Notre-Dame de la Confiance

Notre-Dame de la Confiance Abbaye de la Trappe
Notre-Dame de la Confiance Abbaye de la Trappe

Le jour de la Vierge de la Confiance, nous voyons précisément en Elle une personne qui est réellement nouvelle, qui est réellement transformée, qui est réellement sacrifice vivant. La Vierge voit la volonté de Dieu, elle vit dans la volonté de Dieu, elle dit «oui», et ce «oui» de la Vierge est tout son être, et ainsi elle nous montrer la route, elle nous aide.

En ce jour, nous prions la Vierge, qui est l’icône vivante de l’homme nouveau. Qu’Elle nous aide à transformer, à laisser transformer notre être, à être réellement des hommes nouveaux, à être également ensuite, si Dieu le veut, des pasteurs de son Église.

C’est toujours une grande joie pour moi d’être avec vous sous le signe de la Vierge de la Confiance. En nous aidant et en nous accompagnant, Elle nous donne réellement la certitude d’être toujours aidés par la grâce divine, et ainsi nous allons de l’avant!

Enfin, nous voulons rendre grâce à Dieu, car il nous a montré son visage dans le Christ, parce qu’il nous a donné la Vierge, il nous a donné les saints, il nous a appelés à être un seul corps, un seul esprit avec Lui. Et nous prions pour qu’il nous aide à être toujours plus introduits dans cette communion avec sa volonté, pour trouver ainsi, avec la liberté, l’amour et la joie.

Madone de la confiance
Madone de la confiance

Dieu vous appelle à être saints, que la sainteté soit le secret du vrai succès de votre ministère pastoral. Dès à présent la sainteté doit constituer l’objectif de chacun de vos choix et de chacune de vos décisions. Confiez ce désir et cet engagement quotidien à Marie, Mère de la Confiance!

Ce titre si apaisant correspond à l’invitation évangélique répétée:  « Sois sans crainte » adressée par l’Ange à la Vierge (cf. Lc 1, 29), puis très souvent par Jésus à ses disciples. « Sois sans crainte, car je suis avec toi », dit le Seigneur. Dans l’icône de la Vierge de la Confiance, où l’enfant indique la Mère, il semble que Jésus ajoute:  « Regarde ta Mère et sois sans crainte ».

PAPE BENOÎT XVI 15 février 2008 et  20 février 2009 VISITE AU GRAND SÉMINAIRE PONTIFICAL ROMAIN À L’OCCASION DE LA FÊTE DE LA VIERGE DE LA CONFIANCE

© Copyright – Libreria Editrice Vaticana

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PAUL VI
«MA MÈRE, MA CONFIANCE!»
Homélie au Grand Séminaire Romain (applicable à tous aussi !)

Mot qui résonne toujours dans ce lieu de piété pour veiller sur le sacerdoce: Marie, ma mère, ma confiance. C’est la fête de la Vierge qui est ici vénérée, qui nous rassemble maintenant et qui sans aucun artifice dévotionnel ou conventionnel met en évidence la conversation, la relation, c’est-à-dire l’intimité, disons aussi le dialogue, qui doit exister entre les ecclésiastiques, étudiant, diacre ou prêtre, et la Vierge Mère de Dieu.

La fête familiale de ce séminaire ramène la pensée de notre controverse anxieuse et de nos excuses confiantes du sacerdoce à celle de Marie, Mère du Christ. Non pas que nous puissions attribuer à la Vierge les prérogatives de la prêtrise, et à la prêtrise celles propres à la Vierge, mais il existe des analogies et des relations entre la somme ineffable des charismes, dont Marie est pleine, et la fonction sacerdotale, que nous ferons toujours bien d’étudier et d’apprécier la correspondance.

C’est à partir de cette harmonie que notre formation peut construire, toujours une voie d’amélioration: jusqu’à ce que Jésus-Christ soit formé en vous (Gal. 4, 19), et notre expérience sacerdotale peut s’enrichir.

C’est cette harmonie, tout d’abord, qui nous transporte, existentiellement, presque par magie, dans le cadre de l’Évangile, où la Vierge et Jésus ont vécu par elle: elle est donc immédiatement l’enseignante de ce retour aux sources scripturaires, dont on parle tant aujourd’hui , et aussitôt elle éveille en nous cette vie profonde, cette activité très personnelle, qui est notre conscience intérieure, réflexion, méditation, prière.

Nous devons penser et façonner notre existence de façon redoublée: nous ne pouvons pas avoir une action extérieure, aussi bonne soit-elle, de ministère, de parole, de charité, d’apostolat, vraiment sacerdotal, si elle n’est pas née et ne retourne pas à sa source et à sa bouche intérieure.

Notre dévotion à Marie nous éduque à cet acte indispensable reflété de deux manières: parce qu’elle nous conduit à l’Évangile, qui nous inspire et nous mesure, et parce que nous rencontrons la Vierge dans cette attitude identique, pour repenser les événements de sa vie, cogitabat qualis esset ista salutatio (Luc. 1, 29); conferens en corde son (Luc. 2, 9); Mater Eius conservabat omnia verba haec in corde sua (Luc.2, 51).

Marie découvre un mystère en tout; et il ne pouvait en être autrement pour elle, si proche de Christ. Serait-ce autrement pour nous alors que nous sommes si proches du Christ que nous sommes autorisés à dispenser ses mystères (Cfr. 1 Cor. 4, 1), et à les célébrer en la personne du Christ? (Voir Phil.2, 7)

Introduite en ce chemin de la recherche de l’exemple de Marie, toute notre vie trouve sa forme, le spirituel, le moral, l’ascète surtout. La vie de Marie n’est-elle pas imprégnée de foi? « Bienheureuse celle qui a cru! » (Luc 1, 45) salue Elizabeth; on ne peut pas non plus faire l’éloge la plus élevée d’elle, dont toute la vie se déroule dans le domaine de la foi. Le Concile l’a reconnu (Lumen gentium, 53, 58, 61, 63, etc.).

Et notre vie sacerdotale n’a-t-elle pas le même programme, ne serait-ce pas une vie qui puise dans la foi sa raison d’être, sa qualification, son espérance finale? Puis, son titre privilégié tremble sur nos lèvres: c’est la Vierge. Le Christ a voulu naître d’une Vierge, et laquelle! Immaculée!

Cette approche de l’Immaculée Conception ne signifie-t-elle rien pour notre choix de l’état ecclésiastique, qui ne doit pas être réprimé, mais exalté, transfiguré, renforcé par le célibat sacré? Aujourd’hui, nous entendons sa critique du côté négatif, au point de le dire inhumain et impossible: le renoncement à l’amour des sens et au lien conjugal, expression normale, très élevée et sainte de l’amour humain.

Près de Marie, nous ressentons la valeur positive triple et supérieure du célibat sacré, extrêmement adapté au sacerdoce:

Premièrement, la maîtrise de soi parfaite et rigoureuse (rappelez-vous Saint Paul: je traite durement mon corps, j’en fais mon esclave, pour éviter qu’après avoir proclamé l’Évangile à d’autres, je sois moi-même disqualifié. 1 Cor 9, 27.) Un domaine indispensable pour ceux qui traitent des choses de Dieu et se font enseignants et docteurs des âmes, et un signe lumineux et directif au peuple chrétien et profane des voies qui mènent au royaume de Dieu.

Deuxièmement, la disponibilité totale au ministère pastoral que le célibat ecclésiastique garantit au prêtre; c’est évident.

Ttroisièmement, l’amour unique, immolé, incomparable et inextinguible pour le Christ Seigneur, qui du haut de la croix confie sa Mère au disciple Jean, que la tradition entend être restée vierge:Voici ton fils, voici ta mère. (Jn. 19, 26-27)

Et vous dites donc, faisant toujours de Marie notre modèle, de son obéissance absolue, qui insère Notre-Dame dans le dessein divin: Voici la servante du Seigneur. . . . (Luc 1, 38) le disent de l’humilité, de la pauvreté, du service au Christ: tout est exemplaire pour nous en Marie.

Disons donc son courage magnanime, supérieur à toute figure classique de l’héroïsme moral: Elle était près de la croix de Jésus (Io. 19, 25), pour nous rappeler que, en participant à l’unique sacerdoce du Christ, nous devons aussi participer à sa mission. racheter, c’est-à-dire être avec lui des victimes, totalement consacrée et offerte au service et au salut des hommes.

Dde cette manière, nous pourrons méditer sur la prophétie qui a fait peser sur le cœur de Marie l’épée mystérieuse et imminente de la passion du Seigneur (Cf. Luc 2, 35) et nous pourrons ainsi nous appliquer les paroles de l’Apôtre: « ce qui reste à souffrir des épreuves du Christ dans ma propre chair, je l’accomplis pour son corps qui est l’Église. » (Col. 1, 24).

C’est facile, c’est doux, c’est tonique que de répéter la belle prière jaculatoire: Marie, ma mère, ma confiance. Aujourd’hui et toujours dans notre vie sacerdotale, {et aussi dans notre vie de chrétien, de chrétienne.]

HOMÉLIE DE PAUL VI, LORS DE LA MESSE DANS LA CHAPELLE DU GRAND SÉMINAIRE ROMAIN
Fête de la Madone de la Confiance  – Samedi, 20 février 1971


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Neuvaine à sainte Bernadette – Sixième jour

Sixième jour de la neuvaine – Sainte Bernadette, célébrité internationale

Bernadette Lourdes 1858
Bernadette Lourdes 1858

Le 24 septembre 1858, Achille Fould, ministre d’Etat, arrive à Lourdes. Les autorités locales en déduisent que la grotte ne constitue pas une menace aux yeux de l’empereur. Le 5 octobre 1858, elles donnent l’ordre de la rouvrir définitivement.

Dans un contexte post-révolutionnaire de vives polémiques sur les questions religieuses et, quelques années après les apparitions mariales de la rue du Bac et de La Salette, celles de Lourdes suscitent un engouement populaire important et croissant. La presse nationale commence à s’y intéresser, durant l’été 1858, notamment avec la publication, par Louis Veuillot, d’un article très remarqué dans L’Univers.

Le préfet de Tarbes, suivant les consignes du ministère des cultes, maintient une interdiction d’accès à la grotte jusqu’en octobre 1858, tandis qu’une commission d’enquête, mise en place par l’évêque de Tarbes, en juillet 1858, se prononce en faveur de ces apparitions en 1862.

L’aménagement de la grotte et la construction d’une basilique sur le rocher qui la surplombe commencent alors.

En l’espace de quelques mois, Bernadette Soubirous, alors âgée de 14 ans, était devenue une célébrité internationale, tandis que la vie dans cette bourgade des Pyrénées commençait à être transformée par l’affluence de pèlerins, de curieux et de journalistes.

PRIÈRE

Pour mettre dans tes pas, mes pas trop hésitants, s’il te plaît, Bernadette, prête-moi tes sabots ! Ils sont pour moi symbole de bon sens, d’esprit d’humilité et de simplicité. Et tu sais bien, hélas, que tout cela me manque.

S’il te plaît Bernadette, prête-moi tes sabots ! Tu allais ramasser le bois qui fait la flamme et réunit les hommes en les réconfortant, pour que je puisse aussi réchauffer ceux qui ont froid et éclairer ceux qui ont besoin d’un sourire.

S’il te plaît Bernadette, prête-moi tes sabots. Peut-être tes sabots seront-ils trop petits pour moi. Ce sera très bien ainsi ! Cela me rappellera que je suis limité, que je ne connais pas tout, que je peux tomber et me relever.

S’il te plaît Bernadette, prête-moi tes sabots. Pour aller vers Marie avec plus de confiance, pour découvrir l’eau vive offerte aux assoiffés, pour accueillir le Pain que Dieu nous donne.

S’il te plaît Bernadette, prête-moi tes sabots, pour monter vers le Père qui m’attend et qui m’aime, pour marcher sur la route avec mes joies et mes peines, pour entrer dans la fête tout au bout du chemin, tout en te demandant de me donner la main, s’il te plaît Bernadette, donne-moi tes sabots ! Amen.

Prières quotidiennes

Garder dans son cœur ceux qui nous accompagnent sur le chemin de la vie

Garder dans son cœur ceux qui nous accompagnent sur le chemin de la vie

aimer
aimer

Dans son homélie à la Maison Sainte-Marthe ce vendredi matin 14 février, le Saint-Père nous invite à nous souvenir de ceux qui nous accompagnent chaque jour; des présences qui deviennent familiales et à qui il est bon de dire merci ou de s’excuser pour nos manquements.

 

Dans son homélie matinale ce vendredi, le Pape François s’est inspiré du départ à la retraite d’une employée de la Maison Sainte-Marthe , Patrizia, rappelant la chaleur des lieux et la décrivant comme une « grande famille ».

Une communauté composée de personnes qui nous accompagnent sur le chemin de la vie, qui y travaillent chaque jour avec dévouement et attention, qui aident si un compagnon est malade, qui se sentent tristes si l’un d’eux part.

Des visages, des sourires, des salutations : des graines qui sont semées dans le cœur de chacun. Une homélie au cours de laquelle le Pape a souhaité faire un « acte de mémoire, d’action de grâce » et aussi d’excuses à ceux qui nous accompagnent sur notre chemin.

L’égoïsme est un péché

C’est une homélie qui raconte la vie quotidienne de la Maison Sainte Marthe. Le Pape François veut s’attarder sur la famille, non seulement «le père, la mère, les frères, les oncles, les grands-parents» mais «la grande famille, ceux qui nous accompagnent sur le chemin de la vie pendant un certain temps».  Il explique qu’après 40 ans de travail, Patrizia prend sa retraite ; une présence familiale à laquelle il faut s’accrocher.

«Et ce sera bon pour nous tous qui vivons ici, de penser à cette famille qui nous accompagne ; et pour vous tous, qui ne vivez pas ici, de penser à tant de personnes qui vous accompagnent sur le chemin de la vie : voisins, amis, compagnons de travail, d’études… Nous ne sommes pas seuls. Le Seigneur veut des gens à nos côtés, il nous veut en compagnie ; il ne nous veut pas égoïstes : l’égoïsme est un péché.»

Merci Seigneur de ne pas nous laisser seuls

Dans sa réflexion, le Pape François se souvient de la générosité de nombreux compagnons qui ont pris soin de ceux qui sont tombés malades. Derrière chaque nom, une présence, une histoire, un court séjour qui a laissé sa marque. Une familiarité qui a trouvé sa place dans le cœur du Pape.

«Je pense à Luisa, je pense à Cristina», la grand-mère de la maison, Sœur Maria, qui est entrée jeune au travail et qui a décidé de s’y consacrer. Mais en se souvenant de la « grande » famille, une pensée pour ceux qui ne sont plus là : «Miriam, qui est partie avec l’enfant ; Elvira, qui a été un exemple de lutte pour la vie, jusqu’à la fin. Et puis d’autres qui ont pris leur retraite ou travaillé ailleurs. Des présences qu’il est parfois difficile de quitter».

«Merci, Seigneur, de ne pas nous laisser seuls. C’est vrai, il y a toujours des problèmes, et là où il y a des gens, on parle. Même ici. Nous prions et nous bavardons, tous les deux. Et aussi, parfois, nous péchons contre la charité.»

Un grand merci

Pécher, perdre patience et ensuite s’excuser. C’est une affaire de famille. «Je tiens à remercier pour la patience des personnes qui nous accompagnent  et à m’excuser pour nos manquements». «Aujourd’hui est un jour pour remercier et s’excuser, du fond du cœur, chacun d’entre nous, auprès des personnes qui nous accompagnent dans la vie, pour un bout de vie, pour toute la vie… »

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