Dieu nous aime comme un père

Ce jeudi 14 décembre, lors de l’homélie durant la messe à la Maison Sainte-Marthe, le Pape François est revenu sur le thème de la “tendresse de Dieu”, évoqué dans la première Lecture, tirée du Livre du prophète Isaïe : «Sa tendresse s’étend sur toutes ses créatures».

L’image présentée par Isaïe est celle d’un Dieu qui nous parle comme un père avec son enfant, en abaissant la voix pour la rendre le plus possible similaire à la sienne. Et, avant tout, il le rassure en le caressant : «N’aie pas peur, moi, je te viens en aide.»

Girolamo dai Libri (1474-1555), Dieu le Père bénissant le monde. Washington Gallery of Art, Washington DC. ©D. R.

Dieu à la fois un père et une mère. «Il nous porte dans ses propres viscères. C’est le Dieu qui avec ce dialogue se fait petit pour se faire comprendre par nous, pour que nous ayons confiance en Lui, et que nous puissions lui dire, avec le courage de Paul : ‘Papa, Abba…’ C’est la tendresse de Dieu.»

«C’est le Dieu grand qui se fait petit, et dans sa petitesse il ne cesse jamais d’être grand. Il est à la fois grand et petit dans cette dialectique : c’est la tendresse de Dieu. Le grand qui se fait petit, et le petit qui est grand. Noël nous aide à comprendre cela : dans cette mangeoire, le Dieu petit…»

«Il me vient à l’esprit une phrase de saint Thomas d’Aquin, dans la première partie de la Somme théologique. En voulant expliquer cela : ‘Qu’est-ce qui est divin ? Quelle est la chose la plus divine ?’, il dit:  ‘Non coerceri a maximo  contineri tamen a minimo divinum est’, c’est-à-dire, ne pas s’effrayer des grandes choses, mais tenir compte des petites choses. Ceci est divin : les deux ensemble.»

Dieu non seulement nous aide, il nous fait aussi des promesses de joie, pour nous aider. Dieu est vraiment un «papa», invitant chacun à s’interroger sur sa relation à Dieu:

« »Je suis capable de parler comme ça avec le Seigneur, ou j’ai peur ? Chacun répond. Mais on peut se demander : ‘Mais alors quel est le lieu théologique de la tendresse de Dieu ? Où est-ce que je peux bien trouver la tendresse de Dieu ? Quel est l’endroit où se manifeste le mieux la tendresse de Dieu ?’» «Les plaies». C’est à travers nos plaies que Dieu nous guérit.

Le Pape est revenu sur la parabole du Bon Samaritain. Quelqu’un s’est incliné sur l’homme agressé par des brigands, et il l’a secouru en nettoyant ses plaies, et en payant pour sa guérison. Voici «le lieu théologique de la tendresse de Dieu : nos plaies. Et le Pape a conclu en exhortant à penser durant la journée à l’invitation du Seigneur : ‘Allez, viens me faire voir tes plaies. Je veux les guérir.’»

les vertus du repos dominical

Pourquoi aller à la messe ? Le Pape François a répondu en détail à cette question lors de l’audience générale du 13 décembre, poursuivant sa série de catéchèses sur la messe, et s’arrêtant sur l’importance de s’y rendre chaque dimanche.

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Mercredi 13 décembre 2017


Frères et sœurs, la célébration dominicale de l’Eucharistie est le centre de la vie de l’Église. Dès l’origine, les premiers disciples se sont réunis le premier jour de la semaine, jour où Jésus est ressuscité des morts, pour vivre en communion avec lui. C’est pourquoi le dimanche est pour nous un jour sanctifié par la célébration eucharistique, présence vivante du Seigneur parmi nous qui vient à notre rencontre.

C’est la Messe qui fait le dimanche ! Que représenterait pour un chrétien un dimanche privé de cette rencontre avec le Seigneur ? Sans le Christ, nous sommes dominés par la fatigue du quotidien, par la peur du lendemain. La rencontre dominicale nous donne la force de vivre l’aujourd’hui avec confiance et courage, et de marcher dans l’espérance vers le dimanche sans couchant de la vie éternelle, lorsque nous vivrons pleinement et pour toujours avec le Seigneur.

La Messe nous parle aussi de ce repos bienheureux à venir. Il est vrai que la qualité de notre vie chrétienne se mesure d’abord à notre capacité d’aimer. Mais comment pourrons-nous pratiquer l’Évangile sans aller puiser, dimanche après dimanche, à la source de l’Eucharistie ?

Alors qu’en ce temps de l’Avent nous préparons nos cœurs à la venue du Seigneur, rappelons-nous qu’il vient à notre rencontre tous les dimanches dans la célébration de l’eucharistie, et que nous avons besoin d’y participer pour recevoir sa grâce et aller à sa suite. Que Dieu vous bénisse !


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Consécration en 1914 au Cœur de Marie

13 décembre 1914

Au début de la guerre de 1914, les cardinaux français inquiets et conscients du péril qui menaçait la France, décidèrent d’un commun accord de consacrer le 13 décembre 1914 notre pays au Cœur Immaculé de Marie. En reprenant cette même prière, renouvelons dans nos diocèses, nos paroisses, nos communautés religieuses, nos groupes de prières, nos familles, personnellement, la consécration de la France au Cœur Immaculé de Marie.

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« Ô Marie, Vierge très pure et Mère de Dieu, nous voici prosternés à Vos pieds pour Vous offrir nos prières filiales et confier à Votre Cœur notre chère Patrie.

Nos Pères, dans les âges passés, ont appelé la France le Royaume de Marie ; un de ses Souverains Vous l’a solennellement consacrée. Ce que Vous avez fait pour elle au cours du siècle dernier a prouvé que Vous êtes toujours sa Reine et sa Mère. C’est dans notre Pays que Vous avez daigné plusieurs fois apparaître et glorifier par d’innombrables prodiges le privilège de Votre Immaculée Conception.

Nos cœurs sont remplis de reconnaissance et de confiance à la pensée de ces manifestations de Votre Puissance et de Votre Bonté. Malgré ses défaillances et ses erreurs, la France n’a pas cessé de Vous aimer, et elle se plaît toujours à Vous honorer et à Vous invoquer.

Ô Marie, écoutez les supplications que nous Vous adressons pour notre Patrie. Nous Vous la consacrons de nouveau, autant qu’il est de notre pouvoir. Protégez-la dans les terribles épreuves qu’elle traverse : obtenez-lui la victoire sur ses ennemis. Que Votre Divin Fils règne toujours sur elle avec Vous et y fasse régner la Justice et la Paix !

Ô Cœur Immaculé de Marie, intercédez pour nous auprès du Sacré-Cœur de Jésus. »

Ainsi soit-il.

la Vierge Marie et sa sainte médaille miraculeuse