témoignage de foi

Le Pape lors de ce troisième dimanche de Pâques s’est attardé sur la page des Actes des Apôtres qui est lue à cette occasion. Elle est consacré à la première prédication des Apôtres à Jérusalem annonçant la résurrection du Christ. Une annonce qui rencontra l’opposition des autorités politiques et religieuses de la ville. Une attitude qui ne découragea pas Pierre et les autres Apôtres, fermes dans leur volonté de témoigner et d’obéir à Dieu et non aux hommes. Ni la flagellation qui s’en suivit, ni l’interdiction de parler du Christ ne les découragèrent.

La Foi est plus forte que tout
Où ont-ils trouvé la force de poursuivre leur témoignage malgré les insultes et les outrages s’interroge le Pape François ? D’où provient cette joie et ce courage malgré les obstacles et les violences ? Une attitude qui étonne d’autant plus que les Apôtres étaient des personnes simples et humbles. C’est une preuve de la présence parmi eux du Seigneur Ressuscité et de l’action de l’Esprit Saint. Pour le Pape, leur foi basée sur une expérience forte et personnelle explique cette absence de crainte. Les persécutions deviennent même un honneur qui permet de suivre les traces du Christ, de lui ressembler et d’effectuer un témoignage de vie.

Un exemple toujours d’actualité
Cette histoire de la première communauté chrétienne est valable pour l’Eglise quelle que soit l’époque. Lorsque l’on connaît vraiment Jésus Christ et que l’on croit en lui, que sa présence et la force de sa résurrection se font sentir dans nos vies on ne peut faire autrement que de communiquer cette expérience. Et si adviennent des incompréhensions ou des adversités, la réponse est celle du Christ : l’Amour et la force de la vérité. Le Pape a conclu en demandant de prier pour les chrétiens persécutés à travers le monde en raison de leur Foi.

Le Pape l’a fait en se tournant vers la Sainte Mère de Dieu :
« Prions ensemble le Regina caeli, demandons l’aide de la Bienheureuse Vierge Marie en sorte que l’Église annonce dans le monde entier avec franchise et courage la Résurrection du Seigneur et en donne un témoignage efficace avec les signes de l’amour fraternel. L’amour fraternel est le témoignage le plus proche que nous puissions donner que Jésus est vivant parmi nous, que Jésus est ressuscité. Prions en particulier pour les chrétiens qui souffrent la persécution à l’heure actuelle, il y a beaucoup de chrétiens qui souffrent persécution, dans beaucoup, beaucoup, beaucoup de pays: prions pour eux, avec amour, dans notre cœur. Qu’ils sentent la présence vivante et réconfortante du Ressuscité. »

14 -04-2013 d’après la source de Radio Vatican

Exhortation du Pape lors du Regina Coeli du 14-4-2013

Messe de 17h30 en la Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs :
L’incohérence des fidèles et des pasteurs mine la crédibilité de l’Église

« L’Évangile doit être annoncé et il doit être témoigné », a lancé le pape avant de relever que le témoignage de la foi a certainement plusieurs formes, comme celui des « saints cachés ». Citant l’écrivain français Joseph Malègue (1876-1940), le pape a parlé de « classe moyenne de la sainteté » dont tous font partie. Il a également évoqué ceux qui souffrent à cause de l’Évangile et qui donnent leur vie pour rester fidèles au Christ à travers un témoignage « marqué par le prix du sang ».

Homélie : annoncer témoigner adorer 14-04-2013

une histoire de salut

« Le centre de notre foi n’est pas seulement un livre, mais une histoire de salut et surtout une Personne, Jésus Christ, Parole de Dieu faite chair… »
« Les textes inspirés par Dieu ont été confiés à la Communauté des croyants, à l’Église du Christ, pour nourrir la foi et guider la vie de charité. »
D’après l’Osservatore Romano 12-04-2013

C’est ce qu’a dit le Pape aux membres de la Commission pontificale biblique reçus en audience dans la matinée du vendredi 12 avril, au terme de l’assemblée plénière consacrée cette année au thème: inspiration et vérité de la Bible. Un thème qui ne concerne pas seulement le croyant mais l’Eglise toute entière, puisque la vie et la mission de l’Eglise se fondent sur la Parole de Dieu qui est tout à la fois l’âme de la théologie et la source d’inspiration de toute l’existence chrétienne.

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L’obéissance est une écoute qui rend libres

L’obéissance est une écoute qui rend libres

Dieu ne peut être l’objet de négociation. Et la foi ne prévoit pas la possibilité d’être « tièdes », « ni bons, ni méchants », en cherchant à travers « une double vie » d’arriver à un compromis en vue d’un « modus vivendi » avec le monde. C’est ce qu’a dit le Pape François lors de l’homélie de la Messe, célébrée dans la matinée du jeudi 11 avril, dans la chapelle de la Maison Sainte Marthe.

Dans les lectures, a expliqué le Pape lors de l’homélie, « apparaît par trois fois le mot « obéir »: on parle de l’obéissance. La première fois, lorsque Pierre répond: « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » devant le Sanhédrin, comme le rapportent les Actes des apôtres (5, 27-33).

Que signifie – s’est demandé le Pape – « obéir à Dieu? Cela signifie-t-il que nous devons être tous comme des esclaves? Tous liés? Non, parce que précisément celui qui obéit à Dieu est libre, il n’est pas esclave! Et comment cela se fait-il? J’obéis, je ne fais pas ma volonté, et je suis libre? Cela semble une contradiction. Et ce n’est pas une contradiction ». En effet, « obéir vient du latin, et signifie écouter, entendre l’autre. Obéir à Dieu signifie écouter Dieu, avoir le cœur ouvert pour aller sur la voie que Dieu nous indique. L’obéissance à Dieu signifie écouter Dieu. Et cela nous rend libres ».

Précisément en commentant le passage des Actes des apôtres, le Pape a rappelé que Pierre « devant ces scribes, ces prêtres, même le grand prêtre, les pharisiens », était appelé à « prendre une décision ». Pierre « entendait ce que disaient les pharisiens et les prêtres, et entendait ce que Jésus disait dans son cœur: « Que dois-je faire? ». Lui répond: « Je fais ce que me dit Jésus, pas ce que vous voulez que je fasse ». Et il est allé de l’avant ainsi ».

« Dans notre vie – a dit le Pape François – nous entendons aussi des propositions qui ne viennent pas de Jésus, qui ne viennent pas de Dieu. On peut le comprendre, nos faiblesses nous conduisent parfois sur cette voie. Ou même  sur cette autre voie, qui est encore plus dangereuse : faisons un accord, un peu de Dieu et un peu de vous. Faisons un accord, et avançons ainsi dans la vie  avec une double vie : un peu la vie qui correspond à ce que nous entendons que nous dit Jésus, et un peu la vie qui correspond à ce que nous entendons que nous dit le monde, les pouvoirs du monde et tant d’autre ». Mais c’est un système qui « ne va pas ». En effet, « dans le livre de l’Apocalypse, le Seigneur dit : cela ne va pas, car ainsi vous n’êtes ni méchants ni bons : vous êtes tièdes, je vous condamne ».

Le Pape a mis en garde précisément contre cette tentation. « Si Pierre avait dit à ces prêtres : ‘parlons en amis et établissons un modus videndi’, peut-être la chose aurait-elle fonctionné ». Mais cela n’aurait pas été un choix propre « à l’amour qui vient quand nous écoutons Jésus ». Un choix qui porte à des conséquences. « Que se passe-t-il – a poursuivi le Saint-Père – quand nous écoutons Jésus ? Parfois ceux qui font l’autre proposition deviennent furieux et la route finit dans la persécution. En ce moment, je l’ai dit, nous avons tant de sœurs et tant de frères qui, pour obéir, entendre, écouter ce que Jésus leur demande, sont victimes de persécutions. Rappelons-nous toujours de ces frères et de ces sœurs qui se sont engagés personnellement et qui nous disent à travers leur vie : ‘Je veux obéir, suivre la voie que Jésus m’indique’ ».

Avec la liturgie d’aujourd’hui, « l’Eglise nous invite » à « prendre la voie de Jésus » et à « ne pas écouter ces propositions que nous fait le monde, ces propositions de péché ou ces propositions comme-ci comme-ça, moitié-moitié » : il s’agit, a-t-il réaffirmé, d’une manière de vivre qui « ne va pas » et « qui ne nous rendra pas heureux ».

Dans ce choix d’obéissance à Dieu et au monde, sans céder à un compromis, le chrétien n’est pas seul. « Où trouvons-nous – s’est demandé le Pape – de l’aide pour aller sur la route qui nous conduit à écouter Jésus ? Dans l’Esprit Saint.  Nous sommes les témoins de ces faits : c’est l’Esprit Saint que Dieu a donné  à ceux qui lui obéissent ». Donc, a-t-il dit, « c’est précisément l’Esprit Saint qui est en nous qui nous donne la force pour aller ». L’Evangile de Jean (3, 31-36), proclamé pendant la célébration, assure avec une belle expression :  « en effet, celui que Dieu a envoyé prononce les paroles de Dieu, car il donne l’Esprit sans mesure. Notre Père nous donne l’Esprit, sans mesure, pour écouter Jésus, entendre Jésus et prendre la route de Jésus ».

Le Pape François a conclu son homélie par une invitation à être courageux dans les différentes situations de la vie : « Demandons la grâce du courage. Nous aurons toujours péché : nous sommes tous pécheurs ». Mais il est nécessaire d’avoir « le courage de dire : ‘Seigneur, je suis pécheur, parfois j’obéis aux choses du monde, mais je veux t’obéir, je veux prendre ta voie’. Demandons cette grâce, de prendre toujours  la voie de Jésus. Et quand nous ne le faisons pas, il faut demander pardon : le Seigneur nous pardonne, car Il est si bon ».

Voir deux homélies précédentes :

Le salut selon le Pape François

Eloge de la douceur

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