LA RÉSURRECTION DE LAZARE

Giotto La résurrection de Lazare 1304-1306 Fresque Capella degli Scrovegni Padoue Italie
Giotto La résurrection de Lazare 1304-1306 Fresque Capella degli Scrovegni Padoue Italie

Lorsque l’évangile du cinquième dimanche proclame la résurrection de Lazare, nous nous trouvons face au mystère ultime de notre existence: «Je suis la résurrection et la vie… le crois-tu? » (Jn 11, 25-26). A la suite de Marthe, le temps est venu pour la communauté chrétienne de placer, à nouveau et en conscience, toute son espérance en Jésus de Nazareth: «Oui Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui vient dans le monde» (v.27).

La communion avec le Christ, en cette vie, nous prépare à franchir l’obstacle de la mort pour vivre éternellement en Lui. La foi en la résurrection des morts et l’espérance en la vie éternelle ouvrent notre intelligence au sens ultime de notre existence: Dieu a créé l’homme pour la résurrection et la vie; cette vérité confère une dimension authentique et définitive à l’histoire humaine, à l’existence personnelle, à la vie sociale, à la culture, à la politique, à l’économie. Privé de la lumière de la foi, l’univers entier périt, prisonnier d’un sépulcre sans avenir ni espérance.

Du message de Benoît XVI pour le Carême 2011

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La résurrection du Christ, ouverture d’une réalité nouvelle

La résurrection du Christ, pour Benoît XVI, « n’est pas un retour à la vie précédente, mais l’ouverture d’une réalité nouvelle ». Voici le condensé de ce qu’il a dit lors de l’Angélus, ce dimanche 10 avril 2011, de la fenêtre de son bureau au Vatican.

Avec l’évangile de ce dernier dimanche de Carême nous voici face au mystère ultime de notre existence : « Je suis la résurrection et la vie… Le crois-tu ? » La communion avec le Christ, aujourd’hui, nous prépare à franchir l’obstacle de la mort pour vivre éternellement en Lui. Ainsi se révèle le sens ultime de notre vie terrestre et sa dimension authentique et définitive : notre vocation est unique, à savoir divine.

Adressons-nous à la Vierge Marie, qui participe déjà à cette résurrection, afin qu’elle nous aide à dire avec foi : « Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu » (Jn 11,27), à découvrir vraiment que Lui est notre salut. Confions-nous à la Vierge Marie pour nous plonger comme elle dans la mort et la résurrection de son Fils et avoir la vie éternelle ! Je vous bénis de grand cœur ainsi que vos familles !

© Copyright du texte original plurilingue : Libreria Editrice Vaticana

JÉSUS ET L’AVEUGLE-NÉ

Duccio di Buoninsegna - Jésus guérissant un aveugle 1308-11 National Gallery_Londres
Duccio di Buoninsegna – Jésus guérissant un aveugle 1308-11 National Gallery_Londres

Le dimanche de l’aveugle-né nous présente le Christ comme la lumière du monde. L’Évangile interpelle chacun de nous : « Crois-tu au Fils de l’homme ? » « Oui, je crois Seigneur ! » (Jn 9, 35-38), répond joyeusement l’aveugle-né qui parle au nom de tout croyant. Le miracle de cette guérison est le signe que le Christ, en rendant la vue, veut ouvrir également notre regard intérieur afin que notre foi soit de plus en plus profonde et que nous puissions reconnaître en lui notre unique Sauveur. Le Christ illumine toutes les ténèbres de la vie et donne à l’homme de vivre en « enfant de lumière ».

message de  BENOÎT XVI pour le Carême 2011

En ce 4e dimanche de carême, 3 avril 2011, le pape Benoît XVI nous invite à « l’allégresse », à vivre dans une  joie à nourrir par la prière et la charité: « Ravivons en nous le don reçu au baptême. »

Puis le pape a commenté l’Évangile de l’Aveugle-né lors de l’angélus de midi. En voici  le condensé :

L’évangile de ce dimanche pose à chacun de nous la question essentielle de la foi: « Crois-tu au Fils de l’homme ? » Puisse la réponse immédiate et joyeuse de l’aveugle-né devenir la nôtre: « Oui, je crois Seigneur ! » En acceptant la lumière de vérité qui vient du Christ, en soumettant notre intelligence à la révélation qui la dépasse et la comble, nous ouvrons notre cœur à l’Esprit. Dans une sincère révision de vie, accueillons la grâce rénovatrice du sacrement de Pénitence qui purifie notre regard. A la Vierge Marie, Mère de l’Église, confions ce chemin de Carême, afin que nous puissions tous rencontrer le Christ, Sauveur du monde. Que la Vierge Marie, modèle de la foi de l’Eglise, intercède pour nous durant ce Carême !

Il terminait en évoquant son prédécesseur.

Chers frères et sœurs, c’était hier le 6e anniversaire de la mort de mon bien-aimé prédécesseur, le vénérable Jean-Paul II.  Alors que, par le chemin du carême, nous nous préparons à la fête de Pâques, nous nous rapprochons avec joie du jour où nous pourrons vénérer comme bienheureux ce grand Pontife et ce grand Témoin du Christ, et nous confier encore plus à son intercession.

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JÉSUS ET LA SAMARITAINE

Duccio di Buoninsegna Jésus et la Samaritaine
Duccio di Buoninsegna Jésus et la Samaritaine

A son retour des Fosses Ardéatines, à Rome, où il s’est recueilli sur la tombe des 335 victimes du massacre perpétré par des SS le 24 mars 1944, Benoît XVI a récité, ce dimanche 27 mars 2011, la prière de l’angélus depuis la fenêtre de son bureau, place Saint-Pierre. Voici le résumé de sa méditation.

En ce dimanche, Jésus se présente à nous comme un mendiant : «Donne-moi à boire !». Chacun de nous peut s’identifier à la femme Samaritaine : Jésus nous attend, spécialement en ce temps de Carême, pour parler à notre à mon cœur. Arrêtons-nous un moment en silence, dans notre chambre, ou dans une église, ou dans un lieu isolé. Écoutons sa voix qui nous dit : « Si tu savais le don de Dieu… ». Prenons le temps d’écouter son appel. Saurons-nous, comme la Samaritaine, le reconnaître comme l’unique source de vie qui répond à la quête profonde de l’homme ? Oui, seule l’eau qu’il donne peut étancher notre soif de bien, de vérité, de beauté ! Laissons de côté l’idolâtrie du bien-être matériel et de l’éphémère qui laisse le cœur inquiet et vide. Soyons attentifs et accueillants aux besoins des autres pour partager avec eux. Chers amis, en donnant plus de temps à la prière, puissions-nous être des adorateurs en esprit et en vérité et des témoins joyeux du Dieu vivant ! Que la Vierge Marie nous aide à ne pas manquer ce rendez-vous dont dépend notre bonheur véritable.

Face aux nouvelles, toujours plus dramatiques, qui proviennent de la Libye, je suis de plus en plus inquiet pour la sécurité de la population civile et mon appréhension grandit pour le développement de la situation, marquée aujourd’hui par l’utilisation des armes. En ces moments de grande tension, il est urgent de recourir à tous les moyens dont dispose l’action diplomatique et de soutenir aussi le plus petit signal d’ouverture et de volonté de réconciliation entre tous les pays impliqués dans la recherche de solutions pacifiques et durables. Dans cette perspective, alors que j’élève au Seigneur ma prière pour un retour à la paix en Libye et dans toute la région nord africaine, j’adresse un appel aux organismes internationaux et à tous ceux qui ont des responsabilités politiques et militaires, pour la mise en route d’un dialogue qui suspende l’utilisation des armes. Ma pensée va enfin aux autorités et aux citoyens du Moyen-Orient où des épisodes de violence ont eu lieu ces derniers jours, pour que là aussi la voie du dialogue et de la réconciliation soit privilégiée dans la recherche d’une coexistence juste et fraternelle.

© Copyright du texte original plurilingue : Libreria Editrice Vaticana

«Donne-moi à boire» (Jn 4,7). Cette demande de Jésus à la Samaritaine, qui nous est rapportée dans la liturgie du troisième dimanche, exprime la passion de Dieu pour tout homme et veut susciter en notre cœur le désir du don de «l’eau jaillissant en vie éternelle» (v.14): C’est le don de l’Esprit Saint qui fait des chrétiens de «vrais adorateurs», capables de prier le Père «en esprit et en vérité» (v.23). Seule cette eau peut assouvir notre soif de bien, de vérité et de beauté! Seule cette eau, qui nous est donnée par le Fils, peut irriguer les déserts de l’âme inquiète et insatisfaite «tant qu’elle ne repose en Dieu», selon la célèbre expression de saint Augustin.

Du message de Benoît XVI pour le Carême 2011

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