Archives de catégorie : Méditation

sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

Léon XIV en messager de paix et de réconciliation à Bamenda

Léon XIV en messager de paix et de réconciliation à Bamenda

Depuis la région anglophone du Nord-Ouest, profondément affectée par la crise sécuritaire, Léon XIV a exprimé au deuxième jour de son voyage apostolique au Cameroun sa proximité envers la population locale. Participant à une rencontre pour la paix tenue en la cathédrale Saint-Joseph, le Saint-Père a dénoncé la logique de la violence et enjoint les fidèles à être des artisans de paix. «Soyez l’huile qui se répand sur les blessures humaines.»
Léon XIV au Cameroun
Léon XIV au Cameroun

Paix. Ce mot, qui a accompagné toutes les prises de parole du Pape en Algérie ainsi que son discours aux autorités camerounaises, était le fil conducteur de la rencontre du Pape avec la communauté locale de Bamenda en la cathédrale Saint-Joseph ce jeudi 16 avril.

Les fidèles de ce chef-lieu de la région anglophone du Nord-Ouest subissent depuis près d’une décennie les violences liées à la «crise anglophone», l’une des plus négligées au monde selon les Nations unies, qui affecte également la région voisine du Sud-Ouest.

Depuis fin 2016, le conflit armé entre l’armée et les rebelles séparatistes ont fait plus de 6 000 morts et un million de déplacés, selon l’ONG International Crisis Group. Entre exactions, enlèvements de civils ou encore exécutions sommaires et actes de viols, les populations vivent dans la peur constante. De nombreux prêtres, religieux et même évêques de la province ecclésiastique de Bamenda ont été harcelés, battus, enlevés ou même tués dans ce conflit.

Pourtant «l’Église continue de porter le message de l’Évangile comme une lumière d’espérance parmi un peuple traumatisé», a souligné dans son discours de bienvenue Mgr Andrew Fuanya Nkea, archevêque de Bamenda et président de la conférence épiscopale du Cameroun. Dans ce contexte particulier, le Pape est accueilli à Bamenda comme «un messager de paix», un «promoteur de la justice», a précisé Mgr Nkea.

Après avoir écouté les paroles d’introduction de l’archevêque de Bamenda et les cinq témoignages livrés par des représentants religieux et des fidèles, Léon XIV a pris la parole en anglais. «Dieu ne nous a jamais abandonnés! En Lui, dans sa paix, nous pouvons toujours recommencer.», a-t-il assuré au peuple camerounais. Avec des mots justes, le Pape a exprimé sa proximité envers cette population marquée par la souffrance, mais habitée par une foi intacte.

S’appuyant sur la prophétie d’Isaïe — «Qu’ils sont beaux, sur les montagnes, les pieds de celui qui annonce la paix!» (Is 52, 7) — le Souverain pontife a dressé un parallèle avec la communauté de Bamenda. «Combien vos pieds sont beaux eux aussi, couverts de la poussière de cette terre ensanglantée, mais fertile, de cette terre outragée, mais riche en végétation et généreuse en fruits» a affirmé le Pape.

«Ce sont les pieds qui vous ont menés jusqu’ici et qui, malgré les épreuves et les obstacles, vous ont maintenus sur les chemins du bien». Confirmant être venu annoncer la paix, Léon XIV a souligné que c’était au contraire les Camerounais eux-mêmes qui annonçaient cette paix au monde entier, Pape y compris.
Rencontre pour la paix avec la communauté de Bamenda, en présence du Pape.

Différents intervenants se sont succédés pour partager leurs expériences, parmi lesquels le chef traditionnel suprême de Mankon, le modérateur émérite de l’Église presbytérienne, l’imam de la mosquée centrale de Buea, une religieuse et une famille de déplacés internes. Tous se sont fait l’écho des souffrances d’une population meurtrie par les déplacements forcées, la fermeture des écoles et les violences à répétition.

«Nous avons été retenues en otages pendant trois jours et trois nuits […] sans manger ni dormir» relate sœur Carine Tangiri Mangu, témoignant de la violence subie mais aussi de la force de la foi. Une famille de déplacés internes, originaire de Mbiame, dans le diocèse de Kumbo, et résidant actuellement à Bamenda, a décrit un quotidien qui a basculé «dans les ténèbres». «J’ai abandonné tout ce que je possédais», a confié Denis Salo, le père de famille, évoquant pertes humaines et précarité. L’imam de la mosquée centrale de Buea, Mohamad Abubakar, a lui aussi dénoncé les attaques subies par sa communauté en janvier 2026. «Nous rendons grâce à Dieu que cette crise n’ait pas dégénéré en guerre de religion».

Dans sa prise de parole, le Souverain pontife a tenu a rappelé que la crise, qui a bouleversé les régions anglophones du pays, a également «rapproché plus que jamais les communautés chrétiennes et musulmanes». À tel enseigne que les chefs religieux se sont unis et ont fondé un Mouvement pour la paix, à travers lequel ils cherchent à servir de médiateurs entre les belligérants.

«Heureux les artisans de paix!», a lancé le Saint-Père. «Malheur, en revanche, à ceux qui détournent les religions et le nom même de Dieu à leurs propres fins militaires, économiques et politiques, entraînant ce qui est saint dans ce qu’il y a de plus sordide et de plus sombre.», a-t-il averti avec fermeté. «Vous qui avez faim et soif de justice, vous qui êtes pauvres, miséricordieux, doux et purs de cœur, vous qui avez pleuré, vous êtes la lumière du monde!».

“Bamenda, tu es aujourd’hui la ville sur la montagne, resplendissante aux yeux de tous! Frères et Sœurs, Soyez à jamais le sel qui donne du goût à cette terre. Ne perdez pas votre saveur, dans les années à venir non plus! Chérissez ce qui vous a rapproché et ce que vous avez partagé durant ces heures de larmes. Soyez l’huile qui se répand sur les blessures humaines.”

Les artisans invisibles de la reconstruction

Dans son message de paix, Léon XIV a rendu un hommage particulier à celles et ceux qui œuvrent dans l’ombre. «Je tiens à remercier toutes les personnes (…) qui prennent soin des personnes traumatisées par la violence.», a-t-il soutenu, décrivant par ailleurs le travail des femmes, des laïcs et des religieuses comme «immense, invisible, quotidien» et «exposé au danger». «Il suffit d’un instant pour détruire, alors qu’une vie entière ne suffit souvent pas pour reconstruire.».

Pourtant «les seigneurs de la guerre font semblant de l’ignorer» et de «fermer les yeux sur le fait qu’il faut des milliards de dollars pour tuer et dévaster, mais qu’on ne trouve pas les ressources nécessaires pour soigner, éduquer et relever.»

«Ceux qui dépouillent votre terre de ses ressources investissent généralement une grande partie des profits dans les armes, dans une spirale de déstabilisation et de mort sans fin». Et Il s’agit d’un «monde à l’envers, une perversion de la création de Dieu que toute conscience honnête doit dénoncer et rejeter, en choisissant ce revirement à 180 degrés – la conversion – qui conduit dans la direction opposée, sur la voie durable et riche de la fraternité humaine.»

“Le monde est détruit par quelques dominateurs et maintenu sur pied par une myriade de frères et sœurs solidaires! Ils sont de la descendance d’Abraham, innombrables comme les étoiles du ciel et les grains de sable sur la plage de la mer. Regardons-nous dans les yeux: nous sommes déjà ce peuple immense!”

Une mission pour chacun

Partageant sa vision de la fraternité universelle, Léon XIV a souligné que «personne ne choisit ses frères et sœurs». C’est pourquoi «nous devons simplement nous accueillir les uns les autres! Nous formons une seule famille et habitons la même maison, cette merveilleuse planète dont les cultures anciennes ont pris soin pendant des millénaires», a-t-il insisté.

S’inspirant de l’exhortation apostolique Evangelii gaudium du Pape François, le Successeur de Pierre a également rappelé l’importance de l’engagement pour la paix: «Je suis une mission sur cette terre, et pour cela je suis dans ce monde.» «Servons la paix ensemble!»

Reprenant encore les propos de son prédécesseur argentin, Léon XIV a rappelé que chacun est appelé à agir selon sa «propre vocation», qu’il s’agisse d’éclairer, de bénir, de vivifier, de relever, de guérir ou de libérer.

Une «révolution silencieuse» à laquelle l’ensemble du peuple de Dieu est convié. «Allons de l’avant sans nous lasser, avec courage, et surtout ensemble, toujours ensemble!», «rendons grâce à Dieu que cette crise n’ait pas dégénéré en guerre religieuse, et que nous essayions encore de nous aimer les uns les autres», a ajouté le Pape.

Dans une atmosphère empreinte d’émotion et de ferveur spirituelle, les fidèles ont exprimé leur gratitude pour cette visite papale, vécue comme une bénédiction divine. À la fin de la rencontre, le Pape a rejoint à nouveau l’entrée principale où, accompagné des représentants de la communauté de Bamenda, il a libéré plusieurs colombes en signe de paix.

«Qu’en lâchant ces colombes blanches, symboles de paix, la paix de Dieu descende sur nous tous, sur cette terre, et nous garde tous unis dans Sa paix» .

Copyright © Dicastère pour la Communication – Libreria Editrice Vaticana

Texte proposé par l’Association de la Médaille Miraculeuse

La troisième journée de Léon XIV en Afrique

La troisième journée de Léon XIV en Afrique

Parti d’Alger mercredi matin, le Souverain pontife a été chaleureusement accueilli à Yaoundé par le chef de l’État, mais aussi par une population enthousiaste. Revivez les temps forts de ce premier après-midi camerounais du Pape Léon XIV.

Léon XIV Cameroun
Léon XIV Cameroun

Arrivé au Cameroun en milieu d’après-midi mercredi 15 avril, Léon XIV poursuit son périple en Afrique. Accueilli par le président de la République, Paul Byia, avec lequel il s’est entretenu en privé, le Pape s’est adressé aux autorités civiles et au corps diplomatique, exhortant à «briser les chaines de la corruption», et rappelant qu’exercer le pouvoir, c’est avant tout se mettre au service des autres.

Le Successeur de Pierre s’est aussi rendu dans un orphelinat, dirigé par les Filles de Marie de Yaoundé, pour s’adresser aux jeunes parmi les plus vulnérables et leur confier que Dieu les appelait à un avenir plus grand que leurs blessures.

Léon XIV, «communion et renouveau pour toute une nation»

Le Pape est bel et bien arrivé au Cameroun ce mercredi après-midi poursuivant ainsi sa visite apostolique dans ce pays d’Afrique centrale. Dans une interview qu’il nous accordée à l’occasion de ce voyage, le père Jean-Luc Enyegue, jésuite camerounais et provincial de l’Afrique Occidentale, souligne l’importance spirituelle, sociale et politique de cet événement qui s’inscrit dans la continuité d’une tradition pontificale marquante pour le pays.

La venue du Pape Léon XIV s’inscrit dans la lignée de la double visite du saint Pape Jean-Paul II (en 1985 et 1995) et de celle du Pape Benoît XVI en 2009.

Elle est d’abord «une rencontre fraternelle entre le Successeur de Pierre et le peuple de Dieu: fidèles, évêques, prêtres, religieux, membres d’autres confessions ainsi que toutes personnes de bonne volonté». C’est donc, avant tout, précise-t-il, «un moment pastoral, un moment de communion ecclésiale et nationale, un moment d’effervescence et donc de renouvellement qui peut avoir des répercussions au-delà de la communauté catholique pour donner une dynamique nouvelle à un pays tout entier».

Il s’agit ensuite d’une opportunité pour l’évêque de Rome «de parler aux églises et peuples du Cameroun et de l’Afrique de cet amour de Dieu qui fait vivre et de l’espérance chrétienne face aux défis majeurs auxquels font face nos peuples, assoiffés de paix, de justice et de réconciliation».

Enfin, le choix du Cameroun, notamment de sa région septentrionale, revêt une dimension symbolique, liée à son rôle historique dans l’Église en Afrique et à sa tradition d’hospitalité, mentionne le jésuite camerounais, qui évoque une attente vis-à-vis des autorités politiques notamment:

«Cette hospitalité nous fait aussi espérer que l’hôte principal du Pape, le président de la République, son Excellence Paul Biya qui lui-même est catholique, donnera une oreille plus qu’attentive aux prières que portent nos évêques et le Saint-Père pour un Cameroun paisible, réconcilié, juste et prospère et que le Président prendra des actions dans ce sens».

L’Église face aux défis de la corruption et des inégalités

L’Église catholique au Cameroun s’inscrit dans une longue tradition de dénonciation des injustices sociales, souligne le jésuite historien qui rappelle combien, dans leurs différentes lettres pastorales, les évêques camerounais n’ont jamais cessé de les dénoncer, comme ils ont dénoncé la corruption.

Ces injustices font des victimes dont «de valeureux enfants, parmi lesquels des prêtres religieux, religieuses et même des évêques», dont le sang s’est mêlé à celui de beaucoup d’autres Camerounais victimes de la violence aveugle ou de la guerre.

Aujourd’hui encore, face à ce phénomène qui mine le Cameroun, l’Église continue d’appeler à «une conversion éthique profonde», tant des citoyens que des dirigeants.

Un acteur majeur du développement social

Au-delà de sa mission spirituelle, l’Église constitue un pilier essentiel du tissu social camerounais. Avec plus de 1300 paroisses en pleine croissance, des centaines de congrégations religieuses masculines et féminines, réparties jusqu’aux coins les plus reculés du pays, des associations de laïcs très dynamiques qui couvrent des tâches pastorales et évidemment sociales incalculables… Autant de choses qu’on ne peut pas quantifier.

L’Église catholique gère un vaste réseau d’institutions, et joue un rôle clé dans l’éducation, la santé et l’action sociale. «Être catholique au Cameroun, c’est représenter le plus grand réseau de sécurité sociale du pays.»

Rien qu’au niveau de l’éducation, nous parlons d’une institution qui gère environ 30% de l’enseignement maternel, primaire et secondaire du pays et compte des universités de référence, dont l’Université catholique d’Afrique centrale, que le Saint-Père bénira d’une visite au cours de laquelle il rencontrera l’intelligentia camerounaise”

Une catholicité au service de la cohésion nationale

«Les différentes visites pontificales au Cameroun ont été marquées par des rencontres entre les différents papes et d’autres leaders religieux, chrétiens, musulmans et même traditionnels. Cela participe aussi de la catholicité de l’Église et du Cameroun, qui est un pays laïque où il existe la liberté de culte». La laïcité au Cameroun est synonyme de liberté partagée dans une harmonie qui s’incarne notamment dans l’accueil au sein des structures ecclésiales.

Qui sont de véritables espaces d’intégration: «Les adhérents de ces religions-là se sentent chez eux, chez nous, dans un climat souvent harmonieux et de mutuelle édification. C’est un autre aspect non quantifié de la contribution de l’Église pour l’édification d’une société plus juste, respectueuse et paisible».

Cette volonté de rapprochement trouve sa source dans des figures spirituelles fortes. Le père Enyegue plaide notamment pour la reconnaissance de Baba Simon, «maître spirituel de Jean-Marc-Éla,

Théologien et pionnier de l’évangélisation des Kirdi du Nord Cameroun, une région où se trouve concentrée la majorité des musulmans du pays, et de qui nous devons la présence forte de l’Église catholique dans cette partie du pays, une Église vibrante et en pleine croissance qui nous a donné de grands pasteurs».

Le dialogue interreligieux: un moteur de développement local

Le dialogue interreligieux au Cameroun est loin d’être une simple vue de l’esprit ou un concept théorique. Il est une réalité urbaine et économique, explique le père Enyegue. À Yaoundé, indique-t-il, la mixité des quartiers témoigne de cette fusion quotidienne. Des secteurs historiquement catholiques abritent désormais des pôles commerciaux musulmans qui sont essentiels à la vitalité de la capitale.

Cette collaboration n’est pas seulement commerciale; elle garantit la stabilité nécessaire à toute croissance. Pour le jésuite, la prière pour la paix, souvent organisée de manière transversale, a un impact direct sur la prospérité du pays: «La qualité de cette collaboration contribue automatiquement au développement du pays, car sans paix, le développement durable n’est pas possible».

La «mission inversée» et le rayonnement camerounais

Le visage de la mission a considérablement changé. Si l’évangélisation est autrefois venue d’Europe vers l’Afrique, le mouvement s’est aujourd’hui inversé, un phénomène qu’avec les spécialistes, on nomme la «reverse mission». Le Cameroun y participe activement, envoyant des religieux, des religieuses et des intellectuels aux quatre coins du globe.

La nomination par le Pape François de Mgr Jérôme Feudjo, comme évêque de Saint-Thomas des îles Vierges aux États-Unis, illustre ce rayonnement.  Cette dynamique n’est pas nouvelle, mais qu’elle s’intensifie, faisant de l’Afrique un réservoir de foi pour l’Église universelle.

«L’évangélisation, c’est aussi quand nous y étudions, quand nous y aidons dans des services pastoraux, y enseignons ou dirigeons mémoires et thèses, tout en restant bonnement chez nous».

L’Afrique, poumon spirituel de l’humanité

Face aux crises mondiales, le regard des souverains pontifes successifs sur l’Afrique souligne une constante: celle de l’espérance. En s’appuyant sur les écrits de Benoît XVI et de François, le jésuite camerounais réaffirme que la joie de vivre africaine est un rempart contre le désespoir ambiant. L’Afrique n’est pas seulement une terre de besoins, elle est une terre de ressources spirituelles pour un monde assoiffé de paix.

Aussi, conclut-il, la visite de Léon XIV se veut un moment de consolidation de ce rôle de médiateur. En tant que «pontife», le Pape vient au Cameroun pour construire des ponts entre les communautés, les cultures et les nations.

 

 

 

Sur les traces de saint Augustin, Léon XIV, silencieux et en prière parmi les vestiges d’Hippone

Sur les traces de saint Augustin,
Léon XIV, silencieux et en prière
parmi les vestiges d’Hippone

Le site archéologique de l’ancien siège épiscopal du Père de l’Église constitue la première étape de la deuxième journée du voyage du Pape en Algérie. En raison du mauvais temps et de la pluie battante, la visite dans les rues de cette petite ville portuaire autrefois florissante a été écourtée. Le Souverain pontife a planté un olivier et déposé une couronne de roses blanches et jaunes.

Il pleut à verse à Annaba, mais parmi les ruines de l’ancienne Hippone, le passé et le présent semblent aujourd’hui se confondre. Deux époques différentes, séparées par plus de seize siècles, mais d’où émane au monde le même message, de saint Augustin et de Léon XIV: on peut vivre en frères si l’on construit ensemble la paix.

C’est le deuxième jour du voyage apostolique du Pape en Afrique, l’un des plus attendus. Le Souverain pontife augustinien, sous une pluie battante, parcourt un court tronçon du site archéologique, une partie d’une route empruntée tant de fois par l’évêque Aurelius Augustinus, originaire de Tagaste, l’actuelle Souk Ahras, et évêque de la florissante ville portuaire.

En élargissant le regard, on embrasse la colline d’Annaba avec la basilique dédiée à ce grand Père de l’Église. Hier et aujourd’hui, Léon est le premier pontife sur le sol algérien qui rend hommage à son père spirituel, pour recueillir son héritage et faire encore entendre son appel à vivre en accord, afin qu’il y ait l’harmonie entre les peuples.

Car «la paix est le but de notre bien», écrit Augustin dans «La Cité de Dieu», au chapitre XIX (11), où il répète le mot «paix» plus d’une centaine de fois.

Copyright © Dicastère pour la Communication – Libreria Editrice Vaticana

Texte proposé par l’Association de la Médaille Miraculeuse