8 MAI : PREMIÈRE APPARITION DE LA NUIT DU 18 JUILLET 1830 (Suite)

Après avoir annoncé à Sœur Catherine qu’elle lui confierait une mission, la Sainte Vierge ajouta :
« Mon enfant, les temps sont très mauvais; des malheurs vont fondre sur la France; le trône sera renversé, le monde entier sera bouleversé par des malheurs de toutes sortes. (La Sainte Vierge avait l’air très peiné en disant cela.) Mais venez au pied de cet autel : là, les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderont avec confiance et ferveur; elles seront répandues sur les grands et sur les petits.»
« Un moment viendra où le danger sera grand; on croira tout perdu. Je serai avec vous, ayez confiance; vous reconnaîtrez ma visite, la protection de Dieu et celle de Saint Vincent de Paul sur les deux Communautés.(Celle des Prêtres de la Mission et celle des Filles de la Charité.) « Il y aura des victimes dans d’autres communautés. (La Sainte Vierge avait les larmes aux yeux en disant cela.)
Dans le clergé de Paris, il y aura bien des victimes; Monseigneur l’Archevêque mourra. Mon enfant, la croix sera méprisée, le sang coulera dans les rues. (Ici, la Sainte Vierge ne pouvait plus parler, la peine était peinte sur son visage.) Mon enfant, le monde entier sera dans la tristesse. »
C’est ainsi que la Sainte Vierge a nettement prédit en juillet 1830 les malheurs de la France. Comme il est touchant de penser que la Mère de Dieu a pleuré sur notre pays ! L’Archevêque de Paris dont elle prédit alors la mort violente fut Mgr Affre, qui tomba sur les barricades pendant la Commune, en 1871.
Nul doute que la Sainte Vierge n’ait pensé aux immenses malheurs des guerres et que son cœur si compatissant ne se soit ému en voyant couler tant de sang et tant de larmes !
PRIÈRE
Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse, Reine du ciel, ne cessez pas d’abaisser votre regard sur notre pays.
Vous êtes Reine de nos cœurs, vous le savez bien ! Tant de fois déjà vous nous avez sauvés dans des heures
de détresse !
Étendez continuellement votre main bienveillante sur notre pays, visitez-le encore, aidez-le à rester toujours fidèle à ses traditions chrétiennes et à sa vocation dans l’Église. Ainsi soit-il !
Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !
P. BAETEMAN
Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse
*
Une bonne manière de sanctifier son travail , c’est de l’offrir à Dieu en esprit de pénitence. Voici un des moyens les plus efficaces pour satisfaire à la justice de Dieu pour nos fautes passées, en ne faisant que ce que nous faisons habituellement. En général, notre ouvrage ou nos occupations sont toujours accompagnées de peines ou de souffrances que nous ne pouvons éviter.
Eh bien, au lieu de nous impatienter et de nous plaindre, supportons-les patiemment. Quel plus facile moyen pour un père de famille de faire pénitence, que de supporter patiemment les peines, les soins et les sollicitudes qu’entraîne l’éducation ou l’établissement d’une famille ?
Quelle pénitence plus méritoire que les soins continuels d’une mère chrétienne pour élever ses enfants et les préserver des mauvaises sociétés ? Quelle pénitence plus méritoire que celle des pauvres qui endurent les travaux les plus rudes et les plus pénibles, s’ils savaient les offrir à Dieu ?
Quels mérites n’aurions-nous pas, nous, pauvres ouvriers, qui travaillons toute la journée pour gagner le pain de notre famille, si nous savions endurer et souffrir tout pour Dieu et pour l’expiation de nos péchés ?
PRIÈRE : Souvenez-vous…
