avec Dieu, rien ne sera perdu !

avec Dieu, rien ne sera perdu !

Vitrail-de-l-Assomption - Saint-Martin-Vésubie Eglise-Notre-Dame-de-l'Assomption
Vitrail-de-l-Assomption – Saint-Martin-Vésubie Eglise-Notre-Dame-de-l’Assomption

La solennité de l’Assomption que l’Église célèbre ce samedi 15 août nous montre que nous sommes «précieux aux yeux de Dieu», destinés à la Résurrection, a affirmé le Pape juste avant de réciter la prière de l’Angélus. À l’exemple de Marie qui magnifie le Seigneur, «souvenons-nous de louer Dieu pour les grandes choses qu’il a faites.»

«Lorsque l’homme a posé le pied sur la lune, une phrase est devenue célèbre : “C’est un petit pas pour un homme, un bond de géant pour l’humanité”» ; mais en réalité, dans l’Assomption de Marie, l’Église célèbre une «conquête infiniment plus grande». Car voici que la Mère de Dieu entre au Paradis, corps et âme. «Ce petit pas de la Vierge de Nazareth a été le grand saut en avant de l’humanité.»

Voir l’une des leurs, une créature de Dieu, vivre au Ciel avec son corps est une source d’espérance pour les croyants: «nous comprenons que nous sommes précieux, destinés à ressusciter», car «Dieu ne laissera pas nos corps s’évaporer dans les airs. Avec Dieu, rien ne sera perdu !»

Avec Marie, l’objectif est atteint et nous avons sous les yeux la raison pour laquelle nous marchons sur cette terre: «non pour conquérir les choses d’ici-bas, qui disparaissent, mais la patrie là-haut, qui est pour toujours», sous le regard de la Madone, l’étoile qui montre la voie.

En ce jour de grâce, le Vierge Marie conseille de «magnifier le Seigneur» (Lc 1, 46). «Habitués à entendre ces mots, nous ne prêtons peut-être plus attention à leur signification.» Magnifier signifie littéralement «agrandir». Marie «grandit le Seigneur et non les problèmes», qui pourtant ne manquaient pas pour elle.

«Combien de fois, au contraire, nous nous sommes laissés submerger par les difficultés et absorber par les peurs ! Ce n’est pas le cas de la Vierge, car elle considère Dieu comme la première grandeur de la vie. De là jaillit le Magnificat, de là naît la joie: non pas de l’absence de problèmes, qui tôt ou tard arrivent, mais de la présence de Dieu. Parce que Dieu est grand. Et il se tourne vers les petits.»

La jeune fille de Nazareth exalte le Seigneur pour sa miséricorde, pour les «grandes choses» qu’il accomplit pour les plus humbles, c’est-à-dire «ceux qui ne se croient pas grands mais qui donnent à Dieu une grande place dans la vie.»

«Et nous, nous souvenons-nous de louer Dieu ? Le remercions-nous pour les grandes choses qu’il fait pour nous ? Pour chaque jour qu’il nous donne, parce qu’il nous aime toujours et nous pardonne, pour sa tendresse ?»

En oubliant de rendre grâce pour le bien, «notre cœur se rétrécit.» Si nous nous mettons à l’école de Marie, si nous louons Dieu pour ses bienfaits, alors «nous faisons un grand pas en avant, le cœur va s’élargir et la joie augmenter». En ce jour de solennité, le Pape invite donc les fidèles à se tourner vers leur mère du Ciel, à lui demander la grâce de commencer chaque jour en tournant son regard vers Dieu pour lui dire «merci».

Au terme de l’Angélus, le Pape a salué tous ceux qui sont en vacances, et tous ceux qui n’ont pas la possibilité d’en prendre, «spécialement les malades, les personnes seules, et ceux qui assurent les services indispensables à la collectivité». Il a également enjoint les habitants de la Ville éternelle à se rendre aujourd’hui à la basilique de Sainte-Marie-Majeure, pour prier devant l’icône de la «Salus Populi Romani».

L’ACCOMPLISSEMENT DE TOUT

L’ACCOMPLISSEMENT DE TOUT

La vie dans le royaume de Dieu sera meilleure que tout ce que nous connaissons maintenant. Même maintenant, l’œuvre du Christ continue dans le monde. Déjà le royaume de Dieu a commencé à apparaître, déjà il grandit. Mais il attend un acte décisif de Dieu, une action du Christ, pour porter à son achèvement l’œuvre qu’il a commencée en nous.

La foi chrétienne n’attend pas une catastrophe finale pour marquer la fin des temps ; bien plutôt, pleine de confiance, elle se réjouit d’avance de la délivrance par laquelle Dieu introduira son peuple dans la liberté parfai­te et l’entière plénitude de vie.

Couronnement de l’œuvre de Dieu dans le Christ, voilà la fin de l’histoire actuelle, la résurrection du corps, le jugement dernier, et la vie à venir, la vie éternelle où nous verrons Dieu tel qu’il est, et où nous saurons que nous avons atteint la patrie où nous sommes chez nous, et non plus des pèlerins et des étrangers.

d’après « L’enseignement du Christ »

LA MORT D’UN CHRÉTIEN

LA MORT D’UN CHRÉTIEN

La mort chrétienne apparaît comme une participation au mystère pascal, une participation personnelle à la mort du Christ afin de pouvoir participer aussi à sa résurrection.

Le fait de la mort sert à nous rappeler que nous ne disposons que d’un temps limité pour acquérir une vie bonne et riche de sens. A la fin des temps, quand le Christ viendra juger tous les membres du genre humain, et quand les morts ressusciteront, la rédemption sera portée à sa plénitude ultime.

Mais ce monde — et notre temps d’épreuve — se termine pour chacun de nous par la mort, où nous nous en remettons radicalement à l’action transformante de Dieu dans l’espérance de nous unir à Lui.

d’après « L’enseignement du Christ »

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