Archives de catégorie : Méditation

sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

Le Pape exhorte à ne pas laisser le mal défigurer l’humanité

Le Pape exhorte à ne pas laisser le mal défigurer l’humanité


En fin d’après-midi ce samedi, le Saint-Père a présidé une messe dans l’église Maria Santissima del Lago, à Castel Gandolfo, avant de traverser une partie du lac Albano en procession à l’occasion de la fête traditionnelle de Notre-Dame du Lac. Dans son homélie, il a invité à voir l’amour comme voie de vie et de salut, et a appelé à ne pas laisser le mal
«défigurer notre humanité».

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Ce 29 août 2026, Castel Gandolfo était en fête, où l’église Maria Santissima del Lago a accueilli 350 fidèles sur les bords du lac d’Albano situé aux pieds du palais apostolique du sud de Rome. C’est en extérieur, sous les poutres en béton de ce petit sanctuaire marial, que Léon XIV a présidé la messe à 18h, à l’occasion de la fête de Notre-Dame du Lac.

Depuis l’église consacrée à la Vierge par saint Paul VI le 15 août 1977, dont la structure en éventail rappelle les planches d’un bateau, le Souverain pontife a insisté sur la beauté : ici, elle ne semble pas être «une utopie».

Et pourtant, il suffit de prendre la mer, de s’immerger dans le monde pour craindre la dérive alimentée par des «vents contraires», qui soufflent sur le don de soi en le réduisant à de la naïveté, sur le pardon en le rabaissant à de la faiblesse.

De ce lac italien d’Albano, on est alors ramené à celui de Tibériade, où, au milieu de la tempête, Jésus accomplit quelque chose d’apparemment utopique, mais concret : il marche sur les eaux et exhorte «à avoir la foi et à prier, afin de retrouver la paix et continuer à naviguer vers le but désiré».

Le chemin de l’amour est celui de la vie

Léon XIV encourage à emprunter le «chemin de la vie», celui de l’amour. Car «seul l’amour sauve», le Pape nous exhorte à semer les graines de cette «charité infinie» à travers le monde. Comme l’enseignait saint Augustin, «la joie du moissonneur témoigne de l’intention du semeur».

Mais «la beauté, la bonté et la concrétisation de ce rêve du Créateur ne sont pas saisies par tous; beaucoup le considèrent même comme une utopie. Tendre l’autre joue, disent-ils, est un signe de faiblesse; céder face au rejet est naïf; pardonner sans limites est un acte de faiblesse. Rien d’étonnant à cela. Même Pierre eut du mal à accepter cette nouvelle façon de penser». Malgré ces incompréhensions et ces critiques, «Jésus demeure catégorique: seul le chemin de l’amour est le chemin de la vie.»

La parole du Seigneur est «comme un feu brûlant dans mon cœur […] ; Je m’épuisais à la maîtriser, sans y réussir», proclame Jérémie (20, 7.9). Le prophète ressent «impulsion irrépressible de porter son message à tous, même s’il sait que cela impliquera de dire et de faire des choses qui déplairont à beaucoup, d’affronter des souffrances et des incompréhensions,, au point d’être exposé « à longueur de journée à la raillerie »». Mais c’est l’amour qui «le pousse à agir pour le bien de son peuple, sans compromis, jusqu’au bout».

Combattre le mal qui corrompt les cœurs   

Léon XIV met également en garde contre les illusions dangereuses : «la haine et la violence n’apportent rien de bon, seulement destruction et mort, toujours, même lorsqu’elles sont une réponse à des injustices subies. Nous le constatons chaque jour, des petits détails de notre vie quotidienne aux enjeux mondiaux».

Car chaque domaine du savoir humain a besoin de vie, d’espoir, de sérénité et de paix: de l’individualité aux peuples et aux nations : «c’est pourquoi, quelle que soit la blessure, quelle que soit l’offense, ne laissons pas le mal défigurer notre humanité et corrompre nos cœurs». « Quelle que soit la blessure, quelle que soit l’offense, ne laissons pas le mal défigurer notre humanité et corrompre nos cœurs. »

Garder la foi au cœur de la tempête

L’engagement qui ne doit pas engendrer le découragement face aux difficultés, c’est ce que la procession elle-même évoque, rappelant le miracle de Jésus marchant sur l’eau, rejoignant les disciples effrayés et les ramenant sur la rive après avoir apaisé la tempête. «Au moment même où ils étaient le plus effrayés, à la merci de vents contraires, il les exhorta à avoir foi, à prier, à trouver la paix et à continuer, avec lui, à naviguer vers la destination désirée.»

Unis sur le lac, et dans le monde

Se souvenir de «gestes simples», répétés de génération en génération, est un moyen efficace de renouveler la foi et la dévotion. Le Pape l’a souligné, insistant sur le désir de la petite communauté locale de se rassembler solennellement pour représenter toute l’Église: «un seul corps, dans la prière, dans les sentiments, dans les résolutions, dans le développement ordonné et unanime de notre être ensemble».

«Rassemblons-nous donc ce soir autour de Jésus et de Marie, autour du Fils et de la Mère, pour être unis, non seulement sur le lac, mais dans toutes les nuits du monde, un reflet rassurant de la présence de Dieu et un écho irrésistible de son amour qui nous invite à aimer.»

La tradition de la fête de la Vierge du Lac

Le Pape a rappelé, outre saint Paul VI, la participation de saint Jean II à la fête de la Vierge du Lac, en perpétuant sa mémoire et en renouvelant son message.

À l’issue de la célébration eucharistique, Léon XIV est monté à bord d’un petit bateau décoré pour l’occasion. Il est le premier Pape de l’histoire à effectuer cette procession maritime, sur les eaux du lac d’Albano. À ses côtés, invitée familière de cette tradition qui se tient depuis l’après-guerre, la statue de la Vierge du Lac qui porte l’Enfant Jésus.

Bienheureux Ghébré Michael, CM

Bienheureux Ghébré Michael, CM (1791 – 30 juillet 1855)

prêtre de l’Église catholique éthiopienne et postulant de la Congrégation de la Mission.

Ghébrē Michael
Ghébrē Michael

Né en 1791, il est devenu moine dans l’Église orthodoxe éthiopienne en 1813 et a ensuite rencontré Justin de Jacobis en pèlerinage.qui recevra plus tard Ghébre Michael dans l’Église catholique et l’ordonna comme prêtre.

Après que le patriarche copte orthodoxe d’Alexandrie ait nommé un nouvel Abuna (évêque) pour l’ensemble de l’Église orthodoxe éthiopienne – celui-ci  prit en grippe Ghébré Michael et entreprit de l’éliminer ainsi que Justin de Jacobis.

Après l’accession de Tewodros II en tant qu’empereur d’Éthiopie en 1855, Ghébré Michael fut emprisonné, torturé pour avoir refusé de renoncer au catholicisme ou aux enseignements du concile de Chalcédoine, et meurt plus tard en prison à la suite d’un mauvais traitement. Ghébré Michael a été béatifié par le pape Pie XI en 1926.

Neuvaine à la Nativité de Marie 1

Introduction

Claudine Bouzonnet-Stella + 1697 – La Naissance de la Vierge
Claudine Bouzonnet-Stella + 1697 – La Naissance de la Vierge

La Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie est une des treize fêtes mariales du calendrier liturgique. Elle inaugure l’économie du salut et l’inscription du Verbe de Dieu dans l’histoire des hommes.

Rappelant la naissance de la Vierge Marie, mère de Jésus-Christ, la fête du 8 septembre est très ancienne. Si elle a été célébrée très tôt à Constantinople et à Jérusalem, elle a pris forme à Rome au VIIe siècle.

Au cours de cette fête, les fidèles sont mis en présence de la plus haute sainteté humaine reconnue et vénérée par l’Église, celle de la Vierge Marie.

Rien n’est connu, ni du lieu ni de la date de naissance de la Vierge Marie.

D’après un évangile apocryphe ses parents s’appellent Joachim et Anne. Depuis le début du Ve siècle on vénère près de la piscine de Bethesda, porte des Lions, à Jérusalem, le lieu où elle serait née car la tradition orientale y fixe la maison d’Anne et Joachim, parents de Marie, au niveau de l’église Sainte-Anne de Jérusalem dont la dédicace a eu lieu un 8 septembre.

La fête, déjà célébrée en Orient, est inscrite au calendrier de l’Église de Rome par le pape Serge Ier (687-701),  lui-même d’origine orientale syrienne, même s’il est né à Palerme en Sicile.

Cette neuvaine va nous faire rencontrer Marie, colombe de pureté, aurore resplendissante, astre brillant, Mère de Dieu et notre Mère.

Premier jour de la neuvaine
Sainte Marie, née de sainte Anne et saint Joachim

De la naissance de Marie, la Sainte Écriture ne dit rien. Ce que l’on sait, on le sait soit par la Tradition authentique de l’Église, soit par les textes apocryphes. Pourtant, comme l’ont évoqué les Pères de l’Église, les saints et les mystiques rejoignant la théologie mariale, la naissance de Marie fut une occasion de réjouissances incommensurables dans la Sainte Trinité et parmi les myriades des anges du Ciel.

En effet, avec la naissance de Marie, la Création toute entière, visible et invisible, parvenait à cette heure annoncée par les prophètes, celle de « l’Accomplissement des temps« , celle qui verrait le Messie naître d’une Vierge issue du peuple élu…

« La bienheureuse et glorieuse Marie toujours vierge, de la race royale et de la famille de David, naquit et fut élevée dans la ville de Jérusalem, dans le temple du Seigneur. Son père se nommait Joachim et sa mère Anne. La famille de son père était de Galilée, de la ville de Nazareth, celle de sa mère était de Bethléem.

Leur vie était simple et juste devant le Seigneur, pieuse et irréprochable devant les hommes : car, ayant partagé tout leur revenu en trois parts, ils dépensaient la première pour le temple et pour les ministres du temple ; la seconde, ils la distribuaient aux pèlerins et aux pauvres, et ils réservaient la troisième pour leurs besoins et pour ceux de leur famille. » (Évangile (apocryphe) de la nativité de Sainte Marie, ch I)

Salut, monde nouveau où les magnificences de la création primitive sont dépassées; salut, port fortuné dont le repos s’offre à nous après tant d’orages! L’aurore paraît ; l’arc-en-ciel brille ; la colombe s’est montrée ; l’arche touche terre, ouvrant au monde de nouvelles destinées. Le port, l’aurore, l’arc-en-ciel, la colombe, l’arche du salut, le paradis du céleste Adam, la création dont l’autre n’était qu’une ébauche, c’est vous, douce enfant, en qui déjà résident toute grâce, toute vérité, toute vie…

Avec l’Emmanuel qui vous prédestina pour son lieu de délices, vous êtes vous-même, enfant bénie, le sommet de toute création, l’idéal divin pleinement réalisé sur terre.

Dom Guéranger – Année liturgique – 8 septembre, la nativité de la Très Sainte Vierge

Ayez pitié de moi, pécheur et venez à mon aide, ô ma Dame. Votre glorieuse naissance de la race d’Abraham, de la tribu de Juda, de la souche de David, n’a-t-elle pas apporté la joie au monde entier? Qu’elle me remplisse aussi de joie et me purifie de tout péché.

Prières quotidiennes (page 2)