eucharistie

En ce Jeudi Saint, il est bon pour notre Association de la Médaille Miraculeuse de méditer sur la sainte eucharistie, que nous a léguée le Seigneur à la dernière Cène.

L’eucharistie, telle est la grande aumône de Dieu à notre humanité. Ce fut l’aumône suprême de Jésus à ses disciples ;  il la distribuera dans sa dernière Cène. Il faut que ce soit de même l’aumône supérieure, que nous nous efforcerons de procurer à notre humanité, pour l’amener finalement à la Table de Dieu. Là est le terme auquel doit aboutir la charité. L’assister,  l’instruire et la catéchiser, c’est bien ; mais la déifier en l’amenant à la communion de Jésus-Christ, c’est tout.

L’eucharistie, c’est Jésus-Christ lui-même, avec son âme de toute sainteté, comme de toute charité. L’eucharistie, la communion à cette âme de Jésus descendant dans la nôtre avec toutes ses vertus, voilà notre dernier mot et la clef du mystère de l’Évangile. « Quiconque me mange vivra de moi comme je vis en mon Père. » Et une humanité nouvelle, assise fraternellement à la table que lui-même a dressée à son ombre, s’y enivrera de lui, breuvage intarissable de bonté et d’amour.

Allons donc à lui, communions à lui. L’autel est le foyer où brûle inextinguible ce feu sacré qu’il a rapporté des cieux. C’est en effet de là, c’est du pied de l’autel eucharistique que les saints et les saintes s’en sont allés s’agenouiller devant toutes les misères de la terre. De là Vincent de Paul s’en va porter aux galériens, aux affamés, aux enfants trouvés, la flamme apostolique de ce feu dont il disait : « Mes frères, quand vous avez communié, ne sentez-vous pas en vous comme un feu qui brûle vos poitrines ? »

D’après Louis Baunard

Dieu nous rejoint dans nos épreuves

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 16 avril 2014
Condensé

La liturgie de la Semaine Sainte nous rappelle que Jésus a parcouru le chemin de sa passion dans une absolue liberté : « je donne ma vie, personne ne me la prend : je la donne de moi-même ». Il est allé jusqu’au bout de son chemin d’humiliation et de dépouillement : il révèle ainsi l’immensité de l’amour de Dieu pour l’humanité. En regardant Jésus dans sa passion nous trouvons la réponse divine au mystère du mal et de la mort. Le Fils de Dieu apparaît sur la croix comme un homme vaincu, et sa victoire sur le mal ressemble, humainement, à un échec. Mais c’est quand tout semble perdu que Dieu intervient avec la puissance de la résurrection. Jésus nous invite à le suivre sur le même chemin : quand tout est sombre dans notre vie, et qu’il n’y a plus d’issue à nos difficultés, c’est alors que nous devons nous ouvrir à Dieu dans l’espérance.

Je vous salue bien cordialement chers pèlerins de langue française, en particulier les jeunes venus d’Alsace et de Suisse. Je vous invite à vivre avec ferveur cette semaine sainte, dans la certitude que Dieu nous rejoint dans nos souffrances et nos épreuves. Que la Vierge Marie, pleine de grâce, vous accompagne sur le chemin de dépouillement et d’amour de Jésus.

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La Semaine Sainte à Rome

14-04-2014 source : Radio Vatican

ColiséeLes chrétiens sont entrés dimanche dans la Semaine Sainte qui les conduit vers la grande fête de Pâques, le cœur même de la foi chrétienne. Le Pape François les exhorte à un examen de conscience, en ces jours où la vérité de la foi les interpelle.

La Semaine Sainte inclut plusieurs célébrations, un chemin très dense jalonné de rituels et de spiritualité. A Rome, le Pape François a entamé ce moment central de la vie liturgique en invitant les fidèles à sonder leur cœur, à se demander s’ils ressemblaient plutôt à Judas qui trahit Jésus, ou à Simon de Cyrène qui l’aide à porter sa croix, ou encore à Pilate qui s’en lave les mains et le laisse condamner, ou aux femmes, fidèles et courageuses.

Jeudi Saint auprès des personnes âgées et handicapées

Pour le Pape François, la Semaine Sainte est un temps de grâce qui nous invite à ouvrir les portes de notre cœur, de notre vie, de nos paroisses pour sortir à la rencontre des autres. Joignant le geste à la parole, le Saint-Père sortira lui-même du Vatican le Jeudi Saint pour célébrer la messe de la Cène du Seigneur auprès des personnes âgées et handicapées, dans un centre de la Fondation Carlo Gnocchi.

Vendredi soir, lors du chemin de Croix au Colisée, les participants entendront les méditations d’un évêque de terrain. Bien connu pour le courage de ses prises de position contre le crime organisé, Mgr Bregantini va évoquer les fléaux qu’il a côtoyés dans son ministère de pasteur dans le sud de l’Italie. Le long des quatorze stations, il fera défiler la précarité de l’emploi, le chômage, la spéculation financière, les suicides des chefs d’entreprise, les plaies de la corruption et de l’usure, les cancers provoqués par les déchets toxiques, les prisons surpeuplées. Et puis le drame des immigrés en quête d’asile, les violences infligées aux femmes, le traumatisme subi par les enfants victimes d’abus, le gouffre de la drogue, le tourbillon de l’alcool, la douleur des mères. Les laissés-pour-compte de la société actuelle sont tous là, dans le bois de la Croix.

Mais en Jésus, qui tombe à trois reprises, se trouve la certitude de l’espérance. En Lui, nous apprenons à accepter nos fragilités, à ne pas nous décourager devant les échecs. La prière rend toute croix plus légère. La fraternité nous aide à découvrir Dieu en chaque être humain. Il faut construire des ponts de solidarité, vaincre la peur de l’isolement, rétablir la confiance à l’égard des politiques.

La messe chrismale, dans la matinée du Jeudi Saint et la célébration de la Passion, dans l’après-midi du Vendredi Saint suivront le schéma habituel dans la basilique Saint-Pierre tout comme la veillée pascale samedi soir à partir de 20h30 qui rassemble, par ses rites, tous les éléments du message de Pâques. C’est enfin en plein air sur la place Saint-Pierre que le Pape François célèbrera la messe du Jour de Pâques, une semaine avant de canoniser les papes Jean XXIII et Jean-Paul II, moment extraordinaire pour la vie de l’Église.

Le Pape prie pour les victimes de Valparaiso

14-04-2014 source  : Radio Vatican

Incendie à ValparaisoLe Pape François exprime sa proximité spirituelle avec tous les habitants de la ville de Valparaiso, il prie pour les victimes et partage la douleur de ceux qui ont perdu des êtres chers et leurs biens. Le Pape François assure de ses prières les équipes de secours et exhorte la population au courage et à la solidarité. Une proximité du Pape suite à l’incendie qui a fait ce week-end à Valparaiso 12 morts et des milliers de sans-abri.

Un appel à la solidarité suite à cet incendie et au récent tremblement de terre dans le nord du pays a été lancé par ailleurs par le cardinal Ricardo Ezzati, archevêque de Santiago, « au début de la Semaine Sainte, en ce Dimanche des Rameaux ». « En cette Pâques, nous nous trouvons face à une immense douleur. Voici quelques semaines, nous avons vu nos frères du nord subir les effets d’un séisme et hier nous avons tous été profondément touchés au cœur en voyant le désastre provoqué par le feu qui a touché de nombreuses familles et a fait plusieurs morts à Valparaiso ».

Le pire incendie de l’histoire de Valparaiso

« Il s’agit du pire incendie de l’histoire de la ville » a déclaré la présidente chilienne, Michelle Bachelet, commentant l’incendie qui a débuté vers la fin de l’après-midi du samedi 12 avril et a détruit en quelques heures environ 800 ha dans la périphérie de Valparaiso, faisant 12 morts, plus de 500 blessés graves, 10.000 évacués et détruisant sur son passage 500 maisons selon des données malheureusement provisoires. Malgré le travail de 3.500 gardes forestiers, pompiers, agents de police et militaires, l’incendie a duré plus de 24 heures.

« Ces deux événements nous invitent à vivre plus intensément Pâques – a souligné le Cardinal dans son appel – en rendant vivant le mystère pascal dans notre vie par notre solidarité ». La note reprend également l’appel de la Caritas de Santiago, qui récolte des aides matérielles à destination de Valparaiso, où la population a trouvé refuge et assistance dans les églises de la ville. (Fides)

Devenez des pasteurs à l’image de Jésus

14-04-2014 source : Radio Vatican

Il n’y a pas de place dans l’Église pour des ministres médiocres qui utilisent le peuple de Dieu à leur avantage. C’est l’avertissement lancé par le Pape François à un groupe de séminaristes. Malheur aux pasteurs d’Israël, qui ne paissaient qu’eux-mêmes, a-t-il lancé en citant l’Écriture Sainte.  Un chemin exigeant, qu’il faut vivre dans un climat évangélique, a averti le Pape François en invitant les futurs prêtres à réfléchir sérieusement sur leur avenir.

« Chers séminaristes, vous n’êtes pas en train de vous préparer à exercer un métier, à devenir les fonctionnaires d’une entreprise ou d’un organisme bureaucratique. Je vous en prie ne tombez pas dans ce piège. Vous devez devenir des pasteurs à l’image de Jésus. Et si vous n’êtes pas disposés à suivre cette voie, ayez le courage de chercher un autre chemin. Il y a de nombreuses manières dans l’Église, d’offrir un témoignage chrétien. » Pour le Souverain Pontife cela vaut pour tous les séminaires qui doivent transformer des projets vocationnels en des réalités apostoliques fécondes, dans un climat de prière, d’étude et de fraternité.