Archives de catégorie : Méditation

sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

Saint Maurice et ses compagnons, soldats et martyrs

Saint Maurice et ses compagnons, soldats et martyrs

Saint Maurice
Saint Maurice

Dès que Maximien devint empereur d’Occident (286), il décida d’y exterminer les chrétiens. Pour cela il fit venir de Thèbes en Égypte la légion qui s’y trouvait cantonnée.

Vers 287, avant l’attaque des Gaulois rebelles, l’empereur Maximien ordonne un sacrifice aux dieux. Il n’aurait pu tomber plus mal. Les six mille soldats qui la composaient étaient chrétiens.

Le décurion Maurice, chef de la Légion Thébaine, composée de chrétiens, refuse et d’autres avec lui, «nous sommes tes soldats, mais aussi serviteurs de Dieu», écrivent –ils. Maximien en décrète la mort. Sur quoi ils furent massacrés jusqu’au dernier. Ces militaires romains ont été martyrisés à Auganuum (Agaune), devenu depuis Saint Maurice du Valais.   Au siècle suivant, une basilique s’élevait à cet endroit.

Saint Maurice est le saint patron du diocèse d’Angers, à la fin du IVe siècle, les reliques du saint sont déplacées à Angers. Il devient titulaire de la cathédrale et patron du diocèse.

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Textes présentés par l’Association de la Médaille Miraculeuse

la vocation de saint Matthieu

la vocation de saint Matthieu

La Vocation de Saint Matthieu, immortalisée dans le chef d’œuvre du Caravage – église Saint-Louis-des-Français à Rome

L’essence et l’origine de la mission du Pape  sont contenues dans la méditation proposée en ce jour de la fête de saint Matthieu, ce jeudi 21 septembre, au cours de la Messe célébrée à Sainte-Marthe. La devise que le Pape a choisie précisément pour reproposer l’attitude de Jésus envers le publicain est tirée de l’homélie 21 de saint Bède le vénérable.

 

Et les modalités concrètes, pas après pas, de la conversion de Matthieu ont été reparcourues, en les actualisant, par le Pape dans son homélie. « Ce passage tiré de l’Évangile de Matthieu (9, 9-13)  raconte la conversion de Matthieu : comment le Seigneur l’appela, le choisit pour le suivre ». Et « nous pouvons le voir dans trois passages : la rencontre, la fête et le scandale ».

« La rencontre », avant tout : « Jésus venait de guérir un paralytique et alors qu’il partait, il trouva cet homme appelé Matthieu ». En fin de compte, Matthieu « était l’un de ceux qui faisaient payer des impôts au peuple d’Israël, pour les donner aux romains : un traître de la patrie ». Au point que ces hommes « étaient méprisés ».

Voilà que Matthieu « se sent observé par Jésus » qui, « dit l’Evangile, lui demande : « Suis-moi ». Et lui se leva et le suivit ». Mais qu’est-ce qui a convaincu Matthieu de suivre le Seigneur ? « C’est la force du regard de Jésus » ; le regard de Jésus est « bienveillant, miséricordieux ». Face à ce regard, voici que « la résistance de cet homme qui voulait de l’argent, tombe ».

Dans la perspective de cette « lutte entre la miséricorde et le péché », il est important de se demander : «Comment l’amour de Dieu est-il entré dans le cœur de cet homme ? Cet homme savait qu’il était pécheur : il savait que personne ne l’aimait, qu’on le méprisait aussi » et c’est précisément « cette conscience de pécheurs qui ouvrit la porte à la miséricorde de Jésus : il quitta tout et s’en alla ».

Voilà « la rencontre entre le pécheur et Jésus : tous les pécheurs qui trouvèrent Jésus ont eu le courage de le suivre, mais s’ils ne se sentaient pas pécheurs, ils ne pouvaient pas le suivre. »

Matthieu « se sentit si heureux et certainement, même si ce n’est pas dans le texte, a-t-il invité Jésus à déjeuner chez lui, comme l’a fait également Zachée ». C’est le moment de la « fête ». « Ils ont fait la fête ». Et lui a appelé ses amis qui étaient tous ainsi : pécheurs, publicains et certainement ils demandaient au Seigneur des choses et le Seigneur répondait pendant qu’il était assis à table dans la maison ».

Donc « ils étaient à table, mangeaient avec les pécheurs ». Et « cela nous fait penser à ce que Jésus dit dans le chapitre 15 de Luc : il y aura plus de fête au ciel pour un pécheur qui se convertit que pour cent justes qui demeurent justes ». C’est, précisément, « la fête de la rencontre du Père, la fête de la miséricorde ; et Jésus use de miséricorde, pour tous ».

Mais tandis que le Seigneur « était assis à table », voici qu’arrive « le scandale ». L’Évangile raconte que « de nombreux publicains et pécheurs arrivèrent et ils se mirent à table avec Jésus et ses disciples ». Et « voyant cela, les pharisiens disaient à leurs disciples : ‘Comment cela se fait-il ?’ » Parce que « quand vous entendez cette phrase, cela sent mauvais : derrière arrive le scandale, ils déchirent leurs vêtements. »

En effet, les pharisiens demandent aux disciples : « Comment se fait-il que votre maître mange avec les publicains et les pécheurs ? Votre maître est un impur, parce que saluer ces personnes te contamine. » Mais « ils avaient oublié le premier commandement sur l’amour et ils ont été enfermés dans cette cage des sacrifices : ‘Faisons un sacrifice à Dieu, faisons le sabbat, tout ce que l’on doit faire ainsi nous serons sauvés’» En revanche, non, parce que « c’est Dieu qui nous sauve, c’est Jésus Christ. »

Pour sa part, « Jésus est clair, il est très clair : ‘Allez apprendre’. » C’est pourquoi « il les a envoyés pour apprendre : « Allez apprendre ce que signifie miséricorde, ce que je veux, et non pas des sacrifices, par ce que je ne suis pas venu, en effet, appeler les justes, mais les pécheurs. » Donc « si tu veux être appelé par Jésus, tu dois te reconnaître pécheur ». Certes, « on pourrait dire : « Père, mais c’est une grâce de se sentir pécheur, vraiment ? » Oui, parce que cela signifie « entendre la vérité. »

Voilà alors « la rencontre entre la miséricorde et le péché. C’est si beau de rencontrer Jésus ! »

21-09-2017 source : L’Osservatore Romano

 

Angélus: Léon XIV invite à laisser l’amour de Dieu dépasser la logique du calcul humain

Angélus: Léon XIV invite à laisser l’amour de Dieu dépasser la logique du calcul humain

Lors de la prière de l’Angélus ce dimanche 20 septembre, place Saint-Pierre, le Pape Léon XIV a médité sur la parabole des ouvriers de la onzième heure, proposée par l’Évangile de saint Matthieu. À partir de cette parabole, le Pape a invité les fidèles à accueillir la logique de Dieu, fondée sur la miséricorde, le don et la paix, plutôt que sur le calcul et le mérite.
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PAPE LÉON XIV

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre
Dimanche 20 septembre 2026

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Chers frères et sœurs, bon dimanche !

dans la liturgie de ce jour, le Seigneur, par la bouche du prophète Isaïe, nous offre un grand motif d’espérance, en nous disant que ses pensées ne sont pas nos pensées et que ses voies ne sont pas nos voies (cf. Is 55, 8).

Oui, les desseins de Dieu sont infiniment plus grands et, disons-le, plus “humains” que ceux que nous, hommes et femmes marqués par le péché, pouvons concevoir et réaliser. C’est pourquoi cet appel du prophète est plus que jamais d’actualité : abandonner nos voies tortueuses et revenir vers le Seigneur, qui est miséricorde et pardon (vv. 6-7).

Dans l’Évangile, les paraboles de Jésus décrivent la nouveauté de ce que Dieu nous réserve, mais elles révèlent aussi, en général, la résistance que nous sommes prêts à opposer à une justice plus généreuse et à un amour plus grand.

Aujourd’hui, en particulier, nous entendons le récit des ouvriers appelés à travailler dans la vigne (cf. Mt 20, 1-16) : les uns pour une journée entière, les autres seulement pour quelques heures, d’autres encore presque au moment du coucher du soleil.

Mais le cœur de la parabole réside dans le moment de la rémunération, lorsque le maître tient parole envers les ouvriers de la première heure et les paie comme convenu. Mais veut qu’ils voient sa bonté et, sous leurs yeux, il traite les derniers de la même manière.

Un détail, en effet, ne doit pas nous échapper. Le maître donne à l’intendant un ordre précis à suivre : les ouvriers devront être payés « en commençant par les derniers jusqu’aux premiers » (Mt 20, 8). La réaction négative de ceux qui avaient travaillé toute la journée aurait donc pu être facilement évitée ; elle est voulue, car la révélation de la bonté de Dieu s’adresse à tous, et non pas seulement à certains.

Dieu a des voies différentes et des pensées nouvelles, même pour ceux qui se considèrent comme les premiers et estiment avoir gagné ce qu’ils sont, avoir mérité les résultats qu’ils ont obtenus.

Au contraire, nous gagnons tous en joie, en intelligence et en avenir lorsque la loi de l’amour prend le pas sur celle du calcul, lorsque que l’expérience de la miséricorde élargit celle du mérite, lorsque que le don de la paix suspend les rivalités et nous rapproche dans la gratitude.

Frères et sœurs, c’est une grâce d’être les collaborateurs de Dieu, de travailler dans sa vigne, de servir son Royaume de justice et de paix ! Il n’y a pas de place pour l’envie et la division là où fait irruption la nouveauté de Dieu. Cherchons donc le Seigneur tant qu’il se laisse trouver, invoquons-le tant qu’il est proche ; abandonnons les chemins tortueux et les pensées iniques (cf. Is 55, 6-7) !

Tournons notre regard vers notre Très Sainte Mère : elle est une créature comme nous, mais elle est sans tache ; c’est pourquoi elle nous aide à espérer en Dieu et à nous confier à sa miséricorde, afin que ses voies deviennent nos voies et que ses pensées deviennent nos pensées.

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À l’issue de l’Angélus

Chers frères et sœurs,

je suis avec une grande inquiétude la crise humanitaire qui sévit actuellement dans certaines régions de Somalie, où des épisodes de violence et des phénomènes climatiques extrêmes aggravent les conditions de vie déjà précaires de la population, en particulier celles des femmes et des enfants.

Je souhaite que la communauté internationale s’engage généreusement, afin que nos frères et sœurs ne manquent pas de l’aide nécessaire.

Et maintenant, j’adresse mes salutations à vous tous, Romains et pèlerins !

Je souhaite la bienvenue à l’évêque et aux fidèles du diocèse de Toruń, en Pologne, qui visitent en Italie les lieux où ont eu lieu des miracles eucharistiques ; ainsi qu’aux familles venues du diocèse de Spiš, en Slovaquie.

Je salue les Pères jésuites qui commencent leur nouveau parcours d’études à Rome ; ainsi que le groupe de la paroisse romaine de la Sainte Famille de Nazareth, avec la Polisportiva Centocelle et l’Oratoire « Saint-Joseph Manyanet ».

J’adresse ma bénédiction à la population de Pescantina, près de Vérone, qui se rassemble aujourd’hui autour du Monument aux anciens internés pour commémorer ceux qui ont été déportés et faits prisonniers pendant la Seconde Guerre mondiale. Je le fais pour souligner qu’il ne faut pas oublier, mais tirer les leçons de l’histoire afin de ne pas retomber dans les erreurs du passé.

Cher amis, je vous remercie d’être venus. Bon dimanche à tous !

Texte proposé par l’Association de la Médaille Miraculeuse