joie sans pareil où une pensée forte et des sentiments intenses se développent en un symbolisme et une mélodie merveilleuse au début de la veillée pascale. L’Exultet pascal est le texte liturgique relatif à la bénédiction du Cierge (benedictio cerei). L’Église chante, dans le Cierge qui illumine de ses clartés la veillée pascale, la nuit sainte, où jadis la nuée lumineuse délivra les Hébreux de la captivité d’Égypte, et où maintenant, ressuscité des morts, le Christ lumière anéantit la mort, illumine nos âmes et dissipe nos ténèbres.

Le Cierge est normalement fait de cire d’abeille. A ce propos il est intéressant de rappeler la légende de la reproduction virginale des abeilles. Elle a commencé avec Virgile, voire avec Homère, a été reprise par Saint Ambroise dans son Hexaméron. Elle a été plus largement diffusée par les diacres dans leurs compositions poétiques des annonces pascales.

L’Exultet pour sa part remonte donc à la nuit des temps. Cette hymne, l’une des premières de la liturgie chrétienne, était à l’origine improvisée par le diacre qui devait la chanter par coeur, avant qu’elle ne trouve sa forme définitive. Improvisée, parce qu’il est de la nature de la joie pascale de ne pouvoir être contenue par des mots. Devançant l’intelligence, elle déborde les paroles qui l’expriment. Saint Augustin a fort bien décrit cette surabondance : « Chanter pour Dieu, c’est chanter en jubilant, car les mots ne peuvent traduire le chant quand c’est le coeur qui chante. »

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