Neuvaine à Saint Vincent de Paul troisième jour

TROISIÈME JOUR – Défendre la foi

Saint Vincent de Paul logo faire la volonté de Dieu
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Méditation sur la vie de St Vincent de Paul

Durant sa vie, est née une hérésie nommée Jansénisme. Saint Vincent n’a cessé de défendre la vraie foi même au pris de la perte de ses amis et de sa réputation.

Questions pour ma vie

Notre foi est un défi quotidien. Comme Saint Vincent de Paul, comment est-ce que je vis et je défends la vérité ? Ai-je peur de créer des vagues, de perdre des amis ou perdre de l’argent ?

Litanie de saint Vincent de Paul

Seigneur, prends pitié de nous,
ô Christ, prends pitié de nous,
Seigneur, prends pitié de nous.

Vincent de Paul, homme à la foi inébranlable,
Exemple d’espérance dans les combats de la vie,
Témoin insigne de la Charité du Christ,
Prie pour nous.

Vincent de Paul, contemplatif dans l’action,
Audacieux et prudent, compatissant et miséricordieux,
Prie pour nous.

Vincent de Paul, consolateur des malades,
Père des orphelins et des enfants maltraités,
Secours des prisonniers et des victimes de la guerre,
Prie pour nous.

Vincent de Paul, promoteur du laïcat au service des pauvres,
Formateur et modèle des prêtres,
Fondateur de la Congrégation de la Mission,
des Dames de la Charité et de la Compagnie des Filles de la Charité,
Prie pour nous.

PRIÈRE DE LA NEUVAINE

Seigneur, tu as fait preuve de patience envers Saint Vincent de Paul en le faisant passer d’une vie centrée sur lui-même à une vie centrée sur toi. Obtiens-moi cette grâce et fais aussi que mon intention soit prise favorablement.

Je te remercie, Seigneur, pour tout et imiterai Saint Vincent de Paul en passant davantage de temps en ta présence, en vivant les sacrements et en servant ceux qui sont autour de moi, spécialement les pauvres. Amen.

Un Notre Père, un Je vous salue Marie en honneur de l’Incarnation, le Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit en l’honneur de la Sainte-Trinité et la prière de notre Médaille : Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.

Notre fidélité au Seigneur dépend de notre volonté de servir

«Notre fidélité au Seigneur dépend de notre volonté de servir»

Le Pape François a commenté l’Évangile de Saint Marc, sur le sens du « service ». Un mot essentiel qui doit guider nos vies car le service est la voie tracée par Jésus.

PAPE FRANÇOIS
ANGÉLUS

Place Saint-Pierre
Dimanche 5 septembre 2021


 Chers frères et sœurs, bonjour!

L’évangile de la liturgie d’aujourd’hui (Mc 9, 30-37) raconte que, sur le chemin de Jérusalem, les disciples de Jésus se disputèrent pour savoir qui « d’entre eux était le plus grand » (v. 34). Alors Jésus leur adressa une phrase forte, qui vaut aussi pour nous aujourd’hui : « Si quelqu’un veut être le premier, il doit être le dernier de tous et le serviteur de tous » (v. 35).

Si vous voulez être le premier, vous devez faire la queue, être le dernier et servir tout le monde. Par cette phrase lapidaire, le Seigneur inaugure un renversement : il renverse les critères qui marquent ce qui compte vraiment.

La valeur d’une personne ne dépend plus du rôle qu’elle joue, du succès qu’elle a, du travail qu’elle fait, de l’argent en banque ; non, non, ça ne dépend pas de ça ; la grandeur et le succès, aux yeux de Dieu, ont un autre critère : ils se mesurent au service. Pas sur ce que vous avez, mais sur ce que vous donnez. Vous voulez exceller ? Servir. Ceci est le chemin.

Aujourd’hui, le mot « service » apparaît un peu fané, usé par l’usage. Mais dans l’Évangile, il a un sens précis et concret. Servir n’est pas une expression de courtoisie : c’est faire comme Jésus qui, résumant sa vie en quelques mots, a dit qu’il était venu « non pour être servi, mais pour servir » (Mc 10, 45). Ainsi dit le Seigneur.

Donc, si nous voulons suivre Jésus, nous devons suivre le chemin qu’il a lui-même tracé, le chemin du service. Notre fidélité au Seigneur dépend de notre volonté de servir. Et cela, nous le savons, coûte de l’argent, car cela « a le goût de la croix ». Mais, à mesure que grandissent l’attention et la disponibilité envers les autres, nous devenons plus libres à l’intérieur, plus comme Jésus.

Plus nous servons, plus nous sentons la présence de Dieu. Surtout quand nous servons ceux qui n’ont rien à nous rendre, les pauvres, embrassant leurs difficultés et leurs besoins avec une tendre compassion : et là nous découvrons que nous sommes tour à tour aimés et embrassés par Dieu.

Jésus, justement pour illustrer cela, après avoir parlé de la primauté du service, fait un geste. Nous avons vu que les gestes de Jésus sont plus forts que les mots qu’il utilise. Et quel est le geste ? Il prend un enfant et le place parmi les disciples, au centre, à la place la plus importante (cf. v. 36).

L’enfant, dans l’Évangile, ne symbolise pas tant l’innocence que la petitesse. Parce que les petits, comme les enfants, dépendent des autres, des adultes, ils ont besoin de recevoir. Jésus embrasse cet enfant et dit que celui qui accueille un petit, un enfant, l’accueille (cf. v. 37).

Tout d’abord, voici qui servir : ceux qui ont besoin de recevoir et n’ont pas à rendre. Servir ceux qui ont besoin de recevoir et n’ont pas à redonner. En accueillant ceux qui sont en marge, délaissés, nous accueillons Jésus, parce qu’il est là. Et chez un petit, chez un pauvre que nous servons, nous aussi nous recevons la tendre étreinte de Dieu.

Chers frères et sœurs, interpellés par l’Évangile, posons-nous quelques questions : Moi qui suis Jésus, je m’intéresse à qui est le plus délaissé ? Ou, comme les disciples ce jour-là, suis-je à la recherche d’une gratification personnelle ? Est-ce que je comprends la vie comme une compétition pour me faire de la place aux dépens des autres ou est-ce que je pense qu’exceller signifie servir ?

Et, concrètement : est-ce que je consacre du temps à des « petits », à une personne qui n’a pas les moyens de rendre la pareille ? Est-ce que je m’occupe de quelqu’un qui ne peut pas me rendre ou simplement de mes parents et amis ? Ce sont des questions que nous pouvons nous poser.

Que la Vierge Marie, humble servante du Seigneur, nous aide à comprendre que servir ne nous diminue pas, mais nous fait grandir. Et qu’il y a plus de joie à donner qu’à recevoir (cf. Actes 20:35).

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Après l’Angélus

Chers frères et sœurs,

Je suis proche des victimes des inondations survenues dans l’État d’Hidalgo, au Mexique, en particulier des malades décédés à l’hôpital de Tula et de leurs familles.

Je tiens à assurer de mes prières pour les personnes injustement détenues dans des pays étrangers. Malheureusement, il existe divers cas, avec des causes différentes et parfois complexes ; J’espère que, dans l’accomplissement consciencieux de la justice, ces personnes pourront retourner dans leur patrie dès que possible.

Je vous salue tous, Romains et pèlerins de divers pays – Polonais, Slovaques, du Honduras… familles, groupes, associations et fidèles individuels.

Mes pensées vont à ceux qui se sont réunis au Sanctuaire de La Salette, en France, en mémoire du 175e (cent soixante-quinzième) anniversaire de l’apparition de Notre-Dame, qui s’est montrée en larmes à deux garçons. Les larmes de Marie font penser aux larmes de Jésus sur Jérusalem et à son angoisse à Gethsémani. Ils sont le reflet de la douleur du Christ pour nos péchés et un appel toujours opportun à nous confier à la miséricorde de Dieu.

Je vous souhaite à tous un bon dimanche. Et s’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir !


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Notre-Dame de La Salette

Notre-Dame de La Salette

C’est le nom sous lequel la Vierge Marie est apparue à deux enfants le 19 septembre 1846 en haut du village de La Salette-Fallavaux, près de Corps (Isère). Lors de son apparition, la Vierge Marie a confié à Maximin et Mélanie ensemble un Message à destination de « tout son peuple ». L’Évêque de Grenoble l’a authentifié par mandement le 19 septembre 1851.

Voici le texte du Message de la Vierge Marie

Notre-Dame-de-La-Salette« Avancez, mes enfants, n’ayez pas peur, je suis ici pour vous conter une grande nouvelle.

Si mon peuple ne veut pas se soumettre, je suis forcée de laisser aller le bras de mon Fils. Il est si fort et si pesant que je ne puis plus le maintenir. Depuis le temps que je souffre pour vous autres ! Si je veux que mon Fils ne vous abandonne pas, je suis chargée de le prier sans cesse. Pour vous autres, vous n’en faites pas cas ! Vous aurez beau prier, beau faire, jamais vous ne pourrez récompenser la peine que j’ai prise pour vous autres.

Je vous ai donné six jours pour travailler, je me suis réservé le septième et on ne veut pas me l’accorder. C’est ça qui appesantit tant le bras de mon Fils.

Et aussi, ceux qui mènent les charrettes ne savent pas jurer sans mettre le nom de mon Fils au milieu. Ce sont les deux choses qui appesantissent tant le bras de mon Fils.

Si la récolte se gâte, ce n’est rien qu’à cause de vous autres. Je vous l’avais fait voir l’an dernier par les pommes de terre, vous n’en avez pas fait cas. C’est au contraire : quand vous en trouviez des pommes de terre gâtées, vous juriez, vous mettiez le nom de mon Fils au milieu. Elles vont continuer, et cette année, pour la Noël, il n’y en aura plus.

(Jusqu’ici la Belle Dame a parlé en français. Elle prévient une question de Mélanie et termine son discours en patois.)

Vous ne comprenez pas, mes enfants ! Je vais vous le dire autrement. Si la recolta se gasta… Si vous avez du blé, il ne faut pas le semer. Tout ce que vous sèmerez, les bêtes le mangeront et ce qui viendra tombera tout en poussière quand on le battra. Il viendra une grande famine. Avant que la famine vienne, les petits enfants au-dessous de 7 ans prendront un tremblement et mourront entre les mains des personnes qui les tiendront. Les autres feront pénitence par la famine. Les noix deviendront vides, les raisins pourriront.

(A ce moment Mélanie voit que la Belle Dame dit quelques mots à Maximin, mais elle n’entend pas. Puis c’est au tour de Maximin de comprendre qu’elle dit quelques mots à Mélanie qu’il n’entend pas non plus. Puis elle poursuit.)

S’ils se convertissent, les pierres et les rochers deviendront des monceaux de blé et les pommes de terre seront ensemencées par les terres.

Faites-vous bien votre prière, mes enfants ?

Pas guère, Madame.

Ah ! Mes enfants, il faut bien la faire, soir et matin, ne diriez-vous seulement qu’un « Notre Père » et un « Je vous salue ». Et quand vous pourrez mieux faire, dites-en davantage. L’été, il ne va que quelques femmes un peu âgées à la Messe. Les autres travaillent le dimanche tout l’été, et l’hiver, quand ils ne savent que faire, ils ne vont à la Messe que pour se moquer de la religion. Le Carême, ils vont à la boucherie, comme les chiens. N’avez-vous point vu de blé gâté, mes enfants ?

Non Madame !

Mais vous, Maximin, mon enfant, vous devez bien en avoir vu une fois, au Coin, avec votre père. Le maître du champ dit à votre père de venir voir son blé gâté. Vous y êtes allés. Votre père prit deux ou trois épis dans sa main, les froissa et ils tombèrent tous en poussière. En vous en retournant, quand vous n’étiez plus qu’à une demi-heure de Corps, votre père vous donna un morceau de pain en vous disant : « Tiens, mon petit, mange encore du pain cette année, car je ne sais pas qui va en manger l’an qui vient si le blé continue comme ça ».

Ah ! Oui, Madame. Je m’en rappelle à présent. Je ne m’en rappelais pas tout à l’heure.

Eh bien, mes enfants, vous le ferez passer à tout mon peuple ! Allons, mes enfants, faites-le bien passer à tout mon peuple ! »

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