LE MOIS DU SAINT NOM DE JÉSUS – VIIIe JOUR.

LE MOIS DU SAINT NOM DE JÉSUS – VIIIe JOUR.

JÉSUS COMMENCE À AVOIR DES DISCIPLES.

Jesus vidit duos fratres, Simonem qui vocatur Petrus, et Andream…., et ait illis : Venite post me.

Jésus vit les deux frères, Simon qui est appelé Pierre, et André…., et il leur dit : Venez avec moi. Matthieu 4.

D’après « le mois de Jésus » de Malines 1839

Ier Point.

IHS extrait des armes du Pape François
IHS extrait des armes du Pape François

Déjà le Fils de Dieu avait commencé ses prédications dans la Galilée, lorsqu’il voulut se choisir quelques disciples, et poser ainsi les premiers fondements de cette grande société qui devait dans la suite constituer son Église, et reposer sur sa pro­tection jusqu’à la consommation des siècles.

Mais quels sont les hommes qu’il associe aujourd’hui à son auguste ministère ? Deux pauvres pêcheurs, inconnus et méprisés, sans naissance, sans culture, sans talents, et visiblement incapables, aux yeux du monde, de remplir les fonctions de l’apos­tolat auquel ils sont destinés.

Admire ici, ô mon âme ! la puissance de ton Dieu, et adore la conduite ineffable de sa providence dans l’accomplissement de ses desseins. Sans doute, il pouvait choisir dans la synagogue et parmi les docteurs de la loi, des hommes versés dans la connais­sance des Écritures, et accoutumés à parler en public; mais qu’est-ce donc que la sa­gesse humaine, alors même qu’elle est par­venue à son plus haut degré de perfection?

Est-ce qu’elle est capable d’apporter quel­que lumière dans les conseils de la sagesse éternelle? est-ce que, sans elle, Dieu par­vient moins promptement, moins efficacement à l’exécution de ses projets? Non, mon âme, les voies de Dieu ne sont point les -voies de la chair : il se rit de la sagesse de l’homme, qui n’est devant ses yeux que ténèbres et qu’ignorance ; et les instruments les plus fragiles deviennent entre ses mains et à son gré des prodiges de puissance et de lumière.

Vois ces deux hommes simples et grossiers que le Fils de Dieu se choisit aujourd’hui pour disciples : ils erraient ob­scurément sur les rivages de la mer de Galilée, occupés à exercer leur profession, lorsque Jésus vient leur annoncer que le Ciel les appelle à une condition plus noble, et que le moment est arrivé pour eux d’abandonner leurs barques et leurs filets, parce qu’ils vont être faits pêcheurs d’hommes.

0 mon âme, si un impie de ces temps-là avait été témoin de la vocation de ces deux apôtres : s’il eût vu, d’un côté, Jésus-Christ sous la figure d’un homme ordinaire, se disposant à renouveler la face du monde ; et d’un autre côté, deux pauvres pécheurs, appelés à partager ses glorieuses conquêtes, de quel œil cet impie aurait-il regardé cette mémorable entre­vue ? Sans doute, il eût souri de pitié en écoutant les paroles du Fils de Dieu.

Ce­pendant à quel noble ministère le Ciel appelle ces deux pêcheurs! Ils paraissent pauvres aux yeux des hommes; mais des trésors mille fois plus précieux que tous les trésors du monde leur seront ouverts : ils paraissent ignorants ; mais ils auront, pour tes instruire, un maître dont la science surpasse infiniment toutes les sciences de la terre : la sagesse d’en haut descendra sur eux ; elle éclairera leur intelligence, et les élèvera au-dessus des plus habiles doc­teurs.

A leur voix, la langue des philosophes restera muette, les oracles du men­songe cesseront d’abuser les peuples, et le règne de la vérité sera établi. Des na­tions entières viendront à leur rencontre pour recueillir leurs sublimes instructions : ils compteront au nombre de leurs disci­ples les hommes les plus éclairés, et la sagesse de leurs discours arrachera à la puissance des ténèbres de milliers d’aveu­gles et d’infidèles.

L’un d’eux viendra com­battre les dogmes insensés du paganisme jusque dans l’enceinte de la ville éternelle ; il terrassera l’erreur aux pieds mêmes du trône des Césars, et la capitale du monde idolâtre s’étonnera d’être devenue la ca­pitale du monde chrétien.

O mon âme ! à quels merveilleux triom­phes le chrétien est conduit par la foi ! ne reconnais-tu pas en ce moment la vérité de ces paroles du Sauveur : Si vous avez une foi ferme, toutes choses sont possibles à celui qui croit. Mais où trouver aujour­d’hui cette foi admirable que les apôtres de Jésus-Christ ont manifestée à la face de toute la terre ?

Foi humble et docile : ils ne délibèrent point sur la conduite qu’ils ont à tenir, lorsque le Fils de Dieu les appelle; ils ne sont point inquiets sur les moyens qui leur resteront pour pour­voir à leurs besoins, après qu’ils auront renoncé à leur profession de pêcheurs ; ils obéissent sans répliquer à la voix de Jésus-Christ, et abandonnant aussitôt leurs filets, ils s’attachent à lui pour ne le plus quitter.

Foi vive et agissante : lorsque le mo­ment est venu de remplir la mission pour laquelle leur divin Maître les a appelés, ils marchent à la rencontre des idoles, abolissent leur culte, et enrôlent chaque jour des milliers de disciples sous les éten­dards de la croix.

IIe Point.

O bienheureux apôtres de Jésus! quels glorieux privilèges vous sont ac­cordés aujourd’hui par l’Homme-Dieu ! Vous êtes les premiers auxquels il veut enseigner le chemin du véritable bonheur; il vous admet à sa plus intime familiarité, vous communique tous ses desseins, et vous con­sidère comme les premières pierres de ce vaste et majestueux édifice qu’il est venu construire lui-même, et qu’il a promis de conserver jusqu’à la fin des siècles.

Atta­chés désormais sur ses pas, vous le suivrez dans tous les lieux où son zèle le transpor­tera ; vous le respecterez comme votre maî­tre, vous l’aimerez comme votre Sauveur, vous l’adorerez comme votre Dieu, et il aura pour vous toute la tendresse d’un père ; il vous rendra dépositaires de toutes ses inquiétudes, de toutes ses consolations, de toutes ses douleurs.

Il vous ouvrira son cœur comme à des amis fidèles: il priera son Père pour vous ; il vous fortifiera dans vos faiblesses, vous soulagera dans vos souf­frances, vous consolera dans vos afflictions, et vous rassurera dans vos terreurs. O quel heureux sort vous était réservé ! qu’il m’eût été doux de pouvoir le partager!

Mais que dis-je? n’ai-je pas été honoré des mêmes prérogatives ? ne suis-je pas aussi le disciple de Jésus-Christ? O mon âme ! connais-tu bien toute l’étendue de ton bonheur ? On voit souvent dans le mon­de des hommes qui se font honneur d’avoir fréquenté des écoles fameuses, et étudié sous des maîtres habiles :  que sont les docteurs les plus éclairés en comparaison du divin Instituteur qui m’a enseigné les vérités du salut ?

Que sont tous les ouvrages enfantés par le génie de l’homme pour faciliter l’étude des sciences, auprès du livre éternel et sacré où le suprême Législateur m’a tracé les moyens d’acquérir la seule science digne de mes recherches ?

Je suis le disciple de Jésus-Christ ! mais cette glorieuse qualité ne m’impose-t-elle pas quelques devoirs ? Et comment prouverai-je à mon Sauveur que ses divines leçons ne m’ont pas été inutiles ? puis-je le témoigner autrement que par une prompte et constante fidélité à ses préceptes ?

Non, sans doute, et cependant comment ai-je rempli jusqu’ici cette importante obligation? ai-je toujours reproduit dans ma con­duite, autant qu’il m’était possible, la perfection du maître qui m’a enseigné ? ne me suis-je jamais écarté du chemin que Jésus-Christ a daigné me tracer ?

Les deux disciples que le Fils de Dieu associe aujourd’hui à son ministère, ne se sont pas contentés de le suivre dans tout le cours de sa vie mortelle, ils se sont fait connaître pour ses apôtres, après qu’il se fut séparé d’eux ; ils ont confessé son nom devant les tyrans, et scellé de leur sang la vérité de la doctrine qu’ils étaient chargés d’annoncer aux hommes.

Suis-je attaché au service de Dieu avec la même fidélité ? suis-je dans la disposition de tout sacrifier plutôt que d’enfreindre sa loi dans un seul de ses préceptes ? les menaces des tourments et de la mort ne me rendraient-elles pas bientôt apostat ? que dis-je, les menaces de la mort ?

En faudrait-il autant pour me rendre infidèle, moi que les choses spirituelles trouvent toujours si négligent, si tiède, si lâche, tandis que je suis plein d’ardeur pour les choses terrestres ? moi qui sacrifie souvent les devoirs les plus sacrés de ma religion à un léger intérêt temporel, à des plaisirs profanes et honteux ?

Comment puis-je me dire, après cela, le disciple de Jésus-Christ? comment puis-je me flatter d’avoir la foi ? et si je n’ai cette foi, puis-je espérer d’arriver à la posses­sion du Ciel ? non, puisque sans elle il est impossible de plaire à Dieu, suivant les paroles de l’Apôtre – Heb. 11. 6.

La foi, dit saint Augustin, est le fondement de tous les biens, et le principe du salut des hommes ; sans elle, personne ne peut être mis au nombre des enfants de Dieu, ni acquérir la grâce de la justification en ce siècle, ni posséder la vie éternelle en l’autre. Quelle source de réflexions pour les chrétiens, et en particulier pour moi dont la foi est si languissante !

PRIÈRE.

Établissez et fortifiez en moi, ô mon Dieu! cette foi sans laquelle je ne pourrais opérer ma sanctification ; cette foi qui est la mar­que distinctive de vos enfants, et comme le signe auquel ils se font reconnaître. Sou­vent, il est vrai, je me suis montré indigne d’une si grande faveur ; souvent j’ai re­poussé les rayons de cette foi céleste, lors­qu’ils s’approchaient de moi pour éclairer mon âme.

Mais aujourd’hui je sens toute l’importance et la nécessité de ce don pour arriver au salut : je vous le demande avec sincérité, et je l’attends avec confiance. Donnez-moi, ô mon Dieu ! cette foi humble et soumise qui ne raisonne point, qui ne cherche point à pénétrer les desseins de votre providence, et à scruter des mystères dont vous avez dérobé la connaissance à l’intelligence de l’homme.

Donnez-moi cette foi vigilante et active qui ne se repose pas seulement dans la croyance des dogmes sacrés de la religion, mais qui me déter­mine à l’accomplissement de tous les de­voirs qu’elle m’impose : donnez-moi enfin cette foi ferme et inébranlable qui m’em­pêche de m’arrêter dans les voies du salut ; qui me rende victorieux de tous les com­bats, et supérieur à tous les dangers.

Qui me fasse préférer aux intérêts du siècle le bonheur de vous aimer et de vous servir, afin que mon cœur, dégagé de tout atta­chement pour les plaisirs et les jouissances terrestres, tourne uniquement ses regards vers le séjour de gloire et de béatitude où je dois être uni à vous pour vous posséder éternellement.

RÉSOLUTIONS.

l.° Je ferai ma plus douce occupation de la lecture des Livres saints : je méditerai at­tentivement les oracles émanés de la bou­che de Jésus-Christ, et je m’appliquerai à rendre ma vie conforme à celle de mon di­vin modèle.

2.° Je demanderai souvent à Dieu qu’il daigne augmenter en moi le don précieux de la foi ; je le prierai de me remplir de courage pour la confesser hautement devant les hommes, et je m’animerai à tout souffrir plutôt que de consentir à la violation d’un seul de ses préceptes.

D’après un texte de Malines 1839

Texte présenté par l‘Association de la Médaille Miraculeuse

Léon XIV clôt le Jubilé en invitant l’Église à diffuser le parfum de la vie

Léon XIV clôt le Jubilé en invitant l’Église
à diffuser le parfum de la vie

le jubilé 2025 logo
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À l’occasion de la solennité de l’Épiphanie du Seigneur, Léon XIV a fermé la Porte Sainte de Saint-Pierre, la dernière encore ouverte parmi les basiliques papales de Rome, clôturant ainsi officiellement l’Année Sainte. «Cette Porte Sainte se referme, mais la porte de ta miséricorde ne se fermera jamais», «afin qu’à la fin de notre pèlerinage terrestre, nous puissions frapper avec confiance à la porte de ta maison et goûter les fruits de l’arbre de vie».

Le Pape met en garde contre la violence qui tente de s’emparer du Royaume de Dieu et contre «l’économie faussée» qui tire profit de tout. Il exhorte à rechercher la paix et à ne pas transformer les lieux sacrés en monuments, mais à y diffuser «le parfum de la vie».

«Chaque fois qu’il s’agit des manifestations de Dieu, l’Écriture Sainte ne cache pas ce genre de contrastes: joie et trouble, résistance et obéissance, peur et désir» «Oui, les Mages existent encore. Ce sont des personnes qui acceptent le défi de risquer chacun son propre voyage, et qui, dans un monde tourmenté comme le nôtre, repoussant et dangereux à bien des égards, ressentent le besoin d’aller, de chercher».

«C’est un Dieu qui peut nous troubler, car il ne reste pas immobile entre nos mains comme les idoles d’argent et d’or: il est au contraire vivant et vivifiant, comme cet Enfant que Marie a trouvé dans ses bras et que les Mages ont adoré».

Mais, les cathédrales, les basiliques, les sanctuaires doivent «diffuser le parfum de la vie, l’impression indélébile qu’un autre monde a commencé». «Demandons-nous: y a-t-il de la vie dans notre Église? Y a-t-il de la place pour ce qui naît? Aimons-nous et annonçons-nous un Dieu qui remet en route?»

«Combien il est important que ceux qui franchissent la porte de l’Église sentent que le Messie vient de naître, qu’une communauté née de l’espérance s’y rassemble, qu’une histoire de vie s’y déroule!» «Le Jubilé est venu nous rappeler qu’il est possible de recommencer, et même que nous n’en sommes qu’au début, que le Seigneur veut grandir parmi nous, qu’il veut être Dieu-avec-nous».

La joie de l’Évangile «libère», «rend prudent», certes, mais aussi «audacieux, attentif et créatifelle suggère des voies différentes de celles déjà empruntées». Elle suggère les voies de Dieu, bien différentes de celles du monde: «Ses voies ne sont pas nos voies, les violents ne parviennent pas à les dominer, et les puissants de ce monde ne peuvent les bloquer».

«Depuis les jours de Jean le Baptiste jusqu’à présent, le royaume des Cieux subit la violence, et des violents cherchent à s’en emparer» (Mt 11,12), qui ne peut «ne pas nous faire penser aux nombreux conflits par lesquels les hommes peuvent résister et même agresser la Nouveauté que Dieu réserve à tous».

«Autour de nous, une économie faussée tente de tirer profit de tout». «Nous le voyons: le marché transforme en affaires même la soif humaine de chercher, de voyager, de recommencer». «Si nous ne réduisons pas nos églises à des monuments, si nos communautés sont des foyers, si nous résistons ensemble aux flatteries des puissants, alors nous serons la génération de l’aurore».

«Marie, Étoile du matin, marchera toujours devant nous! En son Fils, nous contemplerons et servirons une humanité magnifique, transformée non pas par des délires de toute-puissance, mais par Dieu qui, par amour, s’est fait chair».

Copyright © Dicastère pour la Communication – Libreria Editrice Vaticana

Textes présentés par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Bienheureuse Lindalva Justo de Oliveira, Fille de la Charité

Bienheureuse Lindalva Justo de Oliveira, Fille de la Charité

Sœur Lindalva

Sœur Lindalva
est la première femme béatifiée au Brésil.

Quand elle a été martyrisée,
elle était encore une jeune Fille de la Charité,
avec 4 ans de vocation.
Sa fidélité à sa vocation
et son amour pour tous, sans préférence,
étaient si intenses qu’elle n’a pas hésité
à donner sa vie pour eux.

« Le cœur est à moi et il peut souffrir, mais le visage appartient aux autres, et il doit être souriant. »

Lindalva est née le 20 octobre 1953 dans la ville d’Açu dans le nord de l’État du Rio Grande, au Brésil. Elle est la 6ème enfant d’une famille de 14. Ses parents, fervents catholiques, ont une foi simple et profonde.

Lindalva reçoit une éducation chrétienne ordinaire. Enfant généreuse, elle aide souvent sa mère à la maison. Chaque fois que des conflits éclatent parmi ses compagnons d’enfance, elle essaye toujours de les régler avec douceur.

Attentive à la souffrance des autres, elle va rendre visite en ville, aux gens qui sont isolés ou pauvres. Par moments, elle leur donne même ses propres vêtements, toujours d’une manière sensible et discrète.

Au fil du temps, elle comprend qu’elle est appelée à suivre le Christ, en servant des personnes pauvres pour témoigner de l’amour du Père pour eux.Après avoir terminé ses études d’assistante administrative, elle prend soin de son père âgé et malade.

Après sa mort, elle demande à être admise dans la Compagnie des Filles de la Charité: « J’ai 33 ans, je viens d’une famille simple et honnête. J’ai ressenti l’appel de Dieu depuis longtemps mais je n’ai pas été disponible pour servir le Christ jusqu’à présent. Je suis en bonne santé et je désire aider mon prochain, être infatigable pour faire le bien ».

Le 16 Juillet 1989, Lindalva entre chez les Filles de la Charité dans la province de Recife. Elle est envoyée en mission en 1991, à la Résidence Dom Pedro II à Salvador, État de Bahia. Elle est nommée coordinatrice pour les soins des hommes malades et des personnes âgées.

Sœur Lindalva soigne les personnes âgées avec amour et un cœur doux et humble: dans un esprit de foi, elle les voit comme ses seigneurs et maîtres: «Je demande à Dieu de nous donner sa sagesse et sa douceur pour bien servir nos maîtres, ceux qui sont pauvres ».

Elle comprend sa vocation comme une réponse à la volonté de Dieu: «Quand Dieu appelle, personne ne peut se cacher et ignorer cet appel. Tôt ou tard, la volonté de Dieu s’accomplit».

Sa foi s’exprime par une adhésion simple et complète aux événements de la vie, qu’elle a accueillis comme un don et un appel de Dieu: « Chaque jour de notre vie devrait être un jour de renouveau et de grâces rendues à Dieu pour le don de la vie et l’appel à suivre son Fils, Jésus-Christ, en le servant dans les personnes des pauvres ».

Sa générosité de cœur lui a permis de surmonter toutes les difficultés:« Dans tous les moments de prière, je sens un désir si grand de l’amour de Dieu qu’un jour j’y arriverai même si ce doit être le dernier jour de ma vie. »

Elle sait partager sa foi avec d’autres jeunes et soutenir ses compagnes lorsque les difficultés les submergent: «Quand nos cœurs sont troublés par des doutes sur notre vocation, nous devons nous donner entièrement à Dieu ».

« Nous viendrons à connaître l’amour de Dieu en portant la croix ». Ces paroles prononcées par Sœur Lindalva elle-même, ont pris un sens prophétique.

Énergique, toujours souriante et disponible, Sœur Lindalva rayonne la présence de Dieu; elle vit sa vocation comme une servante des pauvres, dans un esprit de justice, inspiré par l’amour: elle aime chaque personne, sans favoritisme, ni discrimination.

Le vendredi saint, 9 avril 1993, Sœur Lindalva fait le Chemin de Croix, à l’office de l’aube, avec les Sœurs de sa communauté et avec les paroissiens. La Croix est le signe ultime de l’amour donné pour une autre personne: «Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font.» (Lc 23,34).

Quand elle revient à la maison, Sœur Lindalva prépare le petit déjeuner pour les résidents comme chaque jour. En commençant son travail, elle est brutalement assassinée par un malade, un homme âgé de 46 ans qui se trouvait dans une violente colère: il ne pouvait accepter qu’elle ait repoussé ses avances.

Cette Fille de la Charité ne s’attendait certainement pas à mourir si jeune. Après avoir offert sa vie, elle donne aussi un témoignage par sa mort : « Personne n’a de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15,13).

Le processus de béatification a été lancé par l’acclamation populaire. Les gens ont été touchés par la foi de cette jeune sœur, son service des pauvres et la fidélité à son engagement qui a finalement mené au martyre. La béatification a eu lieu à Salvador – Bahia, au Brésil, le 25 novembre 2007, dans un stade immense avec la présence de près de 60 000 personnes.

« Avec sa béatification, l’Église a  consacré l’holocauste sanglant de Sœur Lindalva qui, nous savons maintenant à coup sûr, pourra intercéder pour nous ; nous pourrons suivre fièrement le Christ derrière elle avec saint Vincent de Paul et sainte Louise de Marillac pour notre compte, suivre la référence aux valeurs essentielles d’être chrétien et dévoué : que l’amour absolu et cohérent pour le Christ et son Évangile, l’option charismatique préférentielle pour les plus pauvres de la terre, la prière comme féconde racine cachée  de notre fin, l’optimisme de l’espérance, la joie et l’allégresse spontanée qui se transmettent toujours accompagnent notre témoignage dans le monde. »
Cardinal José Saraiva Martins, lors du rite de béatification, Salvador de Bahia, Brésil, dimanche 2 décembre 2007

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

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