nécessaire fidélité

A cause d’une légère indisposition, le Pape François a annulé au dernier moment la visite qu’il devait accomplir à l’hôpital romain Gemelli ce vendredi après-midi. Le cardinal Scola, archevêque de Milan, et président de l’institut à l’origine de l’université catholique du Sacré-Cœur, dont dépend l’hôpital Gemelli, a célébré toutefois la messe que devait présider le Pape et a lu l’homélie qu’il devait prononcer. En voici  quelques extraits :

« Aujourd’hui tout particulièrement, la fidélité est une valeur en crise, car nous sommes portés à rechercher toujours le changement, une soi-disant nouveauté, en négociant les racines de notre existence, de notre foi. Dieu est absolu et seulement dans l’amour, il aime les liens, il en crée, des liens qui libèrent, qui ne retiennent pas ». Jésus-Christ « ne trahit jamais, même lorsque l’on se trompe. Dans son amour, il ne s’arrête pas devant notre ingratitude, ni devant le rejet ». « Sans fidélité à ses racines une société ne peut aller de l’avant : elle peut faire de grands progrès techniques, mais pas un progrès intégral, de l’homme tout entier et de tous les hommes ».

l’homme doit se faire petit

27-06-2014 source : Radio Vatican

Pour communiquer à l’homme son tendre amour de Père, Dieu a besoin que l’homme se fasse petit. C’est le fil conducteur de l’homélie prononcée par le Pape François lors de la messe de ce vendredi matin, jour du Sacré Cœur de Jésus, en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, au Vatican.

S’il y a bien quelque chose qui caractérise la manière dont Dieu conçoit l’amour envers ses créatures, c’est l’action. Il n’attend pas mais il donne, il ne parle pas mais agit. Dieu « nous donne la grâce, la joie de célébrer dans le cœur de son Fils les grandes œuvres de son amour. On peut dire qu’aujourd’hui, c’est la fête de l’amour de Dieu en Jésus Christ, de l’amour de Dieu pour nous, de l’amour de Dieu en nous ».

Relation père enfant

A l’immensité qui caractérise également l’amour de Dieu envers les hommes, doit correspondre la petitesse du cœur de l’homme. Moïse rappelle et explique au peuple hébreux que Dieu l’a choisi parce qu’il est « le plus petit de tous les peuples ». Jésus loue le Père « parce qu’il a caché les choses divines aux doctes et les a révélées aux petits ».

Ce que Dieu recherche avec l’homme, c’est « un rapport de père à enfant ». « Si nous nous sentons forts, nous n’aurons jamais l’expérience de la caresse du Seigneur, les caresses si belles du Seigneur ». « Même Jésus, Lui, le Fils de Dieu, s’abaisse pour recevoir l’amour du Père ».

Autre particularité de l’amour de Dieu : il nous précède en toute chose. « Quand nous arrivons, Il est là. Quand nous Le cherchons, Lui nous a cherché avant. Il est toujours devant nous, Il nous attend pour nous recevoir dans son cœur, dans son amour. Et ces deux choses peuvent nous aider à comprendre ce mystère de l’amour de Dieu avec nous. »

FÊTE DU SACRÉ-CŒUR

Sacré-CoeurQu’est-ce que la fête du Sacré-Cœur ? En sa généralité la plus fondamentale, c’est l’affirmation que le Christ nous aime, infiniment puisqu’il est Dieu, chaleureusement de tout son cœur d’homme, efficacement jusqu’à donner sa vie pour nous sauver. C’est donc une invitation à entrer dans l’intimité de notre Seigneur. Un cœur à cœur, voilà ce que doit être notre religion, nos relations avec Dieu.

Quand les mystiques, à partir du XIIe siècle et surtout aux XVIe-XVIIe, se virent plongés, ravis, « dans le cœur de Jésus », ils ne faisaient que traduire suivant le langage de leur temps le refrain de saint Paul : « être dans le Christ Jésus », aimer les autres « dans les entrailles du Christ ». Le Seigneur lui-même l’avait recommandé : « Demeurez en moi et moi en vous… Demeurez dans mon amour ».

Si, dans une telle intimité, se produit une identification et comme un « échange des cœurs », saint Paul en témoigne le premier (Galates 2, 19-20) : « Ce n’est plus moi qui vis, écrit-il, c’est le Christ qui vit en moi… Je suis crucifié avec le Christ, qui m’a aimé et s’est livré pour moi »… ce qui est toute la réparation. Ainsi, la dévotion au Sacré-Cœur nous aide à vivre le mystère d’amour et d’union qui est le fond du christianisme.

Dom Claude Jean-Nesmy

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