Prière de Saint Louis, roi de France

O DIEU, l’Être des êtres qui êtes mon DIEU, prosterné devant Votre divine Majesté, je Vous adore et je Vous aime. Daignez accepter l’offrande que je Vous fais de toutes mes pensées, de toutes mes paroles et de toutes mes actions.

Je me propose d’agir aujourd’hui et toujours pour Votre amour, pour Votre gloire, pour accomplir Votre sainte volonté, pour Vous servir, Vous louer et vous bénir, pour satisfaire à Votre justice, pour le soulagement des âmes du Purgatoire, pour obtenir aux pécheurs la grâce d’une véritable conversion.

Je désire faire tout en union, aux intentions et aux dispositions qu’ont eues sur la terre tous les Saints du Ciel, l’auguste Vierge Marie et Jésus-Christ, mon Sauveur. Je voudrais pouvoir signer de mon sang la protestation que je Vous fais en ce jour et la réitérer à tous les moments jusqu’à mon dernier soupir.

Recevez, ô mon Dieu, l’hommage de mon cœur et de toutes ses affections et daignez m’accorder la grâce de ne commettre aucun péché mortel au cours de ma vie, surtout en ce jour pendant lequel je désire gagner toutes les indulgences dont je serai capable.

Je Vous prie de me faire participant des fruits de toutes les messes qu’on célèbrera et que toutes les bonnes œuvres qu’on fera servent à la conversion des pécheurs.

Tout dans l’amour de DIEU, Pour l’amour de DIEU, Par amour pour DIEU.

Louis IX, roi de France

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Séisme en Italie : prions avec le Pape

24-08-2016 source : Radio Vatican

L’audience générale a été bouleversée ce mercredi 24 août 2016. Place Saint-Pierre, au Vatican, le Pape François a changé le programme de la matinée à cause du séisme qui a frappé le centre de l’Italie dans la nuit. Le tremblement de terre de magnitude 6,2 a fait des dizaines de morts et a détruit des villages entier du cœur du pays, dans les régions du Latium, des Marches et en Ombrie.

Tôt ce matin, à 7h, le Pape a téléphoné à l’évêque de Rieti, ville frappée cette nuit par le séisme. «Il m’a invité à ne pas avoir peur et m’a adressé des mots de proximité et d’encouragement que je vais immédiatement transmettre à la population» a déclaré Mgr Pompili.

Ce mercredi 24 août, le Pape François a aussi lancé un appel pour l’Ukraine. Relayant la préoccupation des observateurs internationaux, ces dernières semaines, pour la détérioration de la situation dans l’est du pays, le Saint-Père a fait part de ses prières pour «cette chère nation qui célèbre aujourd’hui sa fête nationale, qui coïncide avec le 25è anniversaire de son indépendance».

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Mercredi 24 août 2016



J’avais préparé la catéchèse d’aujourd’hui comme pour chaque mercredi de cette année de la Miséricorde, sur le thème de la proximité de Jésus. Mais, devant la nouvelle du tremblement de terre qui a touché le centre de l’Italie, détruisant des zones entières, et faisant des morts et des blessés, je ne peux pas ne pas exprimer ma grande douleur et ma proximité à toutes les personnes présentes sur les lieux frappées par les secousses, à toutes les personnes qui ont perdu leurs proches et à celles qui sont encore secouées par la peur et la terreur. Entendre le maire d’Amatrice dire : “le village n’existe plus” et savoir que parmi les morts il y a aussi des enfants me bouleverse vraiment beaucoup.

C’est pourquoi je veux assurer toutes ces personnes – des environs d’Accumoli, d’Amatrice et d’ailleurs, dans le Diocèse de Rieti et d’Ascoli Piceno et dans tout le Lazio, dans l’Ombrie, dans les Marches et dans la province de Pérouse-, de la prière et leur dire qu’elles sont assurées de la tendresse de toute l’Église qui, en ce moment souhaite vous étreindre de son amour maternel, et aussi de notre affection, ici, sur la place.

En remerciant tous les volontaires et les agents de la protection civile qui sont en train de secourir ces populations, je vous demande de vous unir à moi dans la prière afin que le Seigneur Jésus, qui est toujours bouleversé devant la souffrance humaine, console les cœurs affligés et leur donne la paix par l’intercession de la Vierge Marie.

Laissons-nous bouleverser avec Jésus.

Nous renvoyons donc à la semaine prochaine la catéchèse de ce mercredi, et je vous invite à réciter avec moi les Mystères douloureux du Rosaire.

A la veille de la fête de Saint Louis, je prie particulièrement pour le peuple de France, et pour ses dirigeants. Avec confiance, osons nous approcher de Jésus, malgré nos hontes et nos faiblesses : il nous invite à l’espérance et il nous accueille avec miséricorde.

Que Dieu vous bénisse et vous garde !

 



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Le principe marial

 Pierre  et avec lui toute l’Église s’écrie : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! ». Depuis ce jour, Pierre et l’Église annoncent la foi qui l’emporte sur chaque centimètre carré du monde, toujours prêts à se salir comme Jésus à la recherche de chaque brebis égarée, comme le Pape François nous le rappelle souvent.

Nous tous, nous sommes appelés à reconnaître l’amour de Dieu dans les situations plus difficiles, là où le péché « lie » les hommes à la douleur et à la mort pour pouvoir les “dissoudre” dans la liberté des Fils de Dieu. Mais il faut garder à l’esprit qu’outre le principe pétrinien (de Pierre), il y a aussi le principe marial dans l’Église.

Dans la lettre encyclique Mulieris dignitatem, Saint Jean-Paul II rappelle que Marie est “Reine des apôtres” même si elle ne revendique pas des pouvoirs apostoliques pour elle.

Elle détient quelque chose d’autre et quelque chose de plus. Mais qu’est-ce que c’est “le quelque chose de plus” du principe marial dans l’Église ? Balthasar affirme que Marie disparaît dans le cœur de l’Église pour y rester comme une présence réelle qui toutefois cède toujours la place au son Fils.

Ce principe marial est bien gardé et «”promu” par les vierges consacrés dans le monde. C’est l’amour qui est maternellement répondant à leur vocation, ces femmes consacrées vivent le principe marial comme accueil.

Elles vivent la dimension de l’accueil, de l’actualisation du don du salut dans l’aujourd’hui de l’humanité, dimension essentielle de la vie chrétienne et ecclésiale, qui a son modèle en Marie, Vierge et Mère. Au moment de l’annonciation, avec son “oui”, la jeune femme de Nazareth accueillit en elle le Verbe de Dieu et lui donna chair humaine. Au pied de la croix, Marie fut investie d’une nouvelle maternité qui embrassa toute l’humanité et continue de le faire. Avec un nouveau “oui”, elle accepta la volonté de Dieu que le Christ mourant lui avait indiquée, et elle rendit à Dieu le Père le fils qu’elle avait conçu en elle, en accueillant à sa place Jean, et en lui l’humanité entière.

Les vierges consacrées sont invitées à pratiquer cette fécondité par la prière de l’Évêque: “Que Jésus, notre Seigneur, époux fidèle de celles qui Lui sont consacrées, vous donne, par sa Parole, une vie heureuse et féconde … Que l’Esprit Saint, qui fut donné à la Vierge Marie et qui a consacré aujourd’hui vos cœurs, vous anime de sa force pour le service de Dieu et de l’Église”. (Rituel de consécration des vierges N° 36)

A l’exemple de Marie, ces femmes pratiquent la “charité de l’unité” (Saint Augustin) en vivant la consécration à l’époux Jésus avec une existence centrée sur l’amour : amour reçu, partagé et donné.

Mgr Francesco Follo

Réflexion en l’Année de la Miséricorde

« Proclame que la miséricorde est le plus grand attribut de Dieu. Toutes les œuvres de mes mains sont couronnées de miséricorde. Tout ce que tu dis au sujet de ma bonté est vrai ; la langue n’a pas d’expression adéquate pour l’exalter… » – Paroles de Jésus à sainte Faustine, tiré du journal de Sainte Faustine (n ° 301, 359).

Quand je considère le mot « miséricorde », deux aspects me viennent immédiatement à l’esprit. Le premier est celui de la Miséricorde de Dieu offerte à chacune de nos âmes. Et je peux vous assurer que j’ai grand besoin de cette miséricorde !

Cette première idée sur la Miséricorde et son effet sur nos âmes me fait penser à deux images spécifiques. La première est l’image bien-aimée de la Divine Miséricorde de Jésus telle qu’elle est décrite par sainte Faustine dans son journal, que beaucoup d’entre nous associent au Chapelet de la Miséricorde Divine.

Comme l’a souligné le défunt archevêque américain, le Vénérable Fulton Sheen : « En tant que jeune religieuse polonaise, Sœur Faustine a vu Jésus portant des vêtements blancs avec des rayures rouges et blanches irradiant à partir de l’hostie placée dans son cœur. Faustine rapporte que Jésus a dit : « Le Saint-Sacrement est le trône de miséricorde ». En contemplant le visage du Christ dans l’image de la Divine Miséricorde, je ne peux que ressentir la compassion de Jésus pour moi, Lui qui me lave avec sa miséricorde à travers les rayons de son Sang et l’eau qui jaillit de son cœur eucharistique.

Et, alors que je lutte contre la honte de mes péchés personnels et que je cherche à les surmonter, je m’efforce d’accepter humblement et de plus en plus les mots que Jésus a demandé à Faustine d’inclure au bas de l’image : « Jésus, j’ai confiance en vous ». Il est intéressant de noter que, dans sa première homélie introduisant cette Année Jubilaire de la Miséricorde, le Pape François nous a encouragés à réciter tous les jours une prière similaire, toute simple, pour appeler Jésus : « Seigneur, je suis pécheur : viens à moi avec ta Miséricorde. »

La deuxième image Lire la suite…

La liturgie, lieu de la Miséricorde de Dieu

Le Pape François a rédigé une lettre à l’occasion de la 67e Semaine liturgique nationale, organisée par l’épiscopat italien cette année à Gubbio, ville connue pour l’histoire du loup apprivoisé par saint François d’Assise. Dans son message, le Pape revient sur le thème de cette rencontre : “La liturgie comme lieu de la Miséricorde”.

Ce message du Pape s’inscrit dans l’Année Jubilaire, mais aussi dans l’histoire de l’Église. Il y a 1600 ans, dans une lettre à l’évêque de Gubbio, le Pape Innocent 1er avait précisé certains aspects de la célébration des sacrements : notamment «la réconciliation des pénitents en vue de Pâques», un aspect important pour le Pape François, qui insiste régulièrement sur l’importance de la confession individuelle.

Les sacrements sont une médiation de la Miséricorde divine. Le Pape le rappelait dans “Misericordiae Vultus”, la Bulle d’indiction du Jubilé :  chaque évènement liturgique doit être vécu «avec le regard fixé sur Jésus et sur son visage miséricordieux». Saint Léon le Grand, le grand Pape de la fin de l’Antiquité, avait affirmé dans une homélie que «ce qui était visible et tangible dans notre rédempteur est passé dans les sacrements». La liturgie est «le lieu de la miséricorde rencontrée et accueillie pour être donnée, le lieu où le grand mystère de la réconciliation est rendu présent, annoncé, célébré et communiqué».

Le sacrement de la pénitence ne doit pas être reçu de façon trop intimiste mais doit être perçu comme l’expression d’une «Église en sortie», comme «un seuil ouvert vers les diverses périphéries d’une humanité qui a toujours plus besoin de compassion». C’est dans ce sacrement que «s’accomplit la rencontre avec la miséricorde recréatrice de Dieu, de laquelle sortent des femmes et des hommes nouveaux pour annoncer la vie bonne de l’Évangile à travers une existence réconciliée et réconciliatrice».