Archives de catégorie : Méditation

sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

Neuvaine de la Transfiguration 3

Troisième jour de la neuvaine – Moïse et Élie parlent avec Jésus

Transfiguration cathédrale Sainte Cécile Albi 81 France
Transfiguration cathédrale Sainte Cécile Albi 81 France

Auprès de Jésus apparaissent Moise et Élie. Moïse représente la loi. Elie représente les prophètes. Jésus est l’accomplissement de toute loi et de toute prophétie. Il est le terme final de toute l’Ancienne Alliance. Il est la plénitude de toute la révélation divine.

Jésus s’était réclamé de Moïse (Jn, 5,46), Élie devait frayer la voie au Messie et le signaler à Israël. L’un et l’autre, en apparaissant aux côtés de Jésus, montrent la continuité des deux testaments, la subordination de la loi et des prophètes, au Christ qui, par son Évangile, vient non les abolir, mais les compléter et réaliser les oracles d’autrefois.

Partout où il sera divulgué, ce récit de l’entretien du Christ avec Moïse et Élie contribuera à anéantir les attaques des docteurs contre la doctrine et la mission de Jésus ; à effacer aux yeux des autres Juifs, le scandale de la croix.

Le sujet de l’entretien dont parle saint Luc  confirme, en outre, cette annonce de la passion qui avait tant scandalisé saint Pierre, quelques jours auparavant.

*

Cette scène, où Jésus apparaît dans l’acceptation anticipée de sa Passion et tout ensemble dans l’éclat de la gloire qui lui appartient par nature, cache un profond mystère auquel le chrétien doit s’associer, La vie surnaturelle comporte en effet une commu­nion intime à tous les mystères du Christ Nous devons nous transfigurer avec lui, de même que nous devons mourir, ressusciter et monter au ciel à sa suite.

Le premier fruit de la Transfiguration et le premier moyen de s’y unir se trouve dans la grâce de joie et dans l’accroissement de foi que provoquent la gloire du Rédempteur et la proclamation céleste de sa divinité.

Si nous aimons notre Maître, nous nous réjouirons de ce qu’il est plus grand que nous et en toutes choses égal à son Père. Une âme bien née devrait, semble-t-il, être transportée de bonheur devant Jésus transfiguré. Cette attitude, inspirée par une religion fervente, serait infiniment sanctifiante. Il faut apprendre à être heureux de ce que Dieu est Dieu et de ce que Jésus-Christ est le Fils de Dieu. « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. »

Les saints apôtres éprouvèrent avec une grande intensité ces sentiments et rapportèrent en outre de la montagne sainte une foi robuste en celui qui les appelait à prêcher son nom jusqu’aux extrémités de la terre. Saint Pierre paraît avoir gardé de la Transfiguration un ineffaçable souvenir et, à la veille de la persécution de Néron, il en faisait part aux fidèles en des termes encore vibrants d’émotion :

« Ce n’est pas sur la foi de fables ingénieusement imaginées que nous vous avons fait connaître la puissance et l’avènement de Notre-Seigneur Jésus-Christ, mais en témoins oculaires de sa majesté. En effet, il reçut honneur et gloire de Dieu le Père, lorsque de la gloire magnifique une voix se fit entendre qui disait : Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis toutes mes complaisances. Et nous, nous entendîmes cette voix venue du ciel, lorsque nous étions avec lui sur la montagne sainte. Et ainsi a été confirmée pour nous l’Écriture prophétique »  II Pierre, I, 16-19.

Ce témoignage du Père, qui complétait les pré­dictions des prophètes et ajoutait à leur force, garde toute sa valeur pour nous à qui il a été transmis par les témoins oculaires de la majesté du Christ Non seulement le Père a accrédité le Sauveur parmi nous par les prodiges qu’il lui donnait d’accomplir, mais il a déclaré lui-même que Jésus est son Fils unique, dans la lumière miraculeuse de cette scène incom­parable.

Notre foi doit y trouver le même réconfort que celle des apôtres et nous jeter la face contre terre devant le Christ Souverain Seigneur. « Nous voyons ici le signe de la gloire éternelle, le Roi des Gentils et du peuple Juif, promis à Abraham et à sa race pour toujours : les prophètes en sont témoins ; le Père, témoin lui aussi, nous ordonne d’écouter et de croire » (Ancienne hymne des vêpres de la Transfiguration).

Peu de spectacles assurément sont plus propres à affermir la foi. N’est-il pas particulièrement oppor­tun de s’en souvenir en un temps où souffle un vent de scepticisme destructeur, et de méditer doucement, dans le recueillement de la prière, sur ce témoignage irrécusable du Père, roc très ferme où s’appuie notre croyance ?

La foi ainsi renouvelée est capable de résister à toutes les épreuves et de repousser toutes les attaques. Elle établit l’âme dans une atmosphère de douce et pure lumière qui transfigure tout l’être, éclaire l’intelligence, réchauffe le cœur, et n’est pas plus obscurcie par les ténèbres du doute que par les orages des passions ou les angoisses de la douleur.

Rien ne peut séparer du Christ celui qui a coutume de le suivre sur la montagne, pour s’y convaincre toujours plus, par un travail secret du Saint-Esprit, de la divinité du Christ.

*

Nous t’en prions, Seigneur notre Dieu, rend-nous conscients de notre totale dépendance à ton égard, afin que nous reconnaissions le prix de l’amour que tu répands, inlassablement et de tant de manières, aujourd’hui encore, dans nos âmes.

Gloire et louange à notre Dieu, éblouissant de sainteté!

Ta transfiguration révèle ta lumière qui veut se donner aux hommes.

Prières quotidiennes

Neuvaine de la Transfiguration 2

Deuxième jour de la neuvaine – Jésus resplendit comme le soleil

la transfiguration Raphaël Musées du Vatican
la transfiguration Raphaël Musées du Vatican

L’aspect habituel de Jésus est changé. Sa face resplendit «comme le soleil». Son vêtement devient «d’une blancheur fulgurante». C’est en ceci que consiste la Transfiguration.

Son visage resplendit comme le soleil, car dans sa divinité il est identifié avec la lumière immatérielle ; c’est pour cela qu’il est devenu le Soleil de justice (Mi 3,20). Ses vêtements deviennent blancs comme la neige, car ils reçoivent la gloire.

Et « une nuée de lumière les couvrit de son ombre », rendant sensible le resplendissement de l’Esprit. Il est Dieu, Lumière de Lumière.  Même les vêtements de Jésus deviennent immaculés et resplendissants.

Le Christ-Dieu nous a caché la vérité sur lui-même sous le voile de sa pleine humanité, mais sur le Thabor, en se transfigurant, il nous a dit, l’espace d’un instant : « Je ne suis pas du monde »

(Jn 17,16), je suis « la lumière née de la Lumière » (Credo).

Venu dans le monde, passant tel un rayon surgi de l’intime de la Trinité, le Christ augmente notre ardeur à rechercher « le trésor caché » (Mt 13,44), il donne à notre esprit la force de le découvrir comme homme et vrai Dieu, pour que nous ne le crucifiions plus jamais en l’oubliant ou en l’ignorant.

Les disciples voient la gloire de Jésus, même si ce n’est que pour un court instant. Le texte nous dit que le visage de Jésus apparaît tout autre et que ses vêtements deviennent d’une blancheur éclatante!

Dans l’antiquité, le vêtement était signe de la vie même de la personne, de son intériorité. Les témoins de la scène cherchent à nous dire que la prière illumine la vie de Jésus, la transfigure, la transforme profondément. Jésus rayonne!

Si Jésus invite ses amis à le suivre, c’est parce qu’il les croit capables d’entamer ce chemin de dialogue, de relation, cette marche vers une autre Présence toute de Lumière et de Pureté.

*

Le récit est dans toutes les mémoires. Jésus vient de provoquer de la part de saint Pierre une solennelle confession de sa divinité et de l’établir chef de l’Église. Puis, au grand scandale de l’apôtre, il a annoncé pour la première fois en termes clairs sa mort ignominieuse. Pierre a protesté, s’est obstinément refusé à comprendre et a encouru de ce chef les reproches du Maître.

Six jours après ces événements mémorables, Jésus, qui ne tient pas rigueur à Pierre de son aveuglement, le prend à part avec les fils de Zébédée, Il conduit sur une haute montagne les trois disciples de prédilection.

Pendant qu’il est en prière, l’aspect de son visage change, et la gloire du Fils de Dieu, jusque-là volontairement voilée, rayonne visiblement en sa sainte humanité : resplendissant comme le soleil, les vêtements lumineux et éclatants d’une telle blancheur qu’aucun foulon sur la terre ne saurait blanchir de la sorte, le Sauveur daigne se montrer tel qu’il sera au ciel après son Ascension.

Les deux personnages les plus vénérés de la Loi ancienne apparaissent à ses côtés, Moïse le législateur et Élie le plus grand des prophètes. Ils le reconnaissent pour le Messie et s’entretiennent avec lui de sa mort prochaine à Jérusalem. Les apôtres contemplent ravis ce merveilleux spectacle. Pierre, toujours bon, mais un peu pré¬somptueux et rebelle à la leçon de la croix, offre de faire trois tentes pour Jésus, Moïse et Élie.

Lui et ses compagnons se trouvent là bien à propos pour rendre ce service : des huttes de branchages seront vite faites. Sans doute la magnifique vision se prolongera-t-elle et le Christ inaugurera-t-il sans plus attendre son règne glorieux : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici » Mt IX, 4. Mais Jésus ne répond pas.

Au moment où Moïse et Elie s’éloignent, une nuée lumineuse vient sur eux, semblable à celle qui autrefois recouvrait le Tabernacle quand le Seigneur y manifestait sa présence ; et le Dieu qui parlait à Moïse sur le Sinaï fait entendre sur la montagne sainte une révélation nouvelle : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le » Mt IX,6.

Le témoignage du Père complète celui que, six jours plus tôt, rendait saint Pierre, éclairé d’une lumière surnaturelle. Comme au baptême, le Père répond à l’acte d’insondable obéissance du Christ qui accepte par avance les souffrances de la Passion, en le proclamant son Fils unique et l’objet de ses complaisances.

Puis la voix céleste se tait ; le Sauveur tire les apôtres de leur extase : « Levez-vous, ne craignez point » Mt XVII, 7. Et ils ne voient plus que Jésus seul, revenu à son état ordinaire.

En descendant de la montagne, le Maître leur recommande de ne point faire connaître ce qu’ils ont vu, jusqu’à ce qu’il soit ressuscité d’entre les morts. Les apôtres obéiront ; mais, toujours aussi peu clairvoyants, ils se demandent entre eux ce que peuvent bien signifier les mots : être ressuscité des morts.

Et Jésus a beau leur annoncer de nouveau sa Passion avec une insistance qui dut leur paraître importune : «le Fils de l’homme est abandonné aux mains des hommes ; et ils le tueront, et, mis à mort, il ressuscitera après trois jours » Mc. IX, 31, ils ne le comprennent pas et craignent de l’interroger.

Jésus apparaît ici infiniment grand. Il est supérieur aux prophètes dont les plus illustres viennent s’incliner devant lui, Raphaël était bien inspiré, quand, dans un tableau célèbre, il le représentait élevé au-dessus de Moïse et d’Élie, En leur personne le vrai judaïsme vient reconnaître le vrai Messie, celui qui est le suprême aboutissement de la loi ancienne et qui doit la porter à sa perfection.

« Vous avez confirmé les mystères de la foi par le témoignage des prophètes », dit l’Église. Il est le Fils Unique que Dieu « a établi héritier de toutes choses et par qui il a créé le monde » Heb 1, 2. Et la gloire du Fils, bien qu’il doive mourir sur la croix, passe incommensurablement celle des prophètes.

Il est, ainsi que s’exprime un hymne aux accents lyriques, « splendeur de la gloire du Père, lumière de lumière et source de lumière, jour qui illumine le jour » (bréviaire).

*

La Transfiguration est un événement de prière : en priant, Jésus s’immerge en Dieu, s’unit intimement à Lui, adhère avec sa volonté humaine à la volonté de l’Amour du Père, et ainsi la lumière l’envahit et apparaît visiblement la vérité de son être.

Seigneur, élimine toute inquiétude de ma vie par ta simple présence : tu es avec moi, et tu as vaincu le monde. Gloire et louange à notre Dieu, éblouissant de sainteté! Ta transfiguration révèle ta lumière qui veut se donner aux hommes.

Prières quotidiennes

Neuvaine de la Transfiguration 1

Neuvaine de la Transfiguration – 29 juillet-6 août

Introduction

 La-transfiguration-du-Christ. Miniature-arménienne-Evangile-de-Trézibonde
La-transfiguration-du-Christ. Miniature-arménienne-Evangile-de-Trézibonde

Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques
et il monta sur une montagne pour prier.
Pendant qu’il priait son visage changea d’aspect.
et ses vêtements devinrent d’une blancheur éblouissante.
Et voici, que deux hommes s’entretenaient avec lui: c’étaient Moïse et Élie,
qui, apparus en gloire, parlaient de son départ
qu’il allait accomplir à Jérusalem.
Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil,
mais s’étant pleinement réveillés,
ils virent sa gloire et les deux hommes qui se tenaient avec lui.

Comme ils étaient sur le point de se séparer de lui, Pierre dit à Jésus, « Maître, il est heureux que nous soyons ici; laisse-nous dresser trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie.  » Mais il ne savait pas ce qu’il disait. Tandis qu’il parlait encore, un nuage est venu et a jeté une ombre sur eux, et ils furent saisis de peur en entrant dans la nuée. Puis de la nuée est venue une voix qui disait : « Celui-ci est mon Fils élu; écoutez-le ».

Après que la voix se fit entendre, Jésus se trouva seul. Ils se turent et n’ont, à ce moment-là, dit à personne ce qu’ils avaient vu. Mt 17, 1-13)

La Transfiguration est, parmi les mystères du Sauveur, l’un des plus riches en enseignements. On ne se lasse pas de relire la page étonnante de l’Évangile où elle est racontée. L’Église la propose deux fois par an à nos méditations : le second dimanche de carême, pour nous encourager au milieu des austérités de la pénitence; puis de nouveau pendant l’été, comme si elle craignait pour nous l’oubli des leçons bienfaisantes que suggère la vue du Christ transfiguré.

La fête de la Transfiguration est née en Palestine, pour la dédicace d’une église sur le mont Thabor et elle a été reçue dans les églises d’Orient entre le 5ème et le 7ème siècle.

Cette fête fut plus longue à s’établir en Occident. La Transfiguration était déjà célébrée dans l’Église latine, mais elle ne l’était pas ordinairement. C’est le pape Calliste III qui, au XVe siècle, inséra solennellement cette fête dans le calendrier de l’Église universelle.

Célébrée le 40ème jour avant l’Exaltation de la sainte Croix, la fête de la Transfiguration nous donne à contempler en Jésus « le plus beau des enfants des hommes » (Ps 45,3) certes, mais aussi celui « en qui habite la plénitude de la divinité » (Col 2,9).

Homme et Dieu, Jésus Christ est le « resplendissement de la gloire du Père » (He 1,3), le « miroir sans tache de son infinie bonté » (Sg 7,26)

La transfiguration se situe après la multiplication des pains, au moment où les disciples, Pierre en particulier, reconnaissent en Jésus, le Messie. Jésus a déjà annoncé une fois qu’il doit mourir et ressusciter trois jours après, et qu’il doit se rendre à Jérusalem. Il l’annoncera encore deux fois après sa transfiguration.

Cette neuvaine, que propose notre Association de la médaille Miraculeuse, nous fera gravir le mont Thabor pour être transfigurés avec le Christ. Car la fête de la transfiguration est la démonstration de ce qu’est devenue notre nature unie à la divinité et de ce qu’elle sera chez les élus, après le second avènement du Seigneur.

Tout en demeurant dans cette vie, il nous est donné, par une constante ascension dans le sentier des divins commandements, de parvenir peu à peu au sommet du Thabor pour y jouir, dans la contemplation, de la gloire de notre Dieu.

« Pour mieux faire comprendre les mystères de la Résurrection et de l’Ascension, Jésus nous invite à monter au Thabor et nous montre, dans le mystère de la Transfiguration, comme un prélude, une anticipation momentanée des mystères glorieux. Au milieu des épreuves de cette vie, la contemplation du Christ transfiguré nous apparaît comme un rayon de joie et d’espérance, qui nous aide à porter vaillamment notre croix et à mourir à nous-mêmes pour vivre de la vie même de Jésus, et nous transformer en lui. »
(A. Tanquerey)

Premier jour de la neuvaine – Gravir la montagne avec Jésus

Jésus conduit ses disciples sur une haute montagne.

La montagne – le Tabor comme le Sinaï – est le lieu de la proximité avec Dieu. C’est l’espace élevé, par rapport à l’existence quotidienne, où on peut respirer l’air pur de la création. C’est le lieu de la prière, où on est en présence du Seigneur, comme Moïse et comme Élie, qui apparaissent auprès de Jésus transfiguré et qui parlent avec Lui de l’« exode » qui l’attend à Jérusalem, c’est-à-dire de sa Pâque.

« Avant d’atteindre à la lumière de la Transfiguration, les ascensions pénibles de l’ascèse sont nécessaires.
Ceux qui veulent contempler Dieu, ne doivent pas s’arrêter, dans les jouissance de la terre, mais aspirer aux choses d’en-haut ; il faut chercher Dieu, non dans les bas-fonds de ce siècle, mais dans le royaume de Dieu. » (Saint Rémi d’Auxerre).

L’Éternel est transcendant et pourtant Il est accessible à l’homme.

A l’inverse des « rois » de notre monde, dépassant les autres par leur richesse, leur pouvoir, leur gloire qui s’éloignent du peuple des hommes, au fur et à mesure de leur  » ascension » ; l’Éternel reste proche de l’homme, abordable. Il invite ses amis à le suivre et à se laisser entraîner sur le chemin de la prière.

Seigneur, aide-moi à vous rencontrer dans la prière afin que je devienne un témoin crédible de ta vie et de ta résurrection.

Augmente ma foi en tes sacrements pour que je puisse te toucher et te voir dans ton Corps et ton Sang, et dans tes paroles de pardon.

Gloire et louange à notre Dieu, éblouissant de sainteté!

Ta transfiguration révèle ta lumière qui veut se donner aux hommes.

Prières quotidiennes (page 2)