Saint Joachim et Sainte Anne

Saint Joachim et Sainte Anne

La  tradition chrétienne nous a transmis le nom des parents de Marie, Joachim et Anne, et aussi le lieu de leur habitation, près du temple, à Jérusalem. C’est une tradition très ancienne qui remonte au récit apocryphe de saint Jacques. Ce couple discret, mais bien réel, a su accueillir, éduquer Marie et l’éveiller dans la grâce toute spéciale qui était la sienne. L’intérêt pour les parents de Marie dépasse largement le folklore ou l’imaginaire, il touche au sens de la vie.

Voir suite : Anne-et-Joachim

Du Pape François :

« Aujourd’hui, c’est la fête de sainte Anne, et moi j’aime l’appeler la grand-mère de Jésus. Aujourd’hui, c’est un beau jour pour fêter les grands-mères. Lorsque j’encensais, j’ai vu une très belle chose : la statue de sainte Anne n’est pas couronnée, sa fille, Marie, est couronnée. Et cela est beau.

Sainte Anne est la femme qui a préparé sa fille pour devenir reine, pour devenir la reine des cieux et de la terre. Elle a fait un beau travail, cette femme! Je désire vous encourager tous à vivre la fête de sainte Anne libre de tout conditionnement, expression pure de foi d’un peuple qui se reconnaît famille de Dieu et renforce les liens de la fraternité et de la solidarité.

Sainte Anne a sans doute écouté sa fille Marie proclamer les paroles du Magnificat, que Marie a certainement répété tant de fois: «Il a renversé les potentats de leurs trônes et élevé les humbles, Il a comblé de biens les affamés» (Lc 1, 52-53).

Qu’elle vous aide à rechercher l’unique trésor, Jésus, et qu’elle vous enseigne à découvrir les critères de l’action de Dieu; qu’Il renverse les jugements du monde, qu’Il vienne au secours des pauvres et des petits et comble de biens les humbles, qui lui confient leur existence. Gardez l’espérance, l’espérance ne déçoit pas. Et je voudrais vous répéter: ne vous laissez pas voler l’espérance! »

PAPE FRANÇOIS HOMÉLIE DE LA MESSE À CASERTE, samedi 26 juillet 2014

Saint Christophe et Saint Jacques le Majeur

Saint Christophe portant l’enfant Jésus – Jérome Bosch – 1480-1490

Saint Christophe fut martyr en Lycie, au IIIe siècle son culte est attesté dès le Ve siècle, en Bithynie, où une basilique lui fut dédiée. Christophe de Lycie était un géant qui s’était libéré du pouvoir du diable et mis au service de Dieu.

Une belle légende le fait passeur de voyageurs à travers un torrent impétueux.  Un jour, arrive un petit enfant. S’appuyant sur son bâton, Christophe le prend sur ses épaules pour lui faire traverser le torrent et son danger mortel. Il s’étonne de son lourd poids mais l’enfant lui répond: ‘en me portant, c’est le monde entier que tu as porté‘. Christophe découvrit qu’il s’agissait de Jésus, celui qui a créé le monde.

Son nom qui signifie « porte-Christ » l’a désigné comme protecteur de tous ceux qui utilisent des moyens de transport.

Saint Jacques

Saint Jacques le majeur était fils de Zébédée et frère de saint Jean. Tous deux étaient pêcheurs sur le lac de Tibériade et compagnons de Simon et d’André. Ils étaient dans la barque de leur père et réparaient les filets quand Jésus, passant sur le rivage, leur dit : « Suivez-moi. »  Et ils le suivirent. Jacques et Jean seront avec Pierre les plus proches des apôtres de Jésus.

Ils sont à la Transfiguration avec Pierre, ils entrent avec Jésus près de la petite fille de Jaïre. Ils sont au jardin des Oliviers. Jacques et Jean désirent la première place auprès du Maître (Marc 10. 37).  Ils y gagneront l’annonce de leur martyre: « Ma coupe, vous la boirez. » De même quand Jacques veut faire tomber le feu du ciel sur un village inhospitalier, ce fils du tonnerre s’attire une réprimande.

Jacques but la coupe du Seigneur en l’an 43, lors de la persécution d’Hérode. Étienne avait eu la place de premier martyr. Jacques le suivit de peu,  décapité par ordre du roi Hérode Agrippa, aux environs de la Pâque en 42.

A la fin du 7ème siècle, une tradition fit de Jacques l’évangélisateur de l’Espagne, avant sa mort ou par ses reliques. Son corps aurait été découvert dans un champ grâce à une étoile : le campus stellae, devenu Compostelle. Après Jérusalem et Rome, ce fut le lieu d’un des plus célèbres pèlerinages de la chrétienté au Moyen Age et de nos jours encore.

Donne-nous bonne route et beau temps.
Fais qu’en compagnie de ton saint ange,
nous puissions parvenir heureusement
au lieu que nous voulons atteindre
et, à la fin au port du salut éternel…
Fais que parmi toutes les vicissitudes
de ce voyage qu’est cette vie,
nous soyons toujours
sous ta protection et ton assistance.

Abnégation et pénitence voie obligée pour l’homme en recherche de perfection

Ce texte très intéressant peut être lu en tenant compte de l’autre versant de la vie chrétienne qu’est la grâce, le pardon, l’amour de Dieu, tel qu’il s’exprime de façon magnifique en Marie, la Sainte Mère de Dieu, « pleine de grâce ».

Chers Fils et Chères Filles,

Nous voudrions donner quelques aspects de la physionomie de l’homme, tel que l’Église le conçoit, en tenant compte des enseignements traditionnels du catholicisme, singulièrement de l’enseignement du récent Concile, en ayant présentes à l’esprit quelques-unes des réflexions que notre époque applique à l’homme.

L’homme est à la recherche de lui-même. Il veut prendre conscience de lui-même, veut donner à sa vie une expression propre, qu’il réclame toujours nouvelle, ou libre, complète, puissante, originale, personnelle, authentique … Certains ont parlé de surhomme et d’homme à la vie héroïque; ils l’ont surtout défini sous son aspect biologique et zoologique (cf. Desmond Morris).

L’anthropologie est en question à tous les niveaux. Elle constitue, aujourd’hui, le thème principal de la discussion scientifique, philosophique, sociale, politique et même religieuse (cf. Gaudium et spes n. 14). Qui est l’homme? Et quel est le type d’homme que nous pouvons considérer comme idéal? Et c’est l’antique question socratique: « Je te le demande, qu’est-ce qu’un saint? » (Platon, Euthypron).

C’est à peine si nous posons la question; nous n’entendons pas l’étudier et la traiter dans une simple conversation, comme celle-ci; mais nous voudrions attirer votre attention sur ce thème central de la problématique contemporaine, et mettre en évidence une difficulté provenant de notre qualité de chrétien.

Nous ne parlons pas de l’aspect bien connu du théocentrisme, par lequel Dieu occupe la place centrale dans la conception chrétienne, en opposition avec l’auto-idolâtrie moderne, l’anthropocentrisme: c’est-à-dire que nous ne parlons pas d’une conception humaniste et profane, mettant Dieu au centre de tout.

Nous parlons plutôt de l’attitude pénitentielle qui se trouve au départ de la participation au « Royaume des Cieux » (Mt 3, 2) et qui s’appelle « metanoia », conversion, changement profond et agissant de pensées, de sentiments, de conduite; qui oblige à un certain renoncement de soi et accompagne aussi bien l’apprentissage que la pratique des normes chrétiennes.

Cette attitude implique des sacrifices — parfois très importants — comme dans les vœux religieux; elle inspire au fidèle le sens du péché, en raison de son caractère contraignant, mais salutaire; elle suppose un esprit attentif aux dangers et aux tentations qui guettent chacun de nos pas; elle trace à l’homme la voie étroite qui est la seule menant au salut (cf. Mt 7, 13-14); elle réclame une imitation de l’exemple du Christ — rien moins que facile — et incite, jusqu’à l’exaltation de la croix, à une certaine participation à son sacrifice.

La vie chrétienne considère comme très importantes la mortification, l’abnégation, la pénitence (cf. la sévérité demandée à l’homme, contre ce qui est peut-être, en lui-même, source de péché (Mt 5, 29-30, 18, 8).

Caractéristiques de la vie chrétienne ; Le Maître nous exhorte à la pénitence et à l’expiation suite page 2

la Vierge Marie et sa sainte médaille miraculeuse