Archives de catégorie : Billet

sur la Médaille Miraculeuse, l’Église dans le monde

Le message de Marie aux trois enfants de Fatima

Le Sanctuaire de Fatima attend le Pape François. Le Saint-Père s’y rend en pèlerin les 12 et 13 mai 2017. Un déplacement au Portugal à l’occasion des cent ans des apparitions de la Vierge à trois petits bergers en 1917.

Lucia, Francesco et Jacintha, les trois enfants des apparitions de Fatima

Les frère et sœur Francesco et Jacintha, deux des enfants qui ont reçu le message de Marie seront canonisés le 13 mai lors d’une messe sur le parvis de ce haut lieu de pèlerinage.

Le secret de Fatima, délivré en trois parties, a été confié par Sœur Lucia, troisième enfant de ces apparitions, à un évêque portugais en 1941 et rendus publics par Pie XII en 1942.

Le premier secret, « une grande mer de feu avec des démons et des âmes », évoque la vision de l’enfer.

Dans le contexte de la Première guerre mondiale et de la Révolution russe, le deuxième annoncerait « une guerre encore pire que celle en cours ».

La troisième partie ne sera révélée qu’en 2000 par Jean-Paul II. Elle a été interprétée comme une vision prophétique de l’attentat perpétré contre le Saint-Père le 13 mai 1981, place Saint-Pierre à Rome. Un message qui annonçait plus largement les « souffrances » de l’Église, avait affirmé Benoît XVI en 2010.

Le Sanctuaire de Fatima est fréquenté par plus de cinq millions de fidèles du monde entier chaque année, et d’abord par les Portugais eux-mêmes. Le pays commémore avec fierté l’évènement de ces apparitions de Notre-Dame du Rosaire reconnues par l’Église en 1930.

messe en mémoire de la Cène du Seigneur dans la prison de Paliano

lavement des pieds par Duccio di Buoninsegna

Le Pape François a célébré ce jeudi Saint 13 avril 2017 la messe en mémoire de la Cène du Seigneur dans la prison de Paliano, en Italie centrale. Au cours de la célébration, il a lavé les pieds de douze prisonniers, dont trois femmes et un musulman qui sera baptisé en juin. Il les a invités, à l’image de Jésus, à eux aussi se mettre au service les uns des autres.

Reprenant l’Évangile du jour, le Pape François rappelle devant les prisonniers, dont deux condamnés à la perpétuité, que Jésus a aimé «jusqu’au bout», jusqu’à donner sa vie pour chacun. «Il est grand, il est bon et il nous aime comme nous sommes».

«Ce n’est pas facile parce que nous sommes tous pécheurs, nous avons des limites, des défauts»,  mais «oui, nous savons tous aimer» et Jésus est un modèle. Lui, qui était le «chef», Dieu, lave les pieds de ses disciples.

Le Pape rappelle alors cette ancienne tradition d’hospitalité, quand les esclaves lavaient les pieds des grands voyageurs. «Les esclaves!… Jésus inverse les rôles et le fait lui-même.» Ce geste ne manque pas d’interroger.

À l’époque du Christ, c’est Simon qui refuse dans un premier temps de se faire laver les pieds. Aujourd’hui, le Saint-Père relate la surprise que sa venue dans une prison a suscitée. «Celui qui semble le plus grand doit faire le travail d’un esclave.»

Mais comment pouvons-nous faire de même? «Je ne vous dis pas de vous laver les pieds mutuellement, ce serait une plaisanterie, non?», s’exclame le Pape devant les prisonniers. Mais il met en avant «le symbole» de se mettre au service les uns des autres, y compris à l’intérieur d’une prison et de semer de l’amour entre nous. «Parce que ça c’est de l’amour, c’est comme laver les pieds.»

la messe chrismale, expression de l’unité diocésaine

bénédiction des saintes huiles

Les catholiques du monde entier entrent pleinement dans l’esprit de Pâques ce jeudi 13 avril 2017. Avant de présider la messe In Cena Domini, qui ouvrira le Triduum pascal ce soir, le Pape François a présidé dans la matinée la messe chrismale.

Durant cette célébration, le Saint-Père a consacré le Saint Chrême, qui servira tout au long de l’année pour les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’ordre; il a également béni les huiles saintes pour le sacrement des malades et les étapes de catéchuménat.

Cette messe qui manifeste l’unité de toute la communauté diocésaine autour de son évêque, ont renouvelé la promesse faite lors de leur ordination sacerdotale. Dans son homélie, le Pape François, évêque de Rome, leur a rappelé qu’ils sont les missionnaires courageux de la joyeuse Annonce.

«l’Annonce ne pourra jamais être triste ou neutre, car elle est l’expression d’une joie entièrement personnelle: la joie d’un Père qui ne veut pas qu’un de ses enfants se perde». Quant à la miséricorde de la joyeuse Annonce, elle «ne pourra jamais être une fausse commisération, qui laisse le pécheur dans sa misère parce qu’elle ne lui tend pas la main pour qu’il se lève.»

Mère Teresa, à l’image de la Samaritaine qui étanche la soif de Jésus au bord du puits, «par son sourire et par sa façon de toucher des mains les blessures, a apporté la joyeuse Annonce à tous. Sa plénitude contagieuse nous permet de surmonter la tentation de la peur.»

Par ailleurs, «l’annonce de la bonne nouvelle à ceux qui sont très pauvres ne peut se faire que d’une manière respectueuse et humble jusqu’à l’humiliation. L’évangélisation ne peut pas être présomptueuse.»