5 MAI : RÉPONSE À L’APPEL DIVIN DE LA VOYANTE DE LA MÉDAILLE MIRACULEUSE

Au début de 1830, Catherine Labouré triompha des résistances de son père, peu disposé à donner sa seconde fille à Dieu, et elle entra comme postulante dans la maison des Filles de la Charité de Châtillon-sur-Seine (Côte-d’Or). Elle avait vingt-trois ans. Après ce premier stade de trois mois, la jeune postulante arrivait à Paris, au noviciat de la rue du Bac que les Filles de la Charité appellent le « Séminaire ».
Encore revêtue de son costume bourguignon, ce n’est pas sans émotion qu’elle en franchit le seuil ; n’était-ce pas, en effet, un pas plus définitif dans sa donation au Seigneur ? Humble et effacée, elle apportait toute sa bonne volonté, sa piété simple et solide, son désir ardent de bien servir Dieu et les pauvres.
Elle apportait aussi, dans son cœur très pur, son amour profond pour la Vierge Marie, son désir naïf de la voir, de lui parler… Oh ! Comme elle l’aimait, la Sainte Vierge !
Mais la jeune novice n’osait pas parler de son secret désir de la voir dès ici-bas. Cette confidence, elle la faisait seulement à son ange gardien. La Sainte Vierge n’est-elle pas la Reine des Anges ?
Savons-nous, comme Catherine Labouré, parler à notre ange gardien avec simplicité et confiance ? Dieu nous a donné à chacun au fond de notre conscience un ange pour nous protéger, mais aussi pour nous aider, nous conseiller.
Parlons-lui de nos difficultés, de nos peines, de nos inquiétudes, de nos tentations, de nos joies aussi. Vivons avec lui. Honorons, aimons notre ange gardien puisque Dieu l’a placé près de nous pour nous aider à faire notre pèlerinage ici-bas.
PRIÈRE
O Sainte Catherine Labouré, qui avez recouru si souvent à votre ange gardien, obtenez-moi cette pieuse habitude. Ange, mon fidèle protecteur, ne m’abandonnez pas, priez pour moi, intercédez pour moi auprès de Dieu.
Aidez-moi à arriver au ciel où je contemplerai un jour, comme la Sainte Voyante de la Médaille miraculeuse, la Reine des Anges auprès du trône de Dieu. Ainsi soit-il !
O Marie, conçue sans péché, priez pour nous, qui avons recours à vous
+P. BAETEMAN, CM
Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse
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Après la prière du matin, quelques personnes ont l’habitude d’assister à la sainte Messe, d’autres en sont empêchées par les devoirs de leur état. Les premières font bien ; mais qu’elles se souviennent que ce n’est pas par routine qu’on doit entendre la sainte Messe. La Messe est le plus grand acte de la religion chrétienne.
L’habitude, cependant, nous le rend ordinaire, et malheureusement on y apporte autant de distractions, autant de négligence que dans les œuvres communes de la vie. Que les personnes qui ne peuvent pas avoir le bonheur d’entendre la Messe tous les jours ne se désolent pas, comme je l’ai vu quelquefois ; il vaut mieux remplir les devoirs de son état ; il y a mille fois plus de mérite pour une mère de famille d’avoir soin de ses enfants, de l’intérieur de sa maison, que d’aller passer une demi-heure à l’église quand le devoir appelle ailleurs…
Retenez bien ce conseil : que vous assistiez ou non à la sainte Messe, souvenez -vous, après votre prière, d’offrir de nouveau les actions de votre journée à Dieu. Un petit moment de méditation vous serait d’un grand secours pour les sanctifier ; si vous ne pouvez vous y livrer, au moins voici une pensée que je vous recommande : Le jour présent ne m’est pas accordé par le bon Dieu pour l’employer à l’offenser, il faut donc que j’aime mon Dieu ; mais comment l’aimer ? C’est en remplissant bien les devoirs de mon état.
O Marie ! ma bonne Mère, obtenez-moi de votre divin Fils la grâce de ne rien faire aujourd’hui qui puisse vous déplaire.
PRIÈRE : Souvenez-vous…

