Archives de catégorie : Méditation

sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

À Lourdes, le Pape confie la France à la Vierge Marie

À Lourdes, le Pape confie la France à la Vierge Marie

Tout juste arrivé dans la cité mariale, le Souverain pontife s’est rendu au cœur du sanctuaire, pour prier la Vierge à la grotte de Massabielle, entouré de milliers de fidèles. Recueilli devant elle, Léon XIV a notamment demandé « le don de la concorde fraternelle » pour le pays hôte et confié aussi les prières personnelles des personnes malades et souffrantes.
Logo pour la venue de Léon XJV en France
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En entrant dans la ville de Lourdes la foule s’est faite plus compacte près des barrières de sécurité. Peu avant le sanctuaire, le Pape est descendu pour saluer le maire de la ville, Thierry Lavit. Depuis un pont sur le Gave, rebaptisé à l’occasion « Pont Léon XIV », le Souverain pontife a inauguré une statue et signé un livre d’or alors qu’une chorale entonnait des chants pyrénéens.

C’est ensuite en papamobolie que le Saint-Père a terminé sa pérégrination vers le sanctuaire où la clameur de la foule s’est muée en liesse, sous des « Ave Maria » chantés par les milliers de fidèles présents. Le bruit a alors laissé place à un silence intense alors que Léon XIV s’est agenouillé au pied de la grotte, là où Bernadette Soubirous vit pour la première fois une « dame en blanc » en 1858.

«Le don de la concorde fraternelle»

Toujours accompagné de l’évêque de Lourdes, le Saint-Père a ensuite touché la paroi de la grotte puis bu un verre d’eau de la source, répondant ainsi à l’appel de la Vierge à Bernadette: «Allez boire à la fontaine et vous y laver». Comme des millions de fidèles, Léon XIV s’est fait dès ses premiers instants à Lourdes « pèlerin parmi les pèlerins ». C’est ensuite une prière à la Vierge que le Pape a lu, pesant chaque mot.

«Ô Notre-Dame de Lourdes, l’Immaculée Conception avec, en ce lieu béni où tu as parlé, avec tant de douceur et de tendresse, à sainte Bernadette, humble fille de France pour délivrer au monde un lumineux message de prière, de conversion et d’espérance, nous accourons vers toi avec confiance» a-t-il dit, priant Notre-Dame «pour la France».

Obtiens pour son peuple «le don de la concorde fraternelle». Qu’il construise une société harmonieuse, bannissant toute violence et toute haine, permettant à chacun de travailler, de fonder sa famille et d’accomplir sa vie jusqu’au bout dans la tranquillité et la sérénité. Que les plus malheureux et les plus pauvres soient toujours soutenus.”

Dans une supplique aux airs de prière universelle, le Pape a demandé que la Vierge protège le peuple de son pays hôte et éclaire ses dirigeants, demandant à Marie d’obtenir «des dirigeants sages et généreux, prêts au sacrifice d’eux-mêmes, capables d’affronter les défis et voulant servir le bien commun». Des mots en droite ligne de ses discours prononcés à Paris.

Rejeter les logiques de guerre

Léon XIV a souhaité aussi que la Vierge puisse éclairer les autorités et leaders français afin «qu’ils la gardent en paix dans le concert des nations. Qu’ils fassent entendre sa voix pour promouvoir la défense des droits humains fondamentaux, ainsi que la paix dans le monde, rejetant à jamais les logiques de guerre». Le Pape a aussi demandé que les prières qui s’élèvent devant la grotte puisse renouveler «la foi et la ferveur des familles chrétiennes».

Dans sa prière, le Souverain pontife s’est fait aussi le relais des prières des pèlerins du monde entier qui viennent s’agenouiller à Lourdes, en particulier «celles des personnes malades et souffrantes, ainsi que de tous ceux qui les accompagnent, venus puiser la force et la guérison». 

Ce premier temps solennel dans le sanctuaire de Lourdes s’est achevé par un geste de dévotion réservé aux souverains pontifes: la remise d’une rose d’or comme cadeau à la Vierge Marie. Dimanche, Léon XIV poursuivra son pèlerinage au sanctuaire de Lourdes, en y célébrant notamment la messe et en participant à la procession aux flambeaux.

PRIÈRE DU PAPE LÉON XIV

Grotte des apparitions de Massabielle au Sanctuaire Notre Dame de Lourdes
Samedi 26 septembre 2026

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Notre-Dame de Lourdes, l’Immaculée Conception, en ce lieu béni où tu as parlé, avec tant de douceur et de tendresse, à sainte Bernadette, humble fille du peuple de France pour délivrer au monde un lumineux message de prière, de conversion et d’espérance, nous accourons vers toi avec confiance ; parce que Tu es la Mère que Jésus nous a donnée, et que tu es attentive à tous nos besoins.

Nous te prions, Notre-Dame, pour la France dont tu es la Patronne et que tu as durant tant de siècles entourée de ta protection. Obtiens pour son peuple le don de la concorde fraternelle. Qu’il construise une société harmonieuse, bannissant toute violence et toute haine, permettant à chacun de travailler, de fonder sa famille et d’accomplir sa vie jusqu’au bout dans la tranquillité et la sérénité.

Que les plus malheureux et les plus pauvres soient toujours soutenus. Obtiens pour la France des dirigeants sages et généreux, prêts au sacrifice d’eux-mêmes, capables d’affronter les défis et voulant servir le bien commun.

Qu’ils la gardent en paix dans le concert des nations. Qu’ils fassent entendre sa voix pour promouvoir la défense des droits humains fondamentaux, ainsi que la paix dans le monde, rejetant à jamais les logiques de guerre.

Sainte Vierge Marie, nous te présentons le Peuple de Dieu qui chemine en ce pays que tu as tant marqué de ta proximité. Renouvelle la foi et la ferveur des familles chrétiennes, si chères à ton cœur, pour qu’elles vivent au quotidien de la présence de Jésus, de sa grâce et de son soutien dans les difficultés qu’elles traversent.

Qu’elles soient généreusement ouvertes à la vie, et que Dieu suscite en elles des vocations, notamment sacerdotales et religieuses. Donne à ton Église en France, d’indiquer, notamment aux plus jeunes, la voie lumineuse de l’Évangile pour édifier la société juste et fraternelle à laquelle ils aspirent.

Enfin, Mère très aimante, nous te présentons nos intentions personnelles les plus pressantes, en particulier celles des personnes malades et souffrantes, ainsi que de tous ceux qui les accompagnent, venus puiser la force et la guérison à la source de Massabielle.

Nous te confions nos proches et nos chers défunts. Retire, nous t’en prions, tous les obstacles qui nous séparent encore de ton Fils bien-aimé, et fais qu’Il règne en tous les cœurs. Amen!

Texte proposé par l’Association de la Médaille Miraculeuse

VISITE AU CENTRE D’ACCOMPAGNEMENT ET D’INTÉGRATION SOCIALE MAISON BAKHITA

VISITE AU CENTRE D’ACCOMPAGNEMENT ET D’INTÉGRATION SOCIALE MAISON BAKHITA

DISCOURS DU PAPE LÉON XIV

Maison Bakhita (Paris)
Samedi 26 septembre 2026

Logo pour la venue de Léon XJV en France
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Chers frères et sœurs, bonjour !

Je suis heureux de commencer avec vous cette deuxième journée à Paris dans une maison qui témoigne à toute la ville qu’il est possible de se rencontrer et de vivre ensemble dans la dignité et la paix.

Je remercie l’Archidiocèse de Paris, les Sœurs scalabriniennes ainsi que tous les animateurs et bénévoles qui font vivre ce lieu et sont au service de ceux qui y trouvent accueil, écoute, formation et amitié. J’adresse un “merci” particulier à ceux qui ont partagé leur témoignage.

Le nom de votre Centre d’accompagnement et d’intégration sociale, qui fait référence à sainte Bakhita, nous incite à reconnaître le rôle fondamental des femmes dans la construction d’une civilisation de l’amour, comme alternative à la culture qui désagrège les communautés et rend les villes malades de solitude.

L’histoire de l’Église et de l’humanité, à y regarder de plus près, n’est pas écrite par ceux qui donnent l’impression de vaincre en s’imposant et en occupant l’espace, mais par ceux qui « font de la place », instaurent des processus de paix, suscitent la confiance et encouragent la vie.

Il ne s’agit pas de simples sentiments, mais de décisions et d’engagements à contre-courant, dont nous comprenons de mieux en mieux l’importance publique et la promesse d’avenir. Sainte Bakhita nous invite à voir ceux qui sont invisibles, à libérer ceux que l’économie et la culture réduisent aujourd’hui en esclavage, à honorer la dignité infinie de chaque frère et sœur, en qui Jésus lui-même vient frapper à notre porte.

Chers amis, « La réalité est que, pour les chrétiens, les pauvres ne sont pas une catégorie sociologique, mais la chair même du Christ. En effet, il ne suffit pas d’énoncer de manière générale la doctrine de l’incarnation de Dieu.

Pour entrer véritablement dans ce mystère, il faut préciser que le Seigneur s’est fait chair, qu’il a faim, qu’il a soif, qu’il est malade et emprisonné » (Exhort. ap. Dilexi te, n. 110). Le Christ pauvre et crucifié se laisse encore rencontrer et aimer à travers ces hommes et ces femmes qui nous appellent à sortir de nous-mêmes et à oser la charité.

Frères et soeurs, l’intuition la plus importante qui inspire votre engagement concerne l’échange de dons qui se renouvelle à chaque rencontre. Personne n’est si pauvre qu’il n’ait rien à donner ; personne n’est si riche qu’il n’ait rien à recevoir. Il n’y a de vie en abondance que là où la limite de chacun s’ouvre à la présence mystérieuse des autres, en qui c’est l’Autre par excellence, le Dieu de la vie, qui se fait proche.

Cela ne nie pas la souffrance que le péché a introduite dans l’histoire, mais cela nous aide à ne pas en rester prisonniers. Nous annonçons que la rédemption est possible, qu’elle a commencé, qu’elle est en cours et qu’elle nous concerne, en tant que membres vivants du Corps du Christ.

Et n’oublions pas que « l’œil ne peut pas dire à la main : “Je n’ai pas besoin de toi” ; la tête ne peut pas dire aux pieds : “Je n’ai pas besoin de vous”. Bien plus, les parties du corps qui paraissent les plus délicates sont indispensables (1 Co 12, 21-22). Ces paroles de saint Paul s’adressent aux chrétiens de Corinthe, l’une des métropoles les plus riches et les plus dynamiques de son époque.

L’Évangile y avait été accueilli par des personnes d’origines et de milieux sociaux divers, parmi lesquelles de nombreux pauvres et esclaves (cf. 1 Co 1, 26-29), comme certains d’entre vous aujourd’hui. « Mais en organisant le corps – poursuit l’apôtre – Dieu a accordé plus d’honneur à ce qui en est dépourvu. Il a voulu ainsi qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les différents membres aient tous le souci les uns des autres » (1Co 12, 24-25).

Je vous remercie donc pour votre travail, ainsi que toutes les personnes qui, partout en France, dans des institutions semblables, accomplissent ce service. Continuez à témoigner de cette attention mutuelle qui, à travers l’accueil fraternel, les parcours de formation et le dialogue avec la ville, élève l’esprit et humanise le monde.

Que sainte Bakhita et les grands témoins de la charité qui ont façonné la présence de l’Église en France, en particulier lors des périodes de changements tumultueux, intercèdent en votre faveur. Merci !

Que le Seigneur vous bénisse.

Texte proposé par l’Association de la médaille Miraculeuse

Face au découragement, apportez l’espérance, dit Léon XIV à Paris

Face au découragement, apportez l’espérance, dit Léon XIV à Paris

Conclusion de ses deux premiers jours de voyage apostolique en France, Léon XIV a célébré la messe place de la Concorde à Paris ce samedi. Porté par des centaines de milliers de fidèles présents, le Pape a appelé les catholiques français à s’abreuver à la source du Christ, afin d’«apporter l’espérance là où règnent le découragement et la sécheresse spirituelle».

Logo pour la venue de Léon XJV en France
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VOYAGE APOSTOLIQUE DU SAINT-PÈRE EN FRANCE
26 SEPTEMBRE 2026

MESSE À LA CONCORDE

HOMÉLIE DU PAPE LÉON XIV

Place de la Concorde (Paris)
Samedi 26 septembre 2026

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Chers frères et sœurs,

je remercie Dieu de la grâce qui m’est offerte de me trouver ici, sur cette place de la Concorde, pour célébrer l’Eucharistie. Oui, comme il est bon et doux pour des frères et sœurs de se retrouver ensemble (cf. Ps 132, 1), afin de magnifier la grandeur de Dieu.

Puisse ma présence au milieu de vous confirmer votre foi, et vous encourager à sans cesse rayonner et transmettre la vie, la paix et l’amour de Notre Seigneur bien aimé Jésus-Christ.

« Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive » (Jn 7, 37). Frères et sœurs, notre communauté assoiffée s’élance vers le Christ, source d’eau vive ; cette eau qui désaltère et fait fleurir la vie, cette eau de l’amour de Dieu « répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 5).

Le désir de Dieu habite notre cœur au plus profond, et nous crions avec le Psalmiste : « Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant » (Ps 41, 3) ! C’est le cri d’un homme, humble et passionné, dont la soif la plus intérieure et existentielle ne cesse de grandir.

Or c’est Jésus-Christ, par son incarnation, qui rejoint tout homme dans son histoire et se révèle à lui comme la véritable source d’eau vive capable d’étancher sa soif. Il ne s’agit pas tant d’une soif matérielle que d’une soif de sens, de vérité et d’accomplissement qui habite le cœur de chacun. Jésus répond à ce désir profond de relation, de communion avec Dieu, en qui réside la plénitude de la vie pour toujours.

Dans la première Lecture, le prophète Ézéchiel voyait l’eau jaillir du Temple et, se répandant dans le désert, purifier et fertiliser toute chose (cf. Ez 47, 1-2.8-9.12). Plus tard, saint Jean verra l’eau jaillir du côté transpercé de Jésus rendant l’Esprit (cf. Jn 19, 30-34). Tous peuvent alors s’abreuver à cette source afin de renaître et recevoir le don de l’Esprit pour devenir enfants de Dieu, des créatures nouvelles.

Frères et sœurs, force est de constater qu’ici-bas, rien ne parvient à nous combler pleinement. Lorsque nous croyons enfin notre recherche achevée et nos efforts récompensés, bien souvent le vide intérieur resurgit, plus profond encore.

Alors, pour le combler, il se peut que nous recherchions de nouveaux plaisirs, que nous voulions posséder de nouvelles choses, que nous fassions tout pour nous “divertir” afin de ne plus ressentir ce malaise intérieur !

La Liturgie de la Parole de ce jour nous invite à sonder notre cœur : quelle est notre soif la plus profonde ? Que cherchons-nous vraiment dans la vie ? Nous aspirons tous au bonheur, à l’amour, à l’épanouissement.

Mais à quelle source cherchons-nous à étancher notre soif ? Nous contentons-nous de biens matériels, de satisfactions immédiates, de petites idoles si nombreuses qui promettent monts et merveilles mais laissent notre cœur vide? Baptisés, nous avons reçu l’eau vive dont parle l’Évangile, mais avons-nous vraiment rencontré le Christ personnellement ?

L’être humain est fondamentalement un être de désir et seul Dieu peut combler le vide intérieur. Oui, frères et sœurs, Jésus-Christ, le Bon Pasteur nous guide, comme le berger guide ses brebis, vers la source du bonheur et de la paix. Il connaît chacun et chacune de nous par son nom. Rien ne lui échappe de nos secrets, de nos intentions, de nos faiblesses. Il scrute les profondeurs de notre cœur.

Il a donné sa vie pour nous et continue de la donner par les sacrements. Il porte sur ses épaules les brebis fatiguées ou blessées, et ramène avec délicatesse celles qui se sont égarées. Jésus révèle l’amour inconditionnel de Dieu pour nous. Pour Lui, aucun de nous n’est un numéro sur une carte d’identité, ni un matricule, mais une personne, une personne unique et irremplaçable.

Vous voyant ici rassemblés, frères et sœurs, héritiers d’une longue et belle histoire sainte en France, je vous dis : abreuvez-vous, à votre tour, à cette source qu’est le Cœur de Jésus transpercé. Oui, vous avez soif de Dieu, de vie, de vérité, d’unité, de paix, de communion, de bonheur.

Vous aspirez à redécouvrir un horizon lumineux, à bâtir une nation renouvelée à partir de ses racines irriguées par la foi. Ne gardez pas cette foi en Jésus-Christ pour vous-mêmes, mais laissez-la déborder pour abreuver et combler les personnes que vous rencontrez. Il vous revient d’apporter l’espérance là où règnent le découragement et la sécheresse spirituelle.

C’est en acceptant de vivre en vérité sous le regard de Jésus que nous sommes authentiques, que nous pouvons regarder nos vies avec lucidité. Elles sont, certes, fragiles, vulnérables, vouées au passage de la mort, mais elles sont aussi merveilleuses, miraculeuses, capables de se renouveler dans leurs relations et de s’ouvrir au véritable amour.

« Celui qui croit en moi, […] de son cœur couleront des fleuves d’eau vive » (Jn 7, 38). En nous abreuvant à la source qu’est le cœur du Christ, nous devenons nous-mêmes, comme l’a écrit Origène, des puits, des sources et des fleuves pour les autres (cf. Homélie 12, 1, 2-3). Le croyant qui y boit devient lui aussi source de vie par son lien existentiel avec le Christ et communique cette même vie au prochain.

Chers frères et sœurs, l’eau vive de l’Esprit Saint s’est répandue en abondance et continue à porter ses fruits dans l’Église par les missionnaires et les témoins dans toutes les cultures et de tous les peuples. Elle féconde tout ce qui se laisse toucher, transformer par elle pour produire son fruit, c’est-à-dire la sainteté de ceux qui adorent le Dieu véritable et servent leurs frères et sœurs dans la charité avec générosité.

Dans ce beau pays qu’est la France, beaucoup se sont abreuvés à cette eau vive au fil des siècles et ont totalement consacré leur vie au bien : les premiers martyrs tels Blandine, Pothin, Irénée ; les saints fondateurs et fondatrices d’Ordre religieux, les saints évêques comme Martin, François de Sales ; les hommes et les femmes au cœur sensible aux besoins de leurs prochains comme Vincent de Paul, Frédéric Ozanam, Jeanne Jugan, et tant d’autres.

Encore aujourd’hui, ils sont nombreux dans notre société, nos paroisses, nos différentes activités, ceux qui continuent à s’engager en faveur de la vie, de la famille, de la vérité, de la paix, de la fraternité, de la justice.

De cette belle ville de Paris, je prie avec ferveur pour que l’eau vive de l’Esprit Saint se répande sur toute la France. Je pense à vous, chères familles, qui, malgré les multiples difficultés que vous affrontez au quotidien, persévérez courageusement dans votre mission.

Je vous remercie du fond du cœur pour tout le bien qui se réalise à travers vous : que Jésus soit toujours concrètement présent au milieu de vous. Je pense à vous chers jeunes, vous êtes l’Église d’aujourd’hui. Comme il est beau de voir votre enthousiasme, votre dynamisme, votre engagement et la joie au sein des communautés chrétiennes.

Je pense également à vous, chers catéchumènes et néophytes qui entreprenez le chemin de la foi, de la conversion et de l’initiation chrétienne. Puissiez-vous témoigner à d’autres autour de vous du cheminement que vous vivez et les motiver à s’interroger à leur tour. Que le don de l’Esprit Saint fasse de vous des témoins vivants prêts à répandre autour de vous la civilisation de l’amour.

Frères et sœurs, tournons-nous vers la Mère de Dieu, Source de Salut, celle qui guide nos vies vers son Fils, Auteur de toute grâce. Par son “oui” libre et confiant, elle est devenue l’écrin, humble et voulu par Dieu, où l’amour du Père s’est incarné pour se donner au monde.

Invoquons-la avec confiance, afin que par son intercession, des sources d’eau vive jaillissent au sein du Peuple de Dieu et fassent partout fleurir en France des germes de foi, d’espérance et de charité.

Amen !