Dieu est avec nous et non pas séquestré dans le ciel

Le Pape a appuyé sa catéchèse ce matin, lors de l’audience générale de ce mercredi 26 avril 2017, Place Saint-Pierre sur cette parole du Christ dans l’Évangile de Matthieu : «Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.» Pour la 20e étape de son parcours sur l’espérance, il a insisté sur le caractère concret et actuel de la présence de Dieu parmi nous.

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Mercredi 26 avril 2017

condensé


Le Christ de la cathédrale de Cefalu en Sicile

Frères et sœurs, Notre Dieu n’est pas un Dieu absent, séquestré dans un ciel très lointain ; c’est au contraire un Dieu passionné par l’homme. Notre Dieu nous accompagne toujours, même si, par aventure, nous l’oublions. Il nous a dit : « je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. »

Notre existence est un pèlerinage, un chemin, mais nous ne sommes pas seuls dans notre pèlerinage ici-bas. Jésus nous assure non seulement de nous attendre au terme de notre long voyage, mais de nous accompagner dans chacun de nos jours.

L’homme voyageur, l’homme debout, doit se souvenir que Dieu ne nous abandonne pas, que Dieu nous aime tendrement.et cette proximité de Dieu qui pourvoit à notre vies s’appelle la Providence, elle durera jusqu’à la fin des temps.

Nous devons enraciner fermement dans notre esprit la certitude que Dieu, dans sa providence, pourvoira à tous nos besoins, qu’il ne nous abandonnera pas au moment de l’épreuve et de la nuit. Les cieux passeront, la terre passera, les espérances humaines seront annulées, mais la Parole de Dieu est plus grande que tout et ne passera pas.

Il n’y aura pas de jour de notre vie dans lequel nous cesserons d’être une préoccupation pour le cœur de Dieu. L’espérance chrétienne, souvent symbolisée par une ancre, est solide et certaine, car elle trouve sa racine non pas dans l’attractivité du futur ou sur la force de la volonté humaine, mais dans la sécurité de ce que Dieu nous a promis et a réalisé en Jésus-Christ.

Forts de ces promesses, les chrétiens peuvent continuer à espérer, confiants que Dieu travaille pour réaliser ce qui, humainement, parait impossible.

Nous sommes le peuple de Dieu en pèlerinage à la suite du Christ ressuscité, et nous savons que son amour nous précède, même dans les situations les plus difficiles. Je vous invite à porter cette lumière tout autour de vous.

Que Dieu vous bénisse.


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annoncer l’Évangile avec humilité et confiance

Le Christ et les symboles des quatre évangélistes – enluminure

« L’annonce de l’Évangile doit être faite avec humilité, en surmontant la tentation de l’orgueil. »

Ce mardi matin, 25 avril, à l’occasion de la Fête de saint Marc, fondateur de l’Église d’Alexandrie en Égypte, le Pape François a voulu dédier la messe au patriarche copte Tawadros II et aux fidèles coptes, qu’il rencontrera dans trois jours au cours de son voyage apostolique en Égypte.

«Aujourd’hui, c’est la fête de saint Marc Évangéliste, fondateur de l’Église d’Alexandrie. J’offre cette messe pour mon frère, le Pape Tawadros II, Patriarche d’Alexandrie des coptes, en demandant la grâce que le Seigneur bénisse nos deux Églises, avec l’abondance de l’Esprit Saint.»

Durant son homélie, le Pape François a rappelé la nécessité pour les chrétiens de «sortir pour annoncer» et il a expliqué qu’un prédicateur doit toujours être en chemin et demeurer ferme et sûr.

Jésus donne la mission aux disciples : annoncer l’Évangile, «ne pas rester à Jérusalem», mais sortir pour proclamer la Bonne Nouvelle à tous. L’Évangile de Marc évoque le mandat remis par le Seigneur aux disciples : «l’Évangile est proclamé toujours en chemin, jamais assis, toujours en chemin.»

Il faut «sortir là où Jésus n’est pas connu, ou là où il est persécuté, là où Jésus est défiguré, pour proclamer le véritable Évangile. Sortir pour annoncer. Et dans cette sortie se joue la vie du prédicateur. Il n’y a pas d’assurance-vie pour les prédicateurs.»

L’Évangile, l’annonce de Jésus-Christ, se fait toujours en sortie, en chemin. Que ce soit en chemin physique, en chemin spirituel, ou dans le chemin de la souffrance : pensons à l’annonce de l’Évangile que font de si nombreux malades, tellement de malades, qui offrent leurs douleurs pour l’Église, pour les chrétiens. Mais toujours, ils sortent d’eux-mêmes.»

Saint Pierre précise toujours que «l’Évangile doit être annoncé avec humilité, parce que le Fils de Dieu s’est humilié, il s’est annihilé». «L’annonce de l’Évangile n’est pas une fête, un carnaval.»

«L’Évangile ne peut pas être annoncé avec le pouvoir humain, ne peut pas être annoncé en escaladant, en passant au-dessus», «ceci, ce n’est pas l’Évangile». Tous sont appelés à se revêtir «d’humilité les uns envers les autres», parce que «Dieu résiste aux superbes, mais donne la grâce aux humbles.»

«Et pourquoi cette humilité est-elle nécessaire ? Justement parce que nous faisons avancer une annonce d’humiliation, de gloire, mais à travers l’humiliation. Et l’annonce de l’Évangile subit la tentation : la tentation du pouvoir, la tentation de la superbe, la tentation de la mondanité.»

«Un Évangile édulcoré, sans force, un Évangile sans Christ crucifié et ressuscité. Saint Pierre dit : « Soyez vigilants, soyez vigilants… Votre ennemi, le diable, comme un lion rugissant, se promène à cherchant qui dévorer. Résistez-lui, solides dans la foi, en sachant que les mêmes souffrances sont imposées à vos frères répandus dans le monde. » L’annonce de l’Évangile, si elle est vraie, subit la tentation.»

Si un chrétien dit annoncer l’Évangile, mais qu’il n’est jamais tenté, cela signifie alors que «le diable ne se préoccupe pas», parce que «nous sommes en train de prêcher une chose qui ne sert pas.»

«Pour cela, dans la vraie prédication, il y a toujours une dimension de tentation et de persécution.» Quand nous sommes dans la souffrance, c’est «le Seigneur qui nous reprendra, nous donnera la force, parce que c’est ce que Jésus a promis quand il a envoyé les Apôtres.»

«C’est le Seigneur qui nous réconfortera, nous donnera la force pour aller de l’avant, pour que Lui, Il agisse avec nous si nous, nous sommes fidèles à l’annonce de l’Évangile, si nous, nous sortons de nous-même pour prêcher le Christ crucifié, scandale et folie, et si nous, nous faisons ceci avec un style d’humilité, de vraie humilité.»

«Que le Seigneur nous donne cette grâce, comme baptisés, tous, de prendre la voie de l’évangélisation avec humilité, avec confiance en Lui-même, en annonçant le véritable Évangile : « le Verbe s’est fait chair ». Et ceci est une folie, c’est un scandale ; mais le faire dans la conscience que le Seigneur est auprès de nous, qu’il agit avec nous, et confirme notre travail.»

Saint Marc l’évangéliste

Saint Marc l'évangélist et le lion.Le 25 avril, l’Église célèbre la fête de Saint Marc. Parmi les 4 Évangiles, c’est l’auteur du second, lequel est en fait le premier du point de vue de sa rédaction. La tradition la plus ancienne, remontant à Irénée de Lyon mort en 202, affirme que Marc l’évangéliste était un disciple et un interprète de l’Apôtre Pierre.

Marc naquit à Jérusalem et la première communauté chrétienne se rassemblait parfois dans la maison de sa mère (Actes 12, v. 12). Jean Marc ne fait pas partie des douze Apôtres de Jésus, mais peut-être est-il présent au jardin des Oliviers lors de l’agonie du Seigneur. On a vu souvent comme la signature discrète de son Évangile le trait suivant :

« Tous abandonnèrent Jésus en prenant la fuite. Un jeune homme le suivait, n’ayant qu’un drap sur le corps. On l’arrête : mais lui, lâchant le drap, s’enfuit tout nu » (Mc. 14. 50-52).

Marc avait un nom double : Jean-Marc. Les Actes des Apôtres parlent d’un certain « Jean », surnommé « Marc » qui était en relation avec Pierre à Jérusalem (Ac 12, 12). Après la Pentecôte, encore très jeune, Marc est l’un de ces hommes prêts à partir vers les Nations païennes pour leur porter l’Évangile. Plus loin dans le livre des Actes on apprend que ce « Jean »-« Marc » devient un disciple de Paul. Il l’accompagne dans ses missions auprès des gentils -les païens- (Ac 13, 5 ; 15, 37).

Il participe ainsi au premier grand départ, vers l’année 45, avec Paul et Barnabé son parent. Tout alla bien au début, mais quand il s’agit d’affronter l’entrée en Asie mineure par les monts du Taurus, Marc panique et retourne chez sa mère à Jérusalem. Plus tard, pour le second voyage missionnaire, Barnabé insiste auprès de Paul pour que Marc parte avec eux :

« Mais Paul ne fut pas d’accord de reprendre comme compagnon celui qui les avait abandonnés en Pamphylie. Leur désaccord s’aggrava tellement que chacun partit de son côté: Barnabé avec Marc s’embarqua pour Chypre, tandis que Paul s’adjoignait Silas » (Actes 15. 37-40).

A la fin, au moment de la captivité et du martyre de Pierre et de Paul à Rome, Marc se retrouve intime de l’un et l’autre. Saint Paul parle de lui dans sa lettre aux Colossiens (Col 4, 10), le disant proche de lui à Rome; de même saint Pierre dans sa première lettre (1 P 5, 13) le reconnait comme étant son ami, présent avec lui dans la Capitale de l’Empire.  On ne sait pas comment se termina la vie de Jean-Marc, rédacteur de l’Évangile, où il se montre très influencé par le témoignage de Pierre qui l’appelait son fils. Marc était donc proche des deux colonnes de l’Église, Pierre et Paul, pourtant il demeure un personnage second.

Bien longtemps l’évangile selon Saint Marc est resté dans l’ombre des trois autres : Mathieu, Luc et Jean. Plus court avec seulement 16 chapitres et donc plus concis, ce texte ne s’encombre pas de détails ou d’envolées spirituelles ou théologiques. Il a été écrit pour être appris par cœur et récité lors des assemblées liturgiques. L’accord aujourd’hui se fait pour reconnaître l’évangile selon saint Marc comme étant le plus ancien des quatre textes de l’Évangile de Jésus-Christ. Saint Marc est spécialement vénéré en Égypte à Alexandrie. Il est aussi le saint patron de Venise. L’iconographie aime le représenter avec le lion.

la Vierge Marie et sa sainte médaille miraculeuse