Vendredi 22 janvier – Se laisser transformer par la Parole

Vendredi 22 janvier

Se laisser transformer par la Parole

Jean 15,3 « Déjà vous êtes émondés par la parole… »

——— Méditation

Semaine de prière pour l'unité des chrétiens
Semaine de prière pour l’unité des chrétiens

…La Parole de Dieu est toute proche de nous. Elle est bénédiction et promesse de bonheur. Si nous ouvrons notre cœur, Dieu nous parle et patiemment transforme ce qui en nous va vers la mort. Il retire ce qui empêche la croissance de la vraie vie, tout comme le vigneron émonde la vigne.
Méditer régulièrement un texte biblique, seul ou en groupe, change notre regard.

« Prie et travaille pour qu’il règne. Que dans ta journée labeur et repos soient vivifiés par la parole de Dieu. Maintiens en tout le silence intérieur pour demeurer en Christ.

Pénètre-toi de l’esprit des Béatitudes : joie, simplicité, miséricorde. » Les sœurs de Grandchamp disent ensemble à haute voix ce texte au début de chaque journée ».

——— Prière

Sois béni, Dieu notre Père, pour le don de ta parole dans les Saintes Écritures. Sois béni pour ton invitation à nous laisser transformer par elle. Aide-nous à choisir la vie et guide-nous par ton Esprit.

© 2021 Association pour l’unité des chrétiens

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

11 Chute de l’homme, péché originel – Lhomond

ONZIÈME LECTURE : Chute de l’homme, péché originel.

Per unum hominem peccatum intravit in mundum… in quo omnes peccaverunt.

abbé Charles François LHOMOND 1727-1794
abbé Charles François LHOMOND 1727-1794

Le péché est entré dans le monde par un seul homme… en qui tous ont péché, Rom. 5.

De quel bonheur sommes-nous déchus, ô mon Dieu, et dans quel abîme de maux avons-nous été précipités ! Vous aviez créé l’homme pour le rendre éternellement heureux, lui et toute sa postérité.

Il était juste et saint, quand il est sorti de vos mains ; il ne tenait qu’à lui de conserver ces précieux avantages, et de les faire passer à ses enfants ; il ne fallait pour cela que demeurer fidèle.

S’il eût persévéré dans la justice, il aurait communiqué le même bonheur à tous ses descendants. Nous serions tous nés justes comme lui, et assurés d’une fidélité éternelle. Hélas ! en vous désobéissant, il a tout perdu. La mort du corps, à laquelle il a été condamné, n’est qu’une faible image de la mort de l’âme, qui est une suite de son péché.

Vous êtes, ô mon Dieu ! la vie de notre âme, et le péché en est la mort : il la sépare de vous, et dès lors elle tombe dans le plus grand des malheurs, qui est d’être éternellement bannie de votre présence. Ce malheur épouvantable est retombé sur toute sa postérité, parce qu’elle a péché en lui.

Nous naissons tous enfants de colère, condamnés à la mort, et à toutes sortes de misères spirituelles et corporelles, assujettis aux révoltes de la concupiscence, et exclus du ciel pour toujours, si, par une miséricorde infinie, vous n’aviez préparé un remède à nos maux, et si vous ne nous aviez fourni un moyen de réconciliation.

J’adore, ô mon Dieu ! J’adore en tremblant la sévérité de votre justice. Faites que, par ce châtiment terrible, je comprenne combien le péché est affreux à vos yeux, et combien les suites en sont funestes à l’homme. Faites que je le craigne plus que la mort, et que, aidé du secours de votre grâce, je n’abuse jamais de la liberté que le péché n’a point détruite.

Charles François LHOMOND – DOCTRINE CHRÉTIENNE EXPLIQUÉE (1783)

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

NB : à ceux qui le demanderont – par contact -, je donnerai gratuitement la version de ces prières, mise en EPUB.
P. J.-Daniel Planchot, cm

l’écoute est la première forme de tendresse

Pour le Pape François,
l’écoute est la première forme de tendresse

Luca Milanese Rime a sorpresa
Luca Milanese Rime a sorpresa

Le Pape François a signé la préface du livre « Rime a sorpresa » (Rimes en surprise) du jeune auteur italien Luca Milanese: si aujourd’hui il y a une pauvreté de la poésie, écrit le Saint-Père, ce n’est pas parce que la beauté est moins présente, mais parce que notre capacité d’écoute est moins grande. La postface du livre a été réalisée par le père Antonio Spadaro, directeur de la revue jésuite La Civiltà Cattolica.

Le livre de poèmes du jeune Luca Milanese, intitulé « Rime a sorpresa » et publié par Tau editore, a eu un lecteur particulier: le Pape François en personne, qui en a aussi écrit la préface.

La beauté est une expérience, y écrit le Pape, et «la beauté dont Luca devient le porteur, ne naît pas d’un travail laborieux sur de grands thèmes ou d’un choix minutieux de mots savants, mais elle naît comme une capacité spontanée à faire ressortir avec les mots justes l’intériorité qui l’habite et qui lui fait voir des liens même là où apparemment il n’y en a pas».

Son regard est intérieur et le pousse à se regarder lui-même, à regarder les autres et Dieu tout en sachant saisir dans des choses apparemment anodines une nouvelle profondeur, observe le Souverain pontife. La poésie a besoin de la volonté d’écoute de quelqu’un, et Luca Milanese nous fait comprendre que l’écoute est «la première forme de tendresse».

La poésie, exercice d’écoute libre

C’est en fait la capacité de faire place en soi à des choses nouvelles, différentes, apparemment contradictoires, en réalisant alors qu’elles sont «plus vraies que les autres». Si aujourd’hui il y a une pauvreté de la poésie, ce n’est pas parce que la beauté a disparu, mais parce que notre capacité d’écoute a disparu.

«Je souhaite à Luca de pouvoir devenir à travers ces pages un instrument de beauté et de tendresse, et d’encourager les jeunes à faire ressortir les talents que le Seigneur a semés en eux, et que parfois ils ne trouvent pas le courage de manifester par peur du jugement ou de l’échec.»

 Développer les images de la vie

«C’est grâce au papier et au stylo que Luca retrouve la force et le frisson, la volonté de vivre. Elle ne l’éloigne pas de la réalité, comme on le croit parfois, car pour lui, la poésie est un point fixe qui me maintient sur la réalité des choses».

Le père Antonio Spadaro, dans sa postface au texte du jeune homme, cite une phrase dans laquelle Luca décrit la poésie comme quelque chose qui «ne donnera certainement pas la solution», mais qui peut nous laisser «un sentiment d’être là, une caresse au cœur».

«C’est donc à cela que sert la poésie de Luca Milanese: développer les images de la vie, nous interroger sur son sens et, peut-être, le comprendre. Elle sert, en un mot, à vivre véritablement et efficacement la vie. Il s’agit d’une façon de déchiffrer le monde.»

Un appel à l’harmonie

Sur le fait que le Pape François ait accepté d’écrire la préface du livre d’un jeune poète, le directeur de La Civiltà Cattolica observe que ce cas nous en dit long sur François, mais aussi sur Luca:

«Le geste du Pape est subversif: il ne choisit pas le connu et l’établi. Il appose sa signature sur les paroles de ceux qui n’ont pas un discours accompli et reconnu comme tel. Son intérêt réside dans les travaux en cours. Il nous fait donc comprendre que c’est dans cette tension que nous trouvons la clé de notre époque: dans l’observation de ce qui se développe, et non du fruit mûr». «Le mot est l’élément concret dans lequel tout ce que nous vivons et pensons trouve son propre corps», il renvoie à une expérience et non à une abstraction.

Et ce que Luca Milanese accomplit avec sa poésie, c’est «créer des liens et saisir la profondeur de l’expérience, c’est être à l’écoute de la réalité et de soi-même», relevant que les vers du jeune poète représentaient «un appel à l’harmonie».

d’après Adriana Masotti – Cité du Vatican

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

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