saint Jean-Baptiste

Saint Jean-Baptiste est le seul saint, avec la Vierge Marie, dont on célèbre la naissance terrestre, cette naissance toute illuminée par la vie divine reçue au jour de la Visitation. La liturgie chante le mystère d’une vocation personnelle en même temps qu’elle célèbre dans la naissance du Précurseur l’aurore de la Rédemption : vocation, Avent, joie, n’est-ce pas toute l’atmosphère de la vie de Jean ?

Malgré les différences que Jésus et Jean lui-même ont marquées, il convient de souligner la ressemblance profonde de la vie du Précurseur avec celle du Christ : annonciation, longue préparation, court ministère couronné par le témoignage suprême. Mais ce qui les rapproche plus encore, c’est la transparence de Jean : tout est vrai dans sa façon de prêcher la pénitence plus encore par sa vie que par ses paroles, vrai dans son détachement à l’arrivée du Christ, vrai dans son effacement et dans la qualité de son témoignage qu’il scelle dans son sang.

Voir aussi : http://www.medaille-miraculeuse.fr/billet/nativite-de-saint-jean-baptiste.html
http://www.medaille-miraculeuse.fr/meditation/comme-jean-baptiste-annoncer-levangile-avec-humilite.html
http://www.medaille-miraculeuse.fr/meditation/annoncer-le-seigneur-comme-jean-baptiste.htm
http://www.medaille-miraculeuse.fr/billet/le-martyre-de-saint-jean-baptiste.html

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COEURS DE JÉSUS ET DE MARIE

Détail dans le chœur de la Chapelle de la rue du Bac des deux Cœurs de Jésus et de Marie qui se trouvent sur la médaille

Vendredi, aujourd’hui, nous célébrons le Cœur de Jésus qui se trouve notamment sur l’envers de la Médaille Miraculeuse, tout proche de celui de sa Sainte Mère, dont nous pouvons faire mémoire demain samedi, même si c’est officiellement la Saint Jean-Baptiste. Reprenons pour ces fêtes cette prière :

O Jésus, nous te consacrons nos cœurs ; place-les dans le tien. C’est dans ton Cœur que nous voulons vivre et par ton Cœur que nous voulons aimer ; c’est dans ton Cœur que nous voulons vivre inconnus du monde et connus de toi seul ; c’est dans ce Cœur que nous puiserons les ardeurs de l’amour qui doit consumer les nôtres ; c’est en lui que nous trouverons la force, la lumière, le courage, la véritable consolation: quand nous serons languissants, il nous animera ; tristes, il nous réjouira ; inquiets et troublés, il nous rassurera.

O Cœur de Jésus ! Que nos cœurs soient autel de ton Amour ; que notre langue publie ta bonté ; que nos yeux soient sans cesse fixés sur ta plaie ; que nos esprits méditent tes perfections adorables ; que notre mémoire conserve à jamais le précieux souvenir de tes miséricordes ; que tout en nous exprime notre amour pour ton Cœur, ô Jésus ! et que nos cœurs soient prêts pour toi à tous les sacrifices.

O Cœur de Marie ! après le Cœur de Jésus le plus aimable, le plus compatissant et le plus miséricordieux de tous les cœurs, présentez au Cœur de votre Fils notre consécration, notre amour, nos résolutions. Il s’attendrira sur nos malheurs, Il nous en délivrera ; et après avoir été notre protectrice sur la terre, ô Mère de Jésus ! vous serez notre Reine dans les cieux. Amen !

Voir aussi http://www.medaille-miraculeuse.fr/editorial/les-deux-coeurs.html

ou http://www.medaille-miraculeuse.fr/priere/coeur-sacre-de-jesus.html : la prière des Filles de la Charité durant le mois de juin

Tout nous vient du Cœur de Jésus

Voici une belle page d’un chartreux ancien, pour le jour du Sacré Cœur.

L’homme bon tire de bonnes choses du trésor de son cœur. Luc VI, 45

sacre-coeur-jesus-iconeSi vous voulez facilement et parfaitement être purifié de vos péchés, délivré de vos vices et enrichis de toutes sortes de biens, il faut retrancher toute occupation qui n’est pas nécessaire, puis vous livrer vous-même à l’Éternelle Charité dont le maître est le Saint Esprit, afin de devenir son disciple. Sans images sensibles, mais par la seule force de l’intelligence et de la volonté, offrez souvent, abandonnez, plongez votre cœur et votre esprit dans le très doux cœur de Notre Seigneur Jésus-Christ, votre Créateur, votre Rédempteur, votre ami crucifié ;

. dans son Cœur tout rempli d’amour ;
. dans son Cœur, séjour de la Très Sainte Trinité ;
. dans son Cœur où « toute la plénitude de la Divinité habite corporellement » ;
. dans son Cœur par lequel nous avons tous accès près du Père dans un même esprit ;
. dans son Cœur enfin qui, dans son immense charité, contient et embrasse tous les élus au ciel et sur la terre.

Élevez en esprit votre cœur vers le Cœur bienfaisant de votre Dieu, en ayant soin, avant tout, de tenir votre cœur bien recueilli en vous-même, en tout temps, en tout lieu, surtout quand vous chantez les louanges divines et dans vos oraisons et autres occupations, ainsi que Dieu vous le commande par ces paroles ou autres semblables : « Venez à moi, dit-il, portez mon joug, donnez-moi votre cœur et que vos yeux gardent mes voies, mettez-moi comme un cachet sur votre bras et sur votre cœur… » Vous répondrez humblement : « Mon cœur est prêt, mon cœur est prêt, je vous louerai de tout mon cœur et glorifierai éternellement de votre saint Nom, je lèverai mes mains et mon cœur vers Vous. »

Et c’est à juste titre, car dans le très doux Cœur de Jésus on trouve toutes les vertus : la miséricorde, la justice, la douceur, la force ; on y trouve le salut, la source de vie, la parfaite consolation, la vraie lumière qui illumine tout homme venant dans ce monde, celui surtout qui recourt à ce divin Cœur dans ses misères et ses afflictions. A dire vrai, tout le bien que l’on peut souhaiter, on le tire surabondamment de Jésus, et tout ce que nous recevons de grâces jaillit de son Cœur plus doux que le miel (et non point d’ailleurs), pour venir couler en nous. Son Cœur est le foyer de l’amour divin, toujours brûlant du feu de l’Esprit-Saint, purifiant, embrasant, transformant en Lui tous ceux qui Lui sont soumis ou qui désirent s’attacher à Lui.

Puisque tout bien découle du très doux Cœur de Jésus, vous devez donc rapporter à ce même Cœur tous les dons, les grâces, les bienfaits qui vous ont été accordés, à vous et à tous les hommes ; vous devez le faire pour la plus grande gloire de Dieu et l’avantage de la Sainte Église, ne vous attribuant absolument rien de ce que vous auriez pu faire de bon, ne vous complaisant pas dans les dons de Dieu, d’une manière égoïste, mais lui rendant aussitôt tout ce qu’il vous donne et faisant tout remonter à son origine, qui est le Cœur de Jésus : c’est surtout en chantant le Gloria Patri et en récitant les psaumes et les hymnes qui ont trait à la gloire de Dieu que vous devez le faire.

C’est encore dans le Cœur de Jésus que vous déposerez vos fautes ; c’est par Lui que vous demanderez grâce et pardon, que vous louerez et bénirez Dieu, non seulement en votre nom ; mais pour tous ceux qui vous sont confiés, pour toute l’Église catholique dont vous désirez le triomphe, invoquant du fond de l’abîme de votre misère, l’abîme des miséricordes de Dieu. Voilà pourquoi vous baiserez souvent, avec reconnaissance, une Image du Cœur de Jésus, de ce Cœur si bon, de ce Cœur dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science de Dieu. Si vous n’avez point une image du Sacré Cœur, vous en prendrez une de Jésus en croix.

Vous aspirerez sans cesse à contempler face à face votre Sauveur, vous lui confierez vos tristesses, vous attirerez son Cœur dans votre cœur, son esprit et son amour, ses grâces et ses vertus ; vous vous abandonnerez pieusement à Lui, dans la douleur comme dans la joie; vous vous confierez, vous vous attacherez à Lui ; vous habiterez dans son Cœur, mettant toute votre sollicitude à conserver l’unité d’esprit dans le lien de la paix, afin que Lui à son tour, daigne fixer sa demeure dans votre cœur et, finalement, vous vous reposerez et dormirez dans le Cœur de Jésus, car les cœurs de tous les mortels vous tromperont ou vous abandonneront, mais le Cœur très fidèle de Jésus ne vous trompera, ne vous délaissera jamais.

Ne négligez point, en outre, d’honorer dévotement et d’invoquer la glorieuse Mère de Dieu, Mère de miséricorde, la Très douce Vierge Marie, afin qu’elle daigne vous obtenir du très doux Cœur de son Fils, tout ce qui vous sera nécessaire : et ce que vous en aurez reçu, vous l’offrirez au Cœur de Jésus par les bénites mains de sa Mère ; vous prierez sa bonté maternelle de vous aider, avec tous les saints et les élus de Dieu, à louer et bénir le Seigneur pour tous les bienfaits qu’il vous a accordés jusqu’à ce jour et vous accordera éternellement. Ainsi soit-il.

Dom Dominique de Trêves,
né en Prusse en 1384, chartreux à Sierk et à Trêves, mort en 1461

la Vierge Marie et sa sainte médaille miraculeuse