À Sainte-Marie-Majeure, le Pape demande à la Vierge d’accompagner les Romains

À Sainte-Marie-Majeure, le Pape demande à la Vierge d’accompagner les Romains

Après  avoir pris possessionpossession de sa cathédrale au Latran dans l’après-midi, Léon XIV s’est rendu dimanche en début de soirée à la basilique mariale où est enterré le Pape François puis a salué les fidèles.

Après la prière du Regina Caeli, un déplacement au Capitole puis la messe à Saint-Jean-de-Latran où il a été officiellement installé évêque de Rome, le Pape Léon XIV a achevé un dense dimanche à la basilique mariale Sainte-Marie-Majeure, où il s’est recueilli devant l’icône de la Vierge Salus Populi Romani puis sur la tombe de son prédécesseur François qui y repose dans la chapelle voisine, depuis le 26 avril dernier.

Accueilli par les deux cardinaux Stanisław Ryłko et Rolandas Makrickas, respectivement archiprêtre et archiprêtre-coadjuteur de la basilique mariale, le Souverain pontife a passé la porte Sainte puis remonté la nef centrale avant de se recueillir, accompagné par la prière des fidèles présents.
Avant de rentrer au Vatican, le Pape s’est présenté sur la façade de la basilique pour y saluer et bénir les nombnreux Romains présents.

«Merci d’être ici, devant cette Basilique, cet après-midi, ce soir, alors que nous célébrons, tous réunis en tant que membres du Diocèse de Rome,  la présence de son nouvel évêque» a-t-il dit, visiblement touché par cet accueil. «C’est une belle occasion de renouveler cette dévotion à Marie, Salus Popoli Romani, qui a si souvent accompagné le peuple romain dans ses besoins. Nous demandons à Dieu, par l’intercession de sa Mère, de vous bénir tous, vos familles, vos proches et de nous aider tous à marcher ensemble dans l’Église, unis comme l’unique famille de Dieu».

« Cheminer ensemble », c’est un voeu que Léon XIV avait formulé quelques instants plus tôt depuis la cathédrale de Rome, devant les membres de son diocèses réunis pour fêter leur nouvel évêque.


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Malgré nos fragilités, le Seigneur établit sa demeure en nous

Malgré nos fragilités, le Seigneur établit sa demeure en nous

PAPE LÉON XIV

REGINA CAELI

Place Saint-Pierre
Dimanche 25 mai 2025

En ce sixième dimanche de Pâques, Léon XIV a commenté l’évangile de Jean où Jésus annonce le don de l’Esprit Saint à ses disciples. Une promesse qui invite chacun d’entre nous à marcher dans la foi pour «être le temple saint du Seigneur».

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Chers frères et sœurs, bon dimanche !

Je suis encore au début de mon ministère parmi vous et je tiens tout d’abord à vous remercier pour l’affection que vous me témoignez, alors que je vous demande de me soutenir par votre prière et votre proximité.

Dans tout ce à quoi le Seigneur nous appelle, sur le chemin de la vie comme dans notre cheminement de foi, nous nous sentons parfois inaptes. Cependant, l’Évangile de ce dimanche (cf. Jn 14, 23-29) nous dit justement que nous ne devons pas regarder nos forces, mais la miséricorde du Seigneur qui nous a choisis, certains que l’Esprit Saint nous guide et nous enseigne tout.

À la veille de la mort du Maître, les apôtres sont troublés et angoissés et ils se demandent comment ils pourront être les continuateurs et les témoins du Royaume de Dieu. Jésus leur annonce le don de l’Esprit Saint, avec cette merveilleuse promesse : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole. Et mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui et nous ferons chez lui notre demeure » (v. 23).

Jésus libère ainsi ses disciples de toute angoisse et de toute inquiétude et peut leur dire : « Que votre cœur ne se trouble pas et ne s’alarme pas » (v. 27). Si nous restons dans son amour, en effet, c’est lui-même qui vient habiter en nous. Notre vie devient le temple de Dieu et cet amour nous éclaire, il s’introduit dans notre façon de penser et dans nos choix, jusqu’à s’étendre aux autres et à rayonner sur toutes les situations de notre existence.

Voilà, frères et sœurs, cette habitation de Dieu en nous est précisément le don de l’Esprit Saint, qui nous prend par la main et nous fait expérimenter, y compris dans notre vie quotidienne, la présence et la proximité de Dieu, en faisant de nous sa demeure.

Il est beau que, en regardant notre vocation, les réalités et les personnes qui nous ont été confiées, les engagements que nous prenons, notre service dans l’Église, chacun de nous puisse dire avec confiance : même si je suis fragile, le Seigneur n’a pas honte de mon humanité, au contraire, il vient établir sa demeure en moi. Il m’accompagne de son Esprit, il m’illumine et fait de moi un instrument de son amour pour les autres, pour la société et pour le monde.

Très chers amis, sur le fondement de cette promesse, marchons dans la joie de la foi, pour être le temple saint du Seigneur. Engageons-nous à apporter son amour partout, en nous rappelant que chaque sœur et chaque frère est demeure de Dieu, et que sa présence se révèle particulièrement dans les petits, les pauvres et ceux qui souffrent, nous demandant d’être des chrétiens attentifs et compatissants.

Et confions-nous tous à l’intercession de Marie Très Sainte. Par l’œuvre de l’Esprit, elle est devenue “Demeure consacrée à Dieu”. Avec elle, nous pouvons aussi faire l’expérience de la joie d’accueillir le Seigneur et d’être signe et instrument de son amour.

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A l’issue du Regina Caeli

Chers frères et sœurs !

Hier, à Poznań (Pologne), Stanislas Kostka Streich, prêtre diocésain tué en 1938 dans un acte de haine contre la foi, a été béatifié, car son œuvre en faveur des pauvres et des ouvriers dérangeait les partisans de l’idéologie communiste. Que son exemple puisse inciter en particulier les prêtres à se dépenser généreusement pour l’Évangile et pour leurs frères.

Hier également, en mémoire liturgique de la Bienheureuse Vierge Marie Auxiliatrice, a été célébrée la Journée de prière pour l’Église en Chine, instituée par le Pape Benoît XVI. Dans les églises et les sanctuaires de Chine et du monde entier, des prières ont été élevées vers Dieu en signe de sollicitude et d’affection pour les catholiques chinois et de leur communion avec l’Église universelle.

Que l’intercession de la Très Sainte Marie leur obtienne, ainsi qu’à nous, la grâce d’être des témoins forts et joyeux de l’Évangile, même au milieu des épreuves, afin de toujours promouvoir la paix et l’harmonie.

Avec ces sentiments, notre prière embrasse tous les peuples qui souffrent à cause de la guerre. Nous implorons le courage et la persévérance pour tous ceux qui sont engagés dans le dialogue et dans la recherche sincère de la paix.

Il y a dix ans, le Pape François signait l’encyclique Laudato si’, consacrée au soin de la maison commune. Elle a connu une diffusion extraordinaire, inspirant d’innombrables initiatives et enseignant à tous à écouter le double cri de la Terre et des pauvres. Je salue et j’encourage le mouvement Laudato si’ et tous ceux qui poursuivent cet engagement.

Je salue tous ceux qui viennent d’Italie et de nombreuses régions du monde, en particulier les pèlerins de Valence et ceux de Pologne, avec une bénédiction pour tous ceux qui participent en Pologne au grand pèlerinage au Sanctuaire marial de Piekary Śląskie.

Je salue les fidèles de Pescara, Sortino, Paternò, Caltagirone, Massarosa Nord, Malnate, Palagonia et Cerello, ainsi que ceux de la paroisse des Sacri Cuori di Gesù e Maria à Rome. Je salue avec affection les jeunes confirmés de l’Archidiocèse de Gênes, les confirmands de San Teodoro, dans le diocèse de Tempio-Ampurias, les cyclistes de Paderno Dugnano et les Bersaglieri de Palerme.

Je souhaite à tous un bon dimanche !


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Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

PAPE LÉON XIV AUDIENCE GÉNÉRALE Mercredi 21 mai 2025

PAPE LÉON XIV

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 21 mai 2025

la Parole comme une graine semée dans le sol de notre vie

Lors de sa première audience générale, place Saint-Pierre le mercredi 21 mai, le nouvel évêque de Rome a tenu sa première audience générale devant les fidèles réunis place Saint-Pierre, mercredi 21 mai. Poursuivant le cycle des catéchèses jubilaires entamé par son prédécesseur, «Jésus-Christ, notre espérance», Léon XIV a offert une réflexion sur la parabole du semeur. Il a appelé à la fin des hostilités dans la bande de Gaza et à l’entrée de l’aide humanitaire.

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Cycle de catéchèse – Jubilé 2025. Jésus-Christ notre espérance. II. La vie de Jésus. Les paraboles 6. Le semeur. Il leur dit beaucoup de choses en paraboles (Mt 13,3a)

Chers frères et sœurs, bonjour !

Je suis heureux de vous accueillir pour ma première audience générale. Je reprends aujourd’hui le cycle des catéchèses jubilaires, sur le thème « Jésus-Christ Notre Espérance », ouvert par le Pape François.

Aujourd’hui, nous continuons à méditer sur les paraboles de Jésus, qui nous aident à redécouvrir l’espérance, parce qu’elles nous montrent comment Dieu agit dans l’histoire. Aujourd’hui, je voudrais m’arrêter sur une parabole un peu particulière, parce qu’elle est une sorte d’introduction à toutes les paraboles.

Je me réfère à celle du semeur (cf. Mt 13, 1-17). D’une certaine manière, nous pouvons reconnaître dans ce récit la manière de communiquer de Jésus, qui a tant à nous enseigner pour l’annonce de l’Évangile aujourd’hui.

Chaque parabole raconte une histoire tirée de la vie quotidienne, mais elle veut nous dire quelque chose de plus, nous renvoyer à un sens plus profond. La parabole nous interroge, nous invite à ne pas nous arrêter aux apparences.

Devant l’histoire qui m’est racontée ou l’image qui m’est donnée, je peux me demander : où suis-je dans cette histoire ? Que dit cette image à ma vie ? Le terme parabole vient en effet du verbe grec paraballein, qui signifie jeter devant. La parabole jette devant moi une parole qui me provoque et me pousse à m’interroger.

La parabole du semeur parle précisément de la dynamique de la parole de Dieu et des effets qu’elle produit. En effet, chaque parole de l’Évangile est comme une graine qui est semée dans le sol de notre vie. Jésus utilise plusieurs fois l’image de la semence, avec des significations diverses.

Au chapitre 13 de l’Évangile de Matthieu, la parabole du semeur introduit une série d’autres petites paraboles, dont certaines parlent précisément de ce qui se passe dans la terre : le blé et l’ivraie, la graine de moutarde, le trésor caché dans le champ. Quelle est donc cette terre ? C’est notre cœur, mais c’est aussi le monde, la communauté, l’Église. La parole de Dieu, en effet, féconde et provoque toutes les réalités.

Au début, nous voyons Jésus sortir de la maison et une grande foule se rassembler autour de lui (cf. Mt 13,1). Sa parole fascine et fait réfléchir. Parmi les gens, il y a évidemment beaucoup de situations différentes. La parole de Jésus s’adresse à tous, mais elle agit en chacun d’une manière diverse. Ce contexte nous permet de mieux comprendre le sens de la parabole.

Un semeur plutôt original sort pour semer, mais il ne se soucie pas de l’endroit où la graine tombe. Il sème les graines même là où elles ont peu de chances de porter du fruit : sur le chemin, parmi les pierres, parmi les ronces. Cette attitude étonne l’auditeur et l’amène à se demander : comment est-ce possible ?

Nous avons l’habitude de calculer les choses – et c’est parfois nécessaire – mais cela ne s’applique pas à l’amour ! La manière dont ce semeur « gaspilleur » sème la graine est une image de la manière dont Dieu nous aime.

En effet, il est vrai que le destin de la semence dépend aussi de la manière dont le sol l’accueille et de la situation dans laquelle elle se trouve, mais cette parabole de Jésus nous dit avant tout que Dieu sème la semence de sa parole sur toutes sortes de sols, c’est-à-dire dans n’importe laquelle de nos situations.

Parfois nous sommes plus superficiels et distraits, parfois nous nous laissons emporter par l’enthousiasme, parfois nous sommes accablés par les soucis de la vie, mais il y a aussi des moments où nous nous montrons disponibles et accueillants.

Dieu est confiant et espère que tôt ou tard la graine fleurira. Il nous aime ainsi : il n’attend pas que nous soyons la meilleure terre, il nous donne toujours généreusement sa parole. Peut-être qu’en voyant qu’il nous fait confiance, le désir d’être une meilleure terre naîtra en nous. C’est cela l’espérance, fondée sur le roc de la générosité et de la miséricorde de Dieu.

En racontant comment la graine porte du fruit, Jésus parle aussi de sa vie. Jésus est la Parole, il est la Semence. Et la semence, pour porter du fruit, doit mourir. Ainsi, cette parabole nous dit que Dieu est prêt à « gaspiller » pour nous et que Jésus est prêt à mourir pour transformer nos vies.

Je pense à ce magnifique tableau de Van Gogh : « Le semeur au soleil couchant ». Cette image du semeur sous un soleil de plomb me parle aussi du labeur du paysan. Et je suis frappé par le fait que, derrière le semeur, Van Gogh a représenté le grain déjà mûr. Il me semble que c’est une image d’espérance : d’une manière ou d’une autre, la semence a porté ses fruits. Nous ne savons pas exactement comment, mais c’est ainsi.

Au centre de la scène, cependant, il n’y a pas le semeur, qui se tient sur le côté, mais tout le tableau est dominé par l’image du soleil, peut-être pour nous rappeler que c’est Dieu qui fait bouger l’histoire, même s’il semble parfois absent ou distant. C’est le soleil qui réchauffe les mottes de terre et qui fait mûrir la semence.

Chers frères et sœurs, dans quelle condition de la vie la parole de Dieu nous rejoint-elle aujourd’hui ? Demandons au Seigneur la grâce d’accueillir toujours cette semence qu’est sa parole. Et si nous nous rendons compte que nous ne sommes pas une terre féconde, ne nous décourageons pas, mais demandons-lui de nous retravailler encore pour faire de nous une terre meilleure.

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Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier les fidèles des paroisses de Briançon, St Raphaël, La Réunion et les lycéens de Saint Genès-La Salle et de l’Immaculée Conception.

Demandons à Dieu la grâce de labourer notre cœur pour en faire une terre féconde: qu’il soit apte à accueillir et à faire grandir la semence de sa Parole.

Que Dieu vous bénisse!

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APPEL

pour la population de la bande de Gaza

La situation dans la bande de Gaza est de plus en plus préoccupante et douloureuse. Je renouvelle mon appel du fond du cœur à permettre l’entrée d’une aide humanitaire décente et à mettre fin aux hostilités, dont le prix déchirant est payé par les enfants, les personnes âgées, les personnes malades.

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Résumé de la catéchèse du Saint-Père :

Chers frères et sœurs,

Je suis heureux de vous accueillir à cette première audience générale. Je reprends le cycle de catéchèses jubilaires, sur le thème « Jésus Christ, notre espérance », commencé par le Pape François.

Méditer sur les paraboles de Jésus nous aident à retrouver l’espérance parce qu’elles nous montrent comment Dieu œuvre dans l’histoire. La place capitale du soleil dans tableau de Van Gogh « Le semeur au soleil couchant » en est un bel exemple.

Comme toutes les paraboles, celle du semeur nous invite à dépasser les apparences et à comprendre la force de la Parole de Dieu proposée à tous. La semence de la Parole est jetée partout, mais fécondée par la réception qui en est faite. Cela invite chacun de nous, mais aussi l’Église toute entière et le monde, à faire de notre cœur un terrain propice à la réception de la Parole de Dieu.

Copyright © Dicastero per la Comunicazione – Libreria Editrice Vaticana

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

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