Neuvaine à l’Esprit Saint – huitième jour

Huitième jour de la neuvaine – Le Saint Esprit dans l’Église

Feu de Pentecôte
Feu de Pentecôte

Ep 2, 19-22 : « Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers ni des hôtes; vous êtes concitoyens des saints, vous êtes de la maison de Dieu. Car la construction que vous êtes a pour fondation les apôtres et prophètes, et pour pierre d’angle le Christ Jésus lui-même. En lui toute construction s’ajuste et grandit en un temple saint, dans le Seigneur; en lui, vous aussi, vous êtes intégrés à la construction pour devenir une demeure de Dieu, dans l’Esprit. »

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen.

Je crois en Dieu

Ô Esprit-Saint,
Amour du Père et du Fils,
inspire-moi toujours ce que je dois dire,
comment je dois le dire,
ce que je dois taire,
ce que je dois écrire,
comment je dois agir,
ce que je dois faire
pour procurer ta gloire,
le bien des âmes,
et ma propre sanctification.
Ô Jésus, toute ma confiance est en Toi.

(Cardinal Verdier)

Ô Jésus, qui, avant de monter au ciel, as promis à tes Apôtres de leur envoyer le Saint-Esprit pour les instruire, les consoler et les fortifier, daigne faire descendre en nous aussi ce divin Paraclet.  

Prière à l’Esprit sanctificateur

Esprit Saint, divin Paraclet, Père des pauvres, Consolateur des affligés, Lumière des cœurs, Sanctificateur des âmes, me voici prosterné en ta présence ; je t’adore et te vénère mille fois, avec les Séraphins qui se tiennent devant ton trône : « Saint ! Saint ! Saint ! »

Je crois fermement que tu es éternel, procédant du Père et du Fils.

O Saint-Esprit, ce que tu as fait pour d’autres, tu peux le faire aussi pour moi. Ta mission est de faire de moi, de nous des saints.
Prends donc pitié de moi, pauvre pécheur; ne me rejette pas, quelque indigne que je sois de tes bontés. Lave-moi dans les larmes de la pénitence et dans le sang de Jésus-Christ. Éclaire-moi de tes divines lumières. Embrase-moi des saintes ardeurs de la charité. Donne- moi l’amour de l’oraison et de toutes les vertus que Tu veux voir en moi.

O Père des pauvres, ô Dispensateur des dons célestes, exauce mon humble prière; je T’en conjure, par les mérites du Rédempteur et par l’intercession de la Sainte Vierge Marie. Fais que je sois tout à Toi comme Tu veux être tout à moi. Conduis-moi Toi-même au séjour des bienheureux, afin qu’après T’avoir beaucoup aimé sur la terre, je continue à T’aimer dans le ciel, conjointement avec le Père et le Fils, pendant les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Le vendredi avant Pentecôte

Dieu, pour nous ouvrir la vie éternelle, Tu as exalté ton Fils dans la gloire et Tu nous as envoyé ton Esprit de lumière : fais qu’en participant à une telle grâce, nous soyons plus dévoués à Te servir et obtenions une plus grande foi. Par Jésus-Christ, notre Seigneur…

O Marie, Siège de la Sagesse, obtenez-moi ce don inestimable qui me fera trouver le ciel sur la terre. Amen !

Prière à Notre-Dame du Cénacle pour préparer la Pentecôte

O Vierge très sainte du Cénacle, Marie Immaculée, notre Mère, nous vous en supplions humblement, obtenez-nous les dons du Saint-Esprit, afin qu’unis dans la charité, et persévérant tous ensemble dans la prière, nous puissions, sous votre garde et votre conduite, travailler, par nos soins et nos exemples, au salut des âmes, et mériter ainsi la vie éternelle.

Soyez-nous propice, ô Notre-Dame du Cénacle, dans la nécessité présente ; venez à notre secours et, par vos prières, obtenez-nous cette grâce que nous sollicitons avec ardeur de la toute-puissance et de la miséricorde divines. Ainsi soit-il.

 Notre-Dame du Cénacle, priez pour nous!

Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Sainte Rita de Cascia

Sainte Rita (Marguerite) de Cascia, veuve, religieuse augustinienne

Sainte Rita, représentée sur le premier cercueil ayant contenu sa dépouille
Sainte Rita, représentée sur le premier cercueil ayant contenu sa dépouille

Sainte Rita est considérée comme la sainte des cas désespérés; en effet, grâce à son intercession beaucoup de situations « désespérées » se sont miraculeusement résolues. Épouse et mère exemplaire, puis moniale augustine. Sa dépouille est exposée dans la basilique de Cascia, en Ombrie.

C’est la petite bourgade de Roccaporena, en Ombrie, qui voit naître, très probablement en 1371, Margherita Lotti, appelée « Rita », diminutif de son prénom. Ses parents, paysans modestes et pacificateurs, lui firent donner une bonne éducation scolaire et religieuse dans la localité voisine de Cascia, où l’instruction est assurée par les frères augustins.

C’est dans ce contexte qu’elle mûrit en elle la dévotion envers Saint Augustin, Saint Jean Baptiste et Nicolas de Tolentino, qu’elle choisit comme ses saints protecteurs.

Rita, épouse et mère

Autour de 1385, elle épouse Paul de Fernand de Mancino. Disputes et rivalités politiques sont les traits marquants de la société d’alors ; le mari de Rita y est impliqué. Mais la  jeune épouse, par la prière, le sang-froid et cette capacité de pacifier, apprise chez les parents, l’aide petit à petit à mener une conduite authentiquement chrétienne.

Par l’amour, la compréhension et la patience, le mariage de Rita et Paul devient ainsi une union féconde, égayée par la naissance de deux enfants: Jean-Jacques et Paul-Marie. Ce foyer serein fait cependant face à l’escalade de la haine des factions de l’époque. Le mari de Rita s’y trouve mêlé à cause de liens de parenté et est assassiné.

Pour éviter de pousser ses enfants à la vengeance, Rita leur cache la chemise ensanglantée de leur père. Dans son cœur, elle pardonne à celui qui a tué son mari, mais la famille de Mancino ne se résigne pas, et fait pression; il en résulte des rancœurs et des hostilités. Rita n’arrête pas de prier pour qu’il n’y ait pas d’autre sang versé, faisant de la prière son arme et sa consolation.

Et pourtant, les tribulations ne manquent pas. Une maladie emporte Jean-Jacques et Paul-Marie, et son unique réconfort est de penser au salut de leurs âmes,  et de les sauver du danger venant du climat de rétorsions suscité par l’assassinat de son époux.

Moniale augustine

Restée seule, Rita commence une vie plus intense de prière, pour ses chers défunts, mais aussi pour les « Mancino », pour qu’ils pardonnent et trouvent la paix.

A l’âge de 36 ans, elle demande à être accueillie parmi les moniales augustines du Monastère Sainte-Marie-Madeleine de Cascia, mais sa demande est rejetée ; peut-être les religieuses craignent-elles, avec l’entrée de Rita, veuve d’un homme assassiné, de mettre en danger la  sécurité de leur communauté.

Les prières de Rita et les intercessions de ses saints protecteurs amènent au contraire la pacification entre les familles impliquées dans l’assassinat de Paul de Mancino et après tant d’obstacles, elle entre au monastère.

On raconte que, durant le noviciat, l’abbesse, pour éprouver l’humilité de Rita, lui demande d’arroser un tronc d’arbre sec, et que son obéissance est récompensée par Dieu par une vigne encore vigoureuse aujourd’hui. Au long des années, Rita se révèle être une religieuse humble, zélée dans la prière et dans les travaux qui lui sont confiés, capable de fréquents jeûnes et pénitences.

Ses vertus commencent à être connues aussi en dehors des murs du monastère, en raison des œuvres de charité auxquelles se consacre Rita avec ses consœurs qui, à la vie de prière, adjoignent les visites aux personnes âgées, le soin des malades et  l’assistance aux pauvres.

La sainte des roses

Toujours de plus en plus immergée dans la contemplation du Christ, Rita demande de pouvoir participer à la Passion, et en 1432, alors qu’elle est absorbée dans la prière, elle se retrouve avec une épine de la couronne du Christ plantée dans le front. La stigmate reste jusqu’à la mort, pendant 15 ans.

Au cours de l’hiver précédent sa mort, Rita, malade et contrainte à rester au lit, demande à une cousine, venue de Roccaporena en visite, de lui apporter deux figues et une rose du jardin de la maison paternelle. Nous sommes au mois de janvier, la femme qui l’assiste croit que la maladie la fait délirer.

Arrivée à Roccaporena, la cousine trouve, stupéfaite, la rose et les figues et les amène à Cascia. Pour Rita, elles sont le signe de la bonté de Dieu, qui a accueilli  au ciel ses deux enfants et son mari. Rita expire dans la nuit du 21 au 22 mai 1447. En raison du grand culte né immédiatement après sa mort, son corps n’a jamais été enterré.

Aujourd’hui, il est conservé dans une urne en verre. Rita a su fleurir malgré les épines que la vie lui a réservées, en répandant le bon parfum de l’Évangile et en faisant fondre le gel hivernal de beaucoup de cœurs. C’est pour cette raison et en souvenir du prodige de Roccaporena que la Rose est le symbole par excellence de la dévotion de Rita.


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Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

REGARDONS NOTRE MÉDAILLE : la prière inscrite par Marie

22 MAI

REGARDONS NOTRE MÉDAILLE

La prière inscrite par Marie

l'invocation de l'Immaculée Conception
l’invocation de l’Immaculée Conception

Nous avons vu hier que nous devions prier Marie, que nous devions nous adresser à Elle avec la plus filiale confiance. Cependant, diront peut-être quelques personnes, la Vierge Marie est la Mère de Dieu, l’Immaculée qui n’a jamais connu l’ombre du péché. Comment m’approcher d’elle ? Je ne suis qu’un pauvre pécheur… Il y a une telle distance entre elle et moi, pauvre créature ! Arrière toute crainte !

La Très Sainte Vierge s’est chargée elle-même de nous rassurer et de nous enseigner à la prier. Sœur Catherine était occupée à la contempler lorsque des lettres d’or se formèrent autour de la vision, s’arrêtant à la hauteur des mains chargées de grâces. Bientôt la Voyante put lire l’inscription suivante : « Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. »

Ainsi, la Très Sainte Vierge est puissante parce qu’elle est l’immaculée. Son privilège ne l’éloigne pas de nous. Elle nous en fait au contraire bénéficier en quelque sorte. Nous pouvons la prier, nous dit-elle, parce qu’elle est l’Immaculée. Remarquons bien qu’elle attend cette prière pour agir en notre faveur.

Voyons aussi combien elle se met à notre disposition. Elle ne nous enseigne pas de longues formules. Non. Une toute petite prière que pourront bégayer les enfants, que pourront murmurer les plus grands malades, les agonisants, une toute petite prière que l’on pourra semer partout, dans la rue, chez soi, dans le recueillement ou en pleine foule.

Cette formule enseignée par la Vierge elle-même, a été traduite dans toutes les langues, répétée sur tous les points du monde ; elle a fait pénétrer la croyance à l’Immaculée Conception dans tous les esprits et dans tous les cœurs.

Répétons-la sans nous lasser ! Répétons-la partout, le jour au milieu des occupations les plus absorbantes, les plus pénibles, la nuit si nous nous éveillons. C’est la prière enseignée par Marie. Combien nous devons l’aimer !

PRIÈRE

Vierge bénie entre toutes les Vierges, Mère bénie entre toutes les mères, ô vous qui nous aimez malgré nos fautes, laissez tomber sur nous un regard de pitié, un regard de bonté.

Du sein de la lumière, ayez pitié de ceux qui tâtonnent misérablement dans les nuits de l’erreur et du doute ; du sein de votre angélique pureté, ayez pitié de ceux qui luttent et qui étouffent, parfois angoissés, dans la matière où ils s’enlisent ; du sein de la vie, ayez pitié de ceux qui s’enfoncent dans l’ombre de la mort. 

Ô vous qui avez été conçue sans péché, laissez-nous ajouter avec l’imperturbable confiance de l’enfant qui ne sait pas douter du cœur de sa mère : Priez pour nous qui avons recours à Vous ! Ainsi soit-il !

Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !

+P. BAETEMAN

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