Nous sommes d’abord appelés à être humains

Nous sommes d’abord appelés à être humains

En méditant sur la parabole du bon Samaritain, le Pape Léon XIV a détaché la compassion de la question religieuse: «la compassion est une question d’humanité». Pour sa deuxième audience générale place Saint-Pierre, il a encouragé les fidèles à imiter le Samaritain, qui «s’arrête simplement parce qu’il est un homme devant un autre homme qui a besoin d’aide».

Résumé de la catéchèse du Saint-Père :

Frères et sœurs, nous poursuivons notre méditation sur quelques paraboles de l’Évangile qui sont une occasion pour changer de perspective et nous ouvrir à l’espérance. Il est question aujourd’hui d’un docteur de la Loi qui est concentré sur lui-même et ne remarque pas les autres. Il veut connaître la signification du terme “prochain”.

La parabole du bon Samaritain est un cheminement qui nous fait passer de la question qui m’aime ? à celle de qui a aimé ? La vie est faite de rencontres où nous sommes face à l’autre, face à sa fragilité et à sa faiblesse que je peux soigner ou faire comme si de rien n’était. La compassion est une question d’humanité.

Avant d’être croyants, nous sommes appelés à être humains. Le Samaritain s’arrête car il est un homme devant un autre homme qui a besoin d’aide. La compassion s’exprime par des gestes concrets. Cet homme blessé sur la route représente chacun de nous. Le souvenir de toutes les fois où Jésus s’est arrêté pour prendre soin de nous, nous rendra plus capables de compassion.

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PAPE LÉON XIV

AUDIENCE GÉNÉRALE 

Mercredi 28 mai 2025

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Cycle de catéchèse – Jubilé 2025. Jésus-Christ notre espérance. II. La vie de Jésus. Les paraboles 7. Le samaritain. Arrivant près de lui, il le vit et fut saisi de compassion. (Lc 10,33b)

Chers frères et sœurs, bonjour !

Nous continuons à méditer quelques paraboles de l’Évangile qui sont une occasion de changer de perspective et de nous ouvrir à l’espérance. Le manque d’espérance est parfois dû au fait que nous nous fixons sur une certaine manière rigide et close de voir les choses, et les paraboles nous aident à les regarder d’un autre point de vue.

Aujourd’hui, je voudrais vous parler d’une personne expérimentée, savante, docteur de la Loi, qui a cependant besoin de changer de perspective, parce qu’elle est centrée sur elle-même et ne perçoit pas les autres (cf. Lc 10, 25-37).

En effet, il interroge Jésus sur la manière dont on “hérite” de la vie éternelle, en utilisant une expression qui la comprend comme un droit sans équivoque. Mais derrière cette question se cache peut-être précisément un besoin d’attention : le seul mot sur lequel il interroge Jésus est le terme “prochain”, qui signifie littéralement celui qui est proche.

C’est pourquoi Jésus raconte une parabole qui est un chemin pour transformer cette question, pour passer de la question qui m’aime ? à celle de qui a aimé ? La première question est une question immature, la seconde est la question de l’adulte qui a compris le sens de sa vie. La première question est celle que nous posons lorsque nous attendons dans un coin, la seconde est celle qui nous pousse à l’engagement.

La parabole que Jésus raconte a en effet pour cadre une route, et c’est une route difficile et malaisée, comme la vie. Il s’agit de la route parcourue par un homme qui descend de Jérusalem, la ville sur la montagne, à Jéricho, la ville au-dessous du niveau de la mer.

C’est une image qui préfigure déjà ce qui pourrait arriver : il arrive en effet que cet homme soit attaqué, battu, volé et laissé à moitié mort. C’est l’expérience qui se produit lorsque les situations, les personnes, parfois même celles en qui nous avions confiance, nous prennent tout et nous laissent au plein milieu de la route.

Mais la vie est faite de rencontres, et dans ces rencontres, nous nous révélons tels que nous sommes. Nous nous trouvons face à l’autre, face à sa fragilité et à sa faiblesse, et nous pouvons décider de ce que nous allons faire : nous occuper de lui ou faire comme si de rien n’était. Un prêtre et un lévite suivent le même chemin.

Ce sont des personnes qui servent dans le Temple de Jérusalem, qui habitent dans l’espace sacré. Pourtant, la pratique du culte ne conduit pas automatiquement à la compassion. En effet, avant d’être une question religieuse, la compassion est une question d’humanité ! Avant d’être croyants, nous sommes appelés à être humains.

Nous pouvons imaginer qu’après un long séjour à Jérusalem, ce prêtre et ce lévite sont pressés de rentrer chez eux. C’est justement cette hâte, si présente dans nos vies, qui nous empêche souvent d’éprouver de la compassion. Celui qui pense que son propre voyage est prioritaire n’est pas prêts à s’arrêter pour un autre.

Mais voici quelqu’un qui est capable de s’arrêter : c’est un Samaritain, qui appartient donc à un peuple méprisé (cf. 2 Rois 17). Dans son cas, le texte ne précise pas la direction, mais dit seulement qu’il était en voyage. La religiosité n’a rien à voir ici. Ce Samaritain s’arrête simplement parce qu’il est un homme devant un autre homme qui a besoin d’aide.

La compassion s’exprime par des gestes concrets. L’évangéliste Luc s’attarde sur les actions du Samaritain, que nous appelons “bon”, mais qui, dans le texte, est simplement une personne : le Samaritain se fait proche, parce que si l’on veut aider quelqu’un, on ne peut pas penser à se tenir à distance, il faut s’impliquer, se salir, peut-être se contaminer ;

il panse ses blessures après les avoir nettoyées avec de l’huile et du vin ; il le charge sur sa monture, c’est-à-dire qu’il le prend en charge, parce qu’on aide vraiment si l’on est prêt à sentir le poids de la douleur de l’autre ; il l’emmène à l’hôtel où il dépense de l’argent, “deux deniers”, plus ou moins deux jours de travail ; et il s’engage à revenir et éventuellement à payer à nouveau, parce que l’autre n’est pas un colis à livrer, mais quelqu’un dont il faut prendre soin.

Chers frères et sœurs, quand serons-nous capables, nous aussi, d’interrompre notre voyage et d’avoir de la compassion ? Quand nous comprendrons que cet homme blessé sur la route représente chacun d’entre nous. Et alors, le souvenir de toutes les fois où Jésus s’est arrêté pour prendre soin de nous nous rendra d’autant plus capables de compassion.

Prions donc afin de pouvoir grandir en humanité, de telle sorte que nos relations soient plus vraies et plus riches de compassion. Demandons au Cœur du Christ la grâce de partager toujours plus ses propres sentiments.

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Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier les Patrons des Arts des Musées du Vatican de Belgique, ainsi que les pèlerins venus de France, de Suisse, du Togo et du Canada.

Frères et sœurs, par l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie, demandons la grâce de cultiver des relations vraies et riches de compassion.

Que Dieu vous bénisse !

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APPEL

Ces jours-ci, je pense souvent au peuple ukrainien frappé par de nouvelles attaques graves contre les civils et les infrastructures. J’assure ma proximité et mes prières toutes les victimes, en particulier les enfants et les familles.

Je renouvelle avec force mon appel à arrêter la guerre et à soutenir toute initiative en faveur du dialogue et de la paix. Je demande à tous de s’unir dans la prière pour la paix en Ukraine et partout où l’on souffre de la guerre.

De la bande de Gaza, s’élèvent toujours plus intenses vers le ciel les cris des mères, des pères qui serrent les corps sans vie de leurs enfants et qui sont continuellement obligés de se déplacer à la recherche d’un peu de nourriture et d’un abri plus sûr contre les bombardements.

Aux responsables, je renouvelle mon appel : cessez le feu ; libérez tous les otages et respectez intégralement le droit humanitaire. Marie Reine de la Paix, priez pour nous.

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Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

À Sainte-Marie-Majeure, le Pape demande à la Vierge d’accompagner les Romains

À Sainte-Marie-Majeure, le Pape demande à la Vierge d’accompagner les Romains

Après  avoir pris possessionpossession de sa cathédrale au Latran dans l’après-midi, Léon XIV s’est rendu dimanche en début de soirée à la basilique mariale où est enterré le Pape François puis a salué les fidèles.

Après la prière du Regina Caeli, un déplacement au Capitole puis la messe à Saint-Jean-de-Latran où il a été officiellement installé évêque de Rome, le Pape Léon XIV a achevé un dense dimanche à la basilique mariale Sainte-Marie-Majeure, où il s’est recueilli devant l’icône de la Vierge Salus Populi Romani puis sur la tombe de son prédécesseur François qui y repose dans la chapelle voisine, depuis le 26 avril dernier.

Accueilli par les deux cardinaux Stanisław Ryłko et Rolandas Makrickas, respectivement archiprêtre et archiprêtre-coadjuteur de la basilique mariale, le Souverain pontife a passé la porte Sainte puis remonté la nef centrale avant de se recueillir, accompagné par la prière des fidèles présents.
Avant de rentrer au Vatican, le Pape s’est présenté sur la façade de la basilique pour y saluer et bénir les nombnreux Romains présents.

«Merci d’être ici, devant cette Basilique, cet après-midi, ce soir, alors que nous célébrons, tous réunis en tant que membres du Diocèse de Rome,  la présence de son nouvel évêque» a-t-il dit, visiblement touché par cet accueil. «C’est une belle occasion de renouveler cette dévotion à Marie, Salus Popoli Romani, qui a si souvent accompagné le peuple romain dans ses besoins. Nous demandons à Dieu, par l’intercession de sa Mère, de vous bénir tous, vos familles, vos proches et de nous aider tous à marcher ensemble dans l’Église, unis comme l’unique famille de Dieu».

« Cheminer ensemble », c’est un voeu que Léon XIV avait formulé quelques instants plus tôt depuis la cathédrale de Rome, devant les membres de son diocèses réunis pour fêter leur nouvel évêque.


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Malgré nos fragilités, le Seigneur établit sa demeure en nous

Malgré nos fragilités, le Seigneur établit sa demeure en nous

PAPE LÉON XIV

REGINA CAELI

Place Saint-Pierre
Dimanche 25 mai 2025

En ce sixième dimanche de Pâques, Léon XIV a commenté l’évangile de Jean où Jésus annonce le don de l’Esprit Saint à ses disciples. Une promesse qui invite chacun d’entre nous à marcher dans la foi pour «être le temple saint du Seigneur».

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Chers frères et sœurs, bon dimanche !

Je suis encore au début de mon ministère parmi vous et je tiens tout d’abord à vous remercier pour l’affection que vous me témoignez, alors que je vous demande de me soutenir par votre prière et votre proximité.

Dans tout ce à quoi le Seigneur nous appelle, sur le chemin de la vie comme dans notre cheminement de foi, nous nous sentons parfois inaptes. Cependant, l’Évangile de ce dimanche (cf. Jn 14, 23-29) nous dit justement que nous ne devons pas regarder nos forces, mais la miséricorde du Seigneur qui nous a choisis, certains que l’Esprit Saint nous guide et nous enseigne tout.

À la veille de la mort du Maître, les apôtres sont troublés et angoissés et ils se demandent comment ils pourront être les continuateurs et les témoins du Royaume de Dieu. Jésus leur annonce le don de l’Esprit Saint, avec cette merveilleuse promesse : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole. Et mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui et nous ferons chez lui notre demeure » (v. 23).

Jésus libère ainsi ses disciples de toute angoisse et de toute inquiétude et peut leur dire : « Que votre cœur ne se trouble pas et ne s’alarme pas » (v. 27). Si nous restons dans son amour, en effet, c’est lui-même qui vient habiter en nous. Notre vie devient le temple de Dieu et cet amour nous éclaire, il s’introduit dans notre façon de penser et dans nos choix, jusqu’à s’étendre aux autres et à rayonner sur toutes les situations de notre existence.

Voilà, frères et sœurs, cette habitation de Dieu en nous est précisément le don de l’Esprit Saint, qui nous prend par la main et nous fait expérimenter, y compris dans notre vie quotidienne, la présence et la proximité de Dieu, en faisant de nous sa demeure.

Il est beau que, en regardant notre vocation, les réalités et les personnes qui nous ont été confiées, les engagements que nous prenons, notre service dans l’Église, chacun de nous puisse dire avec confiance : même si je suis fragile, le Seigneur n’a pas honte de mon humanité, au contraire, il vient établir sa demeure en moi. Il m’accompagne de son Esprit, il m’illumine et fait de moi un instrument de son amour pour les autres, pour la société et pour le monde.

Très chers amis, sur le fondement de cette promesse, marchons dans la joie de la foi, pour être le temple saint du Seigneur. Engageons-nous à apporter son amour partout, en nous rappelant que chaque sœur et chaque frère est demeure de Dieu, et que sa présence se révèle particulièrement dans les petits, les pauvres et ceux qui souffrent, nous demandant d’être des chrétiens attentifs et compatissants.

Et confions-nous tous à l’intercession de Marie Très Sainte. Par l’œuvre de l’Esprit, elle est devenue “Demeure consacrée à Dieu”. Avec elle, nous pouvons aussi faire l’expérience de la joie d’accueillir le Seigneur et d’être signe et instrument de son amour.

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A l’issue du Regina Caeli

Chers frères et sœurs !

Hier, à Poznań (Pologne), Stanislas Kostka Streich, prêtre diocésain tué en 1938 dans un acte de haine contre la foi, a été béatifié, car son œuvre en faveur des pauvres et des ouvriers dérangeait les partisans de l’idéologie communiste. Que son exemple puisse inciter en particulier les prêtres à se dépenser généreusement pour l’Évangile et pour leurs frères.

Hier également, en mémoire liturgique de la Bienheureuse Vierge Marie Auxiliatrice, a été célébrée la Journée de prière pour l’Église en Chine, instituée par le Pape Benoît XVI. Dans les églises et les sanctuaires de Chine et du monde entier, des prières ont été élevées vers Dieu en signe de sollicitude et d’affection pour les catholiques chinois et de leur communion avec l’Église universelle.

Que l’intercession de la Très Sainte Marie leur obtienne, ainsi qu’à nous, la grâce d’être des témoins forts et joyeux de l’Évangile, même au milieu des épreuves, afin de toujours promouvoir la paix et l’harmonie.

Avec ces sentiments, notre prière embrasse tous les peuples qui souffrent à cause de la guerre. Nous implorons le courage et la persévérance pour tous ceux qui sont engagés dans le dialogue et dans la recherche sincère de la paix.

Il y a dix ans, le Pape François signait l’encyclique Laudato si’, consacrée au soin de la maison commune. Elle a connu une diffusion extraordinaire, inspirant d’innombrables initiatives et enseignant à tous à écouter le double cri de la Terre et des pauvres. Je salue et j’encourage le mouvement Laudato si’ et tous ceux qui poursuivent cet engagement.

Je salue tous ceux qui viennent d’Italie et de nombreuses régions du monde, en particulier les pèlerins de Valence et ceux de Pologne, avec une bénédiction pour tous ceux qui participent en Pologne au grand pèlerinage au Sanctuaire marial de Piekary Śląskie.

Je salue les fidèles de Pescara, Sortino, Paternò, Caltagirone, Massarosa Nord, Malnate, Palagonia et Cerello, ainsi que ceux de la paroisse des Sacri Cuori di Gesù e Maria à Rome. Je salue avec affection les jeunes confirmés de l’Archidiocèse de Gênes, les confirmands de San Teodoro, dans le diocèse de Tempio-Ampurias, les cyclistes de Paderno Dugnano et les Bersaglieri de Palerme.

Je souhaite à tous un bon dimanche !


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Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

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