Archives de catégorie : Billet

sur la Médaille Miraculeuse, l’Église dans le monde

messe en mémoire de la Cène du Seigneur dans la prison de Paliano

lavement des pieds par Duccio di Buoninsegna

Le Pape François a célébré ce jeudi Saint 13 avril 2017 la messe en mémoire de la Cène du Seigneur dans la prison de Paliano, en Italie centrale. Au cours de la célébration, il a lavé les pieds de douze prisonniers, dont trois femmes et un musulman qui sera baptisé en juin. Il les a invités, à l’image de Jésus, à eux aussi se mettre au service les uns des autres.

Reprenant l’Évangile du jour, le Pape François rappelle devant les prisonniers, dont deux condamnés à la perpétuité, que Jésus a aimé «jusqu’au bout», jusqu’à donner sa vie pour chacun. «Il est grand, il est bon et il nous aime comme nous sommes».

«Ce n’est pas facile parce que nous sommes tous pécheurs, nous avons des limites, des défauts»,  mais «oui, nous savons tous aimer» et Jésus est un modèle. Lui, qui était le «chef», Dieu, lave les pieds de ses disciples.

Le Pape rappelle alors cette ancienne tradition d’hospitalité, quand les esclaves lavaient les pieds des grands voyageurs. «Les esclaves!… Jésus inverse les rôles et le fait lui-même.» Ce geste ne manque pas d’interroger.

À l’époque du Christ, c’est Simon qui refuse dans un premier temps de se faire laver les pieds. Aujourd’hui, le Saint-Père relate la surprise que sa venue dans une prison a suscitée. «Celui qui semble le plus grand doit faire le travail d’un esclave.»

Mais comment pouvons-nous faire de même? «Je ne vous dis pas de vous laver les pieds mutuellement, ce serait une plaisanterie, non?», s’exclame le Pape devant les prisonniers. Mais il met en avant «le symbole» de se mettre au service les uns des autres, y compris à l’intérieur d’une prison et de semer de l’amour entre nous. «Parce que ça c’est de l’amour, c’est comme laver les pieds.»

la messe chrismale, expression de l’unité diocésaine

bénédiction des saintes huiles

Les catholiques du monde entier entrent pleinement dans l’esprit de Pâques ce jeudi 13 avril 2017. Avant de présider la messe In Cena Domini, qui ouvrira le Triduum pascal ce soir, le Pape François a présidé dans la matinée la messe chrismale.

Durant cette célébration, le Saint-Père a consacré le Saint Chrême, qui servira tout au long de l’année pour les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’ordre; il a également béni les huiles saintes pour le sacrement des malades et les étapes de catéchuménat.

Cette messe qui manifeste l’unité de toute la communauté diocésaine autour de son évêque, ont renouvelé la promesse faite lors de leur ordination sacerdotale. Dans son homélie, le Pape François, évêque de Rome, leur a rappelé qu’ils sont les missionnaires courageux de la joyeuse Annonce.

«l’Annonce ne pourra jamais être triste ou neutre, car elle est l’expression d’une joie entièrement personnelle: la joie d’un Père qui ne veut pas qu’un de ses enfants se perde». Quant à la miséricorde de la joyeuse Annonce, elle «ne pourra jamais être une fausse commisération, qui laisse le pécheur dans sa misère parce qu’elle ne lui tend pas la main pour qu’il se lève.»

Mère Teresa, à l’image de la Samaritaine qui étanche la soif de Jésus au bord du puits, «par son sourire et par sa façon de toucher des mains les blessures, a apporté la joyeuse Annonce à tous. Sa plénitude contagieuse nous permet de surmonter la tentation de la peur.»

Par ailleurs, «l’annonce de la bonne nouvelle à ceux qui sont très pauvres ne peut se faire que d’une manière respectueuse et humble jusqu’à l’humiliation. L’évangélisation ne peut pas être présomptueuse.»

de Rome à Compostelle

Retrouvons avec plaisir le discours du Saint Père Jean-Paul II à des pèlerins venus de France :

Saint Pierre de Rome

En prenant les «Routes du Pèlerin», vous avez choisi de faire une première escale à Rome. Je suis heureux de vos accueillir à cette occasion et, en vous souhaitant à tous la bienvenue, j’adresse un salut cordial particulier aux responsables du Magazine «Le Pèlerin», que tout le monde connaît depuis si longtemps!

Je vous souhaite de parcourir votre itinéraire dans la joie du temps de Pâques. Ici, vous venez au tombeau de Pierre, le premier des Apôtres et le témoin insigne de la Résurrection dont il a lancé la nouvelle qui retentit à travers le monde aujourd’hui comme hier; vous irez aussi au tombeau de Paul, lui que la manifestation du Ressuscité a bouleversé au point d’en faire le plus ardent des Apôtres, sur les routes de la Méditerranée, pour la conversion des païens. A leur suite, des témoins – des martyrs – nombreux ont marqué l’histoire de cette Ville. Par le don de leur vie, ils ont étendu encore le rayonnement de l’Église de Rome, devenue le centre de l’unité et de la communion entre toutes les Églises locales fondées travers le monde.

Que ces sources anciennes de la foi, attestées ici, et le rayonnement de l’Église de Rome aujourd’hui soient un appui et un enrichissement pour affermir votre sens ecclésial!

Votre route de pèlerins vous conduira ensuite vers d’autres sanctuaires. A Fatima et, en dernier lieu à Lourdes, c’est la présence de la Mère fidèle que vous allez honorer. Marie, en ces jours, nous l’évoquons unie dans la prière au groupe des disciples dans le Cénacle. Nous nous rappelons que la Mère du Rédempteur est devenue notre Mère à tous au pied de la Croix, qu’elle demeure celle qui nous précède dans le pèlerinage de la foi, comme j’aime à le dire en m’inspirant du Concile Vatican II. Puisse-t-elle, dans sa médiation maternelle, éclairer la route de votre vie, la route de toute l’Église!

Vous vous rendrez aussi à Saint-Jacques-de-Compostelle, autre haut lieu de l’évangélisation du continent européen, non seulement en raison du souvenir de l’Apôtre, mais aussi parce qu’à son tombeau ont convergé pendant des siècles des pèlerins venus de tout le continent. En parcourant les routes de Compostelle, ils étaient les témoins d’une recherche ardente du sens de la vie et de son inspiration évangélique, de la vérité du salut. Leur démarche établissait comme un lien visible entre les communautés qu’ils rencontraient.

Aujourd’hui, vous le savez, Compostelle demeure un symbole des sources chrétiennes qui ont irrigué toute l’Europe. Et, bientôt, j’y retrouverai des garçons et des filles venus de toutes les régions du monde. Je vous demande de prier là-bas pour que les jeunes qui se rassembleront au mois d’août deviennent à leur tour, comme saint Jacques, des disciples du Seigneur, pour que cette génération qui ouvrira le troisième millénaire soit marquée du sceau de la foi dans le salut de l’homme, pour qu’elle contribue à la beauté et à la dignité de la famille humaine, pour qu’elle soit généreuse et pure dans l’expérience de l’amour qui est à la fois le don et le commandement de Dieu.

Notre rencontre ne peut être que brève, vous le comprendrez. C’est en vous confiant ces intentions que je vous laisse poursuivre votre pèlerinage. Que les Apôtres du Seigneur, les martyrs et les saints soient vos compagnons! Que Marie, la Mère admirable, vous aide à méditer les paroles du Seigneur et vous dispose à de nouveaux services! Et que la Bénédiction de Dieu descende sur vous!

DISCOURS DU SAINT-PÈRE JEAN-PAUL II À UN GROUPE DE PÈLERINS FRANÇAIS Lundi 3 avril 1989

© Copyright 1989 – Libreria Editrice Vaticana